Les restes du convoi 729 sont retrouvés en bordure de la route 138, à proximité de St-Siméon, alors que sévit un violent orage. L'autobus qui transportait dix-huit des plus dangereux détenus du pays a été renversé et éventré. À l'intérieur, les corps des gardiens et du chauffeur sont retrouvés sans vie, alors que les prisonniers semblent s'être tous évadés...
Charles Dumais a depuis longtemps perdu l'envie de vivre. Lors d'un transfert entre deux centre de détention, un codétenu surnommé O Pastor ne cesse de le narguer, insistant sur le fait que Charles mourra derrière les barreaux en n'ayant jamais véritablement vécu. O Pastor s'enorgueillit entre autres d'avoir goûté la meilleure bouteille de Porto, couché avec deux femmes en même temps, senti l'ivresse d'un braquage réussi, vu le monde trembler devant lui... En plus de jouir d'un surnom notoire.
C'est pourquoi, lorsqu'il se retrouve en liberté après des années d'incarcération pour un meurtre ignoble, Charles construit mentalement une liste à partir des points énumérés par O Pastor, et il se promet de tout faire pour la rayer en entier...
Au péril de sa vie, comme de celle de tous ceux qui le croiseront.
Louis-Pier Sicard est un poète, romancier et conférencier québécois qui compte à son actif une quinzaine de livres. Parmi ses thèmes de prédilection, on trouve autant la poésie que l'horreur, le fantastique que le fantasy.
Ce roman nous plonge dans une course pour trouver la liberté à tout prix et dans une intense chasse à l'homme. On côtoie un tueur dans son esprit lors de son évasion. Le style d'écriture cinématographique nous plonge dans un sombre univers troublant, dérangeant.
Ce second tome de la collection se penche sur un deuxième évadé du convoi 729 : Charles Dumais. Incarcéré à vie pour un meurtre sordide, il a perdu le goût de vivre. En le transférant dans un autre établissement avec les pires meurtriers, O Pastor, un détenu près de lui dans le convoi, le nargue avec le fait qu'il n'aura pas eu le temps de vivre et qu'il mourra dans une cellule en prison car rien sur sa liste est exceptionnelle. Survivant à l'accident, Charles s'enfuit dans la forêt. Se sentant condamné suite à une bévue, il veut à tout prix rayé de sa liste les points énumérés par O Pastor. Il se fait la promesse de tout faire pour la rayer en entier et ce en 48 hres… Au péril de sa vie, comme de celle de tous ceux qui le croiseront. Il veut que le monde se souvienne de lui comme le boucher de la taverne rouge et ainsi devenir une légende.
J'ai adoré la plume de L.P. Sicard. C'est fluide, addictif. Il plonge dans la noirceur de l'âme humaine et frôle la folie. Il maintient le mystère et la tension tout au long de notre lecture. J'ai eu l'impression qu'il y avait une morale cachée dans l'histoire, qui est tragique, noire, fatale. Il y a un bon rythme et j'étais essoufflée à suivre Charles dans son évasion!
Tu aimes les histoires policières et les tueurs en série? Tu aimes les histoires gores avec une pincée de sexualité ? Fonce!!! Ce roman te plaira sûrement!
LP Sicard est un auteur que j’affectionne particulièrement, mais cette fois, ma lecture m’a laissé perplexe. L’histoire suit Charles Dumais, un prisonnier évadé, en proie à une obsession morbide : assouvir tous ses désirs avant de succomber à une condamnation qu’il pense imminente. Ce point de départ prometteur m’a intrigué, avec cette touche mystérieuse propre à Sicard.
Dès les premières pages, j’ai retrouvé la plume que j’aime tant : une écriture incisive, un talent pour capturer l’absurdité de l’existence et une certaine morale sous-jacente, teintée de tragique et de fatalité. Cependant, l’histoire m’a rapidement déçu. Ce qui commençait comme une intrigue pleine de suspens et de mystère s’est dilué dans une succession d’événements violents, parfois invraisemblables, qui m’ont semblé manquer de cohérence et de direction.
La tension, pourtant bien installée au départ, s’effrite face à cette accumulation. Pire encore, la fin m’a laissé sur ma faim : aucune réponse, aucune résolution. Si l’ambiguïté et les questions ouvertes sont parfois des choix narratifs puissants, ici, cela m’a semblé frustrant, presque bâclé
LP Sicard disait que ce roman était probablement le plus noir qu'il ai écrit... J'avoue que après cette lecture, je ne sais pas vraiment quoi en penser.
Prédateurs – Le Boucher de la Taverne Rouge est une lecture prenante qui captive dès les premières pages. Même si le véritable côté « sombre » du roman met un certain temps à s’installer, l’histoire n’en reste pas moins très addictive dès le début. L’intrigue avance avec efficacité et donne constamment envie de poursuivre la lecture.
L’auteur parvient à installer une tension constante sans tomber dans le gore excessif, ce qui rend la lecture intense mais accessible. Le malaise vient davantage de l’atmosphère et de la psychologie des personnages que des descriptions elles-mêmes.
L’univers est riche, sombre et bien construit, avec une ambiance qui devient de plus en plus oppressante au fil des pages. Les personnages sont intrigants, parfois ambigus, et participent pleinement à cette sensation de danger latent. Une fois le roman pleinement installé dans sa noirceur, il devient difficile à lâcher.
Le Boucher de la Taverne Rouge reste un excellent tome, maîtrisé et très efficace.
Charles, innocent et sanguinaire Une course contre la mort pour le pauvre Charles. Une fin inattendue, nous laissant sur un suspens…. Un autre excellent roman de la série Prédateurs. 🔪🍺🔴
Un autobus transportant des prisonniers dangereux se renverse près de Saint-Siméon. Parmi les évadés se trouve Charles Dumais, un meurtrier brisé par des années de détention. Décidé à se donner une nouvelle « mission », il veut vivre en accéléré toutes les expériences qu’un codétenu lui avait un jour vantées. Mais sa volonté de rayer cette liste une à une plonge rapidement dans l’horreur tous ceux qui croisent sa route.
Différent des autres tomes de la série Prédateurs, celui-ci n’en demeure pas moins sanglant, sombre et profondément dérangeant. La fin m’a laissée perplexe : aucune réponse à mes questionnements. Malgré ce détail, ça reste une excellente histoire d’horreur.