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La charge raciale : Vertige d'un silence écrasant

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«  Toutes les personnes racisées sont des génies de l’adaptation. Penser à ne pas paraître “trop” noire, arabe ou asiatique, adopter une manière de parler, de s’habiller, de rire, réfléchir aux musiques choisies en soirée, renoncer à porter des capuches pour éviter la police… Bref, la charge raciale, c’est tout planifier quand on évolue dans des milieux majoritairement blancs et qu’on ne l’est pas.  »  Le racisme aurait-il deux têtes  ? Celle de la violence explicite, brutale, cyclique des morts et des agressions qui s’accumulent de la Méditerranée aux quartiers populaires. Puis celle d’une violence banale, plus taiseuse, qui se niche dans les relations quotidiennes et entrave la construction de son identité. Douce Dibondo fait le constat d’un silence autour d’une blessure cachée dont la plaie brûle vive la peau des personnes noires et racisées  : la charge raciale. Dans son premier essai, la journaliste indépendante, poète et militante afroqueerféministe mêle psychanalyse, art et témoignages pour en montrer tout l'impact. Quand la bonne conscience blanche ne suffit plus et que le racisme qui gangrène notre société devient insoutenable, l’ouvrage de Douce Dibondo se veut un guide de survie salvateur et un manuel politique pour une émancipation future.       Douce Dibondo est écrivaine. En 2018, elle se fait connaître pour son podcast Extimité monté avec le journaliste Anthony Vincent, dans lequel iels donnent la parole aux personnes minorisées à la croisée de plusieurs oppressions (racisme, misogynie, handiphobie, homophobie, transphobie).

253 pages, Kindle Edition

Published February 7, 2024

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About the author

Douce Dibondo

4 books5 followers

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Displaying 1 - 18 of 18 reviews
Profile Image for Jia Yi.
111 reviews14 followers
August 8, 2024
Ma première pensée à la fin de ma lecture a été « Il faut que je le relise bientôt ». L'essai s'engouffre dans un silence sociétal, la charge raciale, sans détourner le regard, en rentrant dans la psyché de la suprématie blanche, bien crue, dans celles des Noir·e·s (et des personnes racisées) et de le déni de leur existence.

Ces 250 pages sont denses d'informations. J'ai eu du mal à rentrer dans la première partie historique moins accessible que les autres mais autrement, l'essai est extrêmement riche et généreux. I mean, merci Douce Dibondo pour ce partage
Profile Image for Maëch.
133 reviews39 followers
March 15, 2024
Un essai essentiel et d'une générosité extraordinaire, un travail de recherche immense, lisez-le, merci Douce.
Profile Image for La Booktillaise  (Elodie-Aude).
44 reviews128 followers
March 17, 2025
Cet essai était tout simplement incroyable à lire. Il a ravivé cette colère sourde que nous, personnes noires et non blanches, portons en nous, tout en apaisant une part de moi. Il a mis des mots sur des sentiments diffus, que je peinais à nommer. J’y ai appris énormément, notamment sur des concepts et des termes que je ne connaissais pas.
On parle de silenciation et de déshumanisation. Comment la société (intrinsèquement blanche) nous réduit au silence dès que nous évoquons nos combats, se dédouane, nie, se braque, comme si c'était elle la victime. Cette peur enfouie en elle, cette crainte irrationnelle que nous réclamions vengeance plutôt que justice, parce qu’au fond, elle sait qu’affronter la vérité la mettrait face à l’histoire et à notre passif commun.
La charge raciale, c’est aussi le poids d’un cri lancé dans le vide, d’une voix qui s’élève sans jamais être réellement entendue.
Qu’est-ce qu’être une personne noire ? Nous l’apprenons très tôt, mais au lieu de célébrer nos héritages, nos cultures, nos beautés, nos histoires – avant et après l’esclavage –, nous nous heurtons à une réalité brutale et étouffante.
Être noir, pour la société, ce n’est pas une bonne chose. C’est être perçu comme une menace, un corps à contrôler, une identité à marginaliser. Dès l’enfance, nous comprenons que notre simple existence dérange, que nos traits, nos cheveux, nos accents, nos traditions doivent être lissés, atténués, rendus plus "acceptables". On nous apprend à nous excuser d’être, à prouver que nous méritons notre place, à endosser le rôle du bon Noir, celui qui ne fait pas trop de vagues, qui ne revendique pas trop, qui s’efface pour ne pas déranger.
Nos histoires se résument trop souvent au prisme du racisme et de la colonisation, comme si notre existence ne pouvait être racontée qu’à travers l’oppression. Jamais il n’est question de mettre en lumière tout ce que nous avons apporté à ce monde, toutes nos victoires, nos avancées, nos inventions.
Le monde entier veut oublier l’esclavage, prétendant que cela appartient au passé, tout en nous enfermant encore et toujours dans cette case. Il refuse de se confronter à l’histoire dans son entièreté, de reconnaître ce que nous étions avant, ce que nous avons traversé, et surtout, ce que nous sommes aujourd’hui.
Douce Dibondo explore la question de la charge raciale dans tous les aspects de nos vies. En tant qu’Africains et Afro-descendants, nous partageons des expériences qui résonnent souvent les unes avec les autres. Cet essai traite de ce que signifie grandir en tant que personne noire en France. Il met en lumière la manière dont la charge raciale se manifeste dès l’enfance : l’enfant observe, mais surtout hérite du poids que portent ses parents, comprenant très tôt la place (négative) qu’ils occupent dans la société.
L’adolescence, une période particulièrement difficile pour beaucoup de personnes noires et, par extension, pour les personnes non blanches, est également abordée. L’autrice analyse la charge raciale au collège et au lycée, mais aussi sur les réseaux sociaux, où elle s’exprime de manière insidieuse et omniprésente.
Puis vient la charge raciale dans le monde du travail. Ce poids qui s’impose face aux collègues : ceux qui posent des questions intrusives, dépassent les limites, attendent qu’on les éduque sur notre culture, nos origines, nos cheveux.
Il y a aussi la charge raciale dans le couple, qu’il soit mixte ou non.
Dans un couple mixte, cette charge se manifeste souvent de manière insidieuse. Il y a le poids des regards extérieurs, des réflexions déplacées, des stéréotypes qui collent à la peau. Il y a ces familles qui tolèrent mais n’acceptent pas vraiment, ces beaux-parents qui posent des questions malaisantes sous couvert de curiosité, ces amis qui s’étonnent, qui demandent si ce n’est "pas trop compliqué". Il y a la nécessité d’expliquer, d’éduquer, de justifier son existence et son vécu face à un.e partenaire qui, malgré toute la bienveillance du monde, ne pourra jamais pleinement comprendre ce que signifie être noir.e dans une société qui ne nous épargne pas. Pour finir, il y a cette réalité incontournable : le partenaire non concerné ne pourra jamais véritablement comprendre ce que vit un enfant métissé. Pire encore, il pourrait passer à côté des discriminations qu’il subit, les minimiser ou même les invisibiliser, consciemment ou non.
Dans un couple non mixte, la charge raciale prend une autre forme, plus sourde mais tout aussi pesante. Parce que deux personnes noires qui s’aiment, c’est aussi deux personnes qui portent sur leurs épaules un héritage de douleur, de luttes et de résistances. C’est aussi, parfois, porter en soi des traumatismes transmis de génération en génération, apprendre à déconstruire, à guérir ensemble, à s’aimer librement malgré le poids du passé et les entraves du présent.
Cet essai explore toutes les dimensions de ce fardeau, les silences qui entourent nos douleurs et nos vécus, leurs causes et leurs conséquences, ainsi que les moyens et outils qui devraient – ou pourraient – être mis en place pour y faire face.
On y parle aussi de santé mentale. L’autrice souligne l’importance pour chaque personne noire – et plus largement chaque personne racisée – de consulter un.e psychologue, tant l’impact de cette charge sur notre bien-être est profond. L’autrice souligne l’importance pour chaque personne noire – et plus largement chaque personne racisée – de consulter un.e psychologue, tant l’impact de cette charge sur notre bien-être est profond.
Vivre sous le poids constant de la charge raciale n’est pas anodin. C’est un fardeau invisible aux yeux de ceux qui ne le portent pas, mais qui façonne chaque aspect de notre existence. C’est la vigilance permanente, le besoin de se justifier, l’accumulation de micro-agressions qui finissent par éroder l’estime de soi. C’est l’anxiété qui surgit face à certaines situations, le stress chronique, la colère enfouie, l’épuisement émotionnel d’avoir à se battre pour être entendu et pris au sérieux.
Le racisme, sous toutes ses formes, a des conséquences psychologiques réelles : troubles anxieux, dépression, stress post-traumatique. Trop souvent, nous avons appris à minimiser notre douleur, à l’intérioriser, à la taire. Nous avons hérité du silence de nos aînés, de leur résilience contrainte, de cette idée que nous devons encaisser sans faillir. Mais cette résilience forcée a un prix.
Nous avons trop intériorisé. Nous avons trop navigué entre deux mondes, écartelés entre des identités qui peinent parfois à cohabiter.
Se tourner vers un.e psychologue, c’est refuser de laisser la charge raciale nous consumer de l’intérieur. C’est accepter de mettre des mots sur nos blessures, de déconstruire des mécanismes de défense devenus des prisons, d’apprendre à guérir. Mais pour cela, il est crucial de trouver des professionnels qui comprennent ces réalités, qui ne minimisent pas notre vécu, qui reconnaissent que le racisme n’est pas une illusion mais une violence structurelle dont les impacts sont bien réels.
Plusieurs concepts y sont analysés, notamment la différence entre "noirité" et "noirceur", ainsi que leur complémentarité.
La tension entre les deux façonne nos existences : comment se réapproprier notre identité sans être écrasés par le regard de l’autre ? Comment transformer une assignation en affirmation ? Comment s’émanciper d’un monde qui tente de nous définir tout en cultivant une fierté profonde de ce que nous sommes ?
L’autrice explore cette dualité avec nuance, mettant en lumière les mécanismes à l’œuvre dans nos expériences quotidiennes. Elle invite à une réflexion sur la manière dont nous pouvons nous réapproprier notre récit, dépasser la simple existence en réaction à l’oppression et embrasser pleinement notre être, dans toute sa complexité et sa richesse.

Merci à Douce Dibondo pour cette pépite. Une lecture percutante, essentielle, qui éclaire, bouscule et résonne en moi. Je recommande vivement cette lecture. Pour moi, elle est à mettre dans toutes les mains.
Profile Image for M-AY.
296 reviews9 followers
June 22, 2025
Alors, c'est toujours compliqué de donner son avis sur les œuvres d'une personne racisée dont on sait qu'elle vit des expériences similaires, sans pour autant se sentir coupable ou être accusée de dévoyer la cause quand on n'émet pas un avis dythirambique.

Pour la charge raciale, mon avis est dans l'entre-deux...
Positif d'abord de trouver un écho à toutes les formes d'agressions que vit une personne noire et racisée, marquée par la silenciation de ses vécus et l'accusation permanente de victimisation par la blanchité et/ou celleux qui veulent s'en approcher, dans un pays où la race n'existe pas (et au sein duquel il faut toooujooours préciser qu'on ne parle pas du biologique), s'érigeant en chantre de l'universalisme et des droits humains, tout en invisibilisant les descendants des peuples dont les histoires et les traitements ne sont pourtant pas à envier aux sur-pointés États-Unis (refusant de voir que peut-être ces fameux états d'Alabama, Georgia ou Mississipi ont un autre nom en France... Martinique, Guadeloupe ou Guyane par ex.) ou les érigant en token de réussite ; favorisant ce dédoublement permanent dont font preuve les personnes racisées pour ne pas paraitre "trop" ou "pas assez", en fonction de leur interlocuteur.

De l'autre, plus mitigée, il a fallu un peu m'accrocher sur l'aspect sociologique et philosophique et en dépit de sa volonté de vulgariser certains propos, j'ai trouvé la narration pas toujours simple avec pleins de reflexions et d'observations intéressantes voire brillantes, mais qui se perdent dans des répétitions et circonvolutions parfois un peu trop abstraites pour moi (en aparté, pas compris l'exemple japonais quand on sait l'histoire de ce pays en Asie de l'Est et petit paradoxe on cite le mouvement de la Négritude en oubliant Damas et la Harlem Renaissance qui l'a influencé (conseil de lecture soit écrit en passant : Banjo de Claude Mckay qui nuance cette fameuse croyance de cette France, terre d'accueil des noirs)).

Et finalement, l'impression qu'il faut avoir un certain background universitaire pour saisir tout le propos de ce bouquin qui, pour l'apprender, nécessitera probablement plusieurs relectures à un lecteur profane et quelques marques pages pour en dégager les pistes concourrant enfin à affirmer la fierté de nos Noirités.
Profile Image for Marie Albert.
Author 2 books79 followers
Read
October 15, 2024
Livre important mais lecture difficile. Je n'ai pas accroché à l'écriture. J'ai mis du temps à terminer l'essai. J'ai survolé plusieurs passages, notamment ceux consacrés à la psychanalyse.
Profile Image for Naushad.
12 reviews3 followers
April 3, 2024
Une lecture essentielle et, certainement, une de mes meilleures lectures de cette année.
Profile Image for Léa.
182 reviews10 followers
May 19, 2024
Intéressant mais pas hyper accessible selon moi.
Profile Image for aphrodtyhs.
80 reviews
January 8, 2025
Sorti en 2024 aux éditions Fayard, c’est en écoutant un des épisodes du podcast “Kiffe ta race” que j’entends l’entretien de cette jeune femme. Quelques mois plus tard, je peux enfin lire son essai, et que dire : une véritable claque.

Née au Congo et n’ayant émigré qu’à l’adolescence en raison de la guerre civile, c’est en arrivant en France que Douce Dibondo prend conscience de sa couleur de peau. Des années plus tard, elle utilise cette expérience traumatisante pour parler au nom d’une communauté noire, aussi plurielle que multiple, et met le doigt sur un problème typiquement français : le déni de la race et du racisme, profondément implanté dans sa société.

Dans cet essai, elle expose et déconstruit des principes, toujours appuyés par une bibliographie très riche et précise.
Qu’est-ce qu’être noir en France en 2025 ?
Pourquoi est-ce plus simple de reconnaître les violences vécues par les Afro-Américains de l’autre côté de l’Atlantique que celles des Caribéens et Africains en France ?
Quelles sont les raisons et les racines de ce profond déni sociétal ?

En passant par la psychanalyse de cette charge raciale et en la théorisant ; en mettant en lumière tous les procédés et astuces mis en place pour éviter le racisme au quotidien, accompagner de l’aveuglement sourd et constant face à ces violences, cet essai donne à lire des voix invisibilisées au quotidien.

Douce Dibondo arrive, en 260 pages, à faire jouer la poésie de son texte autour d’un sujet central et encore peu mis au goût du jour. Elle partage ici de l’art, la poésie, la littérature et la musique des peuples caribéens et africains francophones pour mettre en lumière cette nouvelle identité.

Dans cet essai poétique et complexe, l’autrice remet au centre de sa réflexion la Noirité (la Blackness en anglais, également un mouvement afro-américain), et s’inscrit habilement aux côtés des penseuses afropéennes.
Profile Image for madison ✧˖°..
29 reviews
December 1, 2025
merci à l'autrice pour cet essai essentiel, très fort, rempli de sens et qui mérite d'être lu pour aider à apaiser les maux. j'ai appris beaucoup de choses, des concepts et termes dont j'ignorais l'existence.

ça fait du bien comme ça rend triste.

attention lecture dense, il y a énormément d'informations, donc à lire en prenant son temps pour bien tout comprendre.
Profile Image for Reader.
114 reviews3 followers
July 23, 2025
je crois que j’ai rien compris et ça me rend un peu malheureuse parce que le sujet m’intéresse beaucoup (il faudrait que je le relise)
Profile Image for malinka.
209 reviews14 followers
June 13, 2024
Une lecture enrichissante et si carrée ! Douce Dibondo ajoute un degré d'analyse exigeant aux analyses matérialistes auxquelles nous sommes habitué·e·s.

La charge raciale: Vertige d'un silence écrasant est un ouvrage impressionnant. Il est traversé par un réel souci de pédagogie, sans jamais tomber totalement dans le genre de l'essai. Il détient des accents académiques et les faits savants rapportés ne nous submergent jamais. Ils accompagnent la lecture, renforcent les arguments et servent leur intérêt premier : ils saisissent le « sens commun », le questionnent et le déconstruisent. Les analyses de l'autrice sont d'une finesse qui mérite d'être soulignée et saluée.

L'objet est bien établi et quadrillé. Il est d'une richesse terrifiante, il déborde et dégouline partout parce qu'il est enchevêtré dans chaque sphère du monde social et donc aussi psychique. Le pouvoir colonialiste, son idéologie suprémaciste blanche, sont examinés avec minutie et l'analyse psychologique du racisme proposée ici est novatrice en de nombreux points.

Je me suis demandée à plusieurs reprises si j'étais d'accord avec cette analyse sociohistorique qui tente de s'engouffrer dans la psyché du colon et de ses descendant·e·s, et des structures qui ont permis son émergence. Ce n'est pas pertinent. Ce qui vaut le coup d'être mis en avant et ce sur quoi il faut se questionner, c'est la place que l'on laisse à la question du racisme comme problème structurellement inscrit dans nos individualités, comme violence qui émane des parts conscientes et inconscientes de nos esprits sans jamais être attribuée à nos actions, nos paroles et nos pensées propres, qui incomberait donc toujours à des « structures » monolithiques, homogènes et dépersonnalisées.
Loin de faire une proposition (trop) psychanalytique qui élude le caractère politique et institutionnalisé du racisme systémique, La charge raciale: Vertige d'un silence écrasant élargit nos horizons et perspectives de lutte. Si l'on s'évertue à comprendre les mécanismes biopolitiques et psychopolitiques qui conjuguent le racisme, on comprend alors le poids de cette charge raciale écrasante et du silence qui s'ensuit.

Enfin, malgré la dureté de ce qui est raconté, analysé et décortiqué, il faut admettre que le style d'écriture de Douce Dibondo est d'une brutale beauté. Le lyrisme qui s'engouffre dans chacune de ses phrases, loin de desservir sa démonstration, à l'inverse, la rend d'autant plus éloquente. J'étais happée par chacun de ses mots. Il y a une telle force politique qui émane de ses choix lexicaux et stylistiques.

En gros, c'était assez époustouflant à lire. Et dire que cet ouvrage a été publié par Fayard ! Il faut en profiter avant le changement total de cap de cette maison… Quoi qu'il en soit, bravo à son autrice et à son éditrice !
Profile Image for Mahuna poésie.
Author 4 books6 followers
May 5, 2025
À mettre entre toutes les mains.

Quand j’ai fini de lire l’essai de @doucedibondo, je me suis dit qu’il allait falloir que je le relise. Et pas qu’une fois. C’est le genre de livre dont la profondeur, les messages et la portée évoluent à chaque lecture.


Le genre de livres qu’on lit et qu’on pousse d’autres à lire aussi tant sa valeur n’a pas de prix.

Ici Douce explique les conséquences psychologiques, sociales et politiques du racisme systémique sur les personnes noires et non blanche en France.

Douce répond à la question qu’est-ce qu’être noire en France à notre époque ? Qui en soulève d’autres : Pourquoi ce mal est si tabou en France alors qu’il l’est beaucoup moins outre atlantique ? D’où vient ce mal et pourquoi ?

Douce explique, questionne avec justesse, humour cinglant, vérité criante et dénonciation brûlante le mal qui ronge notre société.

Au programme, psychanalyse et théorie de la charge raciale dans tous les aspects de la vie d’une personne noir ou non blanche. Depuis l’enfance jusqu’à la vie adulte, professionnelle, relationnelle, amoureuse.

La charge raciale, c’est une hypervigilance constante, une suradaptation aux normes blanches dominantes, une pression à l’exemplarité, un effacement du cors noir sous toutes ses formes et manifestations.

Le tout avec une plume si poétique et politique, que j’ai ai eu des frissons. J’aurais dû m’y attendre, puisque j’ai déjà lu ses autres ouvrages car Douce est poète, journaliste et essayiste. Cet essai est un appel à la lutte collective contre le racisme. Merci Douce pour ce travail incommensurable et la richesse de ce livre.
Profile Image for Pink.
83 reviews5 followers
January 9, 2026
Lecture intéressante, on voit une volonté sincère de rendre accessible des concepts philosophiques / sociologiques parfois complexes. Malgré tout le bouquin reste assez hermétique parfois je pense que le fait d'avoir un baggage universitaire de mon côté a bien aidé pour la lecture mais je ne suis pas certaine que ce soit aussi accessible en réalité pour des personnes qui n'ont pas l'habitude de faire ce genre de lecture. C'est pas une question d'intelligence hein !!! quand je parle de bagage c'est juste les codes et les manières d'apporter des réflexions que je trouve très universitaire dans le bouquin.

J'ai apprécié ses approches desindividualisante bien que reprenant un peu trop les psychanalystes, quitte à faire ça j'aurais préféré d'autres sources que Jung mais le tacle à Freud je prends. Je crois que je m'attendais un peu à autre chose, quelque chose encore un peu plus dans le poétique et avec un peu moins de répétition aussi.

Cela dit je vous encourage malgré tout à la lecture de cet ouvrage, vous en tirerez forcément des choses intéressantes ! Perso ça m'a donné pleins de sources qui vont m'être très utile à l'avenir et c'est surtout pour ça que j'avais initialement emprunté le livre à la bibliothèque.
Profile Image for Achille Lcq.
31 reviews
July 6, 2025
Vraiment excellent, probablement un des meilleurs essais que j’ai lu cette année !! Très très fort.
41 reviews
September 23, 2025
Super intéressant !!
Je note quand même qu'on ne parle pas d'inégalité sociale qui pour moi est indissociable de la question raciale.
Profile Image for Zouz.
23 reviews
November 28, 2024
Une belle claque pour la blanche que je suis. C'est ce qu'il me fallait: lire une forte radicalité. C'est puissant. Ça va au-delà du racisme institutionnel. On va dans les psyché. Ça bouscule. C'est bien.
Profile Image for violet.
24 reviews
August 27, 2024
Excellent, d'une réflexion profonde autour des concepts de noirité, de noirceur, et de charge raciale. Un silence écrasant qui pourra écraser.
Displaying 1 - 18 of 18 reviews

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