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Navarre

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Il y a quelque chose de pourri au royaume de France. L’abstention bat des records, la croyance en un projet politique commun se détériore, la fracture sociale s’aggrave à vue d’œil et en plus il fait chaud.
Mais tout ça va changer. Jean-Claude Navarre, président centriste élu faute de mieux, dispose d’un plan pour redresser la situation et faire entrer son quinquennat dans les annales : fonder une religion d’État au carrefour de
l’athéisme et de la start-up new age. Ses mesures phares ? Porno gratuit, 5 000 € pour tous et messes laïques en prime time.
Soutenu par une galerie d’âmes damnées technocrates, vedettes de la chanson française ou bimbos décaties, le « navarrisme » entame sa course folle vers le sauvetage de la République française. L’espoir d’un vivre-ensemble nouveau, revendiqué smartphone au clair contre les factieux de tout poil et les despotes voisins.
 
Fantaisie politique traversée de personnages hauts en couleur, Navarre met en scène les déboires loufoques d’un monde au bord de la déroute. Sous le vernis de la satire d’anticipation, Tanguy Pastureau brosse le portrait railleur mais jamais dépourvu de tendresse de nos institutions à l’heure du tout-média et du clientélisme.

359 pages, Kindle Edition

Published January 31, 2024

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1 star
1 (5%)
Displaying 1 - 8 of 8 reviews
Profile Image for Caroline.
328 reviews4 followers
August 10, 2024
J'aime beaucoup les chroniques de Tanguy Pastureau, surtout sur France Inter (ses spectacles, je ne sais pas, je ne vais pas aux spectacles, il y a trop d'humains dedans). Il me fait mourir (au figuré) de rire. Donc j'étais ravie de pouvoir lire son roman.
Bon...
Ce qui fonctionne dans une chronique de 5 minutes devient un peu long et lourd sur plus de 360 pages bien remplies (ah ça, c'est plus dense qu'un roman d'Amélie Nothomb, c'est sûr !)
On retrouve quasi le même humour que dans les chroniques, mais à l'oral et sur du court, ça passe tout de même mieux qu'à l'écrit. C'est de l'humour satirique sur à peu près tout, tous, toutes mais surtout sur les gouvernants, et les médias. Il y a beeeeeaucoup de digressions humoristiques et de comparaisons sarcastiques, du genre de celles qui fonctionnent super bien dans les chroniques, mais qui font perdre souvent le fil dans le roman.
Alors je me dis, ça vient de moi, de mes attentes. Je lis un roman, je n'écoute pas une chronique ! OK, le roman :
Jean-Claude Navarre est le nouveau Président de la République française, issu d'un parti centriste ; et comme rien n'a bougé depuis son élection, il décide de ressouder la France, de lui rendre son unité, en créant une nouvelle religion laïque : le Navarrisme.
Et ça part grave en cacahuète, forcément. Une sorte de 1984 chez les Monty Python.
L'auteur fait apparaître l'absurdité du monde politique de manière exacerbée : tout y est aberrant, mais finalement peut-être pas si loin de la réalité, il nous en faudrait vraiment peu pour passer du côté de cette fiction ; quand on pense à Macron avec McFly & Carlito par exemple, et tellement d'autres événements/décisions/propos insensé·es qui arrivent réellement...
Les personnages sont tous antipathiques, à divers degrés. Mon préféré étant un rappeur surnommé La Crevure, ça en dit long. Ah et je n'ai pas compris la fin... Si quelqu'un·e l'a comprise qu'iel me l'explique SVP.
Bref, voici donc un long conte satirique sur la vie politique française qui, je pense, aurait gagné à être un peu plus concis, quitte à retirer certains traits d'humour un peu lourds et quelques excursus qui nous égarent.
Heureusement, j'ai enquillé avec la lecture de L'art et la manière d'aborder son chef de service pour lui demander une augmentation, de Georges Perec, et j'y ai trouvé comme un frère à Navarre, mais en tellement plus court !
34 reviews1 follower
April 4, 2025
Très partagée sur ce roman...
Grande fan de Tanguy Pastureau, j'ai acheté son livre sans aucune hésitation et sans attente particulière car l'écriture d'un roman n’a rien à voir avec celui d'une chronique.
Les premières dizaines de pages m'ont enchantées : Caustique / impertinent / irrévérencieux / absurde / à prendre au quinzième degré / satirique... j'y retrouvais l’atmosphère des chroniques... c'était très prometteur, presque drôle à chaque ligne.
Puis au fil des pages, certains passages m’ont génée car répétitifs au point d’en être lourds et trop insistants pour que le quinzième degré fonctionne encore.
Au global, la lecture de ce livre est très agréable et je garde l'excellence de certains passages, la dérision des multiples sujets qu'il a abordés comme des pépites et ce sont ces passages qui oriententent mon appréciation sur ce livre.
Profile Image for Emma.
1,623 reviews
March 28, 2024
Un exercice de politique-fiction où l'on retrouve bien le style de Tanguy Pastureau et son talent pour croquer tous les travers de notre époque.

Des personnages tous plus hauts en couleurs les uns que les autres et dans lesquels on s'amuse à reconnaître l'une ou l'autre personnalité médiatique ou politique sous des traits plus ou moins voilés.

Beaucoup beaucoup d'incises, j'ai trouvé par moments que ça partait dans tous les sens mais un ensemble à la fois divertissant et quelque peu flippant.
Profile Image for Macqueron.
1,035 reviews17 followers
April 2, 2024
J’aime beaucoup Tanguy Pastureau, capable d’enchainer gros jeux de mots et moment de finesse dans ses chroniques radio, mais sur la longueur d’un livre, je n’ai pas accroché. Le rythme ne fonctionne pas, on ne s’accroche pas aux personnages, certaines réflexions sont limite réac, bref, je retourne l’écouter sur France Interne
524 reviews4 followers
February 24, 2025
Je n’ai pas terminé le livre. J’ai essayé à plusieurs reprises de continuer le livre et je suis difficilement arrivée jusqu’à en lire le quart, et j’ai arrêté car j’en avais marre de me forcer.
Les blagues, l’ironie, etc. fonctionnent à la radio, sur France Inter, et en spectacle, mais alourdissent considérablement le texte, ce n’est pas du tout agréable, c’est « trop ».
Profile Image for Tom Bellenguez.
174 reviews
March 8, 2025
Il y a vraiment de bonnes idées, entre réalité et absurde digne des Monty Python. Mais 2 gros écueils qui m’ont vraiment dérangé : 1) on sent que le livre est écrit comme les chroniques : avec de nombreuses digressions et longues comparaisons qui - si elles peuvent faire rire - sont lourdes à la longue 2) parfois la caricature est trop poussée et on n’y croit plus (Pompon notamment).
Profile Image for Aurelie Dhailly.
7 reviews
May 20, 2024
Autant j’aime beaucoup le style mordant de l’auteur, autant je n’ai pas apprécié le livre. Beaucoup de longueurs et lourdeurs, je me suis forcée pour le finir. Je suis sans doute passée à côté de quelque chose … ou pas.
Profile Image for Jessica.
776 reviews
April 16, 2024
“Merci enfin aux femmes et hommes politiques de tous bords qui jamais n’ont mis en œuvre de projet inédit pour la nation et font de Jean-Claude Navarre un être de fiction.”

Comment ne pas aimer un livre qui a ça dans sa dédicace? Et du Ophélie Winter dans les citations de début de livre.

Navarre, premier roman de Tanguy Pastureau (qui me fait habituellement ricaner sur France Inter), met en scène un homme politique centriste plus que banal, un certain Jean-Claude Navarre qui a été élu parce que bon, il fallait bien élire quelqu’un. Le président est entouré d’une ex-femme qu’il a quitté pour une modèle plus jeune, d’un conseiller en communication ex star des réseaux et de technocrates aux dents longues. Un jour Jean-Claude a une idée qui va révolutionner le pays et enfin réconcilier tous les français : il va créer une nouvelle religion, le navarrisme. C’est là que tout dérape. Il y a du Dupontel et du Orwell dans ce roman (si vous n’avez pas lu Animal Farm qu’attendez vous?) où la fantaisie se mêle à l’absurde mais où l’on est jamais totalement loin de la réalité. C’est ça qui est drôle, ou triste, selon son degré de désespoir et de cynisme.

Merci aux éditions Fayard et à NetGalley pour cet exemplaire de Navarre
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