Un jour, le journaliste Alexandre Kauffmann interviewe un psychopathe meurtrier qui a passé quarante ans enfermé dans différentes “unités pour malades difficiles” (UMD) françaises. Dans l’un de ces lieux fermés et méconnus, le meurtrier lui dit avoir côtoyé “l’homme le plus dangereux” qu’il ait jamais rencontré. Alexandre Kauffmann se met en tête de retrouver cet homme dangereux. Une quête titanesque qui, pendant deux ans, va le mener dans des archives judiciaires, une salle de boxe et va surtout le plonger en immersion dans plusieurs UMD. Sa “cible” semble toujours lui échapper jusqu’à ce que le journaliste apprenne que cet homme pourrait bientôt être libéré… Un face à face devient possible. Une question vertigineuse se pose : quand relâche-t-on un homme jugé irresponsable de ses actes ?
Alexandre Kauffmann est à la fois romancier et reporter (Géo, Le Monde, Les Echos). Ce chasseur d’histoires vraies a déjà publié aux éditions Goutte d’Or Surdose (2018) et La mythomane du Bataclan (2021), livre qui est devenu une série pour HBO.
C’était un livre particulièrement intéressant pour se faire un avis sur le système des UMD en France et pour comprendre si l’on peut réhabiliter ou non ce qui en font partie. C’était bien écrit, j’ai vriament apprecié.
Au cœur du livre « Un homme dangereux » d’Alexandre Kauffmann se trouve le parcours hors norme de Bosco Gonda, un homme dont la vie a été marquée par la violence et la maladie mentale. Né en République Démocratique du Congo, Bosco arrive en France avec sa famille dans les années 1980. Son enfance et son adolescence dans la banlieue toulousaine semblent relativement paisibles, bien qu’il subisse la brutalité de son père. La suite de ma chronique sur mon blog : https://lemondedupolar.com/enquete-su...
C'est non. Je met deux étoiles pour l'intérêt de la recherche et les questions qui me sont venues (le droit des victimes d'être nommé comme victime, le système de santé en France...). Mais l'auteur ne m'a paru ni à la hauteur de sa recherche ni respectueux (si on oublie la dernière des dernières phrases). Je suis heureuse d'avoir fini ce livre pour passer à autre chose ✋😐
Un récit journalistique passionnant sur les traces d'un patient en UMD (unités pour malade difficile). On peut regretter quelques facilités narratives mais on ne lâche pas le livre, riches de portrait de patients inoubliables.
Ce livre m’a vraiment changé de mes lectures habituelles. Je lis rarement ce genre de récit, mais j’ai adoré découvrir ce monde-là, surtout à travers le regard d’un journaliste. Ça m’a tellement intéressé que ça m’a même donné envie de faire des études dans ce domaine, tellement c’est fascinant d’en apprendre plus sur ce type d’enquêtes, mais aussi sur le fonctionnement des unités pour malades difficiles (UMD). On suit une enquête à mi-chemin entre le présent (le temps de l’enquête journalistique) et le passé (les crimes commis par les patients enfermés). L’auteur, Alexandre Kauffmann, nous plonge dans le quotidien de ces unités où sont envoyés les malades les plus violents. Le personnage de Bosco Gonda, qu’il tente de rencontrer, rend le récit encore plus intrigant. J’ai trouvé ça passionnant de voir comment certains patients parlent de leurs crimes (parfois très violents, voire cannibales) avec une froideur qui fait froid dans le dos, alors que d’autres préfèrent tout refouler. Malgré la gravité du sujet, le livre n’est pas dans le sensationnel. Il reste humain, parfois même plein d’espoir, car certains malades arrivent à se stabiliser et peuvent retourner peu à peu vers une vie normale. Le style est simple, les chapitres sont courts, et on sent bien que l’auteur a passé beaucoup de temps sur le terrain. Il partage ses rencontres, ses peurs, ses surprises… C’est ce qui rend le récit vivant et accrocheur. On apprend aussi beaucoup sur la psychiatrie en France, et sur cette grande question : comment juger quelqu’un qui est fou au moment de commettre un crime ?