Poèmes d'errance et de rencontres, transfiguration du quotidien, L'air fou est aussi une variation hommage à Unica Zürn, une recherche formelle portée par la liberté d'esprit du poète. On retrouve les thèmes qui lui sont chers, avec parfois une incursion sensible vers le récit poétique qui n'est pas sans rappeler certains poèmes de Michel Garneau.
Il faudra finir les derniers poèmes de ce recueil, ou les laisser à jamais sur les flancs de ses montagnes où il est peu probable qu’il ne soit jamais relu, entre d’excruciating ascensions et descentes, la paix de ses vents, des rêves éveillés, des électrolytes de soir, des sorcières finalement bienveillantes et la promesse d’autres aventures.
je sais pas. j'ai lu deux fois, la première lecture m'a prise de court, je trouvais l'agencement des vers assez aléatoire. ma deuxième lecture m'a permis de mieux rentrer dans le style, et c'est à ce moment que j'ai saisi la douceur et la candeur des poèmes.
on dirait que je suis amère de ne pas me permettre la même débauche avec mes propres vers ; il joue de manière hasardeuse avec les mots, tente des structures et des combinaisons d'images et les accepte pleinement, comme on devrait s'accepter soi-même, pleine confiance et le reste. je trouve qu'à certains moments, le rythme est un peu bancal, surtout dans "des choses utiles et familières" et "voyage en famille toute notre vie", idem pour des passages de "lotus".
je cherche, par-dessus tout, la sensibilité ; et je la trouvais difficile d'accès, comme enfouie sous plein de distractions. c'est, en même temps, ce qui est intéressant dans son écriture ; il y a un courant rafraîchissant qui tisse le tout. juste, pas mon truc.