Ce qui se joue dans la guerre contre Gaza dépasse largement le cadre étroit de ce petit territoire qui connaît une des guerres les plus destructrices de l'époque contemporaine - une guerre dont la Cour internationale de justice a souligné le « risque génocidaire ». Si elle condense d'abord le calvaire centenaire du peuple palestinien, son enjeu déborde ces frontières, avec le risque d'un embrasement régional et surtout d'un approfondissement de la fracture entre le reste du monde et l'Occident. Celui-ci, mobilisé aux côtés d'Israël, adopte une vision manichéenne de l'histoire comme d'un affrontement sans cesse recommencé entre Barbares et Civilisés. Dans cette guerre, le droit international dont se réclame l'Europe n'est plus qu'un faux-semblant. Les choix entérinés par la France, ont élargi le fossé qui la sépare du sud de la Méditerranée.
Alain Gresh est un journaliste français né en 1948 en Égypte.
Sa mère est une Russe de confession juive. Son père naturel est Henri Curiel (1914-1978), militant communiste et internationaliste, assassiné à Paris. Son père adoptif est un copte égyptien.
Il publie plusieurs livres sur le Proche-Orient, dont notamment L'islam en questions en 2000 avec Tariq Ramadan.
Alain Gresh était jusqu'en décembre 2005 rédacteur en chef du mensuel Le Monde diplomatique. Depuis janvier 2008, il en est le directeur adjoint.
« Gaza a exposé le double visage de l'Occident, une face pour la paix, les droits humains et l'universalisme, une autre pour les massacres, le génocide et le racisme »
Un livre facile d'accès, pertinent et sourcé, qui soulève de nombreuses hypocrisie françaises et amènes des réflexions assez larges sur le génocide à Gaza (définir le terrorisme, rappels historiques, droit international, comparaisons avec d'autres conflits, antisémitisme et islamophobie, traitement médiatique du génocide en France), notamment dans l'objectif de rétablir les faits (face à la propagande). Une lecture importante dans une société où la voix de la Palestine ne cesse de vouloir être étouffée.
Alain Gresh, Filistinlilere yönelik yöneltilen suçlamalarda çifte standartların altını çizer ve uluslararası topluluğun, özellikle Batılıların, İsrail’i somut kanıt olmaksızın savunma eğiliminde olduğunu vurgular. Joesph Borrel’in, suçlamalarda kanıt yükünün suçlayanda olduğunu belirten ifadesine atıfta bulunur; ancak Filistin bağlamında Filistinlilerin genellikle suçlu sayıldığını ifade eder.
Gresh, Filistinlilerin protestolarının, öfke gösterilmediği takdirde dünya genelinde unutulabileceğini belirtir. Gideon Levy’den alıntı yaparak, direniş eylemlerinin terörizm olarak görülebileceğini, ancak bunun modern askeri güçlerle yapılan büyük bir eşitsizlik mücadelesi çerçevesinde değerlendirilmesi gerektiğini hatırlatır.
Yazar, işgal altındaki Filistinlilerin yaşadığı terörün anlaşılmadığını ve buna karşı gösterilen duyarsızlığın Batılıların çoğunluğu için bir inkar biçimi olduğunu çizer. Aynı zamanda, Batı’nın kendini medeniyetin taşıyıcısı olarak görmesini ve otoriter rejimleri desteklemesini eleştirir; bu durumu, 11 Eylül sonrasında Georges Bush’un sözleriyle örneklendirir.
Sonuç olarak, Gresh, Filistin’in, dünya genelinde bir dekolonizasyon hareketinin sembolü haline geldiğini, çeşitli kesimlerin ses birliği yaptığı ortak bir dava olarak ön plana çıktığını vurgular. Ayrıca, eleştirel olan sivil toplum kuruluşlarına yönelik alınan yaptırım kararlarının, şimdi Güney’e karşı güçlü bir tepkiyi kışkırttığını belirtir.
In Palestine : „Un peuple qui ne veut pas mourir“ legt Alain Gresh eine eindringliche und nüchterne Analyse vor, die den Krieg gegen Gaza aus der Enge tagespolitischer Schlagzeilen befreit und ihn als Symptom einer viel tiefer reichenden globalen Krise lesbar macht. Mit historischer Tiefenschärfe und journalistischer Präzision zeigt er, wie sich im palästinensischen Schicksal ein Jahrhundert der Entrechtung verdichtet und zugleich eine tektonische Verschiebung der Weltordnung sichtbar wird: das Auseinanderdriften zwischen einem Westen, der sich in moralischer Selbstgewissheit verschanzt, und dem Rest der Welt, der diese Rhetorik zunehmend als hohl erlebt. Gresh seziert die manichäische Erzählung von Zivilisation und Barbarei, entlarvt das Völkerrecht als rhetorisches Feigenblatt westlicher Politik und macht deutlich, wie sehr gerade Europa – und Frankreich im Besonderen – durch seine Entscheidungen Vertrauen und Glaubwürdigkeit verspielt hat. Das Buch ist weniger Anklage als schonungslose Bestandsaufnahme: eine klare, unbequeme Lichtung im Nebel der Propaganda, die zeigt, warum Palästina längst zu einem Prüfstein für Recht, Moral und politische Vernunft geworden ist.
Un livre essentiel pour comprendre la situation dans la bande de Gaza ou plus précisément le génocide commis par lsraël contre les palestiniens. Ce livre est brillamment documenté, Alain Gresh dénonce les fausses informations qui se sont propagées lors de l'attaque du Hamas le 7 octobre mais aussi l'hypocrisie de l'Occident sur ce qui se passe à Gaza.
Super intéressant, je recommande, il y a énormément de sources pour appuyer les propos ça rend ça clair et compréhensible. Je recommande vachement ça se lit très vite.