Charlie Muskrat part chasser l’orignal. Bien décidé à ne pas revenir bredouille, il se retrouve à Prince Albert au volant de son fidèle pick-up, Tonnerre, avec une carabine Winchester sous le siège du passager, un réservoir d’essence à moitié vide, un thermos de café à moitié plein, un fond de sac de Cheezies et l’envie irrépressible de continuer vers le sud.
En compagnie d’autostoppeurs venus du monde des mythes et des histoires anciennes – le Trickster, Wesakicak, les dieux de l’Olympe, écrivains, philosophes et politiciens –, Charlie roule sa bosse au son des chansons gospels de Johnny Cash et au rythme cahoteux de sa propre mémoire défaillante.
On part en voiture avec Charlie dans une histoire avec beaucoup d’humour, mais en même temps, qui aborde énormément de sujets importants en lien avec les différentes communautés autochtones.
Si au départ je me laissais porter sans comprendre tout à fait où ça s’en allait, j’étais intriguée.
Au final j’ai été touchée par l’histoire de Charlie. Un format original qui mélange la culture et l’histoire des communautés autochtones avec du réalisme magique et une quête de soi.
Un peu éparpillé pour moi, mais histoire intéressante sinon. Les personnages étaient attachant.es, le sous texte intéressant. Pas exactement ce à quoi je m’attendais mais pas pire lecture quand même!
In Charlie Muskrat, Harold Johnson deftly weaves together traditional, modern and post-modern modes of storytelling to create a novel which is funny, moving, and profound, not so much by turns as all at once. What begins as a short hunting trip (Charlie Muskrat setting off from his northern Saskatchewan home in his truck Thunder with a thermos of coffee, a bag of cheezies, and a shotgun, in the hope of sighting a moose from the road) becomes, with the intervention of Wesakicak (the trickster figure of Cree legend), a cross-Canada road trip. While Charlie encounters police officers, border guards, officials from the department of Indian affairs, and a prison chaplain, among others, Wesakicak chats with Hermes, Socrates, the Muses, and Jesus in his quest to sort out what's to become of Charlie. And occasionally, a writer named Harold Johnson drops in on the narrative, getting cagey when Charlie asks him what he's working on these days. Perhaps my favourite scene in the book is one in which a university student sitting in a Winnipeg bus shelter reading a novel titled Charlie Muskrat by Harold Johnson looks up to see Charlie skidding though an icy intersection in his truck. She offers him a cheerful wave and turns back to her book leaving him to wonder how she knows him. I so enjoyed travelling cross-country with Charlie Muskrat that, when I finished the book, I flipped back to the beginning and read it again. (Disclosure: Harold is a friend of mine and we're both published by the same small press.)
Such delight in this book! From the fact that Charlie can never remember his wife's name and keeps calling her different names, to the meeting of Wesakicak with the Greek gods on Mount Olympus, to the characters encountering Harold Johnson (the author) in the storyline in the book, to Charlie being turned back at the border (you need a hand gun and a bible to enter the US)... to taking some of the more serious instances of systemic racism in Canada and turning it into humour - like when Charlie leaves his truck parked outside of Saskatoon, and goes downtown Saskatoon for some soup, and wonders how he will get back to his truck... he just has to start staggering around like he has had too much to drink, and the police drop him off outside of town near the power plant... 50 feet from his truck! A story, in the end, about survival and acceptance and love. "That's just the way Charlie is" says his wife.
Charlie Muskrat prend la route afin de chasser de quoi nourrir la famille en visite. Cette courte absence se transformera en un long voyage ponctué d’imprévus (et de Cheezies). De Prince Albert à Toronto, Charlie se retrouvera ainsi mêlé à toutes sortes de situations, dormant tantôt dans son camion, tantôt dans un hôtel de luxe. Au cours de ce voyage imprévu, Charlie rencontrera beaucoup de gens qui auront des discussions philosophiques avec lui et qui l’emmèneront à réfléchir aux décisions qui ont jalonné sa vie.
Voici un roman de route dans lequel se mêlent réalisme magique, mythologie et spiritualité autochtone, au rythme de chansons gospel de Johnny Cash! Une jolie aventure racontée par un auteur originaire de la Saskatchewan, Harold Johnson. Traduit de belle façon par Daniel Grenier.
Mais quelle belle histoire. Une histoire digne d’un narratif Premiers Peuples avec sa façon de nous faire réfléchir par les aventures de personnages réalistes et des ajouts mythiques. Charlie et sa quête de réponses, ils croisent des personnages qui nous percutent, nous font grincer des dents, nous font rire, nous donnent envie de pleurer ou de serrer fort nos enfants et grands parents. Des réflexions sur le sens de la mort, du travail, de l’amitié, du colonialisme, de la bureaucratie, de l’identité, de la religion et la spiritualité, de tellement de choses!! Je vois ce livre comme une œuvre qui peut vraiment nous questionner sur nos valeurs et notre mission de vie. Quelle route vais-je prendre? Ou me mènera t elle? Un grand coups de cœur ❤️
Si je devais résumer en quelques mots ce roman, je dirais la version autochtone de Don Quichotte, avec un tout petit peu d'Alice au Pays des Merveilles 🤪.
Je dois avouer que ça m'a pris presque la moitié du récit avant d'embarquer dans cette histoire déroutante où l'absurde et le surnaturel sont très amusants. C'est à partir du moment où un personnage plutôt étonnant fait sa deuxième apparition que le tout a commencé à prendre forme pour moi et donc, j'ai mieux apprécié la suite.
4.5 ⭐️ Charmant et bouleversant, épique et mythologique, facile à lire et postmoderne, ce roman d'Harold Johnson coche toutes les cases. La traduction de Daniel Grenier, finaliste pour le Prix littéraire de la Gouverneure générale, est excellente, rendant le roman très agréable à lire, même traduit.
Un conte initiatique intéressant qui questionne la place de la spiritualité chez les autochtones d’aujourd’hui. Avec humour et irrévérence, l’auteur critique le colonialisme et la vision qu’ont les blancs des peuples des premières nations.
J'ai beaucoupaimé les passages plus réalistes. Le '' réalisme magique '' (?) moins ma tasse de thé. J'ai appris certaine chose sur les réalités autochtone , que j'ai oublié de noter donc que je n'ai pas retenu, mais que j'ai apprécié sur le coup.
I enjoyed reading this short story but seemed to get lost from time to time. But, will try another of this authors books because I still enjoyed the written words.
Ce livre est vraiment intrigant du début à la fin. On suit Charlie, a bord de son pickup et il nous amène a travers toutes sortes d'aventures mariant realité et mythologie. Je ne m'étais pas du tout attendu à ça. J'ai beaucoup aimé même si j'étais parfois un peu perdue.