Dans le même univers que celui du Puits des mémoires, Kaelyn, fille d’un maître d’armes, rêve de reprendre le flambeau paternel, tandis que les autres filles de son âge rêvent d’un beau mariage. Elle a le talent, l’instinct, la volonté. Elle ne demande qu’à apprendre. Mais cela ne suffit pas : c’est un monde dur, un monde d’hommes, où la place d’une femme est auprès de son mari, de ses enfants, de ses casseroles. Il va falloir lutter. Elle s’engage donc dans cette grande armée qui recrute partout des volontaires pour aller se battre au bout du monde. Des milliers de soldats partis « libérer » le lointain sultanat d’Azman, plaque tournante de l’esclavage, terre barbare où règnent les cannibales. Dans la violence de la guerre, elle veut acquérir seule ce que personne n’a voulu lui enseigner. Mais le grand sud, plongé dans le chaos de l’invasion, va bouleverser son destin bien au-delà de ses attentes…
Gabriel Katz a écrit « dans l’ombre » plus de 30 livres signés par des auteurs bien connus du grand public.
Passionné de fantastique, de jeux et d’univers virtuels, il a récemment surgi comme un météore avec une saga de fantasy ambitieuse. Trois tomes qui sont de véritables romans d’aventures où rebondissements, amour, violence, mystère, et humour ravageur donnent vie à son histoire, posée dans une époque fictive moyenâgeuse. Le Puits des mémoires a obtenu le Prix Imaginales 2013, puis le Prix des Halliénnales 2014.
Sur cette lancée, Gabriel Katz a publié La Maîtresse de guerre, puis s'est à nouveau plongé dans une trilogie, Aeternia, dont le premier volume, La marche du prophète, a fait forte impression.
Gabriel Katz est un auteur dont j’ai déjà critiqué le roman La Traque, premier volume de sa trilogie Le Puits des Mémoires. Les femmes y sont, en effet, mal représentées (euphémisme). Lorsque je me suis donc lancée dans ce spinoff de sa série, La Maîtresse de Guerre, j’étais sur mes gardes. Car le roman tourne autour d’une femme évoluant dans une société machiste et l’on a notamment salué l’effort « féministe » de l’auteur en conséquence. Force est de constater que les quelques personnes qui congratulent Katz pour cette prétendue fenêtre féministe ne connaissent pas grand-chose au féminisme.
Il est évident que Katz y a mis une certaine volonté. Mais son intention de dénoncer le sexisme est trop évidente : il utilise du coup des clichés éculés et nocifs, plaçant son personnage féminin dans les pires situations possibles. Au lieu de l’en émanciper, il la plonge de plein pied dans son oppression. Il n’y a rien de novateur à écrire la domination des femmes. Cela renforce simplement sa position de dominée aux yeux du lecteur. Le contexte machiste du roman, s’il est pleinement assumé comme moyen de critique sociale, n’est également pas nouveau pour le genre de la fantasy : les femmes ne sont jamais les égales de l’homme. Leurs rôles sont ceux de la sorcière, de la belle elfe, la princesse, etc. Encore que, cela ne pose pas de problème lorsque l’auteur parvient à épaissir ces rôles, comme le fait par exemple Melina Marchetta dans The Lumatere Chronicles : les femmes sont des reines, des princesses, des sorcières, mais elles s’élèvent au-delà de ce que le genre en fait depuis des années. Elles sont les véritables héroïnes.
Certes, Kaelyn est l’héroïne de La Maîtresse de Guerre. Mais le problème est qu’elle est la seule femme à briller, et qu’elle ne représente pas les autres. En effet, le livre ne dit pas que les femmes sont aussi capables que les hommes ; il dit que CETTE femme, Kaelyn, est aussi capable que les hommes. La plaidoirie ne s’étend jamais à une dimension collective. Kaelyn est une exception, un OVNI dans un monde parfaitement ordonné pour profiter aux hommes. Sa relation avec les autres femmes est empreinte de misogynie. Effectivement, à plusieurs reprises, les femmes s’insultent de traînées. Kaelyn est directement soupçonnée de coucher avec Hadrian, son mentor, et le pire c’est que l’auteur leur donne raison : Kaelyn finit par devenir sa maîtresse. Les femmes sont aussi superficielles, ne s’intéressent pas à la guerre, préfèrent se faire masser et prendre des bains d’huile, et n’ont donc rien à partager avec Kaelyn. Même lorsque Kaelyn se lie d’amitié avec l’une des femmes nobles, Anamen, cette dernière prouve qu’elle n’a de loyauté que pour elle-même :
— Elle me traitait de salope, à peu de choses près, parce que soit-disant je trompais mon mari avec tous les hommes de Damnas. Ça m’a vexée, je lui ai dit, sans réfléchir, que je ne baisais pas le sien, puisque tu t’en chargeais.
Cette scène déclenche la véritable intrigue de l’histoire : Fenia, la femme d’Hadrian, se lance dans une véritable croisade pour venger son honneur de femme bafouée. Son personnage entier repose sur sa haine pour son mari et « sa petite pute ». Fenia empeste le cliché de la femme vindicative, manipulatrice. Son amitié avec les autres femmes nobles ne tient à rien. Elle ne les côtoie que parce qu’elles font partie du même cercle social. Elle n’hésite pas à faire assassiner Anamen pour avoir aidé Hadrian et Kaelyn à s’échapper. La scène est choquante. Anamen est assassinée par un miséreux des bas quartiers, et elle n’échappe au viol que parce que Fenia ne souhaite pas attirer l’attention d’un passant.
Il enfonça son poignard, deux fois, trois fois, par petits coups secs, au creux de ses reins. Anamen laissa entendre un cri rauque et, lorsqu’elle tomba à genoux, son assassin la maintint face à Fenia, jusqu’à la sentir s’écrouler comme une poupée de chiffon. Un instant plus tard, la plus belle femme de Damnas n’était plus qu’une corolle blanche gorgée de sang, dans une ruelle sordide de la ville basse.
Plus tard, pour témoigner de son propre meurtre et révéler la véritable meurtrière, Anamen est ramenée à la vie par un nécromancien qui lui plonge les mains dans les plaies. Pour rajouter à cette violence misogyne, elle est ensuite à nouveau tuée définitivement d’un coup d’épée.
Violenter les femmes n’est pas le seul travers sexiste du roman. Kaelyn est sexualisée à outrance, tandis que les femmes moins jeunes, moins belles qu’elles selon l’auteur, sont dévalorisées. On parle d’une « vieille » de trente ans (trente ans !) tandis que le sultan du royaume est, à soixante-dix ans, « bel homme ». Lorsque l’on rencontre les femmes nobles, elles sont décrites comme ceci :
[…] Elles avaient toutes en commun un époux proche du sultan. La plupart d’entre elles avaient dépassé la quarantaine et les soixante-dix kilos, combattant l’ennui par les sucreries. Nues, à peine voilées par un nuage de vapeur, elles ne cherchaient guère à dissimuler leurs bourrelets disgracieux : au bain de la Sultane, on était entre amies.
Ces femmes ne sont pas minces comme des cure-dents, elles sont donc « disgracieuses ». Elles n’ont pas vingt-ans, elles ne sont donc pas aussi belles que Kaelyn. Ou alors, elles ne font pas assez « femme ». Vient un moment où Hadrian passe la nuit avec une autre femme que Kaelyn (j’y reviendrai). S’ensuit ceci :
Alrina. C’était le nom de la femme qui avait passé la nuit sous la tente, dans les bras du maître de guerre. Une maigrichonne de vingt ans, avec des cheveux courts de garçon, un visage de souris et de grands yeux noirs inexpressifs. Tout en feignant de l’ignorer, Kaelyn la regardait en coin, se demandant pour la centième fois comment Hadrian avait pu la choisir. La fille lui jetait de temps à autre des coups d’œil furtifs ; peut-être se posait-elle les mêmes questions, elle qui n’avait ni seins ni fesses, et aussi peu de charisme que la mule qu’elle tenait par la bride.
En comparaison, Kaelyn est décrite comme une femme magnifique car elle est mince, musclée, et tous les aspects de son physique sont sexualisés à la première occasion :
Avec ses grands yeux dorés, sa crinière de cheveux bouclés aux tons fauves, sa peau très blanche et ses taches de rousseur, Kaelyn était – en tout cas pour une guerrière – d’une beauté assez spectaculaire. Son corps souple et finement musclé, ses fesses bien rondes et ses petits seins fermes étaient une torture pour ces hommes qui n’avaient pas vu une femme depuis le port d’embarquement.
Le foulard qui retenait ses cheveux se dénoua et ses longues boucles se déroulèrent, provoquant des cris et des sifflets dans l’assistance.
Un visage blanc aux joues fardées de rose, des yeux soulignés d’un trait de charbon, des paupières scintillantes de paillettes d’or et des lèvres si rouge qu’on les aurait crues mordues jusqu’au sang. Dans les cheveux savamment relevés en forme de tour, des perles, des rubans, et des fleurs rappelaient le rose aveuglant du déshabillé de soie. […] — Tu verras, ma fille. Les hommes n’y résistent pas. […] Et rappelle-toi : sers-toi de tes armes ! S’il te dit de t’asseoir, croise bien haut tes jambes, elles sont magnifiques. Sinon, joue avec ton collier, je l’ai laissé pendre très bas sur ton décolleté.
C’était bien une femme. Et plutôt belle, de surcroît, avec sa crinière bouclée, ses yeux dorés et ses petits seins ronds que l’on devinait sous sa robe de domestique.
Quelle Azmanienne aurait osé s’exhiber devant des hommes dans une robe détrempée, à travers laquelle on distinguait jusqu’à la pointe de ses seins ?
Lorsque Kaelyn reçoit sa première armure, on lui décrit des « seins de métal ». En pleine bataille, un sein s’extirpe de son corsage mal lacé. C’est qu’on s’en farcit, des descriptions des nichons de Kaelyn. La couverture elle-même est scandaleuse : on lui voit la moitié du corps, alors que son armure est censée la protéger.
Gabriel Katz est un homme. Et comme tous les hommes, il juge de ce qui est attirant ou non chez une femme. Il porte un regard masculin sur ses personnages féminins, un regard que le féminisme critique depuis le soulèvement de la deuxième vague contre la pornographie, la mode, et Hollywood. C’est un regard nocif, dégradant, visant à contrôler le corps des femmes, à l’évaluer. Jamais il ne porte le même regard sur ses personnages masculins.
Les femmes ne sont pas seulement belles, ce sont des séductrices invétérées. Anamen avoue séduire les hommes pour pouvoir les jeter ensuite, comme la traînée qu’elle est. Elle est « la femme la plus chère de Damnas », et lorsque son mari pleure sa mort, il « pleur[e] à chaudes larmes la femme la plus infidèle de Damnas » (pauvre homme cocu, n’est-ce pas ?). Quant à Kaelyn…
Son pouvoir sur les hommes avait quelque chose d’effrayant, même pour elle. Et le plus effrayant, c’était que le premier était mort, que le deuxième s’était ruiné pour elle – s’il avait survécu au voyage du retour – et que le troisième se retrouvait à la rue, alors qu’il dînait la veille à la table du sultan.
À l’inverse, lorsque Kaelyn finit par gagner un minimum de respect de la part des hommes, elle est pareille à la « Grande Déesse ». De traînée, elle passe au statut d’une déesse. Elle est divinisée, élevée à un rang autre que celui d’un être humain. Elle n’est jamais traitée comme une personne. Ange ou catin, c’est tout ce qui lui est permis d’être. Certes, Hadrian la considère comme une guerrière, et il est bien le seul. Mais son comportement envers elle n’en est pas moins problématique. Après avoir trop bu, il l’agresse sexuellement. Kaelyn met vite un terme à cette agression, qu’elle commente sobrement comme ceci : « pour séduire les femmes, vous vous y prenez comme un manche ». Ce n’est pas de la séduction. C’est une agression, c’est tout. À ce stade du roman, Hadrian est son mentor, son professeur. Kaelyn lui est subordonnée. De plus, elle est son ancienne esclave car, avant qu’il n’accepte de l’entraîner, il l’avait ramenée comme prisonnière de guerre. De prisonnière, elle était devenue esclave. Il n’y a donc aucun équilibre dans la relation. Lorsqu’elle le surprend en train d’être chevauchée par Alrina (mentionnée ci-dessus), il lui jette un élégant « Qu’est-ce que tu veux ? ». Plus tard, il lui confie avoir voulu l’endurcir en lui démontrant qu’elle ne pouvait pas lui faire confiance et qu’elle devait être indépendante. Mais Kaelyn est humiliée, blessée. Le trauma est palpable. La domination masculine évidente. Hadrian détient le véritable pouvoir sur leur relation. Une relation de dominant/dominé. Pourquoi ? Parce que c’est un homme. Et dans cette société, ce sont les hommes qui commandent. C’est tout.
Si l’on va plus loin, l’on se rend compte que Kaelyn n’est pas considérée comme une femme. Les femmes baissent respectueusement les yeux devant elle comme si « elle avait été un homme. D’une certaine manière, elle était un homme. » C’est écrit noir sur blanc. Kaelyn n’est pas une femme guerrière. Au diable son sexe. Elle se comporte comme un homme dans une société machiste. Elle n’est donc pas une femme, puisque les femmes ne se battent pas. Elle s’émancipe donc de son oppression, laissant derrière elle les séductrices, les écervelées, les traînées. Elle accède enfin au statut d’honneur : celui d’être un homme. Comme je l’ai dit plus tôt, Kaelyn n’est pas un modèle d’émancipation pour les femmes. Elle est une exception. Une anomalie que le livre ne cesse de pointer du doigt. Elle est, en réalité, un homme déguisé. L’univers de Katz est sexiste, et rien ne vient bousculer cet ordre.
Il y a bien d’autres exemples de cette évidence. Comme mentionné ci-dessus, l’auteur ne cesse de répéter à travers le bouquin à quel point il est humiliant pour les hommes d’être battus par une femme, ce qui est au final, insultant et sexiste en soi.
Un coup. Shariq, fils de Gahar, dixième du nom des Al Madran, venait de s’incliner en duel contre une femme, en un coup. […] Après une minute de silence, les jeunes se mirent à huer, à siffler, à accabler leur camarade de railleries et de surnoms. « Le Maître des maîtres », « le Tueur de femmes », « le Champion de Damnas », rien ne lui fut épargné. Certains gloussaient en imitant la poule, d’autres mimaient son coup manqué, trébuchant et renversant les chaises. Même les pères, qui tentaient poliment de faire taire leurs fils, ricanaient sous cape et échangeaient des regards narquois. C’était un coup dur, très dur, pour la dynastie Al Madran, dont l’aïeul avait jadis chevauché aux côtés du premier sultan à la conquête d’Azman.
Les soldats agressent et violent les femmes. À la fin du roman, Fenia est vendue comme esclave tandis que son complice masculin reste libre ( !! ). Il est coutumier d’« épouser les femmes par paquets de cinq ». Avoir des filles pour héritières est un drame, et même Hadrian le pense. L’on se tape des prostituées façon Game of Thrones. Je ne compte plus les « putes » et « salopes » à la pelle. Bref, vous l’aurez compris, rien de nouveau sous le soleil.
Pour toutes ces raisons, La Maîtresse de Guerre ne bouscule pas le genre. Il ne remet pas en question les codes sexistes de la fantasy, il les renforce. L’hyper-sexualisation de Kaelyn, l’abus moral et physique dont elle est victime aux mains des hommes, sa double identité en tant que traînée/déesse, sa socialisation forcée en tant qu’homme qui fait d’elle une anomalie du genre féminin, la violence banalisée que subissent les autres femmes, et leur enfermement dans des clichés tels ceux de la vengeresse, de la manipulatrice et de l’infidèle, tout ceci démontre que les hommes ne savent toujours pas écrire sur les femmes. La popularité quasi-unanime de ce roman ne fait que confirmer que l’écriture misogyne des hommes est encore largement validée par l’édition et célébrée par le public. Et c’est une putain de tragédie.
Mon conseil : Si vous vous décidez à commencer ce livre, faites le lors d'un week end ou jour de congés. J'ai eu un mal fou à m'en détacher... Ne serait-ce que le poser une heure pour faire une pause, c'était mission impossible! Gabriel Katz, dans ses interviews, s'est lancé le défi d'écrire un livre en se mettant à la place d'une femme. Pari difficile, mais je peux vous assurer que pour moi c'est complètement réussi!
Pourquoi ai-je lu ce livre?
J'ai découvert Gabriel Katz grace à sa trilogie "Le puits des mémoires", que j'adore, et ce fut donc naturellement et pressément que j'ai postulé pour recevoir un partenariat avec Scrinéo et Livraddict lors de la sortie de son nouveau roman : La maîtresse de guerre (en vente depuis le 16 janvier).
Déjà, je tiens à remercier Scrinéo qui ont rapidement envoyé le roman, je ne pensais pas l'avoir la semaine suivant la demande, certaines maisons d'édition mettant parfois plus d'un mois pour envoyer leur livre!
Mon avis :
Addictif!! Ce livre l'est complètement, tout comme sa trilogie précédente, et je suis complètement fan du style de Gabriel Katz!
On se retrouve dans le même monde que celui du puits des mémoires mais cette fois çi, totalement au sud, dans les terres arides, dans le désert, un paysage oriental sur lequel on écoute la BO du Prince of Persia! Il fait chaud, on est bien, on ressent les montées de température, les nuits fraîches... On aime se balader à Damnas, la cité principale. Cette ville appartient aux Azmaniens, un peuple gouverné par un Sultan. Sa nièce est princesse du royaume et vit maritalement dans une somptueuse demeure avec Hadrian Khan, maître de guerre. Et justement, en parlant de guerre, on est en plein dedans : Damnas est sur le point de se fait envahir par l'armée des rouges, par les waegs et autres ennemis...
Les Azmaniens tentent de repousser l'ennemi tant qu'ils peuvent grâce notamment aux conseils et expérience d'Hadrian.
Un beau jour, alors qu'il était seul, et apparemment blessé, il se fait attaquer par un petit groupe au sein duquel se trouve une jeune femme. Kaelyn. Mais Hadrian, expert en la matière va les éliminer et prendre Kaelyn pour la revendre sur le marché aux esclaves. De nature fidèle et peu interessé par ce genre d'affaire, Hadrian ne saurait que faire de cette femme.
C'est son destin que nous allons suivre...
Car là où j'ai été complètement surprise, c'est que je m'attendais un peu à une histoire comme Mulan, où on apprend à connaître Kaelyn jeune, qu'on voit que personne ne veut d'elle dans l'armée et qu'elle doit se déguiser en garçon pour infiltrer les rangs.. Mais que nenni!! Rien à voir! C'est tout à fait autre chose! Là, elle est déjà dans une armée, celle de son père, mais sa détention va changer sa vie à jamais, et elle va enfin avoir une occasion de se libérer et convaincre d'avoir une vraie formation de guerrière!
La fille du nord va devoir apprendre à se fondre dans la masse des gens du sud, ces personnes au teint halé et aux cheveux bruns. Elle va se lier d'amitié avec certaines, se rendre compte qu'elle a déjà des ennemis, des femmes jalouses d'elles, des hommes aussi, qui apprécient peu de se faire battre par une femme... On rentre dans des complots qui vont forcer Kaelyn à s'enfuir, pas seule, mais ainsi devoir faire preuve de stratégie pour survivre au milieu de la guerre, et aussi au milieu de ce monde d'hommes et apprendre à se faire respecter. J'ai vraiment aimé ce petit bout de femme, déterminée, marrante, qui sait ce qu'elle veut et se donne les moyens de parvenir à ses fins. Malgré la peur, elle arrive à rester concentrée. Son maître de guerre est génialissime aussi, et j'ai bavé devant ses combats, c'est un véritable expert, il manie les armes avec dextérité, c'était beau à voir !! Et surtout, j'ai adoré son caractère! Quant à Kaelyn, c'est une élève dont tout le monde rêverait tellement elle capte vite et tire des expériences de ses leçons! J'ai vécu chaque combat, chaque scène, chaque page avec avidité!
On rencontre une pléthore de personnages mais chacun est facile à identifier, tout en ayant une vraie identité et caractère. On découvre de nouveaux peuples. Les pires créatures qui puissent exister (les waegs, j'en ai encore des frissons...),l'odieuse Fenia, la gentille Linaria, l'éclaireur qui a le pouvoir de réveiller les morts.... J'ai bien aimé qu'il cite Woltan également. Le fait que l'univers soit le même ne perdra pas le lecteur qui n'a pas encore lu la trilogie.
Apparemment, l'auteur n'est pas spécialisé en lecture de fantasy, mais on ressent cependant un passé (ou présent) de joueur de jeux de rôle, car tout est bien dosé, bien décrit, sans de trop grandes descriptions mais suffisantes pour nous immerger. Il joue avec les émotions, les combats sont super bien, on imagine bien les esquives, les coups tranchants, les gorges coupées...
Les chapitres sont super courts, tout au plus 6 pages je crois, du coup, ce livre est un page turner, il nous tient en haleine. Entre les différentes intrigues, on veut toujours avancer pour savoir comment va se passer la fin! J'aurai juste aimé en apprendre un peu plus sur l'enfance et l'adolescence de Kaelyn.
Je vous conseille hâtivement ce livre, qui est vraiment génial!
Un oneshot dans le même monde que Le Puits des Mémoires, qui avait été un vrai coup de coeur, c’était très prometteur. Malheureusement, j’ai trouvé ce récit beaucoup moins prenant. Ça reste une lecture agréable, oui, mais il y a un monde entre La Maitresse de Guerre et Le Puits des Mémoires.
Le livre peut bien sûr se lire indépendamment : il y a très peu de références au Puits des Mémoires, voire aucune si on omet les quelques noms de pays et les quelques références religieuses. De mon point de vue c’est dommage, car j’aurais apprécié quelques clins d’oeil, mais c’est un plus pour les nouveaux lecteurs qui ne seront pas perdus. L’intrigue et le cadre sont intéressants, rien à redire là-dessus, et j’ai aimé la façon dont est racontée l’histoire. Ce qui a coincé et fait que je n’ai pas adoré cette lecture, ce sont les personnages. Pour le coup, j’ai trouvé que les personnages secondaires, Fenia, Shariq, Hen Shaek, Valès, étaient plus attachants et intéressants que les personnages principaux. Hadrian, le Maître de Guerre au début si charismatique, a vite perdu toute crédibilité à mes yeux dès que la romance a commencé à s’installer. Puis, par la suite, il était juste trop présent, trop imposant, un obstacle à l’épanouissement de Kaelyn. Quand à cette dernière, c’est un peu le stéréotype de la femme naïve qui parle à tort et à travers et qui ne réfléchit pas des masses. Qui s’embarque dans une guerre quand on ne sait même pas vraiment se battre ? Qui confie ses secrets à inconnues très amis avec des gens que l’on sait fourbes et mauvais ?
L’idée de départ, une guerrière badass qui s’impose, me plaisait beaucoup, mais pourquoi, pourquoi, parce que le protagoniste est une femme, mettre absolument en place une romance ? Les femmes sont-elles vouées à tomber amoureuses, contrairement aux hommes ? Déjà les personnages n’étaient pas attachants de base, mais alors là, je me suis frappée le front en me demandant « pourquoi ? ». Une relation maitre/élève entre un homme et une femme est-elle vraiment si impossible, si ennuyeuse à imaginer ? Je trouve vraiment dommage que ça ait tourné comme ça. Bref, vous l’aurez compris, je n’ai pas du tout adhéré à l’aspect romance de ce livre. Ça nuit complètement à l’indépendance de l’héroïne, qui au final est très dépendante d’un homme, du début à la fin. Et puis, franchement, était-on obligé de suivre une maitresse qui se croit plus légitime et plus en droit d’être jalouse et d’attendre la fidélité d’un homme que sa véritable épouse ? Oui, cette romance m’a agacée. J’aurais largement préféré que Hadrian meure (je savais que c’était un espoir vain, mais j’ai quand même espéré), que le prêtre le ressuscite et l’oblige à affronter Kaelyn.
Les protagonistes et la romance mises à part, c’est un livre sympathique à lire, petite critique sur la tendance occidentale à toujours se croire supérieur et à vouloir faire la leçon aux autres.
Dernière chose, que j’ai tout de même trouvée incroyable et qui m’a fait sourire plusieurs fois : même sur le champ de bataille, et même après une traversée du désert pendant plusieurs jours sans eau, Kaelyn réussit l’exploit de toujours conserver un brushing impeccable ! J’aimerais connaitre la recette de ce miracle ! Et puis sur une aventure qui dure plus d’un mois quand même, la gent féminine, écrite par des hommes, ne semble jamais gênée en rien, avouez que c’est drôle !
Dans le même univers que sa trilogie du puits de mémoire, Gabriel Katz nous offre ici l'histoire d'une jeune guerrière embarquée volontaire pour une croisade dans les lointaines terres du sud. Cette jeune femme, en but au machisme triomphant de la soldatesque des deux camps va devoir passer par toute une série de mises à l'épreuve pour gagner le respect qui lui est dû.
Le cadre du récit rappelle très clairement celui des croisades en terre sainte au Moyen-Âge, avec des soldats du nord voyant leurs adversaires comme des barbares cannibales, esclavagistes et hérétiques, tandis que du côté des habitants du Sud (très proches des Arabes et Turcs de nos croisades), on s'interroge sur les raisons de l'agression intentée par les brutes venues du Nord.
La jeune héroïne, venue du Nord, va vite déchanter. Capturée, réduite en esclavage, puis finalement acceptée comme élève par le maître de guerre du sultan, elle va petit à petit devenir une stratège accomplie.
L'écriture de Gabriel Katz est égale à elle-même : fluide, agréable, et les personnages sont très plaisants. Le récit est sans temps morts, plein de rebondissements et donne la part belle à ses femmes (et tout particulièrement son héroïne) qui apparaissent plus fortes, plus malignes et plus volontaires que la plupart des hommes qu'elles côtoient.
Kaelin (l'héroïne) est l'incarnation de la femme "forte", décidée à obtenir ce qu'elle veut, malgré les préjugés et les obstacles que ces homologues masculins peuvent lui mettre en travers de la route. Je pourrai juste lui reprocher un physique typique de l'héroïne de fantasy : pin-up rousse, évidemment magnifique, mais tout de même redoutable au combat (on t'a reconnue Red Sonja !). Un peu facile.
Je continue de lui préférer la trilogie du puits de mémoire, mais ce roman se laisse lire avec délectation et m'en a tout de même donné pour mon content d'évasion et d'exotisme.
17/20 - En bref, j'ai passé un très très bon moment avec Kaelyn et ce nouveau monde qu'elle découvre alors qu'elle est en guerre contre. Elle ne s'attendait pas à ce qui lui arrive et j'ai apprécié sa capacité à s'adapter et sa force de caractère. Grâce aux mots de l'auteur on imagine sans peine tout ce qui se passe autour d'elle et on ne peut que croiser les doigts de la première à la dernière page pour qu'elle s'en sorte !!
Après Aeternia et Le puits des mémoires, il me restait encore un roman de Gabriel Katz à dévorer (à l’exception de son roman policier mais c’est une autre histoire). La maitresse de guerre, puisque c’est de celui-ci que je vais vous parler, se passe dans le même univers que les deux autres sagas mais on n’y fait que des références très indirectes donc tout est assez indépendant, pas d’inquiétude.
Kaelyn est la fille unique du maitre d’armes de son village du Nordland et c’est trop la loose parce qu’elle est une fille, justement. Comme héritier bad-ass on a fait mieux donc c’est la déprime. Adolescente, elle partira avec l’armée des libérateurs pour faire la guerre aux barbares d’Azman au nom de la grande déesse. Pas de bol, lors de la première bataille contre ces soi-disant cannibales, elle se fait capturer et réduire en esclavage par l’ennemi et va découvrir qu’ils ne sont ni barbares ni cannibales (bon, ils sont un peu esclavagistes mais qui ne l’est pas, de nos jours, hein ?). C’est le début d’une remise en question profonde, notre héroïne va traverser bien des péripéties sur le chemin de la guerre, elle va se forger un destin à coup de bourre-pifs.
On retrouve bien l’univers et certaines thématiques d’Aeternia dans ce roman, notamment les actions faites au nom de la religion. Kaelyn va partir en guerre contre des peuples d’inspiration arabes au nom de la grande déesse. Les azmanniens ne savent pas très bien ce qui leur tombe sur le coin de la gueule et pourquoi ces envahisseurs inattendus les traitent de monstres alors que c’est eux qui ravagent leur pays, tuent des innocents et brûlent leur maison. En basculant du côté ennemi malgré elle, la jeune fille va réaliser que les barbares ne sont pas forcément là où on les attend. Transposition à peine déguisée des croisades chrétiennes, on y voit assez clairement une critique de notre tendance toute occidentale à se prendre pour les plus civilisés du coin en allant taper les « sauvages » d’en face.
Bien sûr, cet aspect est en fond, l’important est vraiment le parcours de cette jeune femme qui va être capturée, puis accueillie et formée chez les ennemis de son peuple. La demoiselle a beaucoup de caractère et ses aventures filent à toute allure, le livre se lit très vite, il est très efficace, bourré d’action. On a encore affaire à un divertissement de qualité par monsieur Katz, mais où s’arrêtera-t-il ? (non, en fait il peut continuer, ça va, pas de problème).
Quelques petites choses m’ont empêché de pleinement m’immerger dans l’histoire. J’ai trouvé le personnage d’Hadrian un peu trop monolithique et hermétique pour me toucher, et du coup sa relation avec Kaelyn ne m’a jamais vraiment convaincu. Et plus globalement, le ton de la narration est un peu plus plat que dans les autres écrits de Katz , les dialogues sont un peu moins percutants. Je n’ai pas franchement rit comme dans Le puits des mémoires, ni été ému comme pour Aeternia. C’est pas catastrophique mais il manque un petit quelque chose pour le hisser au niveau des autres romans de l’auteur. Mais finalement, ce qui m’a le plus perdu, c’est que je n’ai pas compris les motivations de Kaelyn, elle n’a pas de but précis, elle se laisse un peu balloter par les évènements et n’a pas l’air de prendre de décision toute seule.
Pourtant j’ai retrouvé toute les qualités de construction et de rythme qui font toujours des livres de Gabriel Katz de très bons moments de lecture, on ne s’ennuie vraiment pas. Les péripéties s’enchainent, les scènes d’action sont percutantes et l’héroïne a beaucoup de caractère même si son côté « je suis une fille qui bastonne et qui doit en imposer face aux mecs » est un peu trop évident et attendu. On a presque l’impression que ce roman est un truc de commande, qu’on aurait envoyé un joli contrat à un auteur talentueux avec « Il nous faut un bouquin sur une adolescente qui part à la guerre et qui est plus balèze que les hommes ». On sent que Katz a voulu faire quelque chose sur la place de la femme dans la société mais n’a pas trop su comment aborder ça. Il n’y a jamais vraiment d’originalité, de petite étincelle inattendue. C’est divertissant mais pas renversant. La romance devait également être dans ce cahier des charges puisqu’on se demande ce qu’elle fout là, ça n’apporte pas grand chose et même dessert un peu le côté indépendant de l’héroïne.
Par contre, les personnages secondaires sont tous assez réussis et complexes, de chaque côté nous avons quelques trajectoires très originales. Elles se croisent toutes pour former un canevas dense et une partition bien rythmée. Le coté politique est bien maitrisé, on ne perd jamais le fil, tout est clair grâce à tous ces personnages et leurs enjeux qu’on prend plaisir à suivre. Le roman jongle habilement entre action pure et développement d’intrigues, encore une fois, la construction de l’histoire jongle très habilement entre tous ces aspects. Par contre on se demande bien ce que devient cette histoire de « Le maitre d’armes voulait un fils mais je suis une fille, c’est trop la honte », le roman démarre là-dessus mais ça n’a plus aucune incidence sur rien dans la suite de l’aventure…
La richesse du background, et surtout le non manichéisme dont a toujours fait preuve l’auteur, sont encore ici une qualité. Aucun des deux camps n’apparait plus vertueux que l’autre au final, les « libérateurs » ne sont que des guerriers avides de conquêtes tandis que le peuple d’Azman pratique l’esclavagisme comme si c’était complètement normal. Et c’est ça aussi l’idée en fait, c’est complètement normal justement… Pour leur culture en tous cas… Du coup, a-t-on le droit d’aller bastonner des étrangers parce qu’ils sont esclavagistes en faisant encore plus d’atrocités qu’eux en chemin (coucou monde occidental) ? N’est-ce pas à eux d’évoluer de l’intérieur comme nous avons pu le faire, en prenant le temps d’intégrer ça à leur mentalité ?
Garbiel Katz nous livre encore une fois un roman de fantasy efficace et plaisant à découvrir, au background riche et au rythme percutant. Dommage que certains aspects apparaissent un peu trop convenus et que le personnage d’Hadrian, pourtant central, peine à convaincre.
Grosse déception avec ce roman que j'avais trop hâte de découvrir puisque c'est le premier roman de Gabriel Katz que je lis.
La première moitié était super sympa. J'ai très vite été absorbée par l'histoire, par le monde et par la fluidité du texte. Par contre, ça a cloché avec la deuxième moitié qui n'a été qu'une succession de déceptions les unes après les autres avec cerise sur le gâteau la fin du roman.
Trop d'immaturité au niveau des personnages qui m'ont énormément agacés et trop d'invraisemblance au niveau de l'intrigue et de son dénouement qui m'a semblé assez bâclé !
Bref, j'en attendais beaucoup plus que ça mais je ne jette pas l'éponge ! Je vais lire au moins un autre livre de cet auteur en espérant que le prochain sera bien meilleur !!
J'aime toujours autant retrouver Gabriel Katz. Meme si, à ma grande surprise, on sent moins sa plume acerbe et pleine d'humour noir troquee pour une narration plus classique. Ce qui ne change pas, en revanche, sont tous ses revirements de situations et les morts de personnages importants a des moments totalement inattendus. Il joue avec ça à la perfection et ça donne un enjeu si palpable qu'on frissone dans des scenes qui d'ordinaire paraitraient gagnées d'avance. Et un personnage féminin si badass qui envoie chier les hommes, que demander de plus.
Le genre de lecture qui me passe complètement au dessus de la tête. Un scénario cousu d'avance, des personnages fades et un de trop rare passages un tant soit peu intéressant.
Une lecture sympathique mais a qui il a manqué un petit quelque chose pour que je l’apprécie vraiment. En fait je crois que le point qui a moins marché pour moi se sont les personnages.
Je n'ai pas vraiment réussi à m'attendrir pour Kaelyn. Elle partait bien pourtant mais l'idée qu'elle devienne l'amante d'Hadrian m'a vraiment déçu. J'avais l'impression qu'elle n'arrivait la ou elle n'en était que par coucherie ce qui retirait tout l’intérêt au personnage vu qu'il perdait ses qualités propre pour ne devenir que l'assistante de son homme. Et c'est ce qu'elle est dans la quasi totalité du livre, je n'ai pas eu cette impression de la voir évoluer et devenir "la maitresse de guerre", en dehors de la toute fin. Le livre se concentrait plus sur sa relation personnelle avec Hadrian que sur les progrès qu'elle faisait lors de sa formation et c'était un peu dommage. Au final la plupart du temps elle réussissait plus parce qu'on ne s'attendait pas à la voir réussir ou on était surpris de ses actions que parce qu'elle était douée, donc ça retirait encore une fois de sa capacité propre. Du coup son status de femme forte était vraiment très réduit.
Hadrian ne m'a pas non plus particulièrement impressionné, il trompe sa femme à la première occasion, il réagit plus comme un gamin qu'un homme, et ne démords pas de son envie de revenir dans cette ville et ce pays que je détestais (ce qui n'a pas aidé je dois dire xD). Bon j'ai bien aimé ces capacités de Maitre de Guerre mais elles n'étaient selon moi pas assez développées. En fait on voit vraiment peu ce qu'il est capable de faire niveau stratégie, enfin ça reste vague quoi, "il a réussi et il nous a sauvé" et rien de plus. Par contre on le voit beaucoup en guerrier et la il est impressionnant mais justement, j'aurais préféré qu'on entre plus dans les détails sur le coté stratégie et moins qu'on le voit se battre à l'épée quoi.
Je n'ai pas non plus été vraiment convaincu par les autres personnages. Les hommes sont vraiment naïfs et limités. Ils croient les gens sur parole et se font avoir beaucoup trop facilement, surtout pour les personnages au pouvoirs, que ça soit d'un coté ou de l'autre.. Sans parler de l'Ex de Kaelyn qui est vraiment caricatural au souhait dans l’excès du début à la fin. Un vrai gamin ..en fait tout les hommes de cette histoires sont de grand enfants qui pensent tout savoir et finissent par se faire avoir du premier coup.
En fait le souci c'est qu'à trop vouloir forcer sur "les femmes au pouvoir" on fini par rendre tous les hommes naïfs ou niais, excessifs ou névrosés, il n'y en a pas un qui rattrape le lot et qui est normal ou équilibré, Et pour moi ce n'est pas comme ça qu'il faut s'y prendre, c'est sur qu'en comparaison les femmes paraissent plus fortes mais au final elles ne le sont que par comparaison avec des ratés = gros fail.
Quand à la femme d'Hadrian non plus je n'ai pas réussi à avoir l'impression qu'elle était vraiment crédible. Elle a été élevé dans un pays ou les femmes ne sont que des moins que rien, elle vit dedans, elle sait qu'elle a de la chance que son mari n'a pas pris d'autres femmes/concubines pour l'instant, et pourtant quand il le fait elle s'insurge comme si c'était un crime qu'il aille avec une autre. Et elle va jusqu'au bout, elle ne pense a aucun moment aux conséquences de ses actes en pleine guerre, tant pis quoi, elle préfère voir son pays perdre et se faire massacré que d'attendre pour punir le "fautif". C'était beaucoup trop exagéré la aussi, surtout qu'on la disait intelligente et fine, et elle m'a paru tout l'inverse.
Quand au deux camp franchement même si le livre essaye de nous montrer l'absurdité de la guerre et de nous convaincre que le camp de départ sont les mauvais je n'ai pas du tout été convaincue. Non seulement le Sultanat est mal géré (par des naïfs comme je l'ai expliqué avant) mais leur façon de traiter les femmes et les esclaves ne passera jamais quoi qu'ils fassent. Du coup ça a bloqué pour moi à ce niveau, je ne comprenais pas du tout l’intérêt de nous dépeindre ce coté la comme étant les bons finalement, injustement attaqués par les mauvais.
Bon, ça ne retire pas non plus l’intérêt de l'histoire globale qui était intéressante et avec de nombreux retournements de situations. Le tout écrit avec un style très fluide et une aventure qui avance constamment et qui ne stagne jamais. Il y a un rythme dans ce livre (comme dans les autres de l'auteur pour l'instant) qui nous entraine à toujours avancer. Quand j'ai commencé le livre je me suis fait la réflexion que ce livre ne se lisait pas, il se dévorait.
Du coup avis plutôt mitigé. Je l'ai lu rapidement et facilement mais j'ai relevé quand même pas mal de défauts qui m'ont fait sortir du récit dont principalement un manque de crédibilité (de finesse? de développement?) dans les personnages.
Nous sommes dans le même univers que Le puits des Mémoires ou encore Aeternia. Le monde dans lequel nous plonge l'auteur est typiquement médiéval fantastique. Nous rencontrons des références à Woltan, la géographie qui nous est connue par les romans précédents, continue de se dessiner gentillement. Pour autant, nul besoin de lire les romans dans l'ordre de publication, et le lecteur novice (en Katz) peut parfaitement se glisser dans l'histoire sans pré-requis.
Qualifier cette fantasy est assez délicat, car nous sommes loin de la High, pas assez nuancé pour de la Dark, et pas assez loufoque pour de la Light. Il s'agit d'un équilibre propre aux récit de Gabriel Katz, qui parvient à maintenir un rythme enlevé, un humour à bon escient (sans être potache) et de l'ambivalence sans tomber dans le crime organisé.
En fait, le roman flirte avec le Young Adult sans cette naîveté et un style d'écriture simplifié qui me fait frémir. En effet, nous suivons les aventures de Kaelyn, une jeune femme de 20 ans qui s'est engagée sur un coup de tête (ou du sort), connaît un fiasco retentissant dès sa première mission et finit esclave. Une histoire sans dichotomie
Au niveau de l'intrigue, j'ai également noté l'absence de la dichotomie que le lecteur retrouve dans les récits destinés à un jeune public (car l'on sait bien que ces jeunes gens ne connaissent pas les valeurs morales universelles, hein). Kaelyn fait partie d'une force d'invasion de libération dont le but affiché est de mettre un terme à l'esclavage en prélevant un lourd tribu pour compenser l’effort glorieux et humaniste d'une telle entreprise. Damnas est une contrée dirigée par un sultan où l'esclavage est un lieu commun, les femmes asservies au rang d'épouse ou de bonne (employée ou esclave).
L'auteur nous brosse rapidement un tableau bien plus contrasté.
Kaelyn découvre les us et coutumes de ce nouveau pays au bord du désert, très riche en effluves, en relation, avec une harmonie qui se dessine au fil de son séjour. Un fait lui octroie une reconnaissance de son Maître, qui l'affranchie et accepte de la prendre sous son aile. Certes, l'homme est un étranger, mais il a épousé la nièce du sultan ce qui en fait un personnage éminent, surtout qu'il a un rôle clé dans la guerre contre les Rouges. Notre jeune femme parvient à tisser des relations affectives avec une vieille employée, ainsi qu'avec une des amies de la maison. La perfection n'existe pas toutefois, elle doit faire ses preuves...
Du côté des Rouges, le balancier est imperturbable, et ils prennent un retour de manivelle en plein dans la trogne. Leur "Libération" se solde par une succession de défaites, car malgré un nombre d'homme conséquent, aucun stratège ne parvient à égaler le Maître de Guerre des armées de Damnas (et non, ce n'est pas la tribu de Dana). Ces hommes, entre rancœur et dépit, vilipendent, torturent, violent le peuple qu'ils étaient venus libérer... se transformant en ogre véniel et brutal. Ne boudons pas notre plaisir
Tout est loin d'être parfait. L'ambiance orientale est vraiment rafraîchissante et aurait méritée que l'auteur l'approfondisse. Par conséquent, le worldbuilding sur ce seul tome est assez léger comme celui des personnages en dehors de Kaelyn, et qui restent, en sus, assez archétypaux.
Toutefois, le rythme, l'enchainement des péripéties, la plume de l'auteur fonctionnent à merveille et le roman se lit avec plaisir.
Action, amour et humour sont au rendez-vous, alors ne boudons pas ce bon divertissement.
Une vraie épopée de fantasy guerrière en plein désert, dans un univers qui rappelle les Mille et une nuits. On suit Kaelyn, jeune guerrière rousse issue des tribus du Nord, enrôlée par l'armée des Rouges et capturée au premier jour de la guerre par un éminent maître de guerre du sultanat d'Azman. J'ai vraiment adoré ce personnage de femme forte et au caractère aussi trempé que sa lame. Que de péripéties, d'esclave à élève en passant par officier, le chemin est semé d'embûches pour la jeune femme. Son idylle mouvementée avec son "maître" Hadrian est un peu étrange car le caractère mystérieux du monsieur n'aide en rien. Les autres personnages qu'ils soient féminins (Anamen, Fenia, la vieille esclave dont j'ai oublié le nom - fichue mémoire) ou masculins (Dikaon, Véliès, le général Gahar) sont superbement décrits et mis en place dans toutes leurs complexités ! Le cadre est tantôt enchanteur, tantôt cruel. L'ambiance est souvent vénéneuse mais tellement addictive. On suit cette épopée avec beaucoup de plaisir et une envie de connaître la fin des aventures de cette tigresse née. Une belle découverte de cet auteur dont je vais m'empresser d'aller lire d'autres romans et un joli coup de cœur fantasy pour terminer le mois de l'imaginaire parfait !!!
J'ai failli mettre cinq étoiles à ce roman, mais une chose, une seule m'en a empêchée. J'ai été certes happée par l'histoire de Kaelyn, les scènes de combat et l'intrigue très bien ficelée, cependant, une chose m'a fait lever les yeux au ciel plus d'une fois : la place du personnage de Kaelyn dans le monde patriarcal dans lequel elle évolue. Je m'attendais à avoir quelques chapitres sur son enfance, ses rapports avec ses parents, ses amies, ce qui la pousse à vouloir se battre, à vouloir démonter les codes sociaux de sa société, et je m'attendais également à ce qu'elle evolue seule ou avec plusieurs autres personnages féminins dans ce monde d'hommes en se battant pour gagner sa place tout en utilisant le machisme et l'ignorance des hommes pour parvenir à ses fins. Au lieu de ça, Kaelyn s'en remet sans cesse au personnage masculin d'H****** (j'essaye de ne pas trop spoiler) et se cache très -trop- souvent derrière lui, alors que j'imaginais que des années de lutte et de solitude pour gagner son intégrité auraient pu lui forger un fort caractère. Un peu déçue de ce point de vue là, mais La Maitresse de Guerre reste à mon sens un bon roman, relativement bien écrit, avec une intrigue bien ficelée, qui nous tient en haleine du début à la fin.
Le style est agréable à lire, on se fait facilement embarquer, on s'imagine sans peine dans ces paysages magnifiques, au coté de personnages qu'on apprend à aimer ou détester.... et pourtant j'aurais voulu plus. Le scénario fait un peu vu & revu dans le domaine de la littérature fantasy, on survole beaucoup trop de choses que l'on aurait aimé voir plus approfondies. Bref, une bonne première lecture pour qui voudrait approcher cette catégorie littéraire, mais je ressors de ce bouquin un peu déçue, avec un goût de trop-peu.
Encore une lecture fluide et divertissante, comme toujours avec Gabriel Katz. Cependant, ce n'était pas du tout exempt de défauts : romance qui arrive comme un cheveu dans la soupe, personnages trop en surface, scénario sans grande surprise, traitement du corps féminin et de l'obésité problématique, etc. Heureusement le rythme est bon, l'univers est intéressant bien que peu développé et le personnage principal, Kaelyn, est agréable à suivre. Une lecture mitigée.
Une super lecture ! J'adore toujours autant le plume de l'auteur, ainsi que son univers, si vaste et riche... Kaelyn est vraiment le genre d'héroïne que j'apprécie, elle est forte, ne se laisse pas marcher dessus mais n'est pas exempte de défauts et de faiblesses non plus. Bref de la fantasy comme je l'aime, qui s'éloigne des clichés vu et revu du genre.
Excellent roman fantasy, avec des personnages attachants et une intrigue palpitante. Je me suis beaucoup attachée à l'héroïne et je trouve qu'elle mériterait une saga à elle toute seule ! J'ai dévoré ce joli bébé de + de 400 pages en à peine 2 jours, tant j'étais prise dans l'histoire. Je lirai avec plaisir d'autres romans de l'auteur !
Bof, très simpliste et le personnage principal n'est pas crédible. On dirait une sorte de recueil de clichés sans aucune subtilité... Dommage parce que j'avais adoré le puits des mémoires du même auteur où les personnages étaient crédibles et intéressants et j'avais hâte de découvrir cette histoire. Je suis déçue ! J'espère qu'il en écrira d'autres de la même qualité que ses premiers.
J'ai bien aimé au début, puis ensuite beaucoup beaucoup trop de clichés... Le roman se veut "féministe" mais il ne l'est pas du tout. Si ce livre était un film, il rentrerait sans problèmes dans la case nanard. Bref ce n'était pas crédible, dommage :(
3,5 J'ai beaucoup aimé Kaelyn notre héroïne mais moins son compagnon d'aventure. Les pages ont défilé sans que je m'en aperçoive et j'ai passé un bon moment même si j'ai trouvé la fin trop abrupte.
It was good until she had an affair with her Master. ew. I mean the Hell with that! The story without it is fun enough to read... Now all i can do is drop it. Desolée
Que voilà une lecture passionnante ! Après avoir fort apprécié la plume de l’auteur dans Le puits des mémoires, je me suis lancée avec plaisir dans les aventures de Kaëlyn.
Je ne suis pas très calée dans ce genre, mais il me semble que ce récit n’est pas de la "fantasy classique". Point de dragon en tout cas, si je compare avec Chroniques des Mondes émergés, autre titre de fantasy jeunesse que j’avais apprécié et comparable (une héroïne qui veut à tout prix devenir un guerrier également). Il s’agit d’un destin extraordinaire dans un monde à peine irréel. Mais effectivement la magie à bien cours, comme on le constatera avec l’intervention d’un nécromant, qui tombe a point nommé.
La scène d’introduction est très drôle, au second degré, et nous installe dans un univers d’inspiration médiévale, tout ce qu’il y a de plus misogyne. Le parti pris de choisir une héroïne sonne comme un challenge. Il est vrai que dans Le Puits (en tout cas le premier tome), les femmes ne servaient pas à grand chose. Pari relevé M. Katz ?
Le côté "guerre et batailles" m’inquiétait un peu je l’avoue, les scènes du gouffre de Helm ou de la bataille de Minas Tirith étant ce que m’a le plus fait bailler dans l’œuvre géniale de Tolkien. Mais non, La Maîtresse de guerre évoque sans cesse la guerre, mais sans aucune longueur dans une description de bataille. Ouf ! J’ai trouvé la première scène, Kaëlys à peine débarquée, hyperviolente mais surtout déroutante. Elle introduit le personnage du Maître de guerre, mais nous coupe aussi l’herbe sous le pied car rien ne semble prendre la direction attendue. Et finalement celle qui rêve d’être une grande guerrière, l’égale d’un homme, ne combat pas et ne doit sa survie qu’au fait d’être femme (et donc servante potentielle).
Du fait du développement de l’histoire, la plupart des combats auxquels on assiste sont des duels, qui servent à aguerrir Kaelyn pendant sa formation. L’écriture, très visuelle permet vraiment de s’imaginer ces affrontements. Et un duel est beaucoup plus intéressant à décrire ou à lire, à mon avis, qu’une scène de bataille. Nous y aurons tout de même droit avec la prise du fort, mais celle-ci sera rondement menée ce qui allège l’écriture.
L’univers d’Azman, notamment Damnas, qui se déploie peu à peu, au rythme où notre héroïne le découvre, est riche et intrigant. Il est fort agréable d’apprendre peu à peu les us et coutumes de ce royaume du Sud. On rêve de se balader sur ces marchés qui ont sans doute les senteurs de l’Orient. Un des élément clé du roman est le jeu sur le renversement de point de vue de Kaëlyn. Venue pour combattre des barbares, elle découvre une culture raffinée qui finira par lui paraître plus juste et plus belle, au point de combattre pour sa sauvegarde.
Ce roman apparait certes comme un écho des croisades, mais peut être est-il plus proche qu’on ne le croit de notre actualité. Observons : un occident arrogant et sûr de sa supériorité prétend au nom de la liberté, valeur universelle, aller faire sa loi dans un lointain pays oriental. Cela étant, en réalité, prétexte à faire main basse sur des ressources… Sans qu’il y ait forcément un message dans l’œuvre, on sent chez l’auteur une volonté d’ouvrir les esprits à plusieurs manières d’appréhender le monde.
Parlons à présent un peu des personnages. Le couple des héros ne sont pas les personnages les plus fascinants à mon sens : Hadrian parce qu’on sait trop peu de choses sur son compte pour s’y attacher (encore que la scène où il est ivre le rende plus humain), Kaëlyn parce qu’elle subit beaucoup son destin et ressemble trop à "une fille parfaite". Là où Gabriel Katz excelle, c’est pour camper les personnages de méchants, de fourbes, de fous ! Un personnage très fort est celui de Dikaon, amoureux fou qui deviendra un Waerg, bestial et primaire. Sa passion repoussée, il est aveuglé, et le différent ne pourra se régler que dans le sang. Le meilleur personnage à mon sens est la terrible Fenia, la jalouse, la manipulatrice. Femme d’Hadrian elle ne peut que pressentir ce qui va arriver et est prête à tout pour se venger. Sa manipulation du sultan même reste géniale. J’en profite pour noter un petit bémol dans ma lecture : la scène finale m’a glacée. La vengeance de Kaëlyn m’a semblé lâche et très "mesquine", j’aurais préféré qu’en bonne guerrière qu’elle est devenue, elle lui tranche le cou proprement.
En conclusion, je vous recommande ce livre certes "young adult" mais prenant ; n’ayez pas d’a priori même si vous ne lisez jamais de fantaisie, c’est une super roman d’aventure. Ce livre à toute sa place sur les étagères des CDI de lycée et même de collège (je suis plus réservé pour Le Puits) ! La difficulté peut consister à attirer les élèves vers ce livre : les garçons risquent d’être repoussés par une héroïne fille (et oui 12 ans et déjà macho), et les filles méfiantes devant le genre fantasy et le mot "guerre" dans le titre. Donc un livre a proposer à des élèves que l’on connait et à promouvoir en club lecture par exemple. Ne serait-ce que pour leur faire lire du bon français !
Je tiens à remercier la team de Livraddict ainsi que les éditions Scrineo pour ce huitième partenariat, qui clos en même temps la toute première année d'existence de Once Upon a Time ! Et donc pour finir en beauté, quoi de mieux qu'une lecture géniale ? Aller, trêve de blabla, rentrons dans le sujet !
Kaelyn est fille unique. Ses parents ont tellement espéré avoir un enfant pour pouvoir perpétré leur nom, à s'en remettre à des Dieux et dans des sacrifices pendant des années pour pouvoir l'obtenir, qu'ils n'ont pas été mécontent d'avoir une fille à la place d'un garçon. Son père lui a apprit le maniement des armes, mais à sa mort, personne ne veut finir la formation de Kaelyn, parce que c'est une fille et elle doit penser à se marier, fonder une famille.
A partir de là, j'ai eu un peu peur de la suite de l'histoire. J'ai eu peur de tomber dans le machisme, les clichés et autres. J'ai croisé les doigts pour que l'histoire ne tourne pas comme ça et ce fut avec une véritable joie que j'ai lu la suite qui s'annonçait très bien, loin des idées que je me faisais.
La fille du maître d'arme finit donc par s'enrôler dans l'armée de la libération qui doit partir pour Azman, un pays de cannibales esclavagistes et polygames, dans l'espoir de finir sa formation. Mais une fois sur place, ses camarades se font tuer et elle finit entre les mains d'un maître de guerre, Hadrian, qui la prend chez lui pour en faire une esclave. Ok, là aussi j'ai eu peur de la suite, je l'avoue. Mais une fois de plus, j'ai été étonnement surprise !
Plusieurs choses sont soulevées dans ce roman, mais deux m'ont marquée. Tout d'abord, la quête d'identité de notre héroïne. Tantôt fille du Nord, du côté des rouges, tantôt Azmanienne et de leur côté, elle est un peu comme ballottée entre ces deux pays et se cherche. Heureusement que Hadrian est là pour la guider, sinon elle serait vraiment perdue dans tout ce bazar. Ensuite, le rôle de la femme dans la société. Depuis nous avons beaucoup évolué, mais à l'époque de Kaelyn, la femme n'a pas vraiment de fonction, si ce n'est que de faire la popotte, se marier et s'occuper de ses enfants. Et pourquoi pas partager les rumeurs et autres radotages avec les copines dans les bains publics. Alors, une fille à l'armée, entourée de milliers d'hommes qui ne pensent qu'à la mettre dans leur lit parce qu'elle ne ressemble pas à une vache, c'est pas tellement la joie au camps. Ces deux sujets ont été parfaitement traités par Gabriel Katz, on a limite frôler le coup de coeur. Je pense m'intéresser dans un futur proche à ses autres publications, c'est un auteur prometteur.
Les personnages, dans leur complexité, leurs sentiments sont extrêmement bien travaillés. De plus, l'écriture fluide de l'auteur nous transportes, ce n'est clairement pas un livre compliqué à comprendre ou à lire, pas une seule fois je me suis arrêtée pour relire une phrase, pas une seule fois j'ai buté sur un mot, rien. Roman très visuel, on s'imagine très bien les scènes, l'action, mais aussi les différents lieux où Kaelyn se rendra.
Cette lecture a été une véritable surprise, j'ai passé un très bon moment en compagnie de nos héros et j'ai particulièrement aimé la fin. Je pense que c'est un livre que je relierais plus d'une fois !
(Et puis vous avez vu cette couverture? Elle est magnifique, mais Kaelyn n'est pas brune, mais rousse )