Pas d’amélioration pour ce tome dix-neuf, je dirais même qu’on chute un petit peu. Cependant, la lecture n’est pas désagréable non plus. C’est un peu un paradoxe.
Et pourtant, il y a pas mal de choses qui ne vont pas. Déjà le changement de personnalité de Kawaki. Il est insupportable, répond à ses aînés, est agressif… C’est hyper bizarre surtout après les derniers événements. J’ai l’impression d’avoir une tout autre personne sous les yeux.
Le délire d’Ada comme quoi elle est amoureuse de Kawaki… c’est de plus en plus ridicule. On dirait une adolescente en émoi alors que c’est l’un des ennemis les plus redoutable que Konoha a pu affronter. On retrouve cette touche misogyne que je déteste dans les shonen de plus en plus souvent dans Boruto, et ça en devient pathétique, surtout que les mangakas ne nous donnent pas l’impression de maîtriser leur histoire.
Est-ce que l’on parle aussi du fait que pendant presque cent pages, on nous rabâche ce que l’on sait déjà depuis très longtemps, par deux fois. En plus en rajoutant des détails qui font durer les choses. Je l’avais dit dans une précédente chronique mais cela donne clairement l’impression que les auteurs ne savent pas où ils vont.
Et on finit par la stratégie pour surveiller Ada et Daemon… quarante pages pour expliquer qu’ils vont gentiment faire… C’est extrêmement long pour expliquer une stratégie aussi peu élaborée et ridicule. Mais bon Ada est aux anges avec ses grands yeux énamourés…
On passera sur la traduction qui utilise des M’sieur à tout va à la place du sensei auquel on s’attend. Des Shika à tout va pour Shikamaru (oui son prénom est un peu long, mais ça a gêné personne dans Naruto)… et autres petites joyeusetés, comme Amado qui nous ment alors qu’on a tous les indices sous les yeux depuis longtemps.
Ma curiosité est par contre titillée par la « relation » entre Boruto et Momoshiki, qui a des airs de déjà vu, mais qui pourrait se révéler être un point très intéressant pour la suite. Enfin pour Two Blue Vortex, je ne garde pas trop espoir concernant le tome vingt.