« en temps normal c’est le dernier qui sort qui éteint la lumière il est sorti le premier a fermé le breaker il a fait noir d’un coup »
Quelques semaines avant Noël, le monde de la narratrice implose. Au retour de l’école, dans la lumière aveuglante des gyrophares, elle apprend que son père s’est enlevé la vie. À neuf ans, elle est donc brutalement confrontée au vide lancinant laissé par la désertion d’un parent, mais aussi à l’incompréhension de sa mère qui s’empresse de refaire sa vie, chassant tout souvenir du disparu.
Tandis que les années passent et la portent à travers l’adolescence, la jeune femme écorchée, barricadée derrière son mur d’indifférence, tente de conjurer par l’écriture l’impact qu’a laissé en elle ce soir de décembre.
Mêlant narration et prose poétique, Véronique D’Anjou raconte la déflagration et l’onde de choc, la stupeur et la tristesse, la colère et la révolte, l’attente et le fragile début d’une reconstruction.
Chez la plupart des gens, c’est le corps qui part en premier. Parfois, c’est la tête. Mais moi, c’est mon coeur qui m’a quittée. Trop vite. Trop tôt. Je suis désormais coincée avec mon corps. Avec toute ma tête.
4,5 Ben voyons!!! C'est don ben bien écrit! J'ai adoré cette histoire poétique, cette façon d'illustrer le mal-être persistant, qui ne quitte pas la narratrice même à travers les années. C'est puissant!
Un puissant court roman sur l’onde de choc qu’a vécue narratrice à la suite du suicide de son père. Déchirant par moments, elle se montre complètement vulnérable. On ressent fort les émotions de tous les personnages, tant la mère et le petit frère. Des mots et des tournures de phrases qui nous font frissonner.
entre prose, poésie et récit, cette histoire est celle de ceux qui restent et qui doivent subir. je n’avais aucune attente, pour me rendre compte au bout de ces 85 pages que tout ça n’est que du touchant. et du grand malgré tout ce qui est difficile à lire et à vivre là-dedans.
J'ai adoré. Une petite plaquette lourde en émotions. On suit la protagoniste à travers le deuil de son père, qui s'est enlevé la vie. C'est tellement bien raconté, c'est bouleversant , le mixte entre la poésie et le texte régulier rajoute beaucoup de profondeur au récit. C'est un excellent premier roman pour l'auteur ! 💫
Blast, c’est l’onde de choc qu’a vécu une jeune fille suite au suicide de son père.
C’est sa famille en morceaux. Une famille éclatée dont il ne reste que des souvenirs.
C’est les émotions qui l’envahissent. Une boule pêle-mêle qui prend de l’expansion et qui est difficile à démêler, digérer.
C’est les questions qui remplissent sa tête et le silence auquel elle se bute.
C’est la douleur qu’elle écrase, étouffe.
C’est la forteresse qu’elle construit autour de son coeur. Pour se protéger, survivre.
C’est sa rébellion face au mutisme de sa mère. Sa rage qui sort de sa cage.
C’est la force qu’elle puise au fond d’elle-même pour continuer d’avancer malgré son passé qui pèse lourd.
« J’avais tout le poids du monde qui me bousillait les entrailles, qui me prenait à la gorge, qui m’empêchait de placer une pensée devant l’autre. Une force centrifuge qui me tirait incessamment vers le bas aussitôt que j’essayais de me relever. Joue contre terre. Genoux écorchés. »
Blast, c’est une plaquette bouleversante qui mets des mots sur la douleur, le manque et l’incompréhension de ceux qui restent. 💔
Dès les premières pages, on ne peut que constater l'immense talent de l'auteure pour manier les mots. Chaque phrase est ciselée avec une précision remarquable. Chaque image est soigneusement construite, chaque figure de style est employée avec une justesse qui force l'admiration. La plume de Véronique d'Anjou est puissante, vibrante, et d'une intensité rare.
Bien que je ne sois pas particulièrement attirée par la poésie, j'ai été agréablement surprise par la façon dont le côté poétique enrichit ce livre. Loin de diluer le propos, il lui apporte une profondeur supplémentaire, une résonance qui frappe le lecteur en plein cœur. Cette dimension poétique ajoute une plus-value indéniable à l'œuvre, intensifiant l'expérience émotionnelle à chaque page.
Je dois toutefois admettre que la prose m'a un peu moins rejoint. Malgré la beauté indéniable de l'écriture, j'ai parfois eu du mal à me connecter pleinement au texte.
« Mais puisque ma vie n'était que prose, à défaut de rimer à rien, j'ai tenté de garder le rythme. »
Même si la prose ne m'a pas totalement captivée, je reconnais qu'elle joue un rôle essentiel dans l'œuvre, apportant une texture unique et une profondeur émotionnelle qui seraient impossibles à obtenir autrement. 👌🏼
Enfin, ce qui m'a particulièrement marqué dans ce livre, c'est la douleur palpable de la narratrice. C'est une douleur profonde, viscérale, qui traverse chaque mot, chaque silence. On la ressent intensément, presque physiquement, à mesure que l'on avance dans le récit. Cette douleur est tellement bien rendue qu'elle en devient presque contagieuse, laissant une empreinte indélébile dans l'esprit du lecteur. J'en aurais pris plus encore!
C'est un petit livre qui se lit rapidement, mais qui se vit aussi. C'est une expérience littéraire brute et saisissante, qui ne laisse pas indemne. 🥺
Cette lecture m’a vraiment rentré dedans. La plume de l’autrice est frappante et les mots utilisés m’ont fait vivre l’immense sentiment de souffrance vécu par la jeune protagoniste.
Un style franc, des mots réfléchis, une douleur ressentie, une colère pure et dure, des lignes qui nous touchent en plein coeur… ouf, lu d’une traite et complètement chavirée par ma lecture.
Micro livre sur le deuil d’un proche qu’on aime qui se suicide. Une histoire très touchante et bien écrite.
J’ai trouvé cela intéressant d’entrecouper le récit avec de la poésie, des fragments et des mots. J’ai trouvé que cela servait très bien notre senti comme lecteur.
Je suis toutefois restée sur ma faim, on dirait que j’aurais voulu en savoir plus sur l’après. Sur comment on se transforme une fois qu’on a finalement laissé l’autre partir.
Un mélange de roman et de poésie, à la fois concis et émouvant.
Cependant, bien que le texte soit bien écrit et que l’auteure possède une belle plume, le choix du public cible laisse à désirer. Ce n’est pas vraiment une lecture adaptée pour les jeunes de 14 ans et plus, car les références sont plutôt dépassées. Pour moi, ce livre semble plus adapté à un public de la fin de la trentaine ou du début de la quarantaine. Même étant seulement quelques années plus âgée que l’auteure, certaines descriptions détaillées m’ont laissée un peu perplexe.
Les détails excessifs, comme les numéros de locaux, m’ont plutôt éloignée du récit que de m’y plonger. Une révision de ces aspects pourrait grandement améliorer le texte. Il est dommage que ces éléments viennent diminuer l’impact de ce texte si poignant.
Le texte trop personnel a limité mon appréciation à certains moments. Une approche plus distanciée mais tout aussi personnelle m’aurait permis une lecture plus immersive.
Une magnifique lecture mais pas pour les ados selon moi.
Lire 3 pages et avoir les yeux dans l'eau. Le blast m'a aussi frappé de plein fouet en faisant jaillir les souvenirs douloureux de la séparation de mes parents. J'avais à peu près le même âge.
J'en aurais pris plus. Plus de poésie, plus de narration, plus... et en même temps assez. Assez d'écroulement, assez de vie sans vécu, assez.
Le blast n'est pas un état temporaire. On apprend à vivre avec, mais il ne disparait jamais complètement. Ici, il est percutant et retentissant. Chaque jour est un combat, mais le temps fait son effet. Et on en ressort plus fort, on apprend de ça.
La poésie vient appuyer la narration et apporte une autre dimension au récit. Les images poétiques tissent un lien vers l'intériorité de la personne qui raconte l'histoire. Elles font comprendre la profondeur des émotions.
La poésie qui entrecoupe la narration est fracassante. Elle venait soutenir le reste, tout en ajoutant de petits détails qui avaient le don de venir créer une onde de choc dans le coeur. J’en ai eu des frissons.
Même la narration était sublime. Je l’avoue, quelques passages au moment du secondaire m’ont moins touché, mais ils restaient essentiels au récit et aux émotions qui nous sont partagés. À quel point le deuil peut faire mal. À quel point le départ par suicide fait des dégâts autour… On ressent la tristesse, mais surtout l’impuissance, la colère, la vulnérabilité, l’espoir, à un moment.
Un livre qui réussi à mettre des mots sur des maux.💜
L’autrice décide de présenter des passages avec de la prose et de la poésie à travers le livre et cela se marie très bien avec les émotions de la narratrice. Cela ajoute une couche de plus à la vulnérabilité de la protagoniste et j’ai beaucoup aimé.
Coup de cœur pour le dernier chapitre, l’idée de la lettre rend les événements et les maux encore plus réels.❤️🩹
Le titre exprime bien ce que ce livre apporte : un "blast", un effet de souffle. C'est carrément ce que j'ai ressenti en lisant les mots de cette auteure. Elle a une plume magnifique. Le récit passe du texte littéraire à la poésie. Par les proses, les émotions font surface et nous permettent de comprendre ce que vit le personnage principal.
Dès les premières pages, on assiste au drame qui envahit la vie d'une enfant de 9 ans quelques jours avant Noël. Sa vie sera bouleversée à jamais lorsqu'elle apprendra le suicide de son père. Tout au long du roman, nous constaterons l'effet du "blast" dans sa vie. Les années passent et l'adolescente tente d'enfouir tout au fond d'elle. L'écriture et la forêt lui permettront de vivre ses émotions.
C'est un court roman touchant, parfait pour des lecteurs adolescents. J'ai adoré le mélange de texte et de poésie à la fois. Les deux se marient parfaitement bien. Il pourrait être intéressant d'utiliser les extraits de poésie en classe.
3,5⭐️ J’ai bien aimé ce livre et la plume de l’autrice. C’est un sujet difficile à aborder, mais ça très bien été exécuté. Pour ma part, j’aime la poésie, mais je n’ai pas été certaine d’aimer le mix poésie et narration, mais ça ne m’a pas nécessairement fait moins aimé ma lecture. J’ai trouvé aussi que c’était trop court à mon avis. Il manquait d’histoire à mon goût, mais je ne crois pas que c’était le but de l’autrice.
J’ai eu l’impression de retenir mon souffle une bonne partie de ma lecture, comme lorsqu’on retient notre respiration sous l’eau… C’était poignant! Ce mal-être, cette tristesse, cette colère, cette révolte, ce vide laissé par cette perte subite laisse inévitablement des traces indélébiles sur ceux qui restent.
Blast, c’est le cas de le dire! Ce court roman, mais non moins percutant, regorge de détresse, de rage et d’humanité. De plus, j’ai bien aimé les poèmes intégrés au fil des pages.
3.5* Agréable roman très court naviguant entre prose et poésie.
Véronique d'Anjou raconte l'après du suicide de son père à ses 9 ans. J'ai trouvé la prose très touchante, mais la poésie m'a moins rejointe. J'aurais préféré que ce soit écrit en prose seulement plutôt que d'échanger chaque quelques paragraphes.
J'ai eu l'impression qu'il y avait plus de détails à raconter par rapport à l'impact que l'événement a eu sur ses relations avec sa mère et son frère, mais je suis restée un peu sur ma faim. Ça reste un beau livre bien écrit qui vaut la peine d'être lu!
Le coeur serré tout le long de cette mini, mais profonde lecture. Ce roman fragmenté de poésie renferme le poids, la lourdeur, la douleur, la solitude qu’un enfant ou que n’importe quel adulte peut ressentir suite à la perte d’une personne chère.
Un si petit récit qui contient tellement d’émotions. 💔Bouleversant.
C’est un texte court pour un sujet lourd. L’onde de choc qui secoue le monde de cette jeune fille de 9 ans quand elle apprend le suicide de son père ébranlera son présent et son futur. Comment vivre après, comment se reconstruire après une telle perte ?
Le sujet du deuil, celui de la perte d’un être cher par suicide est habillement abordé.