Mary Bell est une figure très populaire dans le true crime, notamment à cause de la violence de ses actes, pour une enfant si jeune.
J’ai beaucoup aimé la narration, qui nous fait voyager entre le présent et le passé, et qui permet de relater les faits, tout en donnant la possibilité à Mary Bell d’avoir un point de vue plus « adulte » sur la situation.
Les événements traumatiques qu’elle a vécu sont écrits de manière très poignante, et tirent vraiment sur le cœur.
La question reste toujours en suspens : Nait-on tueur, ou le devient on?
Résumé : Mary Belle, c’est une enfant qualifiée de démoniaque ; pour cause, à 10 ans,elle est condamnée à perpétuité pour le meurtre de deux autres enfants, plus jeunes qu’elle. Gitta Sereny, journaliste, tente de comprendre depuis longtemps ce qui se cache sous ce terrible fait divers ; vingt-sept ans après les faits, elle décide d’aide Mary Belle(libérée et mère d’une petite fille) à remonter le long de ses souvenirs, pour révéler une insoutenable vérité.
Avis : Je suis très mitigée sur cet album ; il m’arrive pourtant d’écouter des podcasts sur des serial killers ou autres charmants personnages (pas de jugement s’il vous plait), mais là, la construction du récit m’a parue fuyante, et par moment assez difficile à suivre (on navigue du passé au présent, en passant par l’imaginaire pour tenter d’éclaircir les zones d’ombres). Impossible de donner un avis sur l’histoire (puisqu’il s’agit de faits réels), sinon de constater que celle-ci prouve qu’on ne naît pas violent, on le devient.
🩸 une fillette meurtrière vs une journaliste en quête de vérité 🔦
entre présent et souvenirs, les planches de cette bd si bien construite ancre le lecteur dans la psychologie de Mary Bell qui a agi malgré elle, qu’on écoute aujourd’hui car personne n’a su l’entendre hier. j’ai été profondément touchée et parfois dégoûtée par l’histoire d’une enfant abandonnée par le système, qui n’aurait pas dû naître, et émue d’être aujourd’hui témoin d’une certaine justice. j’admire la journaliste qui est allée pêcher les faits, au-delà de tout préjugés. le passé ne justifie par les actes mais il prouve qu’il existe bien des racines du mal 💀.
It's weird to say, but when i finished the book i was glad i read it. I would never have picked it myself, because of the subject, and the cover, and the drawing style. The subject is very difficult, but it's so intelligently written... I loved the use of colors and the metaphorical backgrounds, and the 2 black pages were horrible, but so cleverly put.
Thank you for lending it to me Elise. I will not read it again, but i might catch myself thinking again on how brilliantly it was done (and i really hope, not about the story itself) (i had to watch a silly David Tennant romcom to remind myself there is good and whimsy out there at the same time as the horrors occuring in the book)