Coup de cœur : Un voyage époustouflant dans l’océan, sur la piste d’un chercheur disparu et de découvertes biologiques. Un roman graphique intense en couleurs qui vous fera ressentir l’ivresse des profondeurs.
Mona cherche son père et on vit avec elle l’immersion vertigineuse et contemplative dans l’océan, jusqu’aux espèces un peu fantasques qui peuplent les abysses. Cette enquête familiale est entrecoupée de parenthèses biologiques, du chercheur qui nous présente ses dernières etudes. On découvre l’apparition de la vie sous-marine, on observe les céphalopodes et leurs techniques de prédation.
Ce sont les illustrations qui donnent toute sa valeur à ce roman graphique. Les dessins sont très crayonnés, profonds et intenses. Il y a des pages sans texte, où le•la lecteur•rice peut contempler et toucher la noirceur infinie des abysses. Les planches permettent d’explorer toute la palette des bleus et les camaïeux rosés.
Cet album est aussi un moyen d’effleurer certaines thématiques comme l’écologie et la préservation des fonds marins. Plus qu’une histoire de famille sur les conflits et les non-dits, Gaëtan Nocq lie l’océan à la géopolitique et à la conquête capitaliste. On est sur la piste du père de Mona, mais aussi sur celle de la richesse d’un monde encore inexploité, à préserver. Le seul point négatif que je relève est que je n’ai pas compris la fin, qui est abrégée mais ouverte.
En conclusion, à la lecture de cet album, on ne peut qu’être émerveillé•e par l’immensité océanique, la diversité et l’intelligence de la nature et des espèces sous-marines. C’est un livre apaisant qu’on accompagnerait presque de bruits d’eau pour mieux l’éprouver !