Chicoutimi, mai 1949. N’ayant jamais pris mari, Juliette Villeneuve vit toujours avec sa mère, dont elle prend soin alors qu’elle est mourante. Quand elle fait appeler un prêtre pour lui administrer les derniers sacrements, la vieille fille reconnaît son amour de jeunesse. Forcé par ses parents à rejoindre les ordres, Joseph Lajoie l’avait quittée vingt ans plus tôt, sans savoir qu’elle portait son enfant et qu’elle s’était vue contrainte de l’abandonner à la naissance. À la suite de cette rencontre bouleversante, les deux anciens tourtereaux s’aperçoivent que, malgré le passage des années, ils éprouvent encore des sentiments l’un pour l’autre. Mais le statut d’homme d’Église de Joseph continue de se dresser entre eux. Comment Joseph et Juliette peuvent-ils même envisager de raviver leur relation, alors que le premier s’est destiné à la prêtrise et que l’autre demeure profondément blessée après avoir donné leur fille illégitime en adoption ? Et pourtant, l’espoir refuse de se taire en leur coeur, animé par cet amour défendu qui les unit…
2 étoiles. J'ai choisi ce livre parce que l'idée de base m'intriguait énormément : un homme et une femme sur le point de se fiancer sont séparés lorsque la famille de l'homme le force à entrer dans les ordres ; le couple se retrouvent vingt ans plus tard... pour réaliser qu'ils s'aiment toujours. Une situation qui est ni invraisemblable ni unique dans le Québec des années 1920 et 1940.
Je ne m'attendais pas à trouver des scènes intimes... et surtout pas en aussi grand nombre. Les choix faits par J. & J. m'ont mise très mal à l'aise jusqu'à la fin, où j'ai été soulagée de les voir prendre les bonnes décisions. Mais m'attendre au désastre et le déshonneur sur chaque page constamment était épuisant... et j'avais l'impression d'être salit, cheminant à leurs côtés.
En revanche, j'ai adoré les conversations. Il y a quelque chose de très réconfortant à entendre des personnages parler MA langue — pas seulement le joual, mais aussi les expressions, les particularités linguistiques et les répliques typiques. Je me suis sentie chez moi.
J'ai aussi été très impressionnée par la façon dont l'auteure a abordé le sujet de l'église. Elle a mis le doigt sur bon nombre de problèmes de l'Église catholique ; cela m'a brisé le cœur de voir à quel point les gens étaient perdus — ayant une idée déformée de Dieu, et étant éloignés de lui. Mais j'ai aussi aimé la façon dont elle a souligné que Dieu n'est pas l'église — que Dieu et ses voies ne sont pas les voies de l'église. Je ne partage pas la conclusion que « seul le véritable amour compte », mais j'ai apprécié que la dernière page souligne l'existence de personnes bonnes et sincères au sein de la religion... un message nécessaire pour notre province. En somme, je pense que cette partie du roman résonne particulièrement avec mon peuple ; et elle montre aux lecteurs extérieurs comment les gens vivaient et pourquoi ils portent un tel traumatisme générationnel.
Toutefois, je ne peux pas recommander ce livre, étant donné la quantité de passages que j'ai dû sauter. Et je ne suis pas sûre de vouloir lire un autre ouvrage de cette auteure.
N.B. Ce livre contient une scène d'abus se*uel d'un prêtre contre un garçon, acte qui n'est pas pris au sérieux par la hiérarchie de l'église.
J'ai bien aimé le livre. Belle histoire d'amour défendus !
Toutefois, je n'ai pas aimé que l'histoire d'amour entre les personnages principaux soit très majoritairement axé sur le sexe. À chaque rencontre, au lieu d'avoir une conversation développée, ils font l'amour et le curé repart.
Je n'ai pas été en mesure de comprendre la "puissance" de leur amour, car nous n'avons pas beaucoup d'informations quant à ce sujet, autre les faits qu'ils étaient amoureux lors de leur adolescence et qu'ils ont eu un enfant de cet amour.