"Les regrets, Martin, sont un poison. Ils ne servent à rien, ils nous tuent à petit feu. But we have to live. »
Martin O'Connor, un écrivain dans la cinquantaine en pleine crise existentielle, se retire le temps d'un automne à Mount Desert Island, dans le Maine, pour travailler à son prochain roman. C'est là qu'il apprend le décès subit de sa mère, Eileen, avec qui il est en froid depuis des années. Accompagné de Jane, une femme mystérieuse rencontrée quelques jours plus tôt dans les montagnes, il revient une dernière fois vers la maison qui l'a vu grandir, replonge dans les eaux troubles de son enfance.
Un roman dont j'ai apprécié la plume et le sujet principal : la relation entre un homme et sa mère qui vient de mourir. Une mère avec qui il avait une relation difficile. Patrice Godin sait écrire. Par contre, je n'ai pas du tout adhéré à l'histoire avec Jane, cette femme évanescente qui va faire la route vers l'enfance avec lui.
J’avais beaucoup intérêt pour ce roman qui aborde de sujets difficiles, qui ne touchent et ne rejoignent.
J’ai eu de la difficulté avec l’écriture. Particulièrement dans la première partie, les tournures de phrases et leurs constructions étaient peu fluides. Je trouve que ça s’est amélioré dans la deuxième moitié.
Je n’ai pas trop compris toute l’histoire avec Jane. Il m’aurait fallu un meilleur développement de relation entre les deux pour que je comprenne le bien qu’ils se faisaient mutuellement (outre que sexu).
J’ai trouvé la 2e partie meilleure et touchante. Cependant, j’aurais aimé que ça soit plus original et moins prévisible.
Je me souviens avoir eu un gros coup de coeur surprise pour son roman Boxer la nuit et avec la quatrième de couverture, je pensais retrouver le même bonheur et la même douceur à lire celui-ci. Je ne dirais pas que j'en ressors déçue, juste que j'aurais aimé que deux, trois détails soient différents ou qu'on les devine moins facilement. Mais j'aime la plume de l'auteur, cette façon qu'il a de décrire les sentiments et les événements, d'abord à demi-mot et avec sensibilité. Sa manière de raconter l'écorchure de ses personnages et surtout d'oser aller du côté de la romance (je dis oser parce que plusieurs auteur.e.s au Québec semblent frileux à aller dans cette direction, même quand on sent parfois dans le récit qu'ils.elles auraient peut-être voulu y aller).
Bref, je suis ambivalente dans mon appréciation de ce bouquin.
Je me suis lancée dans la lecture de ce livre en n’y connaissant rien à propos du résumé ou de l’auteur. C’est la grand-maman de mon amoureux qui me l’a prêté sachant que j’aime beaucoup lire.
Mélancolie.
Mélancolie est le mot qui décrit le mieux ce roman. On suit Martin, qui apprend le décès de sa mère qu’il n’avait pas vue depuis un moment. Il se remémore la vie de celle-ci, les chemins par lesquels elle est passée.
Pour moi, ce livre est un « mood read », dans le sens où il ne se passe pas beaucoup d’événements, mais on se concentre plutôt sur les émotions du protagoniste. D’ailleurs, celles-ci représentent bien le vide, la tristesse et le manque que le deuil peut faire ressentir.
Toutefois, les derniers chapitres sont riches en revirements de situations et en action. C’est à ce moment qu’on en apprend plus sur les horreurs que Martin a vécu dans sa jeunesse!
Je suis assez partagée par rapport à ce roman. Il emmène de belles réflexions d'une part, mais de l'autre, ça sonne complètement forcé. J'ai aimé les allusions au fait qu'on ne peut échapper à son passé, qu'il faut l'affronter pour réussir à aller de l'avant. Mais il y avait aussi énormément de répétitions dans ce roman, autant des concepts que de certaines phrases/souvenirs. Ce qui me laisse penser que l'auteur aurait pu pousser davantage. J'ai toujours du mal aussi avec les histoires d'amour rapides et dévastatrices, sérieux, qui va tout sacrer en l'air et partir faire 10h de route avec un homme que tu connais depuis 2 jours pour enterrer sa mère?
J’avais si hâte de me plonger dans ce roman et de découvrir ce nouveau personnage tourmenté, comme l’auteur les aime bien.
Toujours fascinée par la plume de Patrice Godin, j’ai marqué des tas de belles citations. Beaucoup plus calme que ses autres romans, on se retrouve dans les réflexions du protagoniste plutôt que dans l’action. Il plonge dans son passé pour affronter ses démons et traverser le deuil de sa mère en paix.
Seul défaut : des répétitions non nécessaires alourdissent quelques passages, mais dans son ensemble, le roman était excellent.
Il y a de ces romans qu’il est difficile d’expliquer pourquoi on les a tant aimé. Pour ma part, celui-ci en est un.
Évidemment que la plume de Patrice Godin en est pour beaucoup, sa façon de décrire en profondeur les émotions ressenties par les personnages est magnifique.
L’histoire chevauche à la fois la douceur, la beauté et la noirceur et c’est ce qui m’a fait apprécier autant ce roman, je pense.
J’ai bien aimé ce livre, lu en une journée. La deuxième partie du livre déboule assez rapidement, un peu trop, alors qu’on aurait pu aller un peu plus lentement, plus en profondeur. Mais sinon, j’ai aimé le côté simple et naturel des personnages, la présence de la nature et de la course dans l’histoire. Je me suis tout de suite attachée aux personnages et je me suis reconnue dans ses réflexions face à un deuil subit.
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Premier livre de Patrice Godin dans mon cas et ce ne sera définitivement pas mon dernier. Beaucoup de côtés sombres sont racontés dans cette histoire de Martin. Plus on avance, plus on réalise pourquoi il est un homme aussi instable. L’histoire avec Jane laisse à l’interprétation. C’est une femme qui souffre aussi de son passé, qui se questionne beaucoup. J’ai encore des questionnements après avoir terminer le livre, mais ça demeure une lecture que je recommande fortement.
Un écrivain tourmenté s’est réfugié dans une maison louée aux États-Unis pour écrire son prochain roman. Son fragile équilibre est rompu quand il apprend le décès de sa mère, avec qui il était en froid depuis des années. Une jeune femme rencontrée récemment, qui vit aussi avec son lot de fantômes, allège un peu les tourments que son deuil soulève
Pourtant, il est parfois nécessaire de mourir - de laisser mourir une partie de soi - pour enfin renaître et poursuivre la route. C'est une étrange perspective, mais il la contemple, oui.
Mourir, renaître. Laisser les choses prendre leur place. Ne rien précipiter. Avancer. Simplement avancer.
J'ai adoré la plume, le rythme et le sujet. Histoire un peu prévisible mais ça ne m'a pas ralenti dans ma lecture. Bien contente d'avoir débuté l'année avec ce roman.
une histoire qui nous amène vers une profondeur réflexion sur le sens que l'on veut donner à notre vie. Pour moi, du moins c'est le sens qu'elle a pris.