Pour Romane, entrer en seconde dans un prestigieux lycée parisien représente beaucoup : changer d’air, s’arracher à la banlieue terne qui l’a vue grandir, se libérer de la réputation de fille bizarre qui lui colle à la peau. Elle est timide, c’est vrai ― elle est, surtout, incapable de s’extasier sur Timothée Chalamet. Ou sur n’importe quel mec. En quelques mois, tout va changer, bien au- delà de ce qu’elle imaginait.
L’histoire d’une explosion de plaisir et de joie. D’une naissance à soi, et au monde.
La nuit, le son de ta voix est selon moi une très belle romance lesbienne que je vous recommanderais.
Je pense que c’est le premier roman que je lis qui utilise de l’écriture inclusive pour de vrai. Elle se retrouve partout, ce n’est pas qu’un passage qui est écrit sur cette base. Si au début j’ai eu un peu de mal car le trouvant du coup peut être trop engagé, je pense que j’ai eu du mal à accrocher à cette manière d’écrire parce que je n’y suis pas habituée. Au fil de ma lecture, j’ai trouvé qu’au contraire, c’était génial de ne pas tout genrer d’office au masculin et de laisser un peu plus de place au reste du monde.
Je dirais qu’au début de ma lecture j’ai perçu ce livre comme étant trop engagé, même pour moi qui suis pourtant ouverte (voire en fais partie) à toutes ces communautés. Mais je maintiens, je pense que c’est dû principalement au fait que j’ai lu trop peu de livres comme ça, ce à quoi je vais dorénavant remédier.
Une fois plongée dans l’histoire, j’ai su m’attacher aux personnages, à nos deux personnages principales mais aussi les personnages secondaires (enfin ceux qui ne sont pas homophones évidemment). Romane et Noûr ont su me toucher, par leur sensibilité et douceur dans leur découverte de leur sexualité, de leur relation, toutes ces choses qui sont nouvelles et qu’il faut réussi à accepter même aux yeux de tous. J’ai aussi beaucoup aimé les personnages secondaires, de la troupe de théâtre, Simon. Le fond sur lequel joue l’histoire est très approprié, avec la pièce de théâtre qui teste les limites de l’identité de genre, de la fluidité, de la non binarité… Et Simon est également un très beau personnages, sensible et là pour aider Romane à comprendre et accepter ce qu’elle ressent. J’ai trouvé cela très beau.
Pour finir, j’ai vraiment beaucoup appréciée les thématiques abordées, comme l’homophobie, le coming out, comment s’assumer…
Si vous êtes réellement ouvert à découvrir un roman qui défend la cause LGBT, je vous le conseille à 200% mais par contre si vous n’êtes pas prêts pour lire un roman qui parle de cela à 100%, ce n’est peut être pas le bon livre pour vous.
Dans son roman poignant et vibrant, Laure Pfeffer nous plonge dans l'univers de Romane, une adolescente timide et réservée, en quête de son identité dans les dédales de l'adolescence. À travers une écriture vive et immersive, l'autrice nous offre une histoire d'éveil et de transformation, où les frontières entre le quotidien et l'extraordinaire s'estompent, et où la découverte de soi-même devient une véritable aventure.
Une Histoire d'Émancipation et de Liberté
Pour Romane, entrer en seconde dans un prestigieux lycée parisien représente bien plus qu'un simple changement de cadre. C'est l'occasion de se libérer des étiquettes qui lui collent à la peau, de s'affranchir des normes sociales et des attentes des autres. Mais au-delà de ses espérances les plus folles, son parcours sera jalonné de rencontres inattendues et d'expériences transformatrices, qui la conduiront sur le chemin de la découverte de soi-même.
Une Exploration de l'Identité Adolescente
À travers le prisme de l'adolescence, Laure Pfeffer explore avec sensibilité et justesse les thèmes universels de l'identité, de l'amitié, et de la recherche de sa place dans le monde. Romane incarne à la perfection les tourments et les joies de cette période de transition, où chaque jour est une nouvelle exploration de soi-même et de son environnement.
Un Voyage Émotionnel et Captivant
"La Nuit, le Son de ta Voix" est bien plus qu'un simple roman adolescent : c'est un véritable voyage émotionnel, qui transporte le lecteur dans les méandres de l'âme humaine et le confronte à ses propres questionnements et aspirations. À travers les yeux de Romane, nous découvrons la magie de l'adolescence, avec ses espoirs, ses doutes et ses moments de grâce.
Conclusion
"La Nuit, le Son de ta Voix" est un roman lumineux et inspirant qui capture avec finesse l'esprit de l'adolescence et la quête intemporelle de soi-même. Avec son écriture captivante et ses personnages attachants, Laure Pfeffer nous offre un récit vibrant d'émotion et de vérité, qui résonnera longtemps après avoir refermé le livre.
En vrai de vrai, je pense qu'avec douze-treize ans de moins dans les dents, j'aurais beaucoup aimé. Mais y'a douze-treize ans, on n'écrivait pas vraiment ça — de la littérature pour adolescents avec des scènes érotiques ?
Ah, enfer et damnation.
Cette collection me rendait curieuse depuis un moment, alors, quand j'ai vu que certains bouquins étaient dans ma médiathèque... J'en ai profité.
Et la vérité c'est que c'est un peu doux, c'est mignon, les scènes explicites sont effectivement explicites mais très bien écrites et effectivement adaptées, à mes yeux, à un public adolescent aux alentours de 15 ans. Toute l'œuvre est fluide, ça se lit vite et bien, je l'ai lu d'une seule traite (et j'ai terminé beaucoup trop tard pour mon bien mais, eh).
Globalement, j'ai bien aimé les personnages, la thématique de se découvrir queer à 14-15 ans, sans savoir trop composer avec ça, soi-même, ses désirs, ses envies.
Mais j'ai eu tendance à trouver ça trop... Trop. Juste trop.
C'est féministe, c'est queer, c'est politique — on parle féminisme, peut-être même un peu misandrie, masculinité, transidentité, non-binarité, bisexualité et pansexualité, on parle manif' et anti-flics, on parle lesbophobie, harcèlement, on parle sex-friends... On parle même de santé mentale, de bipolarité, et on détruit les clichés sur le fait de consulter un psy. C'est cool — mais plus de fois que pas, j'ai trouvé ça très forcé.
En tant que personne queer entourée de beaucoup de queers, je sais qu'on a tendance à s'agglutiner en petits groupes serrés, que les idées politiques ça rassemble et qu'on finit dans de petites écho chambers, mais, même en tenant compte de ça- J'ai eu l'impression qu'il fallait à tout prix que ce soit queer, engagé, que tous les dialogues soient politiques sans exception ; et j'exagère sans doute un peu mais j'ai eu la sensation de ressentir tout ça tout au long du roman entier.
C'est génial d'aborder tous ces thèmes-là en littérature adolescente, il en faut clairement plus et surtout à notre époque, mais j'ai la sincère impression que l'autrice avait tellement de choses à dire, tellement de choses à raconter, tellement d'idées et d'envie de bien faire, que le roman est un patchwork de trop de choses pour que ce soit réaliste et pas une flopée de thèmes entremêlés saupoudrés d'amitié.
Il y a beaucoup, beaucoup de choses abordées, condensées en 300 pages, et on n'en développe vraiment aucune à part cette découverte de soi-même lorsqu'on est une personne lesbienne, et le reste est posé de çà, de là... Et j'ai pu relate à certains dialogues, pour sûr, ce genre de choses qu'on se charrie entre amis mais, au-delà de ça...
Je le recommanderais cela dit très probablement à son public cible, fin de collège, début de lycée. C'est plein de choses qui permettent d'ouvrir des portes, d'engager des conversations, de déconstruire de petites choses, brique après brique. Pour avoir travaillé avec des adolescents, de la 6e à la 3e, je sais que ces jeunes sont intéressés par ses thématiques, curieux et capables d'apprendre, souvent faits de beaucoup de préjugés et d'opinions pas encore figés... Et je crois que ce genre de littérature pourrait être d'utilité publique en milieu scolaire.
Mais, ça...
Bref ; somme toute lecture sympathique que je recommande de mettre entre les mains des ados de fin de collège au lycée, et qui m'aura quand même donné envie de découvrir d'autres romans de la même collection !
PS : très heureuse d'avoir lu un roman dans lequel il y a un peu d'écriture inclusive, "toustes" et "iel", entre autres, montrent que c'est possible et que ça ne brise pas la fluidité de la lecture...
La collection L'ardeur des éditions Thierry Magnier est une référence pour moi pour aborder la question de la sexualité. Je les remercie d'avoir renouvelé leur confiance et de m'avoir permis de découvrir ce titre via NetGalley.
Dans ce roman, nous suivons Romane qui intègre un lycée parisien bourgeois. Un tout nouvel univers s'ouvre à elle où elle découvre un goût pour le théâtre et un désir pour une personne bien particulière. Laure Pfeffer sait parler avec justesse des premiers émois amoureux et sexuels. Elle évoque également d'autres thèmes tels que la santé mentale. J'ai apprécié que l'on normalise le fait de consulter un psychologue ou un psychiatre. Cette romance se lit avec beaucoup de fluidité, de douceur et de bienveillance.
Seul bémol pour ma part : à moins que ce soit moi qui aie mal compris, un des personnages principaux est de couleur. Or, sur la couverture, nous avons deux jeunes filles caucasiennes. Je trouve dommage que la représentativité n'aille pas jusqu'au visuel de la couverture.
Malgré cela, je vous conseille cette petite lecture qui ne vous laissera pas indifférent.
J’ai été profondément touchée par ce livre. Il propose le récit d’une ado qui découvre timidement sa sexualité, s’ouvre à la culture queer et adopte un regard nouveau sur le genre et l’amour, initialement par un prisme théâtral. Ce voyage n’est pas facile, il faut surmonter les obstacles que sont les parents perçus comme inaccessibles durant l’adolescence, et plus gravement la lesbophobie qui tue chaque jour. Merci pour l’écriture inclusive et pour les scènes intimes qui sont abordées avec toutes les notions de consentement et de bienveillance nécessaires. C’est un roman qui donne envie de se découvrir, d’aimer et de fêter le nouvel an dans un club queer. Bravo les lesbiennes !
J'ai eu un peu de mal à rentrer dans l'histoire complètement, l'écriture m'a un peu perturbé au début mais au final j'ai réussi et je pouvais plus lâcher le roman. C'est assez cool, peut-être que pour des lecteur-rice-s plus jeunes ça leur parlera plus, j'étais un peu déconnecté avec l'âge des personnages. Mais chouette roman à recommander à des lecteur-rice-s dès 15ans.