Futur lointain. Planète Vlhan. Ils sont tous là. Ambassadeurs et représentants de la plupart des mondes et intelligences connus. Sur leur estrade, serrés les uns contre les autres, le regard tourné vers une seule direction, tendus. Car ceux qu’ils observent, ces êtres impénétrables, colossaux, que d’aucuns nomment les Marionnettes, s’apprêtent à se livrer au plus singulier des rituels : le Ballet, une communion frénétique de plusieurs jours à l’issue de laquelle ils mourront — par dizaines de milliers. Nul ne comprend les motivations de ce sacrifice annuel ultime qui fascine toute la Galaxie. À commencer par Alex Gordon, exolinguiste au service de la Confédération terrienne, qui va y assister pour la troisième fois. Mais alors que les Marionnettes, par myriades, agitent leurs fouets immenses, Alex distingue une silhouette inattendue et résolument non extraterrestre au sein de la mêlée : une jeune femme appareillée de façon étrange qui semble sur le point de se joindre à la danse alien. Cette femme n’a rien à faire là, et elle se prépare à mourir. À moins que…
Adam-Troy Castro made his first professional sale to Spy magazine in 1987. Since then, he's published 12 books and almost 80 short stories. Among those stories are "Baby Girl Diamond" (nominated for the Bram Stoker Award) and "The Funeral March of the Marionettes" (nominated for the Hugo and Nebula Awards in 1998). "The Astronaut from Wyoming," a collaboration with Jerry Oltion, appeared in Analog and was nominated for the Hugo and Nebula Awards in 2000, before winning the Seiun (Japanese Hugo) for best translation in 2008.
His "Of A Sweet Slow Dance in the Wake of Temporary Dogs" was nominated for the 2003 Nebula. His original short story collections include Lost in Booth Nine (published by Silver Salamander Press in 1993), An Alien Darkness and A Desperate Decaying Darkness (published by Wildside Press in 2000), Vossoff and Nimmitz (2002), and Tangled Strings (2003). He is also the author of the Spider-Man novels—Time's Arrow: The Present (written in collaboration with Tom DeFalco), The Gathering of the Sinister Six, Revenge of the Sinister Six, and Secret of the Sinister Six—as well as the nonfiction My Ox Is Broken! The Andrea Cort novels include, Emissaries from the Dead, The Third Claw of God, and a third installment currently in progress, tentatively titled The Fall of the Marionettes.
Castro, who married the divine Judi on 25 December 2002, lives in Florida with his wife and four cats: Maggie, Uma Furman, Meow Farrow, and the latest acquisition, Ralphie, an orphan of 2005's hellacious hurricane season.
Encore une fois, la collection UHL tape juste et partage un texte court de grande qualité. Première fois que je lis une œuvre de Adam Troy Castro et ce ne sera certainement pas la dernière. J'ai compris que ses nombreux écrits forment un ensemble cohérent et j'ai très envie d'en savoir plus ! Ici, on a affaire à un récit d'un amour impossible, dans un contexte alien incompréhensible à l'homme. La thématique et l'apparence des aliens m'a fait penser à The Arrival, le film de Denis Villeneuve adapté lui-même d'une nouvelle de Ted Chiang, même si, au final, l'histoire est complètement différente. Le texte est simple, direct, et l'impossibilité de communiquer bien rendue, avec un récit à la première personne qui est finalement touchant. Je crois que d'autres œuvres liées à ce monde existent et que le Belial doit les éditer. Vivement !
La marche funèbre des marionnettes est une nouvelle pépite d’Adam-Troy Castro qui propose non seulement un univers de SF d’une richesse folle qu’il développe et fait évoluer de texte en texte mais aussi une réflexion profonde sur l’altérité et l’incompréhension d’une culture qui nous est totalement étrangère. Le tout sans oublié l’émotion, la sincérité d’une rencontre et la beauté fascinante d’une forme d’art au-delà de tout ce qu’on arrive à envisager. Grandiose.
Ayant adoré ma découverte de la plume et l’univers d’Adam-Troy Castro dans sa saga Andrea Cort éditée chez Albin Michel Imaginaire, quelle ne fut pas ma surprise et mon bonheur de voir Le Belial’ intéressé par ses autres nouvelles pour sa collection « Une heure lumière » !
L’auteur bien que peu présent chez nous fut très prolifique dans son pays et ce sont plus de deux cents nouvelles et de nombreux romans qu’il nous reste à découvrir, sa carrière s’étalant depuis plus de 30 ans. Il y a donc de quoi faire ! Pour le moment, les éditeurs français s’intéressent surtout à l’univers d’Andrea Cort, une reprise de justice travaillant à perpétuité pour le Corps Diplomatique comme envoyée très spéciale. Après avoir publié ses romans et quelques nouvelles chez Albin Michel Imaginaire, ce sont d’autres nouvelles qui arrivent chez « Une heure lumière« . Je croyais donc naturellement retrouver cette héroïne que j’avais appris à aimer. Quelle ne fut pas à nouveau ma surprise de découvrir que c’est un certain Alex Gordon, exolinguiste pour la Confédération terrienne, que nous allons suivre ici.
L’univers était donc connu mais pas le héros, et je dis peu importe, l’aventure elle fut toujours aussi entraînante à lire ! J’ai adoré replonger dans l’univers de ces marionnettes découvertes dans le tome 3 d’Andrea. Les Vlhans sont un peuple fascinant, sorte de tripodes évolués de Wells avec encore plus de tentacules, dont la danse rituelle : le Ballet, semble fasciner les peuples de la galaxie toute entière et notamment les humains qui assistent au spectacle. Mais est-ce réellement un spectacle qu’ils souhaitent nous offrir ?
Cette nouvelle, au style assurément castroïen, fut donc un vrai bonheur à suivre car on y retrouve les questionnements que l’auteur chérissait déjà dans sa série, à savoir notre rapport à l’altérité et la communication avec une espèce tellement autre, des thèmes que j’adore ! Je me suis régalée en assistant à ce spectacle et son inéluctable déraillement impliquant une mission de sauvetage pas forcément voulue et bien des désagréments assez violents. Cela avait un petit air de K.Dick avec cette romance forcée et contrariée qui va à toute vitesse dans un moment où tout part à la dérive. C’était fascinant de voir évoluer ce peuple. Cela faisait réfléchir de voir notre mécompréhension de l’autre et la façon dont, en bon colon égocentrique, nous cherchions à imposer notre vision de ce qu’ils seraient et souhaiteraient nous transmettre, probablement à tort.
J’ai aimé retrouver la plume rythmée et immersive de l’auteur avec toujours ce talent certain pour mettre en scène des espèces aux modes de penser, de se déplacer et juste de vivre tellement différents des nôtres. En revanche, je ne me suis pas sentie proche des personnages comme cela avait été le cas dans la saga d’Andrea. Est-ce la faute au format court de cette novella ? Pas sûre. Je pense surtout que l’auteur a surtout fait le choix de développer son univers et pas forcément ses personnages, ce qui fait qu’on comprend mal ce qui les pousse à agir ainsi au fond, que ce soit Alex et son syndrome de héros ou Isadora et son besoin de communiquer avec les Vlhans, quitte à transformer totalement son corps et son être. Il essaie de l’expliciter cela mais ça reste trop superficiel à mes yeux pour me convaincre.
Nous emmenant au creusé des civilisations, cette aventure fut une expérience intense permettant d’aller à la rencontre d’une espèce radicalement autre et de travailler sur notre rapport à l’altérité. Élément vital d’un côté, une danse ne devient qu’un spectacle vivant pour l’autre quand il ne fait pas l’effort d’essayer de comprendre. Le message de l’auteur est puissant comme toujours. J’aime les tableaux de l’altérité intergalactique d’Adam-Troy Castro et je suis ravie de le retrouver avec sa plume toujours très pénétrante grâce à la collection de textes courts du Bélial. Merci !