Un premier roman déstabilisant, récompensé par le Prix suisse de littérature 2022."L'Hôtea tout d'un classique. "Die ZeitUne jeune femme habite seule dans une maison trop grande pour elle. Une grande maison, qui tombe peu à peu en ruines, dans une ville trop petite, nichée au pied d'une montagne pyramidale dont l'ombre plane sur la vallée. Lorsqu'un étranger, ayant pour tout bagage quelques sacs en plastique, vient briser la monotonie de son existence, la jeune femme, fascinée, décide de l'héberger dans l'une des dix pièces de sa demeure.Cependant, la présence de cet hôte perturbe ses habitudes, et elle en fait rapidement un objet d'étude, de fantasme. Il est scruté, dompté, exécute de bonne grâce les ordres qu'on lui dicte. Mais alors qu'il devient un élément indispensable à leur micro-écosystème, elle en oublierait presque qu'il s'agit d'un être avec ses propres besoins et désirs...Déroutant et équivoque à la manière d'un roman de Kafka,L'Hôtebrouille les frontières entre réel et imaginaire pour mieux questionner notre rapport à l'autre et à la différence.
Un livre sympa, et qui se lit vite. Le récit est dans la métaphore, laissant le lecteur la liberté de supposer lui même ce que représente l'hôte (le deuil? La dépression ? )
Quel livre étrange. On s’interroge tout du long au sujet de cet « hôte », réel ou pas? Tout se passe au niveau des impressions et des sensations. Il faut lire le livre un peu comme si c’était de la poésie, en se concentrant sur les images. Ça devient plaisant à lire, même si le récit lui-même est un peu confus parce que jamais rien n’est expliqué. Au final, l’écriture a quelque chose de libérateur et j’ai plutôt aimé.