Clémence, une policière en congé, a toutes les raisons de relâcher sa vigilance. Pourtant, elle est alertée par un mystère qui la dépasse. Il la conduit dans le Maine, à Portland, lieu de naissance de Stephen King, sur les traces de son amant, qui se prend lui-même pour le grand maître de l’horreur.
Il appert que Jacob avait interrogé plusieurs individus de la petite communauté de Mystic, dans les Cantons-de-l’Est où Clémence néglige la ferme familiale. Avant de laisser son projet d’écriture en plan, il documentait un meurtre irrésolu datant de 1903, ouvrant une brèche dans l’histoire du village.
Tandis que les liens entre les personnages se complexifient, les motivations de Clémence sont de plus en plus opaques. Peut-être parce que la narratrice n’a qu’un accès limité à ses pensées. Mais qui raconte cette histoire, au fait ?
Cassie Bérard a grandi à Donnacona, puis s’est installée à Québec. Elle termine un doctorat en études littéraires à l’Université Laval, où elle enseigne également la création littéraire. Elle habite présentement à Montréal.
Beaucoup aimé ce texte autour d'une femme qui a perdu pied et qui décide de partir pour régler quelques comptes. Une narration intéressante et un roman dont je ne peux pas vous révéler le thème sans trop en dire. Un petit côté féministe en cette première semaine de mars.
Je trouvais que l'histoire avait tellement de potentiel...
Malheureusement, la narration très particulière rend la lecture vraiment moins fluide. Par exemple, l'autrice commente au "Je" l'histoire qu'elle écrit en tant que narrateur externe. Il arrive même que ces deux entités "fusionnent" en "Nous". Qui plus est, ces changements surviennent au milieu des paragraphes. Aussi, j'ai eu du mal à savoir qui étaient réellement les personnages et leur lien dans l'histoire.
Ce genre de narration est probablement très intéressante d'un point de vue théorique, mais pas tellement d'un point de vue de lecture.
Donc 116 pages plus tard... J'ai toujours rien compris ;)
Je pense que je l'aurais davantage aimé si je l'avais lu en plus grandes bouchées. Entre chaque lecture, j'avais du mal à me retrouver. Cela dit, le dernier quart vient tout éclaircir.
J’adore ce genre de récit! Il faut embarquer dans le mystérieux et accepter qu’on ne comprendra pas tout. C’est fucked up, des personnages tous plus détachés et bizarres les uns que les autres. La narration change à tout bout de champ, on se demande qui parle, pourquoi, comment… on se demande si ce narrateur est fiable ou s’il nous mène en bateau… J’adore l’ambiance et le flou volontaire. Je recommande!
La narration au elle, puis au je, puis au vous, car la narratrice brise le 4ème livre et s’adresse au lecteur. De quoi vouloir se taper la tête sur le mur, je vous jure! Tout le long tu te demande qui, puis ensuite, pourquoi?
Le personnage de Clémence est tout aussi weird que le reste de sa famille et le détachement présenté par l’histoire aide pas sa cause… mais étrangement, ça concorde avec l’ambiance du récit, donc c’était… bon?
En vrai, l’histoire a un sens et est clairement pensée, réfléchie, mijotée… mais c’est aussi écrit de façon tellement aléatoire et complexe que tu te retrouve avec de quoi de poli mais de but en même temps.
Je crois que le terme bizarre est ce qui concorde le mieux avec ce livre. C’était bon, mais je pourrais pas vraiment vous dire pourquoi 🤔
Entre 3,5 et 4 étoiles. J'ai bien aimé! Plutôt une longue nouvelle littéraire qu'un roman, à mon avis, mais ça ne change rien au plaisir que j'ai eu de plonger dans cette histoire un peu tordue. Je n'ose pas trop écrire à propos du contenu de peur de dévoiler sa mécanique, mais disons que c'est à mi-chemin entre une enquête, une vengeance, une réflexion (très pertinente) sur les féminicides et une histoire de fantôme... On suit une policière en congé, partie sur la trace de son ancien amant, mais arrive un moment où on se demande qui raconte l'histoire... et pourquoi... C'est bien tourné, bien tassé et bien ambigu!
Les jeux de narration ont tendance à me séduire. Et ce fut le cas encore une fois ici! Secrets, ambiance sombre, étrange, personnages et histoire qui se déploient tranquillement et méthodiquement. Une intrigue intéressante, rendue encore plus captivante par la narration, où la violence et la peur ne se cache pas nécessairement où on le pense. Le ratio entre intrigue/histoire et travail stylistique est parfait selon moi. On a pas l'impression de lire juste un exercice de style. La forme sert le fond a la perfection selon moi. Beaucoup de symbolisme (dont plusieurs m'ont probablement échappés).
Quel étrange petit livre! Je l’ai pris aléatoirement parce que je connais la maison d’édition et honnêtement je n’avais que d’attente ceux que je me fais habituellement de cette maison d’édition et sans être déçu je n’ai pas été impressionner du tout. Je l’ai lu et honnêtement je n’ai ni été convaincu, ni totalement compris où l’autrice voulait nous amener.
Il se passait énormément de chose dans se livre, j’avais l’impression que pleins d’histoire s’entrecroisait, du congé de la policière, à sa relation adultère avec son ex, à sa carrière d’écriture, à juste des random fact sur la ville, au mystérieux meurtre qui s’est passer au début du 20e siècle, le crime de l’hôtel et le simple quotidien de Clémence qui vient de perdre son père. Ça fait beaucoup pour un livre de 100 pages se qui fait qu’aucune histoire était vraiment développé et certain passage n’avait pas vraiment rapport. Ça ne faisait pas évoluer l’histoire et ajoutait seulement de la lourdeur. Par exemple, le double meurtre dans l’hôtel ne servait littéralement à rien d’autre qu’ajouter des pages, tous les moments où elle se fait interroger par la police était irréaliste et absolument relier à rien. On ne revient jamais là-dessus et on ne le développe pas vraiment. On ne va jamais réellement savoir ce qui s’est passer et pire, je vais avoir l’intérêt de vouloir le savoir. Si tu peux retirer un passage complet de ton livre sans que ça ne change rien à ton histoire c’est peut-être qu’il a mal été utiliser.
L’écriture était vraiment étrange, c’était plutôt bien écrit la plupart du temp, mais ce n’était ni doux, ni provoquant ni bouleversant ou captivant, j’avais plus l’impression que c’était descriptif et c’était un peu étrange à lire. Je sentais vraiment bien l’ambiance de la ville, je sentais ce que l’autrice voulais que je ressente, mais je ne me suis pas senti projeté dans l’histoire ni interpeller par les personnages. Je n’avais pas l’impression de la connaitre, mais plus que je regardais quelqu’un que je ne connaissais pas vivre sa vie par la fenêtre de ma maison, en manquant pleins de moment de sa journée, sans trop comprendre se qui se passe, sans avoir les mises en contexte et en devant m’imaginer le reste.
Il y avait vraiment beaucoup de passage du livre en anglais sans trop de raison, ce qui en sois ne me dérange pas tant, même s’il y a moyen de me faire comprendre que tes personnages sont anglophones sans me faire tous les dialogues en anglais, mais ce qui m’a dérangé c’est qu’après chaque dialogue tout suite après venait sa traduction française. Ça alourdissait beaucoup de texte et pour la majorité qui comprenne l’anglais fessait juste des répétitions inutiles. Rendu là soit tu mets tout en français en mentionnant un moment donner qu’ils parlent anglais si c’est bien important (ce qui l’étais pas du tout) ou soit t’assume jusqu’au bout et tu ne prends pas ton lecteur pour un con qui ne comprend pas ce que Here is your room veux dire.
Le point qui m’a le plus déranger était la narration. Elle était absolument instable et beaucoup trop variable, un moment à la première personne, un autre au nous, après un narrateur omniscient et après un narrateur fantôme prit dans un seul lieu. C’était garocher et manquait de contrôle. À quelque moment le narrateur allait briser le troisième mur pour parler au lecteur, mais seulement genre 4 fois, donc trop peu pour réellement qu’on connecte avec le narrateur et trop pour que sa ne soit pas dérangeant dans la lecture. La narratrice était supposée toujours être la même personne dans le livre, mais des fois on la perdait complètement, comment pouvait-elle savoir se qui se passait à l’hôtel, chez l’autre boy ou peu importe. Je pense qu’un huit clos aurait été plus efficace pour un roman comme ça.
C’était un livre original, mais pas du genre que je relirais. Ce n’était pas mauvais pour autant, mais pas le genre de livre marquant. Mais je pense qu’il peux réellement plaire à certain!
Au fur et à mesure qu’on avance, le récit passe de « ah ok.. ? » à « ah okkkkk !!! » On comprend tranquillement petite info par petite info qu’au moins un drame s’est joué. Malaise ? Consternation ? Un peu tout ça en même temps. J’étais accrochée encore plus qu’au début.
La narratrice, dont on devine l’identité, a un ton que j’ai bien aimé. Elle a un petit quelque chose de cynique qui se prend bien. Tout comme Clémence, que j’ai vraiment appréciée.
Cependant, je suis restée un brin sur ma faim… genre. Il y a beaucoup de descriptions de paysages, de l’historique du village de Mystic, etc. Bien sûr, ça m’a fait penser au travail de world building dans un roman fantastique, fantasy ou de science-fiction. Ici, je me questionne sur la pertinence de telles détails. Au départ, je me demandais où elle s’en allait, quel type de bouquin je lisais. Puis, Cassie Bérard donne lentement un ou deux morceaux du puzzle à la fois et je me suis rendu compte qu’on n’était pas dans un des trois genres littéraires que j’ai nommés. Ainsi, j’aurais préféré qu’on plonge davantage dans la psychologie du personnage que dans l’historique du village et des descriptions de lieux/paysage, de même que d’autres éléments pas nécessairement essentiels à la trame du livre. À mon avis, l’auteure aurait pu développer certaines intrigues plus en lien avec Clémence. J’ai parfois eu l’Impression que tout ne s’amalgamait pas tout à fait ensemble, comme s’il manquait quelque chose.
En bref, bien qu’il y ait plusieurs mystères et filons qui auraient pu être exploités, j’ai bien aimé Congé. Un petit roman qui se lit vite et bien.
J'ai vraiment aimé ce petit livre plein de mystères et de rebondissements.
Raconté à la 3e personne par une entité omnisciente qui se révèle au fur et à mesure du roman, on y découvre Clémence, policière habitant le petit village de Mystic, en Estrie, qui vit de grands bouleversements dans sa vie personnelle et qui décide de partir à Portland pendant son congé, en quête de réponses auprès d'un amant, mais aussi pour fuir un profond mal-être. En parallèle, on découvre des informations sur une affaire sordide de meurtre survenu en 1903. Un lien se tisse peu à peu entre le passé et le présent. L'histoire se construit à un rythme intéressant et toutes les pièces de l'étrange casse-tête se mettent en place pour aboutir à une finale saisissante, troublante. J'ai beaucoup aimé le style de l'autrice. J'avais presque parfois l'impression moi aussi d'avoir cette présence surnaturelle lévitant près de moi. Probablement un de mes coups de coeur de cette année.
"Les fantômes, qu'on y croie ou non, ne s'exaltent pas face à la réussite des vivants. Tout comme ils restent indifférents devant leurs échecs. C'est pourquoi vous pouvez les voir comme des entités rassurantes; vos fautes sont éternellement à l'abri de leur jugement."
J’aime bien l’univers un peu froid et obscur que propose Cassie Bérard dans ses romans, ainsi que la mécanique narrative qu’elle explore et qu’elle nous pousse à interroger. Ce roman ne fait pas exception, alors qu’on suit le personnage principal, une policière, qui se rend dans le Maine pendant un congé pour retrouver son amant, un auteur qui a en admiration (et qui copie pâlement) Stephen King. L’idée est de lui rapporter son manuscrit inachevé, qu’il avait laissé derrière au moment de la quitter brusquement (on apprendra pourquoi au fil des pages); un manuscrit qui dévoile en fait un crime ancien dissimulé par sa famille et sa communauté.
On pourrait croire qu’on se lance dans une enquête policière, mais, même s’il y a bien une intrigue et une forme de dénouement, l’histoire reste relativement stagnante – ce n’est pas dit négativement –, et maintient un genre de flottement à la frontière du réel. Ça ne donne pas un roman particulièrement enlevant, mais j’ai néanmoins apprécié le processus narratif et l’ambiance que ça génère. D’ailleurs, ça m’a pris un certain temps avant de réaliser que la narratrice n’était pas le personnage principal dont je suivais le récit et lisais les dialogues!
À Mystic, les gens ont toujours voulu croire aux fantômes et aux sorcières. Peut-être était-ce plus rassurant que d'imaginer que l'on puisse mourir aux mains des hommes.
Il y a quelque chose de tellement élégant, tellement poétique dans l'écriture de Cassie Bérard. Ça se lit tout seul, comme on se fait porter par un doux courant dans une rivière. Le choix de la narratrice est tellement original et s'inscrit tout seul dans l'histoire ; les intrigues, elles, sont intéressantes sans devenir obsédantes et laissent toute la place, je trouve, à ce merveilleux don de Cassie Bérard de nous amener ailleurs. J'avais dévoré L'équilibre, j'ai dévoré Congé, et je vais de ce pas trouver ses autres romans.
Mélange d'horreur, de poésie et de deuil, le tout agrémenté d'une touche de féminisme. On ne se lasse pas à la lecture de ce livre dont les narrations prennent des formes surprenantes. On passe du point de vue de la protagoniste à celui d'une victime d'un meurtre en 1903, à une narration qui brise le 4e mur. Par contre, j'ai trouvé que ça rendait la lecture un peu moins fluide par moments; je devais souvent revenir sur mes pas pour bien comprendre le dénouement de l'histoire. Même s'il n'y a pas d'atmosphère à glacer le sang à la Patrick Sénécal, je me suis quand même surprise à ressentir un frisson dans le dos en lisant ce qui attend la protagoniste dans sa maison rurale au retour de sa courte escapade. Facile à lire dans une durée de lecture plus courte que la mienne hihi.
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Surprenant, et j’ai trouvé la fin magnifique! Une histoire banale qui se complexifie au fil de la narration, qui n’a plus rien de banale du tout. On termine le roman et on a envie de le relire, maintenant qu’on a en main toutes les clés.
L’histoire a tout pour être bonne… mais est malheureusement inutilement compliquée. L’action se passe dans les Cantons de l’Est…la raison pour laquelle j’ai persisté dans la lecture…
Le meilleur mot pour décrire ma lecture est: étrange. J’ai quand même bien aimé. La narration est inhabituelle, l’histoire est mystérieuse et bien tissée, les thèmes abordés sont intéressants.