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Toronto jamais bleue
En suivant le quotidien d’Hannah, jeune itinérante de Toronto qui rêve de bord de mer alors qu’elle dérive de rue en rue, puis le tangage de Carol qui accouchera dans une ruelle putride, et enfin le va-et-vient de quatre prostituées dans l’après-force de l’âge qui partagent logis, malheurs, vieux clients et petits bonheurs de l’art brut, le roman traverse les jours et les nuits de femmes libres et sans compromis.
- GenresFiction
200 pages, Paperback
Published February 14, 2024
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Community Reviews
Displaying 1 - 30 of 60 reviews
February 25, 2024
Coup de coeur. ❤️
Dans ce livre, on suit Hannah, une jeune itinérante, qui tente difficilement de survivre à la rue. En manque et sans argent, elle se retrouve, sans le vouloir, sous l’emprise d’un homme sans pitié qui l’utilisera.
On suit aussi Carol, une femme sortie d’un refuge qui peine à se traîner et qui donnera naissance dans une ruelle.
Et en alternance, il y a l’histoire de Mama, Bridget, Jordan et Dakota, quatre femmes qui se sont trouvés. Quatre femmes qui ont l’âge du repos et de la tranquillité mais qui, pour survivre, continuent d’arpenter les rues afin d’offrir leur service à des hommes sans scrupule.
J’te jure, c’est un esti de coup de poing en pleine face ce livre. Tu n’auras jamais rien lu de pareil !
L’autrice nous plonge tête première dans la misère. Celle sur laquelle on détourne le regard. Celle qu’on évite lorsqu’on la croise. Celle qui répugne et pour laquelle, il n’y a aucune empathie.
Ses mots décrivent avec une justesse déstabilisante la détresse et la souffrance.
Les scènes sont si réalistes qu’on a l’impression que les pages du livre sont imprégnées des odeurs nauséabondes qui y sont décrites.
On peut facilement imaginer les blessures purulentes de ces femmes, les endroits crasseux dans lesquels elles traînent et les actes obscènes auxquels elles se livrent.
C’est confrontant et souvent même, dégoûtant.
Le chapitre qui m’a le plus dérangé est celui où Carol accouche dans un ruelle. Elle commet l’impensable envers son nouveau-né. En plus d’être secoué, j’étais en tabarnak ! Mon coeur de maman ne pouvait tolérer autant de douleur et d’horreur. J’avais la nausée tellement l’intérieur me shakait. (On se rappel que j’ai accouché il y a quelques mois.)
La fin est déchirante. On essaie de ne pas imaginer le pire mais y-a-t’il vraiment de l’espoir ?
C’est un livre qui va m’habiter longtemps.
À mettre dans ta pal si tu as le coeur solide !
Dans ce livre, on suit Hannah, une jeune itinérante, qui tente difficilement de survivre à la rue. En manque et sans argent, elle se retrouve, sans le vouloir, sous l’emprise d’un homme sans pitié qui l’utilisera.
On suit aussi Carol, une femme sortie d’un refuge qui peine à se traîner et qui donnera naissance dans une ruelle.
Et en alternance, il y a l’histoire de Mama, Bridget, Jordan et Dakota, quatre femmes qui se sont trouvés. Quatre femmes qui ont l’âge du repos et de la tranquillité mais qui, pour survivre, continuent d’arpenter les rues afin d’offrir leur service à des hommes sans scrupule.
J’te jure, c’est un esti de coup de poing en pleine face ce livre. Tu n’auras jamais rien lu de pareil !
L’autrice nous plonge tête première dans la misère. Celle sur laquelle on détourne le regard. Celle qu’on évite lorsqu’on la croise. Celle qui répugne et pour laquelle, il n’y a aucune empathie.
Ses mots décrivent avec une justesse déstabilisante la détresse et la souffrance.
Les scènes sont si réalistes qu’on a l’impression que les pages du livre sont imprégnées des odeurs nauséabondes qui y sont décrites.
On peut facilement imaginer les blessures purulentes de ces femmes, les endroits crasseux dans lesquels elles traînent et les actes obscènes auxquels elles se livrent.
C’est confrontant et souvent même, dégoûtant.
Le chapitre qui m’a le plus dérangé est celui où Carol accouche dans un ruelle. Elle commet l’impensable envers son nouveau-né. En plus d’être secoué, j’étais en tabarnak ! Mon coeur de maman ne pouvait tolérer autant de douleur et d’horreur. J’avais la nausée tellement l’intérieur me shakait. (On se rappel que j’ai accouché il y a quelques mois.)
La fin est déchirante. On essaie de ne pas imaginer le pire mais y-a-t’il vraiment de l’espoir ?
C’est un livre qui va m’habiter longtemps.
À mettre dans ta pal si tu as le coeur solide !
Read
April 14, 2024Yikes que c’est rough comme roman.
Un roman qui aborde les situations d’itinérance au travers de plusieurs personnages. On suit 6 femmes qui vivent de violence, de drogues et de pas grand-chose.
L’ambiance est puissante. Les détails sont précis et ça sent le vécu. C’est définitivement un milieu que l’autrice a très bien analysé. La différence passe dans la précision des détails et dans le quotidien « ordinaire » des personnes en situation d’itinérance.
Les chapitres avec Carol m’ont tué.
Sujet qui touche mes cordes sensibles.
Seul hic personnel , trop de personnages à suivre pour mes goûts. Par contre, j’apprécie toujours quand il y a connexion entre les histoires.
Un roman qui aborde les situations d’itinérance au travers de plusieurs personnages. On suit 6 femmes qui vivent de violence, de drogues et de pas grand-chose.
L’ambiance est puissante. Les détails sont précis et ça sent le vécu. C’est définitivement un milieu que l’autrice a très bien analysé. La différence passe dans la précision des détails et dans le quotidien « ordinaire » des personnes en situation d’itinérance.
Les chapitres avec Carol m’ont tué.
Sujet qui touche mes cordes sensibles.
Seul hic personnel , trop de personnages à suivre pour mes goûts. Par contre, j’apprécie toujours quand il y a connexion entre les histoires.
September 15, 2024
Okkkkkk!!! Quelle éprouvante lecture.
Généralement, les romans de cette épaisseur, je les lis d'une traite. Pas celui-ci! Malgré que ce soit tellllllement bon, les petites pauses étaient nécéssaires.
Je ne sais pas pourquoi, mais je me suis rapidement attachée à Hannah. Je me surprenais à avoir hâte aux chapitres où il était question d'elle. Ne vous méprenez pas, les histoires des autres femmes aussi étaient terribles, captivantes, importantes, mais celle d'Hannah avait un petit je ne sais quoi qui m'a pogné par les tripes.
Ce roman, c'est cru, c'est rough. L'autrice ne passe pas par 4 chemins pour nous refléter la réalité de ces 6 femmes. On parle de violence, de viols, de drogue, de prostitution, de traumatisme d'accouchement. Il y a des horreur qui se passent dans la rue que je n'aurais jamais pu m'imaginer.
Lorsque vous ouvrirez ce roman, préparez-vous, vous n'en ressortirez certainement pas indemne.
⭐️⭐️⭐️⭐️
Généralement, les romans de cette épaisseur, je les lis d'une traite. Pas celui-ci! Malgré que ce soit tellllllement bon, les petites pauses étaient nécéssaires.
Je ne sais pas pourquoi, mais je me suis rapidement attachée à Hannah. Je me surprenais à avoir hâte aux chapitres où il était question d'elle. Ne vous méprenez pas, les histoires des autres femmes aussi étaient terribles, captivantes, importantes, mais celle d'Hannah avait un petit je ne sais quoi qui m'a pogné par les tripes.
Ce roman, c'est cru, c'est rough. L'autrice ne passe pas par 4 chemins pour nous refléter la réalité de ces 6 femmes. On parle de violence, de viols, de drogue, de prostitution, de traumatisme d'accouchement. Il y a des horreur qui se passent dans la rue que je n'aurais jamais pu m'imaginer.
Lorsque vous ouvrirez ce roman, préparez-vous, vous n'en ressortirez certainement pas indemne.
⭐️⭐️⭐️⭐️
September 1, 2024
Ouf! Mais quelle lecture!
C'est violent, c'est puissant, c'est confrontant, oui, c'est tout ça à la fois.
Mon coeur de femme a trouvé cette lecture difficile, mon coeur de mère encore plus.
On y suit Hannah, jeune itinérante dans les rues de Toronto, parallèlement au quotidien de prostituées plus agées. L'accouchement de Carol s'avère des plus troublant alors quelle doit donner la vie dans le pire des contextes.
Je n'ai pas pu lire ce roman d'un trait, j'ai eu besoin de pauses pour reprendre mon souffle tellement les thèmes abordés étaient difficiles et décrits afin que les images que l'on s'en fait ne laissent pas place à l'interprétation.
Un roman qui nous confronte dans notre chance d'avoir un doux quotidien et nous fait prendre conscience que l'univers de la rue est rempli de rough et de tristesse.
C'est violent, c'est puissant, c'est confrontant, oui, c'est tout ça à la fois.
Mon coeur de femme a trouvé cette lecture difficile, mon coeur de mère encore plus.
On y suit Hannah, jeune itinérante dans les rues de Toronto, parallèlement au quotidien de prostituées plus agées. L'accouchement de Carol s'avère des plus troublant alors quelle doit donner la vie dans le pire des contextes.
Je n'ai pas pu lire ce roman d'un trait, j'ai eu besoin de pauses pour reprendre mon souffle tellement les thèmes abordés étaient difficiles et décrits afin que les images que l'on s'en fait ne laissent pas place à l'interprétation.
Un roman qui nous confronte dans notre chance d'avoir un doux quotidien et nous fait prendre conscience que l'univers de la rue est rempli de rough et de tristesse.
January 16, 2025
197 pages de misère humaine !
August 13, 2024
Ben voyons 🥺🥺
February 1, 2025
Livre très difficile à lire, pourtant lu d’une traite.
Marie-Hélène Larochelle jette un regard sensible, informé, sans jugement ni épanchements sur ces femmes invisibilisées par la société, qui se sont fait deal une main très particulière dans la rue en raison même de leur condition féminine.
Écorchées par la vie mais quand même animées par un fort instinct de survie, sans illusion aucune, “Elle ne pense pas à appeler à l’aide, sa vie lui a appris que ce n’est jamais une option”.
J’ai choisi le mot fenêtre parce que c’est pas un format introduction-péripéties-dénouement. On accompagne plutôt la vie de ces femmes le temps de quelques pas, le temps de s’ouvrir le coeur et la tête et l’empathie, de voir beaucoup de souffrance mais aussi de la force et un peu de beauté dans la fange.
La plume se fait judicieusement discrète.
Marie-Hélène Larochelle jette un regard sensible, informé, sans jugement ni épanchements sur ces femmes invisibilisées par la société, qui se sont fait deal une main très particulière dans la rue en raison même de leur condition féminine.
Écorchées par la vie mais quand même animées par un fort instinct de survie, sans illusion aucune, “Elle ne pense pas à appeler à l’aide, sa vie lui a appris que ce n’est jamais une option”.
J’ai choisi le mot fenêtre parce que c’est pas un format introduction-péripéties-dénouement. On accompagne plutôt la vie de ces femmes le temps de quelques pas, le temps de s’ouvrir le coeur et la tête et l’empathie, de voir beaucoup de souffrance mais aussi de la force et un peu de beauté dans la fange.
La plume se fait judicieusement discrète.
April 26, 2024
Quelle aventure, ce roman!
Si on lit pour vivre d'autres vies et développer notre empathie, enrichir notre vision du monde, eh bien il faut lire Marie-Hélène Larochelle. Ce roman est tellement dur pour le coeur, mais absolument nécessaire.
Je n'avais jamais très hâte de me plonger dans la vie de femmes itinérantes, prostituées, toutes exploitées d'une façon ou d'une autre par les hommes et le capitalisme. La longueur du roman, plutôt courte, m'a semblé appropriée pour le thème. J'ai toutefois vécu une gamme d'émotions et de réflexions très riches durant ma lecture qui me suivent déjà chaque jour quand je croise des personnes démunies dans mon quartier.
J'ai apprécié que le roman se passe concrètement dans une grande ville canadienne. Les noms des rues, les parcs, les endroits m'étaient un peu familier et je trouve qu'on ne voit pas cela assez souvent dans la littérature francophone canadienne.
Les personnages sont si bien installés dans le récit, je me suis beaucoup attachée aux quatre travailleuses du sexe dans la soixantaine. Les histoires s'entrecroisent avec doigté et la fin m'a semblée absolument parfaite, bien qu'infiniment triste et difficile. Je trouve que l'autrice a énormément de talent et je la suivrai avec intérêt. Elle a décidément fait beaucoup de recherches ou d'entrevues pour arriver à décrire la réalité de la rue et de l'oppression de façon aussi réelle. On dirait qu'au fond de moi, j'aurais voulu qu'au moins un personnage ait l'espoir de s'en sortir, hélas... mon petit conte de fées interne sans doute.
Si on lit pour vivre d'autres vies et développer notre empathie, enrichir notre vision du monde, eh bien il faut lire Marie-Hélène Larochelle. Ce roman est tellement dur pour le coeur, mais absolument nécessaire.
Je n'avais jamais très hâte de me plonger dans la vie de femmes itinérantes, prostituées, toutes exploitées d'une façon ou d'une autre par les hommes et le capitalisme. La longueur du roman, plutôt courte, m'a semblé appropriée pour le thème. J'ai toutefois vécu une gamme d'émotions et de réflexions très riches durant ma lecture qui me suivent déjà chaque jour quand je croise des personnes démunies dans mon quartier.
J'ai apprécié que le roman se passe concrètement dans une grande ville canadienne. Les noms des rues, les parcs, les endroits m'étaient un peu familier et je trouve qu'on ne voit pas cela assez souvent dans la littérature francophone canadienne.
Les personnages sont si bien installés dans le récit, je me suis beaucoup attachée aux quatre travailleuses du sexe dans la soixantaine. Les histoires s'entrecroisent avec doigté et la fin m'a semblée absolument parfaite, bien qu'infiniment triste et difficile. Je trouve que l'autrice a énormément de talent et je la suivrai avec intérêt. Elle a décidément fait beaucoup de recherches ou d'entrevues pour arriver à décrire la réalité de la rue et de l'oppression de façon aussi réelle. On dirait qu'au fond de moi, j'aurais voulu qu'au moins un personnage ait l'espoir de s'en sortir, hélas... mon petit conte de fées interne sans doute.
October 7, 2024
Dur, brutal, dégoûtant. Un roman coup de poing!!
January 22, 2025
C’est un livre qu’il vaut mieux lire dans une période heureuse de sa vie tellement il est dure à lire. Puisqu’il décrit le monde de la rue, il fallait s’y attendre
January 25, 2025
3.5 ⭐️ Très différent de ce que je suis habituée de lire, j’ai été transportée dans ce monde brutal de l’itinérance et la prostitution. Lecture très poignante et difficile à lire par moment.
February 5, 2026
Lecture vraiment intéressante qui nous permet de porter un regard sur des femmes de la rue. On se retrouve face à la misère, sans complaisance. L’autrice a bien réussi à rendre la réalité des femmes démunies visibles grâce à ce livre.
January 21, 2025
Encore une fois, une lecture difficile mais nécessaire. Ce roman est le premier lauréat du prix Jeanette Bertrand et pour cause. Il met de l'avant le quotidien de femmes vivant dans la misère,la vraie mais aussi une vie de violence. Les détails sont crus, mais réels pour ces femmes en marge de la société, qu'elles soient itinérantes, prostituées, vieillissantes, exploitées. Ce sont des femmes que la société tant à oublier, l'autrice leur donne ici une voix. L'action se déroule à Toronto, mais ça pourrait être Montréal.
August 21, 2026
« Bridget est fatiguée de cette vie. Fatiguée des coups. Fatiguée de ces hommes interchangeables, qui veulent tous la même chose, qui s’excitent des mêmes mots gémis tant de fois. Ces corps velus, mous, sans visage. Des pseudonymes qui s’inventent une carrière, une autorité, pour combler les trous de leur quotidien. Leurs peaux moites qui se tendent sous sa main, qui puent le manque, transpirent la misère. Les sexes dressés comme des trophées de chasse pourris. Des hommes, jetables, indistincts. »
Ce livre québécois très ancré dans Toronto me parlait depuis un moment, mais son thème sombre et ses propos lourds ont fait que j’ai mis du temps avant de me sentir prête à finalement le lire. Je devais attendre d’être prête émotionnellement. Je ne l’étais pas. Je ne l’aurais jamais été.
C’est une lecture très dure, qui ne va pas mâcher ses mots. Une narration en chorale particulièrement crue qui ne va prendre aucun détour pour raconter la vie de ces trois groupes de femmes. Que ce soit les quatre travailleuses du sexe dans la fin de leur soixantaine qui vivent en colocation, la jeune Hannah sans habitat, ou la voix d’une autre enfant addict qui va se joindre à la sienne, et Carol qui va traîner son corps trop lourd pour elle dans les rues vers sa prochaine dose. L’autrice n’a pas peur des mots, de décrire la profonde misère, les odeurs, la drogue, le sexe, celui qui fait mal, qui profite et qui abuse, la drogue qui s’empare de nous, le corps qui nous lâche et qui fouille dans les poubelles. C’est très graphique, violent et dérangeant, mais ce n’est jamais gore. C’est réaliste. Et c’est ce qui dérange, c’est que ce soit aussi criant de vérité, d’une vérité qu’on s’efforce de ne pas voir.
J’avais vraiment espoir pour chacune d’elles, je voulais que ce livre finisse bien, tout en sachant que ça n’allait pas être le cas. Que l’autrice décrivait la vraie vie, crue et cruelle. Et la vraie vie n’est pas un conte de fées où une princesse enchantée vient nous sauver ou un chevalier courageux nous défendre des monstres. Dans la vraie vie, les monstres restent parce que c’est la société qui les crée. Mais ça m’a tout de même déchirée et j’aurais aimé un plus grand retour sur chaque personnage, spécialement sur Carol qui semble disparaître. Disparaître dans sa prochaine dose.
C’était un livre très dur, qui m’a semblé me prendre de l’énergie par sa sévérité. Par contre, j’ai trouvé que l’alternance entre les sexagénaires et Hannah était bien, car souvent, les colocataires étaient plus douces, montraient une solidarité, un amour et souvent, leur histoire était moins trash (sauf exception quand même), mais tout autant intéressante. Cela me donnait le temps de respirer un peu et m’a permis d’apprécier le roman. J’ai aussi trouvé que c’était une réalité très intéressante à montrer et qu’on voit très rarement, je dirais même littéralement jamais. Je pense que c’est le seul livre qui parle de travailleuses du sexe âgées. Pas juste âgées d’une trentaine d’années et qui sentent leur carrière se finir, mais des grands-mères âgées. Et j’ai trouvé qu’elle abordait le sujet super bien, sans jugement et de manière très réaliste. Sans les préjugés habituels. On peut voir que l’autrice connaît le milieu, en étant probablement intervenante dans les rues de Toronto.
Les personnages sont très bien faits, on les sent très humains et à aucun moment je ne les ai trouvés pathétiques ou je me suis fâchée de leur réaction, même quand Carol a fait l’impensable, l’autrice a réussi à me faire comprendre sa réaction. Elle n’a pas essayé d’attirer notre pitié, mais de simplement créer des personnes humaines et de décrire leur réalité, une vraie réalité. Elle ne les a pas infantilisées, ne les a pas invalidées dans leurs choix, ni essayé de les rendre lisses et parfaites (en mode, si elles sont dans la rue, prostituées ou droguées, c’est parce qu’elles ont eu une enfance difficile, un mari violent ou n’importe quel trauma.) C’était un ouvrage très féministe qui ne banalisait pas la femme et qui la rendait libre, mais dans les pires situations. Car elles avaient toutes une forme de liberté très pure, ultime. On montrait des femmes fortes qui se détachaient de ce que la société attendait d’elles et malgré les propos très durs, c’était aussi très intéressant à lire.
C’était très bien écrit, il y avait une très bonne fluidité entre les chapitres et bien que ce ne soit pas le genre de livre qui se lise rapidement, c’était très rythmé. C’était principalement narratif et descriptif, mais chaque section narrative avait sa portion de dialogue, surtout pour les dames, sauf pour Hannah où ce n’était que des dialogues rapportés, ce qui montrait bien son mutisme. Ses sections étaient muettes avec elle. J’ai d’ailleurs aimé qu’elle ne se mette pas miraculeusement à parler et que son mutisme ne nous soit pas réellement expliqué. Parce que ça ne nous concernait pas.
Bref, c’était un très bon livre que je recommande surtout pour s’ouvrir aux autres et à l’empathie, mais pour un public averti seulement.
Ce livre québécois très ancré dans Toronto me parlait depuis un moment, mais son thème sombre et ses propos lourds ont fait que j’ai mis du temps avant de me sentir prête à finalement le lire. Je devais attendre d’être prête émotionnellement. Je ne l’étais pas. Je ne l’aurais jamais été.
C’est une lecture très dure, qui ne va pas mâcher ses mots. Une narration en chorale particulièrement crue qui ne va prendre aucun détour pour raconter la vie de ces trois groupes de femmes. Que ce soit les quatre travailleuses du sexe dans la fin de leur soixantaine qui vivent en colocation, la jeune Hannah sans habitat, ou la voix d’une autre enfant addict qui va se joindre à la sienne, et Carol qui va traîner son corps trop lourd pour elle dans les rues vers sa prochaine dose. L’autrice n’a pas peur des mots, de décrire la profonde misère, les odeurs, la drogue, le sexe, celui qui fait mal, qui profite et qui abuse, la drogue qui s’empare de nous, le corps qui nous lâche et qui fouille dans les poubelles. C’est très graphique, violent et dérangeant, mais ce n’est jamais gore. C’est réaliste. Et c’est ce qui dérange, c’est que ce soit aussi criant de vérité, d’une vérité qu’on s’efforce de ne pas voir.
J’avais vraiment espoir pour chacune d’elles, je voulais que ce livre finisse bien, tout en sachant que ça n’allait pas être le cas. Que l’autrice décrivait la vraie vie, crue et cruelle. Et la vraie vie n’est pas un conte de fées où une princesse enchantée vient nous sauver ou un chevalier courageux nous défendre des monstres. Dans la vraie vie, les monstres restent parce que c’est la société qui les crée. Mais ça m’a tout de même déchirée et j’aurais aimé un plus grand retour sur chaque personnage, spécialement sur Carol qui semble disparaître. Disparaître dans sa prochaine dose.
C’était un livre très dur, qui m’a semblé me prendre de l’énergie par sa sévérité. Par contre, j’ai trouvé que l’alternance entre les sexagénaires et Hannah était bien, car souvent, les colocataires étaient plus douces, montraient une solidarité, un amour et souvent, leur histoire était moins trash (sauf exception quand même), mais tout autant intéressante. Cela me donnait le temps de respirer un peu et m’a permis d’apprécier le roman. J’ai aussi trouvé que c’était une réalité très intéressante à montrer et qu’on voit très rarement, je dirais même littéralement jamais. Je pense que c’est le seul livre qui parle de travailleuses du sexe âgées. Pas juste âgées d’une trentaine d’années et qui sentent leur carrière se finir, mais des grands-mères âgées. Et j’ai trouvé qu’elle abordait le sujet super bien, sans jugement et de manière très réaliste. Sans les préjugés habituels. On peut voir que l’autrice connaît le milieu, en étant probablement intervenante dans les rues de Toronto.
Les personnages sont très bien faits, on les sent très humains et à aucun moment je ne les ai trouvés pathétiques ou je me suis fâchée de leur réaction, même quand Carol a fait l’impensable, l’autrice a réussi à me faire comprendre sa réaction. Elle n’a pas essayé d’attirer notre pitié, mais de simplement créer des personnes humaines et de décrire leur réalité, une vraie réalité. Elle ne les a pas infantilisées, ne les a pas invalidées dans leurs choix, ni essayé de les rendre lisses et parfaites (en mode, si elles sont dans la rue, prostituées ou droguées, c’est parce qu’elles ont eu une enfance difficile, un mari violent ou n’importe quel trauma.) C’était un ouvrage très féministe qui ne banalisait pas la femme et qui la rendait libre, mais dans les pires situations. Car elles avaient toutes une forme de liberté très pure, ultime. On montrait des femmes fortes qui se détachaient de ce que la société attendait d’elles et malgré les propos très durs, c’était aussi très intéressant à lire.
C’était très bien écrit, il y avait une très bonne fluidité entre les chapitres et bien que ce ne soit pas le genre de livre qui se lise rapidement, c’était très rythmé. C’était principalement narratif et descriptif, mais chaque section narrative avait sa portion de dialogue, surtout pour les dames, sauf pour Hannah où ce n’était que des dialogues rapportés, ce qui montrait bien son mutisme. Ses sections étaient muettes avec elle. J’ai d’ailleurs aimé qu’elle ne se mette pas miraculeusement à parler et que son mutisme ne nous soit pas réellement expliqué. Parce que ça ne nous concernait pas.
Bref, c’était un très bon livre que je recommande surtout pour s’ouvrir aux autres et à l’empathie, mais pour un public averti seulement.
July 17, 2024
Un excellent roman avec une belle plume et un sujet bien traité. Les histoires se croisent avec brio. Ce livre est bouleversant et plonge au cœur de l’itinérance, de la prostitution et de la pauvreté. Il met particulièrement en lumière l’inégalité homme-femme, notamment à travers le défi des menstruations en situation d’itinérance. Un aspect banal pour beaucoup de femmes qui devient un véritable calvaire dans ces conditions. L’auteure a clairement fait de bonnes recherches, et cela se voit dans les détails.
December 17, 2025
4.5 ⭐
Un roman bouleversant comme j'en ai rarement lu.
C'est bien décrit, ça fait sentir plein de sensations avec des mots précis, on rentre dans la dimension des personnes à la rue dans un mode de survie.
Ce livre serait bon je trouve pour des adolescents proches de l'âge adulte, du moins il fait beaucoup réfléchir sur la consommation, les violences faites aux femmes, etc.
Chapeau à l'autrice.
Un roman bouleversant comme j'en ai rarement lu.
C'est bien décrit, ça fait sentir plein de sensations avec des mots précis, on rentre dans la dimension des personnes à la rue dans un mode de survie.
Ce livre serait bon je trouve pour des adolescents proches de l'âge adulte, du moins il fait beaucoup réfléchir sur la consommation, les violences faites aux femmes, etc.
Chapeau à l'autrice.
March 29, 2025
Ce n’est pas un sujet facile, ni une lecture facile.
Ces femmes en marge de la société sont seules et on des vies que je n’aurais jamais pu m’imaginer sans l’écriture précise de Marie-Hélène Larochelle.
Ces femmes en marge de la société sont seules et on des vies que je n’aurais jamais pu m’imaginer sans l’écriture précise de Marie-Hélène Larochelle.
August 6, 2025
C'est très cru, c'est difficile à lire par moments, mais c'est très bien écrit. Ce n'est définitivement pas pour tout le monde, ni à lire n'importe quand (il faut être dans un bon mood quand même), mais une telle incursion dans le monde de l'itinérance féminine avec toutes ses laideurs est quand même nécessaire pour se rappeler ses privilèges.
January 20, 2025
Roman qui nous fait bien sentir la misère de ces femmes itinérantes qui ont des vies encore plus difficiles que les hommes itinérants. Bien écrit.
April 18, 2025
Lecture très dure qui bouleverse. Très bien écrit. Aussi captivant que troublant.
June 9, 2025
Très bien écrit et super accrocheur. Dur sujet par contre. Difficile à lire par moments tellement c’est cru. Représentation réaliste de la vie rough, misérable et tellement injuste de ces femmes qui vivent de la prostitution « par choix » ou non. Ça pas d’allure ça me fait beaucoup de peine parce qu’elles sont tellement laissées à elles même et que les hommes c’est des gros dégeulasses parfois.
October 6, 2024
Le 25 septembre, je me suis offert ce livre de Marie-Hélène Larochelle, Toronto jamais bleue, pour la Journée des Franco-Ontariens et Franco-Ontariennes. Je n’en ai aucun regret. C’est un roman captivant et déchirant, centré sur la vie d’itinérantes et de travailleuses du sexe, ces femmes qui vivent en marge de la société dans la Ville Reine. Les citations dans l’épigraphe mènent bien dans l’atmosphère du roman. Il y en a même une de Doug Ford. L’histoire est intéressante, mais le style moins.
Si vous vous êtes déjà demandé ce que serait la vie dans la rue, ce qu’il vous arriverait si vous deveniez soudainement sans famille et sans le sou, comment vous réussiriez à survivre dans la grande ville, comment vous vous débrouilleriez, ce roman qui parle de femmes qui n’ont jamais eu la vie en rose, de celles pour qui le ciel est toujours gris, vous en donnera une petite idée.
Si vous vous êtes déjà demandé ce que serait la vie dans la rue, ce qu’il vous arriverait si vous deveniez soudainement sans famille et sans le sou, comment vous réussiriez à survivre dans la grande ville, comment vous vous débrouilleriez, ce roman qui parle de femmes qui n’ont jamais eu la vie en rose, de celles pour qui le ciel est toujours gris, vous en donnera une petite idée.
July 3, 2025
Un roman choral se déroulant dans le Toronto de la rue et de la pauvreté, qui suit les destins tragiques d’Hannah, de Carol et d’un groupe de vieilles travailleuses du sexe. Certaines finiront par se croiser, directement ou indirectement.
La lecture est difficile, car ce que vivent les femmes de ce roman est carrément inhumain : prostitution, viol, itinérance, abus, pauvreté, violence et j’en passe.
J’ai eu de la difficulté à embarquer, mais l’autrice écrit si bien que j’ai fini par être captivé par la résilience des personnages et j’espérais une fin heureuse pour, au moins, l’une d’entre elles. De plus, elle parvient à décrire de façon crue, graphique et vraie, ce qui rend la lecture encore plus immersive. On sent, à la fois au premier et au second degré, toute la misère humaine dans laquelle pataugent les personnages.
Petit point négatif : la fin trop expéditive
La lecture est difficile, car ce que vivent les femmes de ce roman est carrément inhumain : prostitution, viol, itinérance, abus, pauvreté, violence et j’en passe.
J’ai eu de la difficulté à embarquer, mais l’autrice écrit si bien que j’ai fini par être captivé par la résilience des personnages et j’espérais une fin heureuse pour, au moins, l’une d’entre elles. De plus, elle parvient à décrire de façon crue, graphique et vraie, ce qui rend la lecture encore plus immersive. On sent, à la fois au premier et au second degré, toute la misère humaine dans laquelle pataugent les personnages.
Petit point négatif : la fin trop expéditive
August 8, 2026
This book gives back humanity to those on the streets of Toronto. We are quick to walk away from them, clutch our bags closer, avoid eye contact... ignore, ignore, ignore. And it is completely understandable on our part because we FEAR the potential danger. What can we do? Honestly, the city of Toronto needs to BETTER manage these situations. We need to tackle the ROOT of addiction and mental illness. We shouldn't offer temporary initiatives as solutions on the streets instead of solving the core origin of the problem!! Can’t believe some people in Toronto live in these situations. Behind every person there was a family, a life, a mother that carried them 9 months, a home, but there were also dark things that drove them away.
March 14, 2025
Ouf, quelle lecture efficace même si elle rend complètement inconfortable. Dur réalité de 6 femmes qui sont en situation d'itinérance dont certaines sont travailleuses du sexe.
Je ne regarderai plus jamais les personnes en situation d'itinérance de la même manière. Une oeuvre qui nous plonge dans une misère humaine malheureusement courante. Un livre qui dérange et déstabilise.
L'autrice parvient à nous faire ressentir de l'empathie envers chacun (des peut-être trop nombreux personnages ?) en nous plongeant dans leur misère.
Un coup de coeur pour l'histoire de Hannah, les nombreux dilemmes qu'elle vit, L'amour de Mama' et le destin de Bridget.
Je ne regarderai plus jamais les personnes en situation d'itinérance de la même manière. Une oeuvre qui nous plonge dans une misère humaine malheureusement courante. Un livre qui dérange et déstabilise.
L'autrice parvient à nous faire ressentir de l'empathie envers chacun (des peut-être trop nombreux personnages ?) en nous plongeant dans leur misère.
Un coup de coeur pour l'histoire de Hannah, les nombreux dilemmes qu'elle vit, L'amour de Mama' et le destin de Bridget.
October 16, 2024
Ouf, c'est vraiment sombre, sale, triste, animal... Et ce tout le long des 176 pages.
C'est très dure à lire, il n'y a pas d'espoir, tout est gris, jamais bleu.
Je me sentais presque coupable d'être au chaud chez-moi quand je lisais l'histoire de ces femmes, comment les humains peuvent être aussi méchants?
J'ai tout de même aimé ma lecture qui est captivante dans l'enchevêtrement des histoires de ces femmes itinérantes, travailleuses du sexe, démunies. L'autrice a beaucoup de talents pour nous faire sentir l'atmosphère, ça me coupait l'appétit.
Est-ce la drogue qui mène à la rue ou l'inverse? Mélange de pauvreté, de troubles mentaux, de manque d'amour et de ressources. C'est triste à mourir. Quand les besoins de base tels qu'un toît et de la nourriture ne sont pas comblés, l'homme se rapproche de l'animal et tente de survivre. Un revenu de base et un toît pour tous serait un minimum dans notre riche système capitaliste.
C'est très dure à lire, il n'y a pas d'espoir, tout est gris, jamais bleu.
Je me sentais presque coupable d'être au chaud chez-moi quand je lisais l'histoire de ces femmes, comment les humains peuvent être aussi méchants?
J'ai tout de même aimé ma lecture qui est captivante dans l'enchevêtrement des histoires de ces femmes itinérantes, travailleuses du sexe, démunies. L'autrice a beaucoup de talents pour nous faire sentir l'atmosphère, ça me coupait l'appétit.
Est-ce la drogue qui mène à la rue ou l'inverse? Mélange de pauvreté, de troubles mentaux, de manque d'amour et de ressources. C'est triste à mourir. Quand les besoins de base tels qu'un toît et de la nourriture ne sont pas comblés, l'homme se rapproche de l'animal et tente de survivre. Un revenu de base et un toît pour tous serait un minimum dans notre riche système capitaliste.
March 16, 2026
Ouff c’est un roman difficile, tristement réaliste. On est dans la misère humaine, la violence, la pauvreté, la prostitution, l’itinérance, bref la vie comme on la croise trop souvent sur les trottoirs de nos villes. J’ai reçu plusieurs coups-de-poing lors de ma lecture. C’est bien écrit et si bien décrit que j’arrivais à sentir les odeurs et voir les images comme si j’y étais. Je referme ce livre un peu à l’envers en réalisant la chance que j’aie de ne pas vivre dans cette situation. Une bonne lecture !
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