Bombes qui éclatent, grenades qui explosent... Dans un pays lointain, la guerre fait des ravages. En sécurité dans sa maison, Théo est bouleversé par les images de destruction vues à la télévision. Une foule de questions s’agite dans la tête du garçon. Pourquoi la guerre? Pourquoi cette violence insensée? Pourquoi tant de haine ? Les adultes autour de Théo n’ont pas de réponse satisfaisante. Son anxiété monte et il se demande comment chasser ses cauchemars. Surtout, Théo se demande comment il pourrait aider à construire la paix.
Ma fille ne le sait pas encore mais ce livre lui enlèvera une partie de son innocence lorsqu’on le lira ensemble.
Je ne sais pas quand ce sera le bon moment pour lui parler de la guerre mais je sais que ce livre sera mon allié le moment venu.
C’est une histoire déchirante mais immensément grande que l’autrice nous offre avec Semer des soleils.
Ses mots se lisent comme de la poésie.
Difficile de croire qu’une si belle plume puisse décrire de si monstrueuses choses.
On y suit un petit Théo à la tête remplie de questions, au coeur lourd de peine et au bedon plein d’anxiété.
Ça m’a fait mal de voir sa naïveté d’enfant être confrontée aux horreurs de la guerre.
Autant que ça m’a fait mal de savoir que, comme le papa de Théo, je ne saurai pas comment expliquer toutes les incohérences, les injustices et les raisons qui se cache derrière la guerre lorsque ma fille me posera des questions.
La seule chose qui amène un peu de doux à cette lecture, c’est l’espoir. L’espoir du après. L’espoir que les choses iront mieux.
J’ai beaucoup aimé.
Un livre très d’actualité qui amènera de grandes discussions avec les enfants.
À mettre dans les bibliothèques de classes aussi. 🌻
du magnifique (!) de chacun de ces mots aux illustrations, tout de ce livre est beau et porte à réflexion. à avoir absolument en classe pour avoir de belles discussions à propos de toutes ces guerres qui sont malheureusement tant d’actualité ..
3.5⭐️ J’avais de grandes grandes attentes face à ce roman graphique que je me suis procuré au dernier salon du livre de Québec. D’abord, celui-ci aborde la guerre et ses conséquences, donc je le voyais très bien se joindre à mon réseau sur les réfugiés, victimes de la guerre. Ensuite, un peu comme Enterrer la Lune le faisait, j’imaginais un album ultra puissant qui illustre bien les injustices.
J’ai aimé, ne vous méprenez pas, mais dans le propos on s’adresse davantage aux enfants ici qu’aux adolescents. On explique la guerre pour les jeunes qui la découvrent. Je m’attendais à plus, j’ai fait erreur sur le public cible!
La plume d’Andrée Poulin est, somme toute, magnifique et les illustrations d’Enzo sont très réussies.
Un livre par jour éloigne l’ennui pour toujours, c’est bien ça?
Cela fait quelques temps que cette nouveauté jeunesse me fait de l’œil. Les livres d’Andrée Poulin ont une place toute spéciale dans mon cœur de lectrice oui, mais dans mon cœur de professeure, surtout. Celui-ci ne fait pas exception. C’est que elle seule arrive à dépeindre si joliment et tendrement, des réalités et des atrocités pourtant si laides. Et que dire des illustrations d’Enzo. Certaines doubles-pages mériteraient d’être encadrées ni plus ni moins.
Semer les soleils, c’est Théo qui découvre la guerre et ses horreurs, c’est Théo qui ne comprend pas pourquoi il est le seul à s’en faire, c’est Théo qui se demande pourquoi les adultes sans réponse quant à ses innombrables questions et c’est Théo qui trouve l’espoir, enfin.
« Est-ce que les guerres existent parce que trop de gens n’arrivent pas à dire je m’excuse? »
Je rêve de lire cette histoire à des élèves et d’écouter leurs impressions. Si je refais le saut chez les grands, un jour, ce sera la faute d’Andrée Poulin, c’est certain. 💛🌻
Je referme ce livre les joues mouillées de larmes. Je ne compte plus les nuits d’insomnie que j’ai traversées ces derniers temps, hantée par la guerre, par ces morts innombrables, par les injustices du monde, et par ce privilège inconfortable que je ressens chaque jour de vivre dans la sécurité, le luxe et l’abondance.
Dans le personnage de Théo, je me suis reconnue. Dans sa sensibilité, sa lucidité, mais surtout dans ses questions sans réponse. La guerre reste pour moi l'une des plus grandes absurdités de l'humanité, une absurdité que je n’arrive pas à intégrer, même en grandissant.
Parfois, je rêve d’un monde où l’on réaliserait collectivement qu’on vit tous sur un fucking caillou perdu dans l’univers. Qu’aucune vie n’a plus de valeur qu’une autre. Que les ressources de cette planète pourraient suffire à tous, si seulement on les partageait équitablement. Que les dix hommes les plus riches pourraient, à eux seuls, transformer l’existence de milliards d’êtres humains. Ces pensées me pèsent. Elles m'épuisent. Et elles me ramènent toujours à la même question : comment peut-on manquer autant d’empathie ?
Le livre d’Andrée Poulin et Enzo est un bijou. Un tour de force. Ils parviennent à présenter les atrocités de ce monde avec une infinie délicatesse, avec une beauté désarmante, et surtout, avec de l’espoir.
Oui, ce livre s’adresse aux enfants. Mais je crois sincèrement qu’il devrait être lu par bien des adultes. Parce qu’au fond, ce ne sont jamais les enfants qui choisissent la violence. Ce sont toujours les grands.
3.5⭐️ j’ai bien aimé. ça fait réfléchir et c’est quand même émotif comme lecture. ça semble être un bon outil pour les parents qui ne savent pas comment amener le sujet de la guerre à leur enfant ou ceux qui ne savent pas quoi faire pour aider leur enfants avec leurs émotions face à la guerre.
J'ai bien aimé cette petite beauté. Entremêlant de belles images et un texte troublant de vérité sur la guerre, l'émotion du jeune homme est pure. Ce texte pourrait être utilisé dans les classes, les cours de français, les cours d'éthique, c'est une formule gagnante pour déjouer le sentiment de tristesse infini qui gagne les enfants sensibles au malheur des autres et à la bonté humaine.
Un excellent roman en vers illustré qui met de l’avant les incohérences et les injustices de la guerre dans les yeux d’un enfant qui peine à comprendre. Les illustrations et les textes sont magnifiques et criant de vérité.
"Semer des soleils" est un hybride entre le roman graphique, le roman et la poésie, classé en "romans" dans notre librairie. Il s'attaque à un sujet sensible, mais toujours aussi pertinent: L'impuissance face à la guerre. Je rappelle que la littérature jeunesse est une boîte à outil autant qu'une source de plaisir et d'émancipation, il est donc normal et souhaitable que même les sujets les plus délicats soient abordés. Derrière la guerre, il y a des émotions désagréables, des notions contradictoires et une réalité difficile à traiter pour les enfants n'ayant connu que la paix. Avec sa poésie et sa délicatesse pertinente, Madame Poulin nous offre autant une piste de réflexion qu'une incursion dans la psyché d'un jeune humain.
Théo ne s'y attendait pas, mais un jour, la guerre s'est invitée dans son salon. Sur l'écran de la télévision, des images choquantes, une violence insensée, des gens en danger. Et surtout, des tas de questions qui n'ont pas de réponse claires. Depuis deux mois, la guerre en Ukraine fait rage, accumulant les images pénibles à regarder et les actes d'une monstruosité absurde. Surtout, depuis deux mois, Théo ne sait pas quoi faire de ses questions sans réponses qui habitent sa tête. Alors que les gens tout autours semblent regagner leur normalité, Théo ne comprend pas comment c'est possible de faire comme si de rien n'était, comme si ce qui se passait si loin de son pays ne les concernait pas. L'impuissance le ronge et avec elle, son quotidien n'est plus paisible. Il a des cauchemars, ses questions se heurtent à l'impuissance de son père, qui ne sait plus quoi lui dire et lui demande de ne plus poser de questions. Théo regarde ses amis jouer à la guerre, alors que des enfants de guerre rêvent de jouer à la paix. Que faire? Que penser?
Les illustrations sont de Enzo, un habitué des albums jeunesse ces dernières années et qui nous a encore une fois, livré un belle exécution, à la fois sobre et percutante. La couverture donne bien le ton. L'écriture est quelque part entre le roman et les vers libres. Il y a des titres pour les pages, mais pas de chapitres à proprement parler. Parfois, le côté concis du texte, rend le message encore plus percutant. Certains passages emploient la répétition ou l'accumulation. Enfin, parfois on est plus près de la poésie, mais parfois plus du dialogue. La structure est donc assez changeante.
Attention, il y aura des divulgâches à partir d'ici.
Le volet qui m'interpelle le plus est celui des émotions. Nous, les adultes, avons déjà tant souvent tendance à vouloir protéger nos jeunes qu'on invalide souvent, sans le vouloir, sur leurs émotions et leur ressenti. On veut les tenir éloigner des problèmes, qu'on juge trop gros pour eux ou hors de leur porté de compréhension, en se disant que si nous, nous ne pouvons comprendre un enjeu, alors il y ira de même pour eux. Il y a un peu de vrai, pas aussi tellement de faux. Nos jeunes ne sont pas stupides, et ils sont plus perceptifs qu'on veut bien le croire. Et surtout, dans un monde aussi intensément ouvert avec la technologie, nous avons une génération plus que jamais au fait de ce qui se passe dans le monde. Il importe alors, à mon humble avis, de faire le tri dans tout ça et de les accompagner. Les empêcher de voir et s’intéresser au monde est contre-productif, puisqu'ils en font partie. Ainsi, Théo est au fait de ce qui se passe actuellement en Ukraine, mais ç'aurait pu être un autre conflit majeur que la pertinence de cette histoire reste la même. Que faire quand on est un enfant sensible, conscient d'une réalité complexe et dans l'incapacité de se faire entendre?
Au début, Théo ne peut que répéter ses questions, nourries par son sentiment d’injuste, d'impuissance et d'empathie. De grandes qualités, à mon avis. Mais ces émotions sont incapables d'être vécues, parce que personne ne s,intéresse à ses questions, il est même invalidé à leur sujet. Alors, il internalise. Il accumule. Il a mal. Des émotions qu'on ne peut ou on ne sait exprimer, ne peuvent que générer des conséquences désagréables, comme une humeur maussade, des nuits difficiles ou encore des frictions dans les relations interpersonnelles. Toutes des choses qui vont arriver à Théo. S'ajoute à ce portrait incapacité d'agir. Mais j'y reviendrai. Enfin, Théo fini même par externaliser de manière inadéquate en devenant violent contre ses amis verbalement , puis contre une poubelle physiquement. Les émotions qu'on refoulent tendent à sortir d'une autre façon et souvent, elles peuvent se manifester de manière inadéquate, comme c'est le cas ici.
Théo fera la connaissance d'une jeune fille aux cheveux verts, qui a trouvé une façon d'exprimer ses frustrations face au conflit qui la ronge de l’intérieur elle aussi. Colombe a trouvé une façon d'externalisé ses émotions à travers les arts, le dessin sur les murs, plus précisément. Elle emploi un symbole, la colombe, qu'on doit à Pablo Picasso, qu'elle dessine sur les murs de brique d'une maison à l'angle de la rue. Je note que sa manière d’exprimer sa colère de manière constructive. On l'oublie, mais la colère est une émotion, elle a donc une fonction et contrairement au gros cliché populaire, la colère n'est pas forcément explosive et agressive. La colère, quand elle est gérée et orientée, fait des miracles. La colère peut permettre la mise en action face à une injustice, elle peut servir à défendre des causes ou empêcher des gestes déplacés. Elle peut rendre artistique. J'aime bien qu'on commence enfin à réinterpréter la colère, cette émotion trop souvent ultra-vulgarisé en crises de bacon ou en violence sociale. Ici, Colombe se permet de dessiner à la craie sur des murs, parce qu'elle se sent impuissante, en colère et qu'elle veut protester ( ce sont ses mots). Colombe offre à Théo la première marche à suivre: Prendre conscience de son émotion et chercher à la canaliser.
Bientôt, Théo se met en action lui aussi. Il peint des pierres avec les noms des villes ukrainiennes bombardées, et va les placer sous les graines de tournesols que lui a confié Madame Léna, une femme d'origine ukrainienne qui est a voisine. C'est elle qui explique un autre symbole important pour ce livre: Le tournesol, "soniashnyk" en ukrainien, la fleur nationale de l'Ukraine. Plus tard dans l'histoire, Théo, son père et madame Léna vont entreprendre une levée de fond pour venir en aide aux ukrainiens, en vendant des "pierogis" sorte de pâtes farcies de patates, fromage et oignons ayant la forme de demi-lunes ( C'est super bon!). C'est une autre façon de se mettre en action et même les petits gestes sont porteurs. Le simple fait de se mettre en action est une victoire pour la paix. C'est d'ailleurs sur cette note que se termine le livre.
Donc, à retenir: Trouver des alliés, c'est-à-dire des oreilles attentives, des épaules de consolation et des gens qui partagent nos valeur. Entendre ses émotions, c'est-à-dire les nommer et les prendre aux sérieux. Se mettre en action, c'est-à-dire trouver des actions qui font du bien pour gérer les émotions, faire des activités susceptibles d'influencer la cause ou valeur que l'on défend et prendre le temps d'en parler avec les gens que cela intéressera ou impliquera.
Le passage sur le jeu de la guerre m'évoque une lecture que j'avais fait il y a quelques années sur ses implications. Entre autre détails, j'avais lu que les jeux de guerre peuvent avoir du bon, en ce sens où ce type de jeu permet de mieux cerner les limites physiques entre enfants, en ce sens où ça permet de voir que nous avons des limites imposées par la douleur ou la défense de son intégrité physique. Néanmoins, je pense qu'on peut ouvrir le débat en classe ou à la maison sur le sujet. Pourquoi jouer à la guerre? Quel plaisir en retire-t-on? Pourquoi y a t-il toujours deux camps opposée? Il y a clairement matière à débat ici, je pense et j'estime que les réponses seront plus nuancées qu'on le croit.
D'ailleurs, Théo se fait une réflexion intéressante quand il réalise qu'après avoir hurlé et insulté ses amis, qui avaient un avis contraire au sien, que c'est peut-être ainsi que commencent les guerres. Un désaccord. Un refus de compromis. Un début de haine. Un refus de s'excuser. Bien sur, les raisons de partir en guerre sont innombrables, mais il tiens un bon début de réflexion. Cela interroge aussi la notion de conflit de valeur ou conflit d'opinion, et les habiletés que nous devrons développer pour les gérer.
Enfin, je mentionne la petite Olga, jeune fille qui dans l'histoire est décédée en posant un pied sur une mine anti-personnelle, dans une maison abandonnée, en Ukraine. On a peint des dinosaures en couleur vives sur son petit cercueil. Théo est resté marqué par cet évènement et on peut le comprendre: Il réalise que des enfants meurent, dans une guerre. Il y a quelque chose de profondément révoltant dans à l'idée que des enfants n'ont pas tous les mêmes chances de survivre de part le monde et que malgré les conventions et les accords, des adultes se contrefoutent que des enfants meurent sous les balles, les obus, les gazes et autres joyeusetés typiquement humaines. Olga aura droit à sa pierre, comme les villes ukrainienne, dans le jardin de tournesols de Théo ( avec un petit dinosaure en bonus). Prendre acte de sa chance et de ses privilèges est, il me semble, une réflexion que permet de faire les conflits, au même titre que les iniquités sociales.
En conclusion, il faut permettre à nos jeunes d'être entendus, mais aussi de leur permettre d'agir s'ils en ressentent le besoin. Agir mobilise le jeune face à ses valeurs, lui permet de les défendre, ce qui est une des fondations de notre estime de soi. Nous adhérons tous à des valeurs, partiellement ou complètement et elles nous façonnent, puisqu'elles nous habitent. Adhérer à des valeurs nous définit et ultimement nous construit en tant qu'individu. Nos jeunes ont le même besoin que les adultes, celui de croire en quelque chose et de lutter à divers niveaux pour elle ( ou elles). Il le feront à leur échelle et avec leurs mots, comme nous en sommes témoin avec les mobilisations pour le climat et pour les causes qui leur sont chères. Dans un monde rempli de conflits, militer pour la paix, lutter pour les causes sociales et faire entendre ses idées, est à mon sens impératif pour nos jeunes. Ils en sortiront plus solides, validés et engagés. Il font parti de la solution. Il me semble que de croire en notre jeunesse est le plus beau cadeau que nous pouvons leur faire dans la construction de leur identité, mais surtout le plus beau gage de confiance envers ceux et celles qui vont être les adultes de demain.
En ce sens, je remercie toutes les autrices et les auteurs, qui à l'instar de madame Poulin, mettent en relief divers enjeux cruciaux à travers la littérature jeunesse pour que cette même jeunesse ait accès à des outils et des réflexions pour nourrir leurs besoin de compréhension et s'ouvrir au monde qui est aussi le leur. J'apprécie que la littérature jeunesse soit au service de la jeunesse, tout en les faisant rêver.
Laissons nos jeunes semer des soleils, à leur façon.
Pour un lectorat intermédiaire à partir du 3e cycle primaire, 10-12 ans+
Lu en classe avec mes élèves. Très intéressant pour travailler les 4 dimensions de la lecture, avec un sujet qui est vraiment d’actualité : l’anxiété par rapport aux guerres dans le monde. 🌻
Semer des soleils is a profoundly gentle and necessary book that addresses one of the most difficult realities children face today: encountering war from a place of safety, yet feeling its emotional impact deeply and personally. Andrée Poulin approaches this subject with remarkable sensitivity, honoring a child’s confusion, fear, and moral awakening without overwhelming or simplifying the truth. Through Théo’s eyes, the story captures how images of violence bombs, explosions, devastation can invade the quiet of a home and unsettle a young mind. The unanswered questions he asks are universal and haunting: Why war? Why violence? Why hatred? The adults around him cannot provide easy explanations, and that uncertainty feels painfully authentic. What makes Semer des soleils especially powerful is its emotional pivot. Rather than leaving Théo trapped in fear, the book gently explores how empathy, imagination, and small acts of intention can become seeds of peace. The idea of “sowing suns” is both poetic and hopeful, offering young readers a way to process anxiety while affirming that compassion and agency still matter. Enzo’s illustrations complement the text beautifully, balancing gravity with warmth and visual calm. Together, text and art create a space where difficult conversations can begin between children and adults, classrooms and families. Semer des soleils is an essential picture book for our time. It doesn’t offer false comfort, but it does offer meaning, reassurance, and a quiet belief in the power of kindness, even in the shadow of war.
« Mets ces graines de tournesols dans ta poche. Au moins, quand tu mourras ici sur le sol de mon pays les tournesols pousseront autour de toi » (Poulin, Andrée. Semer des soleils, p.18)
Un roman en prose qui aborde la guerre avec des mots à hauteur enfants. D’enfants qui ont la possibilité de se poser des questions et de réfléchir à l’horreur qui se déroule à des kilomètres de leur quotidien mais qui parfois résonne très fort au creux de leur cœur. Empathie, espoir, écoute et partage, voilà, en autres, les valeurs qui ressortiront de ce récit fort en émotions.
Wow! Quel livre magnifique. Théo ne comprends pas la guerre et n'obtient de réponses ni de supports de ses proches. Jusqu'à ce qu'il rencontre Colombe qui l'écoute et qui l'aide à prendre du recul. Une histoire très poignante écrite sous forme de vers, le tout accompagné de magnifiques illustrations. Très belle lecture qui m'habituer à assurément un moment.
4.5⭐️ Un sujet délicat, un projet ambitieux. Andrée Poulin réussit tout ce qu’elle entreprend. Avec Théo, on plonge au cœur de l’anxiété qui paralyse face à ce sentiment d’injustice et d’impuissance face à la guerre et ses conséquences.
Un excellent livre pour accompagner les jeunes en cette époque de conflits. Le livre amène à mieux comprendre le contexte de guerre, sa gravité et le sentiment d’impuissance. Un peu répétitif, mais bien vulgarisé et rempli d’émotions.
Tellement bien écrit. La guerre pour moi c’est tellement incompréhensible et incohérent, je n’imagine pas pour des enfants. Ce n’est pas facile pour moi de l’expliquer à mes élèves, mais je crois qu’avec ce livre tout passerait mieux. Du grand Andrée Poulin (comme toujours) 💛
Comment expliquer l’inexplicable à un enfant? Théo est impuissant devant une guerre qui l’horrifie et l’empêche de fonctionner au quotidien. Le livre aborde un sujet important avec une douceur infinie et une rare lucidité.
C'est vraiment un beau livre qui souligne l'importance de l'empathie et de la paix en racontant l'histoire d'un jeune garçon de plus en plus troublé par des images d'une guerre à l'étranger et l'inaction des gens autour de lui. 🌻
Puissante et émouvante, cette histoire poétique parle de la réaction d'un élève canadien en écoutant les nouvelles de la guerre en Ukraine pendant que ceux autour de lui ne semble pas être affectés.
Un sujet difficile à aborder en jeunesse, mais un livre nécessaire et magnifique. Il est à la fois dur, empathique et émouvant. Les illustrations et le textes sont magnifiques.