et nous avons découvert ensemble les garçons, la transformation de nos corps, le point de vue de l’autre, et l’infini réconfort de l’amitié.
C’est cette histoire que j’ai voulu raconter, avec les dessins de Cécile, peintre que j’admire et qui, comme Isabelle, est toujours mon amie chérie, plus de cinquante ans après notre rencontre. » A. J. Où l’on rencontre Mademoiselle Sahoute, la maîtresse-juge suprême, Couik, le caniche sans poils, des parents en plein apprentissage de la liberté des années 70, l’exhibitionniste du Jardin des Plantes, les poupées Barbie et les Claudette, le premier amoureux (sur une balançoire), les enfants tyranniques… Autant de personnages qui façonnent le quotidien de « Mademoiselle Chichi », surnom donné par une maîtresse à la petite Agnès.
Pour la première fois, Agnès Jaoui prend la plume et raconte : l’amitié, d’abord, indéfectible mais aussi faite de rivalités, d’étonnements, de trahisons. L’apprentissage de son genre, joyeux ou angoissant, empreint de doutes et d’injonctions parfois douloureuses. Et les humiliations scolaires, les codes sociaux, le mépris de classe, tout ce qui a forgé sa personnalité convaincue et déterminée. Tendre, cocasse, absolument personnel, l’ouvrage prend vie avec les illustrations de Cécile Partouche, pleines d’esprit et de sensibilité.
C’était sans aucun doutes un livre très touchant, on suit Agnès Jaoui qui raconte son enfance et son expérience avec la sexualisation du corps des femmes dès son plus jeune âge. C’est abordé avec une voix très enfantine qui est un peu déroutante (voire carrément étrange au début)
C’est un peu dur de se plonger dedans au début parce qu’elle commence par un portrait un peu caricatural de l’expérience immigrée, c’est un peu superficiel. Mais finalement en progressant dans le livre, le point de vue enfantin complètement assumé est devenu moins dérangeant et même assez apaisant. Son histoire et la dernière phrase sont assez impactant et touchant, on rentre vraiment dans son intimité (presque un peu trop certaines fois). Enfin, c’était un chouette bout de livre à lire, malgré mes hésitations au début.
Par contre les illustrations c’est horrible, faites pas ça svp. Ça m’a tellement rebuté, j’enlève une ⭐️.
Comme souvent, j’ai été touchée par le côté autobiographique du livre, ainsi que par la simplicité avec laquelle il se lit — une heure tranquille, un dimanche matin, suffit à le parcourir. Ce qui m’a marquée, ce sont surtout les reviviscences qu’elle partage. Je me demande si elles sont aussi précises parce qu’elle écrivait déjà plus jeune, ou si ce sont des événements qui l’ont tellement percutée qu’ils sont restés gravés.
À travers son récit, on est une fois de plus confronté à la fréquence des abus sexuels chez les jeunes. Cela rappelle combien il est essentiel de faire tout ce qu’on peut pour éviter que cela se reproduise — et surtout, d’expliquer les choses le plus clairement possible aux enfants. On mesure à quel point le fait de ne pas comprendre certains mots, ou de ne pas les connaître au moment où elle en aurait eu besoin, l’a profondément marquée. Elle met en lumière cette difficulté à appréhender ce qu’on n’a pas encore les outils pour nommer.
On aurait aimé qu’elle aille plus loin, qu’elle développe davantage son propos. On reste un peu sur notre faim, comme si ce livre n’était qu’un aperçu, une sorte de bande-annonce d’un roman plus dense à venir.
Et pour finir, les illustrations sont un vrai plaisir : elles apportent une touche de gaieté au récit. On n’a plus tellement accès à ça une fois adulte — et ça fait du bien.
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Ce titre aguicheur, presque trompeur, est en réalité celui d’un petit livre très tendre sur l’enfance et la sortie de l’enfance avec de très belles illustrations de Cécile Partouche, qu’il ne faut pas oublier de citer ! Agnès Jaoui s’y raconte, pour la première fois je crois, dans ce qui l’a construite : son arrivée de la banlieue, l’école, les copines, la maîtresse, les codes sociaux, le regard de l’autre (« Il y les filles à qui tout va , qui auront toujours le bon vêtement, les bons cheveux, la bonne peau, et puis il y a les autres. »). Bref, tout ce qui se passe avant que « cette poitrine naissante [et] combien elle a été déterminante, qu'à partir d'elle le monde n'a plus été le même ».
"t nous avons découvert ensemble les garçons, la transformation de nos corps, le point de vue de l’autre, et l’infini réconfort de l’amitié.
C’est cette histoire que j’ai voulu raconter, avec les dessins de Cécile, peintre que j’admire et qui, comme Isabelle, est toujours mon amie chérie, plus de cinquante ans après notre rencontre. » A. J. Où l’on rencontre Mademoiselle Sahoute, la maîtresse-juge suprême, Couik, le caniche sans poils, des parents en plein apprentissage de la liberté des années 70, l’exhibitionniste du Jardin des Plantes, les poupées Barbie et les Claudette, le premier amoureux (sur une balançoire), les enfants tyranniques… Autant de personnages qui façonnent le quotidien de « Mademoiselle Chichi », surnom donné par une maîtresse à la petite Agnès.
Pour la première fois, Agnès Jaoui prend la plume et raconte : l’amitié, d’abord, indéfectible mais aussi faite de rivalités, d’étonnements, de trahisons. L’apprentissage de son genre, joyeux ou angoissant, empreint de doutes et d’injonctions parfois douloureuses. Et les humiliations scolaires, les codes sociaux, le mépris de classe, tout ce qui a forgé sa personnalité convaincue et déterminée. Tendre, cocasse, absolument personnel, l’ouvrage prend vie avec les illustrations de Cécile Partouche, pleines d’esprit et de sensibilité."
J'ai lu « La taille de nos seins » avec beaucoup de curiosité et j'ai été émue par l'honnêteté et l'humour avec lesquels Agnès Jaoui raconte ses souvenirs d'enfance. Ce livre m'a fait réfléchir à la façon dont nos expériences de jeunesse, avec leurs joies, leurs peines, leurs culpabilités et leurs secrets, contribuent à façonner l'adulte que nous sommes aujourd'hui, tout en préservant l'enfant qui est en nous.
Au début, j'ai trouvé la narration des enfants un peu déconcertante, mais elle est devenue progressivement rassurante et m'a permis de m'immerger pleinement dans l'univers de l'autrice. Agnès Jaoui traite avec franchise et sensibilité de la sexualisation précoce du corps féminin. Sa capacité à capturer l'essence de cette période cruciale de la vie avec tant de simplicité et de sincérité m'a profondément touchée.
Dans l'ensemble, « La taille de nos seins » est un livre puissant qui m'a invitée à réfléchir à la construction de l'identité féminine et aux expériences qui façonnent notre relation au monde. Les illustrations ajoutent une dimension visuelle inestimable au livre, ce qui en fait un beau cadeau ainsi qu'une lecture enrichissante.
les souvenirs des faits de notre enfance, les joies, les peines, les culpabilites, les secrets et les accidents ainsi que notre rapport aux autres font en grande partie l'adulte que nous sommes ainsi que l'enfant qui sommeille en nous
The memories of the events of our childhood, the joys, the sorrows, the guilt, the secrets and the accidents as well as our relationship with others largely make up the adult that we are like the child within us
Magnifique ! Ce livre relate avec humour et honnêteté les souvenirs d’enfance de l’auteur, tout en faisant le lien vers l’actualité, le monde d’aujourd’hui. Les illustrations en font également un très bel objet à offrir.
Livre très mimi qui se lit facilement et rapidement. J’aurais aimé qu’il soit un peu plus développé, mais le côté autobiographique m’a beaucoup touchée et je m’y suis pas mal identifiée.