Poursuivant ma découverte de ces amusants albums revisitant l’univers des Mickey de mon enfance, voici celui du printemps 2024, un savoureux récit de SF rétro à la sauce super-héros.
Derrière, on retrouve Johan Pilet, que j’avais pu découvrir il y a quelques années avec le poétique Ninn, et Nicolas Pothier qui vient de dessiner l’excellent Fantomiald, que j’ai adoré en tout début d’année. Je suis donc ravie de le retrouver ici pour une nouvelle aventure tout aussi drôle et cocasse où son sens du rythme fera des merveilles.
La recette de ce nouvel album, on la connaît : une alliance de super-vilains contre une alliance de super-héros ; et les camps, on les connaît aussi : dans le premier, les ennemis de Mickey des Rapetou en passant par Pat, et dans le second ses amis, avec des rôles qui leur vont bien 😉 Le cadre : une ville futuriste mais rétro où un Fantôme sème la zizanie avant de se faire arrêter délibérément pour aller libérer ses petits copains d’une prison de haute sécurité et imaginer un plan encore plus vaste que notre cher Mickey va vouloir contrecarrer.
C’est drôle, loufoque, bien pensé, jouant sur de grands classiques indémodables, avec le héros que tout le monde vénère puis réprouve, qui agit dans l’ombre, va dans des labos secrets, se retrouve à lutter contre le crime avec ses amis et de super gadgets. Les auteurs jouent à merveille des codes qu’on attribue désormais à chacun de ces personnages ce qui rend la lecture très rigolote. Il truffe également le récit de jeux de mots truculents à base d’acronymes tous plus loufoques les uns que les autres. Les dessins de Nicolas Pothier, qui s’est approprié cet univers, surfent sur cette ancienne SF désormais rétro avec canon laser, moyen de communication qui ressemblent à des télécommandes ou joystick, tenues – combi de super héros façon astronautes, alien dans le plus pur style de l’époque et j’en passe. C’est vraiment savoureux à lire et regarder.
Cela se lit également sans faim. Il n’y a rien de surprenant mais le sens du rythme est excellent et l’histoire rebondit sans cesse d’une scène à l’autre pour nous emmener toujours plus loin, tout en restant dans la galaxie Disney. C’est très bien mené et cela a de quoi plaire aux plus petits comme aux grands. L’aventure ne manque vraiment de rien.
J’ai donc passé un excellent moment avec ce nouveau Mickey plus futuriste que les précédents, m’emmenant à la fois dans des souvenirs d’enfance et une revisite de la SF à la papa et des super-héros d’autrefois que j’ai beaucoup aimé. Nicolas Pothier en caméléon qu’il est en a parfaitement endossé le costume et j’ai adoré la loufoquerie et les jeux de mots de Johan Pilet. Bravo, les gars !