En septembre 2019, Simon Bucci-Wheaton répond à l’appel d’un directeur d’école primaire publique qui cherche à pourvoir en urgence un poste d’enseignant. Le lundi suivant, il devient titulaire d’une classe de sixième année.
S’il trouve sa vocation en devenant enseignant et au contact des jeunes, il est rapidement confronté à l’état lamentable de notre système d’éducation. Comment en étions-nous arrivés là? Comme une forme d’exutoire, il se met alors à écrire pour mettre en mots des situations qui se déroulent quotidiennement dans les écoles, qui coûtent cher en fonds publics et qui ont une incidence directe sur l’apprentissage des élèves.
Mais pourquoi l’école? nous fait entrer dans la classe d’un enseignant épris de son métier, mais qui trouve des raisons de s’insurger, avec autant de véhémence que l’humour, chaque jour. À ces textes s’ajoutent les voix de personnalités de tous les horizons (universitaire, politique, culturel) qui ont accepté de partager avec nous leur vision de l’éducation – ce qu’elle pourrait et devrait être, pour le mieux de nos enfants et de toute la collectivité.
Vraiment bien pour celleux qui ne connaissent pratiquement rien au système d’éducation actuel au Québec.
Pour celleux qui sont déjà dans le milieu, y’a pas grand chose de nouveau. C’est ce qui m’a « déçue » un brin. Ça, et les éternels arguments (qu’on lit 2-3 fois dans le livre) « on aime les enfants, tout notre amour passe par là et c’est ce qui explique qu’on en fait parfois (souvent) plus ». Non. On en fait plus parce que nos tâches sont mal ciblées/déterminées et parce que nos responsabilités sont trop larges en ce qui concerne notre rôle à jouer dans l’éducation.
J’aurais pris davantage de chapitres avec les opinions de l’auteur principal, Simon. Il est dégourdit, ses réflexions sont intéressantes et je trouve que son optimisme pour faire mieux est rafraîchissant. Avec la grève qu’on a connu cet automne, ça fait du bien de voir autre chose que du pessimisme. En plus, il écrit suuuuper bien. Un livre avec ses seuls propos m’auraient plu davantage. Qu’on parle enfin de « prof à un autre ». Ses idées sont plus que pertinentes aussi.
Pour le reste, je ne m’attendais pas vraiment à ce que ce soit des témoignages. Je croyais y découvrir des textes d’opinion. Alors que certains sont intéressants, j’ai trouvé que plusieurs manquaient de profondeur. On le sait que la culture est importante, voire inspirante pour nos jeunes. On le sait que la lecture devrait être le moteur premier dans nos intentions pédagogiques. On le sait qu’un enfant qui dort / mange aura plus de chances de réussite. On le sait qu’on a besoin d’un milieu de vie moins gris, désuet et bétonné. Je me répète : ce livre est, selon moi, avant tout destiné aux québécois qui ont fréquenté les bancs d’école, mais qui s’en sont éloignés pour leur carrière. Comme prof, tout ça, c’est du plus que connu.
Je recommande donc ce livre à mes ami.es non enseignant. C’est le genre d’ouvrage suuuuper intéressant pour ceux qui ont envie d’en savoir plus sur les écoles québécoises. C’est important de connaitre nos enjeux lorsqu’on pense à nos futurs citoyens qui côtoient ce milieu une bonne partie de leur vie.
Un livre où l’on décrit bien la situation actuelle des enseignants au Québec. En tant qu’enseignante de première année, je me suis retrouvée dans plusieurs situations décrites par l’auteur.
J’ai senti que l’auteur avait toujours en tête le bien être des enfants. Simon ne fait pas juste critiquer ce qui se passe en éducation, il apporte des faits et propose aussi des solutions! Des solutions audacieuses et discutables, mais il en propose…
Le texte de Josée Scalabrini m’a déçue, mais j’ai eu les larmes aux yeux en lisant celui de Jean-Charles Lavoie.
J’ai envie de faire lire ce livres à mes amis non enseignants afin qu’ils comprennent ce qu’on vit chaque jour… Afin qu’ils comprennent où passent leurs enfants 180 jours par année… Afin qu’ils voient l’urgence d’agir pour le bien de leurs enfants…
Ouvrage tellement mais tellement pertinent qui reflète bien notre réalité enseignante. Ça fait pitier, mais ça donne un certain espoir. Ensemble, osons croire qu’on peut arriver à quelque chose de mieux. 👩🏼🏫 “On agit actuellement comme des poules sans tête qui essaient toutes de gonfler le même pneu crevé à plusieurs endroits. Qu'on appuie sur pause pour repenser correctement le système. De toute façon, difficile de faire pire qu'en ce moment!” 🥲
J’ai vraiment aimé ma lecture! Je l’ai trouvée inspirante et pertinente! Je ne partage pas toutes les idées de l’auteur, mais j’ai aimé que ces dernières me fassent réfléchir, comme celles des autres collaborateurs à l’école de demain!
Je n’étais pas convaincu au départ… ça me semblait encore des propos d’un autre enseignant qui chialait sur sa job (j’enseigne moi-même au primaire), le salaire, les heures supplémentaires non payées, etc.
(Peux-tu me nommer une autre job dans le monde qui travaille 200 jours par année, qui fait « officiellement » 32 heures par semaine et qui (au max) fait plus de 100 000$ par année?)
Peu importe, rapidement, j’ai changé mon fusil d’épaule. L’auteur mentionne tellement d’enjeux plus profonds. Mon dieu qu’on enseigne pas les bonnes choses. Mon dieu que les notes peuvent être absurdes, mon dieu que pour plusieurs enfants l’école est un cauchemar…
J’étais heureux de lire quelque chose qui reflétait ce que je ressens depuis non seulement mon début de carrière d’enseignant, mais aussi mon début dans le système scolaire en tant qu’enfant…
Nous nous souvenons tous de nos moments à l’école, et souvent j’entends des critiques du système d’aujourd’hui en comparaison avec ces souvenirs. Simon Bucci-Wheaton décrit parfaitement la réalité de nos classes actuelles qui n’est en rien comparables à ce qui se passait avant. Tout le monde devrait lire ce livre afin d’avoir un portrait plus juste et représentatif de nos écoles.
C'est un ouvrage que j'ai trouvé intéressant. Les « savez-vous que » sont des bonnes infos qui paraîtront nouvelles aux gens qui n'oeuvrent pas dans le milieu. Les textes de la deuxième partie sont écrits par des personnalités connues, des profs d'université et certains experts du milieu. On sent que ces textes sont là pour élargir les horizons, afin de ne pas limiter l'éducation qu'à la classe.
Or, l'ironie de la chose, c'est que l'auteur souligne qu'on en demande beaucoup à l'école et on ne devrait se concentrer que sur l'essentiel. Ce livre va dans toutes sortes de directions: la sensibilisation aux enjeux des Premiers Peuples, l'enseignement en nature, l'enseignement par la cuisine. On demande à l'école de ralentir et de développer de nouveaux réflexes. Je ne sais pas, je trouve ça un peu contradictoire.
Première partie qui permet à ceux qui ne travaillent pas ou qui n’ont pas un proche de le milieu scolaire à comprendre les obstacles et défis des professeurs dans les écoles.
Deuxième partie d’anecdotes, d’histoires écrites par différentes voix publiques. J’ai adoré cette 2e section avec les textes de Léa Stréliski, Jean-Charles Lajoie et Guillaume Beauregard pour ne nommer qu’eux.
«Le rôle de l’école débute et se joue dès les premières minutes en classe, quand je ferme la porte et enclenche le processus de transmission du savoir à mes élèves. Quand la porte se ferme, un monde s’ouvre alors aux élèves. Or, ce n’est possible que si j’ai la clé qui me permet cette ouverture. » • §₽ 75
Un livre qui dépeint réalistement le système d’éducation québécois. J’ai surtout aimé la première partie de Simon Bucci-Wheaton. Je n’ai pas trop compris l’ajout de tous ces nombreux participants pour la deuxième partie.
La première partie, celle par l’auteur principal, est intéressante et avance quelques idées d’amélioration. Les textes des collaborateurs sont plus variables: certains très concrets et appuyés sur des études, d’autres relèvent plus du rêve et ne s’appuient que sur une opinion/vision bien partielle.
De prime abord, je ne suis pas nécessairement le public cible : je ne travaille pas dans le domaine de l’éducation et je n’ai pas d’enfants. Malgré tout, j’ai trouvé cet essai fort intéressant. L’éducation, c’est un sujet qui touche tout le monde!
J’ai adoré les chapitres écrits par Simon Bucci-Wheaton. Il énumère les problèmes du système d’éducation et propose plein de solutions.
J’ai bien aimé le slam de David Goudreault, le chapitre sur l’intelligence artificielle de Yoshua Bengio, celui de Claudia Larochelle ainsi que le texte d’Yvon Rivard.
Mais pourquoi ce livre? Il dresse un portrait extrêmement large de l'enseignement (clairement pas un livre pour les enseignants) et se termine sur des courts textes assez banales et toujours consensuel. Par exemple: le texte écrit par un écologiste décrit l'importance de l'écologie, le texte de la syndicaliste parle de l'importance du syndicat, Ricardo explique qu'il est important de bien se nourrir pour apprendre, etc...
Sérieusement, pourquoi et surtout pour qui ce livre?
*Seule exception, le texte de Jean-Charles Lajoie. Un vrai délice à lire!
J'ai adoré la première partie du livre. Simon a des idées tellement intéressantes et bien articulées, sans compter des suggestions logiques pour contrer des problèmes actuels dans notre réseau.
J'ai eu plus de difficulté avec la deuxième partie, je ne la trouvais pas aussi pertinente. J'aurais aimé des textes d'opinions appuyés par des arguments et qui offrent des suggestions (comme dans la première partie).
Je dois quand même dire que les enjeux que j'observe dans le milieu de l'éducation sont toutefois bien représentés et bien expliqués.
J’ai adoré! Des essais-collectifs comme celui-ci, il en faut plus!
Non seulement l’auteur principal pose le cadre et le contexte des propos que soutiendront nombreux auteur•trices au fil des pages suivantes, mais il agrémente le tout d’expériences personnelles et professionnelles : c’est très concret et accessible pour les personnes qui n’œuvrent pas au quotidien au sein du système de l’éducation. La sélection d’auteurs est très diversifiée, ce qui permet la mise en commun de divers horizons. Bref, je recommande!!
J'aurais aimé avoir accès à plus de réflexions de l'auteur sur le monde de l'éducation quitte à laisser quelques témoignages de côté. J'aurais aimé connaître un peu plus le fond de sa pensée sur certains sujets.
D'ailleurs j'aurais apprécié lire un peu plus de femmes dans les témoignages comme ce milieu repose surtout sur elles, sur nous.
Étant moi-même professionnelle dans une école primaire, j'ai reconnu mes collègues dans leurs bons coups tout comme dans quelques-uns de leurs angles morts.
Très intéressant pour les personnes qui ne sont pas dans le domaine de l’enseignement. Les nombreux témoignages nous donnent plusieurs points de vue sur l’expérience de chacun à l’école. Par contre, pour celles et ceux qui travaillent dans les écoles, le livre devient plutôt répétitif. Les enseignants et le personnel dans les écoles sont déjà au courant des immenses défis et des problèmes de la profession.
Après une première partie légère mais pertinente sur le monde de l’enseignement, la deuxième moitié du livre constituée de textes, provenant de personnalités provenant de différents milieux, est encore plus intéressante.
Des réflexions intéressantes sur nos écoles publiques que l'auteur exprime avec justesse. J'ai moins aimé la deuxième partie par contre. Les témoignages de Claudia Larochelle et de Ricardo sont ceux qui m'ont le plus touchés.
Pertinent par moments, longuet par d’autres. Un effort louable pour amorcer une conversation importante et urgente mais je m’attendais à plus percutant.