Jean-Michel Charlier was a Belgian script writer best known as a writer of realistic European comics. He was a co-founder of the famed European comics magazine Pilote.
Si vous avez lu l’album précédent, Angel Face, vous vous souvenez sans doute du déraillement du train, de son embrasement soudain et du fait que l’on n’ait pas retrouvé le cadavre de Mike S. Blueberry.
Nous sommes deux ans plus tard et dans au Trading-Post de Fort Bowie, des Blancs s’amusent à tirer des Navajos comme des lapins tandis que plus loin, les passagers d’une diligence découvrent le cadavre d’un homme criblé de flèches indiennes.
Le rapport entre les deux ? La vengeance est un plat qui se déguste chaud et qu’avec un excellent stratège, on peut refaire le coup du cheval de Troie et savourer sa victoire.
Je ne spolie pas en vous disant que le grand stratège qui pense comme un Blanc n’est autre que notre ami avec un nom de confiture. Si vous avez lu la collection de ses aventures, vous savez aussi qu’il était ami avec Cochise, le chef des Apaches.
Dans cet album, on revient aux fondamentaux de Blueberry, c’est-à-dire les indiens qui étaient fort présent dans les premiers albums et qui s’étaient fait plus rares ensuite.
Ça sent le retour des guerres indiennes, certains le souhaiteraient, il y a toujours du profit à se faire dans ce genre de batailles. Le feu couve et la moindre étincelle pourrait mettre le feu aux poudres.
Sachant que l’Armée déteste les Rouges et que de leur côté, les Rouges ne sont pas amoureux des Tuniques Bleues… Que certains esprits échauffés voudraient prouver leur valeur et bouffer, selon sa position, du Blanc ou du Rouge, on peut dire qu’il va falloir marcher sur des oeufs pour éviter un embrasement de la région.
Blueberry, lui, il a le cul entre deux chaises : il aime ses frères Indiens mais il ne vaut pas faire couler le sang des Blancs et sa position est difficile à tenir car certains indiens aimeraient qu’au lieu de se cacher et de fuir continuellement, passer à l’attaque afin de prouver leur valeur et devenir calife à la place du calife.
Trahisons, coups fourrés, stratégies magistrales, bravoure, folie, amour, coups de poignard dans le dos, vengeance, violences, haine, tout cela se retrouve au menu de cet album qui tranche avec les précédents puisque l’on revient aux fondamentaux.
La folie et la bêtise des hommes est illustrée de plusieurs manières, dont celle humoristique de Chini, la fille de Cochise, courtisée par Blueberry et Vittorio qui, au lieu de lui rapporter ce qu’elle souhaiterait (robe de femme Blanche, boite à moudre le temps) arrivent tout deux avec des choses dont elle n’a cure et se demandent pourquoi elle n’est pas heureuse avec ses cadeaux.
Qu’ils soient Blancs ou Rouges, les hommes sont stupides. L’un me ramène un révolver, l’autre une charogne puante et ils voudraient que Chini leur saute au cou.
Un excellent tome qui évite le manichéisme entre les Blancs et les Rouges, qui propose des personnages bien travaillés, tourmentés, fous de haine ou avec la tête sur les épaules. Personne n’est tout blanc ni tout noir.
Blueberry, une série bédé à découvrir, si ce n’est déjà fait, ou à relire car on y revient toujours avec plaisir tant le scénariste avait du talent et le dessinateur aussi.
Avevo tralasciato il mio amico Blueberry per qualche tempo, in attesa di recuperare qualche numero per poterli leggere tutti insieme. E adesso è ora!
Son passati due anni dall'ultimo volume e Blueberry ha vissuto con gli Apache per sfuggire a chi lo insegue. Però per l'uomo bianco è praticamente impossibile lasciare gli indiani e arriva il nuovo idiota dall'Este che pretende di sterminarli e prendere i loro territori. E per l'ennesima volta tocca a Blueberry cercare di sistemare le cose.
Però è vero: nessuno vuole Blueberry. I soldati non lo vogliono perché credono che abbia tentato di uccidere il presidente e perché prende sempre le parti degli indiani. E gli indiani stessi non lo vogliono perché è un bianco che vuole salvarli senza combattere. Cosa che ai giovani Apache non va bene perché credono sia codardia.
Molto simpatica Chini, la figlia di Cochise, contesa tra Blueberry e un Apache. Lei vorrebbe un bel vestito mentre i pretendenti le portano pistole e aquile morte...
Taas on vissiin se aika kuukaudesta kun ärsyttää Blueberryissä oleva loputon tekstipaljous. Ei asioita silloin, kuten ei nykyäänkään, tarvitse noin paljon selittää. Ellei suuntaa sarjakuvaansa Amerikkalaisille. Niille pitää. Ne ovat tyhmiä. Giraud panee parastaan ja kuvat sekä aavikoiden hiekan värinen kuumuus tulee esitettyä todella hyvin. Tarina kerää vauhtia ja asettelee hahmoja ja motiiveja jonoon. Hyvä suoritus.
A nova vida de Blueberry com os Apaches. Conseguir fazer a ponte entre civilizações e ambições individuais. No fundo é o desafio que cada um enfrenta no dia a dia.
Det här är den tolfte volymen i den svenska utgivningen av Jean-Michel Charlier och Jean Girauds (alias Moebius) eminenta Western-serie (och den artonde i den franska originalutgivningen). Det är en skam att serien för närvarande inte finns i tryck i Sverige samt att den svenska albumutgivningen började först med det sjunde albumet Le cheval de fer och stannade av efter 17 album (man har alltså aldrig gett ut album 1–6 eller 24–29 på svenska). Den som har de svenska rättigheterna till serien borde skämmas för att dessa inte förvaltas bättre. För Western-serier blir inte bättre än så här.
I det här albumet tar handlingen vid ett tag efter händelserna i album elva, Angel Face, och tar Blueberry tillbaka till navajofolket som han tydligen haft att göra med tidigare (i albumen före den svenska utgivningen) och detta är början på en ny story-arc.
Traqué dans tout le pays, Blueberry se réfugie auprès des seules personnes pouvant lui garantir sa sécurité : les Apaches. Le vieux chef Cochise accueille avec plaisir celui qu' il appelle Tsi - Na - Pah (Nez cassé en apache).
Cette période idyllique ne va évidemment pas durer.
Ce n'est pas un nouveau cycle, mais plutôt un cycle dans le cycle. Blueberry est toujours recherché, mais on le suit maintenant depuis le camp indien. Un joli retournement du point de vue, notamment par rapport au premier cycle, où Blueberry "casse" de l' indien. faut-il y voir un changements initié par des films comme "Little big man" ou "Jérémiah Johnson" ?