Après une nuit d’orage, et alors que la saison touristique commence à peine, des corps sont découverts sur l’île d’Oléron et d’autres îles alentour, attachés à des pieux métalliques plantés dans le sable face à l’océan, foudroyés. Sept dépouilles au total. Et des modes opératoires très proches.
Le capitaine Max Fontaine, en poste à la PJ de La Rochelle, va aussitôt être chargé d’investiguer sur ces meurtres. Sa priorité : trouver le lien qui unit chacune des victimes pour espérer remonter jusqu’à leur assassin. Il ne se doute cependant pas de la douloureuse épreuve personnelle qu’il s’apprête à traverser, ni de la solitude, de l’impuissance et de la rage qui vont l’habiter durant cette enquête. Car de nombreux obstacles se dresseront sur sa route avant de pouvoir accéder à la vérité.
Ile de Ré. Sortez votre parapluie et votre ciré jaune, on part découvrir les mystères des orages et des éclairs. Et les cadavres pleuvent comme des gouttes de pluie. Sonja ne fait pas dans la dentelle, comme toujours me direz-vous.
Un couple de quinquagénaires en balade à VTT se trouvent, bien malgré eux, non pas devant des paysages splendides, mais sur une scène de crime atroce. Je ne résiste pas à l’envie de vous la partager :
« Quatre corps attachés à de gros pieux métalliques plantés dans le sable et qui, à première vue, ont l’air d’être ceux d’un homme, d’une femme et de deux adolescents, tournés vers l’océan. Chacun est enveloppé dans du papier aluminium des pieds à la tête. Seuls sont visibles leurs visages aux yeux grands ouverts, comme sous l’effet d’une peur intense. Une peur qui les aurait figés à jamais. »
Avouez qu’une scène pareille, ça en jette !! Se servir de la foudre pour tuer, c’est ingénieux ! J’ai trouvé l’idée de départ vraiment originale, avec ces victimes offertes aux forces de la nature, papillotes grillées par la foudre. J’ai été accrochée dès les premières pages.
J’ai eu des atomes crochus avec Max, le policier chargé de l’enquête. Plus on avance dans le récit, plus on en apprend sur sa vie privé. On est loin, très loin, du flic tourmenté alcoolique. Non, Sonja nous brosse le portrait d’un personnage riche, et surtout, jamais vu dans le monde du polar, et ça fait du bien ! Max m’a énormément touchée. Je ne vous dirais pas pourquoi, je veux vous laisser l’effet de surprise (j’ai été scotchée !). Max est l’archétype même de la question : « Jusqu’où peut-on aller par amour ? ». Max, lui, a été très loin pour l’amour de sa vie…
Les personnages secondaires sont tout autant fouillés et intéressants, plus ou moins attachants. Thomas, le bras droit de Max, est aussi son ami, sur lequel il pourra compter. Farida, la stagiaire, m’a horripilée dès le départ. Quant à Bénédicte, c’est un personnage que j’ai adoré et qui m’a intriguée. Touchée par la foudre, elle est sujette depuis à des crises d’angoisse. J’ai été happée par ce personnage, à la fois mystérieux et haut en couleurs.
La construction de « Noir comme l’orage » est redoutable. Les rebondissements ne nous lâchent pas, les révélations et les crimes s’enchaînent, la lecture est difficile à lâcher. Plusieurs enquêtes se mêlent, on ne sait pas trop quels sont les liens, on tâtonne, tout comme Max et son équipe. Parallèlement, on en apprend sur les orages, leur formation, sur la foudre et les foudroyés. Le lecteur se passionne pour la kéraunopathologie, c’est-à-dire l’étude et l’observation des phénomènes et traumatismes causés par la foudre sur le vivant. Une mine d’informations. Même si, au départ, j’étais plutôt indifférente sur le sujet, j’ai lu avec avidité toutes les explications, et la prochaine fois que j’assisterai à un orage, je le regarderai d’un autre l’œil.
La plume de Sonja est implacable, minutieuse, fine. Elle plonge son lecteur dans une ambiance oppressante et dramatique, le poussant dans ses retranchements, le plaçant face aux aléas climatiques et à la colère des éléments. Si le lecteur a la chance de pouvoir dévorer ce roman un soir d’orage, l’immersion sera totale et la lecture prendra tout son sens.
Dans toute cette noirceur, Sonja arrive à y ajouter des touches d’humour grâce à ses personnages, ainsi qu’un clin d’œil aux Louves du Polar : la commandante s’appelle Cabanac. Je n’ai eu aucune difficulté à l’imaginer physiquement, pour moi, elle était le sosie de Cécile Cabanac, l’autrice de thrillers. Je me demande bien pourquoi….
L’air de rien, Sonja nous distille des phrases chocs à propos de l’environnement, du réchauffement climatique, des relations humaines, et de la vie en général. J’ai beaucoup apprécié ses réflexions qui sont lourdes de sens.
Un mot de la fin, enfin, des fins, plutôt. Le dénouement des affaires de meurtres est conforme à mes attentes. Et le coupable n’était pas celui auquel je m’attendais (je me suis fait balader, c’est clair, et j’ai adoré !). Quant au dénouement concernant Max, j’ai juste adoré. Et il me conforte dans mon admiration de cet homme, qui, malgré tout ce qu’il a pu subir, a su rebondir, avancer, et croire encore à la vie.
Sonja nous apporte un vent de fraîcheur, de nouveauté dans le monde du thriller, et que c’est bon ! J’en redemande !
Ah oui, et quand on me parlera de papier alu ou de papillote, nul doute que mon esprit déviera direct, non pas sur « Masterchef », mais sur le roman de Sonja…Chacun ses références lol.
Je vous recommande « Noir comme l’orage », vous verrez, c’est un thriller qui change de tout ce que vous avez pu lire jusqu’à présent. Laissez-vous foudroyer par le talent de Sonja, vous ne le regretterez pas. Pour moi, cette lecture a été un coup de cœur, je me suis régalée de la première à la dernière page.
Je remercie les Éditions Fleuve et NetGalley pour cette lecture.
« Je crois que la vie, c’est ça, poursuit Théo, en proie à une émotion soudaine. Un ciel dégagé, lumineux, brusquement envahi de nuages noirs qui l’assombrissent et forment une masse incontrôlable, imprévisible, comme les évènements auxquels elle nous confronte. »
Tout ce qu'il faut, tous les ingredients d'un bon polar, la bonne longueur sans longueurs, les rebondissements, le suspens. Un très bon moment. "Trouver sonne la fin de ce qui a motivé le chercheur et fait battre son cœur tout au long de sa traque. Trouver n'est qu'une trop brève jouissance au regard de tout ce qui a précédé." Une phrase qui évoque plutôt bien le sentiment du lecteur à l'approche du final, ces quelques pages où Sonja dit adieu à ses personnages. Mais peut-être n'est-ce qu'un au revoir...
L'histoire est bien avec beaucoup de rebondissements. On a envie de tourner les pages mais le fin est décevant. Il y a trop de meurtres, vite résolus et sans trop d'explication. C'est comme si l'autrice était perdu dans l'intrigue et ne savait plus comment finir son livre. Dommage parce que j'ai beaucoup aimé le début et le milieu.
Merci à Netgalley et aux éditions Fleuve pour cette lecture. Je me rappelle souvent avec beaucoup de bonnes pensées, la découverte qui fut la mienne du premier roman de Sonja Delzongle "Dust" et depuis, elle fait partie de mon paysage polar habituel, aussi j'attends chacun de ces nouveaux polars avec impatience. Verdict?
Pour bien commencer, je suis entrée dans ce roman convaincue que son pitch était fait pour moi. Passionnée de météo et de phénomènes extrêmes depuis longtemps, un thriller dont les victimes sont tuées par la foudre, cela avait tout pour me plaire. Nous voici donc projetés sur la côté Atlantique et plus précisément entre La Rochelle, l'île de Ré, celle d'Olèron et d'autres alentours, où de multiples victimes sont découvertes attachées dans des sarcophages d'aluminium et foudroyées.
Le capitaine Max Fontaine, flic en pleine dérive personnelle, va devoir mener une enquête très originale, n'hésitant pas à se confronter aux hommes tout comme à la nature, pour identifier l'esprit tordu qui est derrière un tel scénario....
Ne nous cachons pas la réalité, ce polar défile à vitesse grand V. Les événements et les révélations se succèdent de manière tellement effrénés que l'on ne s'ennuie à aucun moment, ce qui pour moi présente des avantages mais un grand inconvénient. Car certes cela donne envie de dévorer les pages les unes après les autres, mais on a aussi l'impression parfois de ne pas approfondir certaines pistes ou certains personnages parce qu'il faut vite avancer. C'est donc dommage... D'un autre côté on a aucune peine à imaginer une scénographie, qui rend ce roman tellement visuel qu'il ferait bien un bon film d'action pourquoi pas.
Concernant l'intrigue, j'ai beaucoup aimé l'idée de départ, comme exprimé plus haut. Ce mélange entre la folie des hommes, et le caractère incontrôlable de la foudre apporte une dimension forte à un récit déjà survolté. on retrouve chez l'autrice la recherche du détail à laquelle elle nous a habitué dans ces précédents romans, avec des connaissances qui ont du lui demander de la recherche.
J'ai beaucoup aimé les personnages également: de l'enquêteur transgenre en pleine crise de couple, à la jeune survivante qui présente des troubles psychiques, en passant par les administrateurs d'un centre de foudroyés, j'ai trouvé la galerie proposée très intéressante.
Mais, car il y a a un mais.... à force de vouloir aller vite, et de vouloir donner une sensation de tension et de montée crescendo, je suis restée un peu sur ma faim avec la conclusion du récit, que j'ai trouvé finalement pas assez exploitée. A mon sens de tels personnages auraient peut être mérités une clôture plus satisfaisante, mais ce n'est que mon avis.
Un polar malgré tout très réussi que je conseille aux amateurs (sauf si les orages vous font peur...)
Noir comme l’Orage est ma première lecture de S. Delzongle. Si je ne ressors pas totalement convaincue par ce roman, je suis tout de même curieuse de découvrir une autre de ses œuvres (probablement "Apnée") car sa plume ne m’a pas laissée indifférente. Ma note, peut sembler un peu sévère, mais elle s’explique par plusieurs raisons. Tout d’abord, j’ai une affection toute particulière pour les polars et thrillers français, qui occupent une place importante dans mes lectures. Quand j’accroche, c’est à fond, mais quand je suis déçue, j’ai tendance à le prendre presque personnellement. Ensuite, il y a des passages dans ce livre, notamment la scène finale, qui m’ont réellement touchée, avec une écriture intense, poétique, percutante. Et c’est justement parce que j’ai ressenti ce potentiel par moments que je suis d’autant plus frustrée qu’il ne soit pas présent sur l’ensemble du roman. Enfin, le synopsis et la couverture me laissaient entrevoir une histoire puissante, sombre et marquante, et au final, je suis restée sur ma faim. Les premiers chapitres sont très réussis : la mise en place, l'environnement, la découverte des premières victimes, l’atmosphère pesante et presque moite des jours d’orage à venir, tout cela est brillamment orchestré. Mais très vite, le récit se disperse. Il y a trop de personnages secondaires, trop de pistes ouvertes, certaines victimes annexes qui n’apportent rien à l’intrigue principale, et une histoire personnelle du personnage principal que j’ai trouvée tirée par les cheveux, voire inutile. À la moitié du roman, j’avais déjà hâte d’en finir, malheureusement pas parce que j’étais captivée, mais parce que la lecture devenait laborieuse. Le rythme s’essouffle au fil des pages, l'écriture souvent plate et distante, des dialogues peu naturels et enfin la résolution, que j'attendais magistrale à l’image de l’orage menaçant qui plane sur le récit, m’a semblé décevante, presque incohérente. J’ajoute aussi que certains passages, écrits de manière très crue et vulgaire, m’ont mise mal à l’aise, non pas pour leur brutalité en soi ; ce n’est pas quelque chose qui me dérange mais parce qu’ils dénotaient avec le reste du texte, parfois très beau et presque poétique. Le contraste m’a semblé mal dosé. En conclusion, "Noir comme l’Orage" n’est pas un coup de cœur, je dirais même une petite déception, mais pas au point de me détourner complètement de Sonja Delzongle. Elle semble avoir un goût prononcé pour les histoires sombres, atypiques, et même si celle-ci ne m’a pas embarquée, j’ai envie de lui laisser une autre chance.
Je retrouve avec plaisir une autrice dont j'ai déjà savouré deux ouvrages, et que je vais continuer à suivre avec beaucoup d'attention.
Elle nous conduit dans un périmètre souvent synonyme de vacances entre Ile de Ré, Oléron et La Rochelle. Plusieurs personnes sont retrouvées assassinées, un même soir d'orage de début d'été, selon une méthode effroyable : elles ont toutes été foudroyées !
Le capitaine Max Fontaine est alors chargé de conduire cette enquête particulièrement complexe. Confronté à ses propres démons, il devra aussi faire face au meurtre de sa petite amie. Quels liens peuvent bien exister entre ces deux affaires ?
Ce thriller, particulièrement immersif, nous entraîne dans une très sombre histoire, où les fausses pistes mettent à mal nos capacités intuitives à trouver le fin mot de l'histoire.
Grâce à la plume très vive de l'autrice, sa capacité à faire monter l'angoisse au fil des pages, ce roman est complètement addictif. Ses 600 pages fondent à toute vitesse, avant de toucher à une résolution encore plus foudroyante que le sujet.
Ce thriller nous offre aussi une belle fenêtre sur un monde parfois méconnu, celui des passionnés des orages ! Nous y rencontrons des chasseurs d'orage, qui, par leur passion et au péril de leur vie, nous permettent de posséder de magnifiques photographies ! Il m'a aussi permis de découvrir le terme de "fulguré", désignant les personnes foudroyées qui ont miraculeusement survécu, et ont parfois développé de bien singulières capacités.
Enfin, ce thriller fait pénétrer au tréfonds de la noirceur de l'âme, celle de personnages dont le sens moral est parfois inexistant. L'autrice nous offrant un délicieux contraste avec les sentiments puissants d'Amour, d'Amitié et de Passion qui animent certains de ses héros.
C'est donc avec le plus grand allant que je vous conseille cet époustouflant thriller !
Sonja Delzongle nous transporte dans un monde empreint de mystère et de tension avec son dernier roman, "Noir comme l'orage". Sur l'île pittoresque d'Oléron, la quiétude est brisée par la découverte de scènes de crime effroyables : quatre sites macabres où sept victimes ont été foudroyées, attachées à des pieux métalliques face à l'océan.
Dans ce décor saisissant, le capitaine Max Fontaine de la PJ de La Rochelle se retrouve catapulté au cœur d'une enquête aussi complexe que terrifiante. Déterminé à percer le mystère de ces meurtres brutaux, Fontaine se trouve confronté à des défis inattendus qui mettent à l'épreuve son sang-froid et sa détermination. Mais plus que les obstacles professionnels, c'est sa propre épreuve personnelle qui émerge alors que les secrets sombres du passé menacent de le submerger.
Au fil des pages, Sonja Delzongle tisse une toile complexe de suspense et de psychologie, dépeignant avec maestria les tourments intérieurs du capitaine Fontaine et les intrications de l'esprit humain. Dans cette atmosphère oppressante où chaque indice semble conduire à un abîme de noirceur, les lecteurs sont emportés dans une quête effrénée de vérité, où la frontière entre le bien et le mal devient de plus en plus floue.
"Noir comme l'orage" transcende les frontières du thriller pour offrir une exploration profonde de la nature humaine. Entre tension insoutenable et révélations poignantes, ce roman captivant promet une expérience de lecture inoubliable, où les émotions fortes se mêlent à une intrigue palpitante, pour un voyage littéraire au cœur des ténèbres.
Ce n'est pas le premier roman de l'autrice que je croise sur la toile, mais cette fois j'ai decidé de sauter le pas et de faire connaissance avec la plume de l'ecrivaine. Apres tout le pire qu'il puisse arriver est que je sois decu, et l'hecatombe aurait été que j'arrete encourt de route. C'es mal me connaitre et faut bien le dire c'est assez rare que j'abandonne une lecture. Tout ca pour dire que pour ce roman nul question de parler d'abandon ou deception. Il est vrai que la mousse monte assez lentement mais une fois que ca prend c'est un regal et on entre completement dans l'action.
Après une nuit d'orage, plusieurs corps sont découverts sur l'île d'Oleron et ses alentours. Ils sont tous attachés sur des pieux métalliques plantés dans le sable. Le capitaine Max Fontaine, du SRPJ de la Rochelle, chargé de cette enquête, est, par ailleurs, confronté à l'assassinat de son ex-compagne en compagnie de son amant. Enfin, les investigations l'amèneront à s'intéresser à une affaire vieille d'une vingtaine d'années au cours de laquelle un jeune homme avait été tué par un chauffard qui avait pris la fuite.
Il ne m'en fallait pas plus pour que la sauce prenne. Ce sera donc avec un plaisir non dissimulé que je renouerais volontier avec l'autrice.
Idée de départ très originale mais après j'ai l'impression que l'auteur se perd. Les personnalités des personnages sont inconstantes jusqu'aux dernières pages, souvent à la limite de l'enfantin, alors que ce sont quand même des policiers dont, en tant que lectrice, j'attends une certaine crédibilité. J'ai souvent eu l'impression d'avoir affaire à des enfants jouant aux gendarmes et au voleurs. Je suis allée au bout pour avoir le fin mot de l'histoire que je trouve un peu simplet. Et à la fin, nouveau trait de personnalité des personnages principaux dans le langage, avec des façons de s'interpeller qu'il n'y a nulle part ailleurs dans le roman. Quand les personnages sont mal construits, il est difficile de s'y accrocher.
J'ai adoré le contexte, totalement flippé, trouvé l'intrigue addictive et les personnages géniaux. Et je me suis faite avoir par le final et ses réponses... 17/20 - https://www.leslecturesdemylene.com/2...
Bon polar qui tient en haleine tout le temps. Un petit moment de flottement au milieu car trop de piste en même temps. Sinon top avec des personnages attachants.