Odile a tout fait pour ne pas connaître le même sort que sa mère, Évelyne. Pas question d’être enchaînée à un mari et à une douzaine d’enfants. Mais que sait-elle vraiment de la vie d’Évelyne? À soixante-dix-huit ans, la mère se raconte à sa fille aînée, maintenant prête à l’écouter.
1940. Évelyne déménage avec sa famille sur une ferme isolée du Lac-Saint-Jean afin que ses frères échappent à la conscription. Les bons partis sont rares, aussi quand elle rencontre Thomas, un beau jeune homme sérieux, elle accepte de l’épouser même si elle n’en est pas amoureuse. Elle trouve néanmoins son bonheur, surtout lorsqu’ils s’installent au camp de bûcherons que gère Thomas. Mais l’alcoolisme de ce dernier et les grossesses à répétition bouleverseront l’équilibre, transformant Évelyne en épouse asservie et résignée.
Avec sensibilité et délicatesse, Le roman de ma mère raconte une famille, une époque. Au plus près de la vie des femmes, ce beau récit nous rappelle qu’il n’y a pas longtemps qu’elles peuvent choisir leur destin.
Au début, je trouvais l’écriture très factuelle et ultra rapide. Je trouvais que ça manquait de profondeur et je ne voyais pas trop les forces de celui-ci.
Lorsque la 2e partie, Odile, a commencée, l’histoire est devenue plus touchante. Je ne sais pas si c’est à cause de la perspective extérieure et/ou l’amoncellement des événements, mais ça a pris une tournure différente. J’ai dévoré le reste du roman. J’ai été très touchée par le parcours de vie d’Evelyne, la déchéance de Thomas et les effets de tout ça sur les multiples enfants.
Au final c’est une lecture touchante qui raconte une époque et des réalités très communes autour des années 1940.
Je ne reviendrais pas 100 en arrière, ce livre me le confirme. Evelyne, soumise, elle a eu plusieurs enfants, des épreuves et un mari qui n’est pas très aimant. Surtout lorsque la boisson fait parti de son quotidien. Pour son aînée Odile, elle rêve d’une vie meilleure. Elle étudie pour devenir enseignante. Il y a de belles amitiés qui se développent entre femmes qui apportent une vision nouvelle. Evelyne est craintive, résiliante, soumise. Elle ne s’affirme pas avec son mari. Peu de communication. Thomas est colérique, irrespectueux et autoritaire. Quel homme déplaisant.
Touchant. C’est l’histoire de nos mères et de nos grands-mères, des silences, des rires et des non-dits de nos familles. On s’y retrouve entre les lignes.
Beaucoup aimé la lecture de cette histoire. L'écriture est simple mais nous prend au coeur, l'histoire est touchante et à la fois historique sur la vie des femmes, d'il n'y a pas si longtemps.