Isabella Birdin matka kohti ainukulttuuria on ollut pitkä, eikä sinne asti olla vielä edes päästy. Ensi osassa sitten? Joka tapauksessa, heti alussa minut hurmannut sarja on jatkunut laadukkaana ja kiinnostavana. Jos tsekkaat yhden tämän hetken mangasuomennoksen, tämä voisi olla aika varma valinta.
While the storytelling was excellent, I can't stand Maries. He got better later in the book, but in the beginning, he was so awful that reading was agony. His anger at Itō over his samples is so annoying; it was an accident. Itō could have said nothing to make the sailors save Maries's samples because the algae was more important to them; in the same way, Maries would have saved the samples instead of the kombu because it was more important to him!
I've read many manga lately and gained some fascinating insight into Japanese culture. This is the second book in a row where the Japanese character shows respect in a situation where most Westerners would probably confront the other person, and it helps solve their dispute.
L'heure du face-à-face avec Charles Maries, dont on apprend dans ce tome les origines modestes... et le cruel manque d'empathie. J'ai beaucoup aimé l'attitude digne et astucieuse d'Isabella face à elle, et la solidité de son amitié avec Ito !
Changement de ton et de dynamique dans ce tome qui rompt la routine en confrontant enfin Ito à ce qu’il fuit depuis le premier tome et en permettant à Isabella de voir ses horizons s’ouvrir encore un peu plus, rendant la lecture toujours aussi passionnante.
Depuis le début de la série, nous suivons quasi exclusivement le duo dans leurs pérégrinations dans le Japon d’autrefois et c’est une suite de petits chapitres illustrant les rencontres et découvertes faites au fil du chemin. Mais ici, la teneur est différente et à l’heure où l’héroïne va s’engager dans l’ultime chapitre de son voyage, le plus dangereux, cette pause bien que corsée fait un bien fou. J’aime quand on ne s’encroûte pas et qu’on me propose aussi de nouvelles dynamiques et surtout de nouvelles pistes de réflexions comme ici, c’est vivifiant.
Pour cela, il m’a cependant fallu faire face à un personnage des plus détestables, et ce peu importe son parcours et son vécu, cela n’excuse rien. Il s’agit bien sûr du patron d’Ito : Charles Maries, qui lui-même travaille pour la société anglaise Veitch qui importe toutes sortes de graines et boutures de plantes pour les amener en Angleterre et enrichir ceux qui sont déjà les plus fortunés… J’ai détesté ce personnage que j’ai trouvé particulièrement égoïste et injuste envers Ito mais également envers tous les autres. Il ne voit que son petit désir à lui et non tout ce qu’il ravage autour. Certes, il est passionné par les plantes et la nature. Certes, il apporte un regard neuf et révolutionnaire sur la culture au Japon, mais cela n’excuse rien.
Heureusement, c’est plus dans sa confrontation avec la belle Isabella que je me suis retrouvée, car cette rencontre ne pouvait que souligner encore un peu plus la belle âme de celle-ci et sa façon tellement plus humaine de considérer son prochain, tel un égal et non quelqu’un à soumettre. Deux visions du monde s’opposent ici, c’est donc très riche. L’autrice rend leurs échanges à la fois percutants et violents, pour ne pas dire effrayants. Elle en fait d’ailleurs peut-être un peu trop sur le côté sombre de Charles Maries et son acolyte, appuyant trop caricaturalement le trait à mon goût. Mais de ces échanges quelque chose va naître chez Isabella qui lui permettra encore de grandir comme ethnologue.
Enfin, nous arrivons ainsi petit à petit à la dernière étape de son voyage, probablement l’une des plus fascinantes car l’une des plus méconnues et l’autrice ménage son suspense jusqu’au bout, ajoutant des complications aux complications que rencontre déjà naturellement Isabella. En effet, l’affaire Ito étant réglée (avec astuce au passage ;)), elle compte se rendre désormais près du mythique peuple Aïnous, mais elle trouvera sur sa route, un jeune esprit aussi brillant que le sien qui a le même projet. Une course va-t-elle avoir lieu entre eux ? Ont-ils les mêmes ambitions et mêmes approches ? J’ai hâte de découvrir ce prochain chapitre de son aventure après cette petit pause.
Retour à la civilisation réussie dans ce tome qui démontre que ce n’est pas parce qu’on se revendique plus « civilisé » qu’on l’est. L’autrice nous montre ô combien le voyage d’Isabella ne fut pas un long fleuve tranquille et pas seulement à cause du pays où elle se trouve et de ses habitants. Sa confrontation avec une autre vision de la vie en la personne de Charles Maries, l’autre maître d’Ito, fut à la fois révoltante et éclairante. Une bonne préparation avant la dernière grande étape de l’héroïne que je suis très impatiente de suivre.
Ce manga nous fait le récit très romancé de l’expédition d’Isabella Bird à Hokkaidō, nous offrant une fenêtre intéressante sur le Japon de l’ère Meiji. Si le récit est un peu inégal, la qualité du dessin, précis et détaillé, est notable. L’ouvrage nous offre donc une lecture à la fois agréable, distrayante mais aussi très instructive. Un manga indispensable surtout pour les amateurs d’histoire et de culture Japonaise.