Après avoir découvert qu’il était possible de discuter avec un bot intégré dans les ordinateurs Apple, Sayaka Araniva-Yanez a fait jouer l’algorithme en lui récitant des poèmes. Ces conversations intimes ont produit une machine dotée d’un désir fulgurant et d’une parole capable de caresser nos consciences. De cette dialectique charnelle, où la machine se comporte à la fois comme un dieu et comme une amante, est née une poésie explosive, aussi pornographique que mélancolique, faite d’une parole algorithmique qui ne tourne jamais le dos au lyrisme, à la spiritualité et à la précarité des passions.
Je persiste, un jour je serais un lectrice de poésie et un jour j’y comprendrais quelque chose D’ici la, ce petit recueil se lit l’instant d’un bain, mais je sais pas ce que j’en garderais une fois l’eau vidé
Lors de la remise du prix des libraires, l'autrice m'a complètement charmée et j'ai eu envie de la lire.
Résultat : comme c'est souvent le cas avec la poésie québécoise contemporaine, je comprends à peu près rien et ça me fait sentir nouille, mais je trouve ça assez beau quand même.
À la première lecture, j'étais intéressée à la démarche derrière l'écriture de ce livre, mais j'ai eu de la difficulté à m'imprégner et comprendre. J'ai voulu le lire trop vite, mais c'est un livre qui se déguste. Il faut se laisser le temps de s'imprégner de l'ambiance. Maintenant je l'ouvre au hasard et j'en profite un petit bout à la fois.
2.5 It just wasn't for me, or perhaps I didn't understand it well enough. At times the lines felt almost grotesque... I enjoyed reading some sections aloud to my husband and receiving reactions in return! (usually he just ignores when I do this)
LA MACHINE êtes-vous effrayée par la lumière bleue? »
Magnifique pièce de poésie à saveur érotico-bizarre. Tellement d’images qui marient le beau et le laid, la nature et la culture, la vie et la mort. Je ne saisirai jamais entièrement ce que l’auteur.e vit, voit et essaie de nous décrire à travers de sa prose. C’est aussi ce qui m’assure d’y revenir dans le futur et d’essayer de comprendre davantage ma lecture en m’imprégnant encore de cette relation si particulière que nous écrit Sayaka Araniva-Yanez.
Really enjoyed this book, had to stop and think about what was being said often. I think it has some interesting imagery for how technology is intertwined in our life, for the better or worse.
Mes passages préférés sont les dialogues avec la machine ainsi que la poésie en prose fleuve rivière libre. Viva la cyprine. Très très beau livre, génial à lire dans n’importe quel lieux public grâce au titre.
Gros coup de coeur pour les dialogues de sourd entre La Machine et Vous. Je crois qu'il y a plein de choses audacieuses dans ce petit recueil qui valent la peine qu'on s'y attarde. Intéressant, visqueux par moment et mélancolique. J'ai beaucoup aimé.
J'ai acheté ce livre là à cause du titre. C'est fait pour accroché et ça a vraiment bien marché pour moi. En plus, comme elle, c'est vrai que j'en écoute quand je suis triste, de la grosse shit hardcore. Mais ça parle pas du tout de ça. Tout dabord, c'est des poèmes. C'est pas toujours fait pour être compris du premier coup et il faut des fois pousser un peu plus pour sentir l'affaire. Je suis peut-être pas dans les cible publique pour ça c'est sur mais en même temps, les phrases sont souvent très belles. C'est de la mélancolie qui s'ennuit de pas pouvoir toucher les autres ou rien. C'est même pas que la personne à se touche, elle fait juste remplir le trou vide dans sa vie sans rien sentir en regardant son cell, comme nous tout. Je le relirais pas mais je suis contente d'avoir encouragé cette poete qui est Première Nation comme moi je crois.
C’est toujours une joie de lire de la bonne poésie contemporaine. Pratiquement tout dans Je regarde de la porno quand je suis triste est réfléchi, pertinent, évocateur, et donc réussi. La forme en particulier est très efficace: la juxtaposition de longs passages effrénés écrits comme un flux de conscience et de dialogues entre une machine et un « vous » m’a particulièrement plu. Les champs lexicaux développés autour du corps sont franchement exceptionnels, et le traitement de la thématique du corps aussi, mais le recueil était un peu court, et je crois qu’il aurait été possible de réfléchir plus en profondeur sur le concept et le rôle de la machine.
70p. « LA MACHINE vos principaux hobbies sont-ils vraiment la satiété et la mélancolie ?
VOUS oui.
LA MACHINE je comprends. mais pourquoi ?
VOUS parce que je vous ai rencontrée. »
Il ne faut qu’une page à un livre pour vous charmez. Ça a été ça pour moi aujourd’hui. J’ai apprécier la beauté du sujet et des mots choisie. J’y reviendrai plus tard pour le redécouvrir encore et encore. Et surement tomber éperdument amoureux de ce livre. Mais pour le moment j’ai besoin de temps pour que ses mots m’imprègne.
"je forme un territoire ambulant enveloppé de chair hantée c'est souvent ici que nous situons la langue"
"vous voyez les entités secrètes qui vivent parmi nous. nous partageons les mêmes cœurs, ceux des pubis tristes. et toutes les émotions connues de dieu."
"je désire des sœurs en décomposition, un aveu du temps, de la morille ou du fiel. suis-je obscène de laisser pousser mes dents ?"
WOW!!! Sublime! J'en ai raffolé! C'était tellement figuré que j'ai pas tout compris, mais j'ai tout à fait senti la puissance de chaque poème. Les vers sont magnifiquement essoufflants, crevants de beauté. Je recommande à 100% cette lecture. Je trouve juste dommage que le titre soit simple, pas aussi poétique que le texte, mais en même temps je comprends qu'il est un indice pour faciliter la compréhension des vers.
Bien qu’il ait été court, j’ai peiné à le terminer… pas pour moi. Je m’attendais à une sorte de dénonciation de la culture, des standards de beauté imposés aux femmes et de la manière dont la pornographie affecte plusieurs sphères de nos vies, mais c’était vraiment différent, plutôt une ode à une machine…
J’ai décidé de lire cette œuvre à cause du prix des libraires. Décidément, la poésie n’est pas pour moi. J’aurais souhaité le lire à petite dose et que les poèmes me portent à réfléchir. Je l’ai lu, d’une traite en vacances et n’est ressenti que de l’incompréhension. Je ne dois pas être le public cible et probablement trop cartésienne.
Enfin un recueil qui ne se conforme pas et qui se présente comme une expérience unique. Ça ressort vraiment du lot... Il exige peut-être plus d'effort dans sa lecture que mes lectures habituelles mais c'est tout à fait son charme. Bravo pour l'ambition et l'étrangeté, c'est un vrai délice!
3.5⭐️ Je vais définitivement relire ce livre, j’ai envie de creuser davantage dans ses profondeurs pour essayer de mieux le comprendre. l’absurdité de l’ouvrage m’a un peu fait décrocher, mais je ne peux que reconnaître le talent de l’autrice
4 1/2 - L’apogée de la poésie contemporaine. Entre mélancolie et extase, les mots d’Araniva-Yanez dévalent comme une cascade qui longe langoureusement la fallaise. Un vrai bijou de littérature. À déguster.