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Nadar

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Kat ha viajado con su hija adolescente a Lutrá, en Grecia, donde deberá tomar una decisión. Lutrá –«baños» en griego– es el pueblo de su padre, que acaba de morir. Las piscinas naturales que se forman bajo seis pequeñas cascadas trazan el perímetro de la localidad. Se dice que sus aguas tienen propiedades curativas, y Kat se sumerge en ellas con la esperanza de que también tengan efectos beneficiosos sobre su atribulado corazón. A su regreso habrá de saber qué hacer con su matrimonio, que contrajo siendo muy joven y se ha ido deteriorando: ya no es cosa de dos. Con el fin de llegar a una resolución, sigue el hilo de su existencia mientras nada treinta y nueve largos, uno por cada año de su vida. Necesita un procedimiento racional, científico: si puede discernir el momento en que se acabó su matrimonio, alguna escena, un punto definido del fin, sabrá qué determinación tomar. Conforme avanza por unas aguas viscosas que le oponen tanta resistencia como el recorrido por sus desordenadas emociones, el texto acaba por fundirse con el ritmo de su respiración: las ideas se amontonan, se interrumpen, brotan como fogonazos, sensuales y corpóreas, estimulantes. Brazada tras brazada, la narradora va construyendo su discurso amoroso, compuesto de un léxico propio –si acaso el rasgo más caracterizador de cualquier vínculo afectivo– que desmenuza y examina hasta la obsesión. Sus pensamientos rondan también los vaivenes del deseo, la culpabilidad, las renuncias que impone la maternidad temprana o el juego de percepciones equívocas que termina estableciéndose en cualquier relación de largo recorrido.

La tensión de la escritura, la sutileza de sus reflexiones y su belleza esencial hacen de esta breve novela una lectura hipnótica y liberadora.

128 pages, Paperback

First published January 20, 2009

2 people are currently reading
159 people want to read

About the author

Marianne Apostolides

7 books12 followers
Marianne Apostolides vit à Toronto. Dans ses livres, elle franchit sans cesse la limite entre la réalité et la fiction, le raconté et le vécu.

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16 (13%)
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25 (21%)
3 stars
52 (45%)
2 stars
20 (17%)
1 star
2 (1%)
Displaying 1 - 13 of 13 reviews
Profile Image for Julie lit pour les autres.
646 reviews90 followers
August 13, 2016
3.5 / 5

Un beau texte, où les émotions sont intellectualisées et la sensualité se fait froide.

Kat nage dans une piscine dont l'eau a, paraît-il, des vertus thérapeutiques, alors que sa fille, Melina, lit un recueil de poèmes au bord de la piscine et épie un beau jeune homme. Kat nage trente-neuf longueurs, une pour chaque année de vie. Nager, c'est avancer, bouger, aller contre la résistance de l'eau. C'est laisser libre cours à l'esprit alors que le corps est engagé. La vie de Kat défile, non pas chronologiquement, mais à partir d'images qui se déroulent en événements brefs ou en réflexions. Kat cherche le début de la fin, l'étincelle qui a entraîné les événements menant à l'explosion de son couple.

J'ai lu certains passages à haute voix, pour apprécier le rythme fluide et/ou saccadé, qui évoque les mouvements de Kat dans l'eau ou encore sa respiration. Dans l'eau de la piscine se mêlent le liquide amniotique, le souffle, le désir sexuel et la privation. On glisse vers le poème, parfois. Ce roman pourrait plaire aux amoureux de la langue, des images, des métaphores.

Profile Image for Martine Latendresse Charron.
75 reviews25 followers
Read
February 15, 2017
https://chezlefilrouge.co/2016/06/25/...

Elle nage 39 longueurs, une pour chacune des années de sa vie. Elle nage et réfléchit. Fait le point sur son existence. Kat est en Grèce, son pays natal, avec sa fille, adolescente éprise des premiers émois amoureux et érotiques. Kat pense à sa relation avec le père de sa fille, à leur séparation et à l’infidélité. Elle pense à son rapport à sa fille, à la maternité et avec ce que cela a eu comme impact sur son couple. Sur son identité de femme. De l’autre côté de la piscine, il y a sa fille, magnifiquement pure, qui se fait courtiser par un jeune homme et qui a encore en elle toute l’espérance naïve des relations amoureuses.

Kat, en nageant, tente de trouver le moment exact/précis où son couple s’est brisé. Elle cherche la parole, le geste, le regard qui est venu changer l’entièreté de leur avenir. Bien convaincue de l’importance de plonger dans ses souvenirs pour trouver la nuance qui vient expliquer ce besoin si grand de venir en Grèce, avec sa fille. De prendre du recul face au quotidien.

Marianne Apostolides ajoute une forme d’écriture fort intéressante à ce roman en écrivant comme Kat nage. On sent dans la brièveté des mots les mouvements de bras, de respiration et de jambes du personnage. Pour apprécier ce court récit, il faut se laisser vaguer complètement au gré des mots. En intégrant très fréquemment le « / » entre les termes, entre les définitions, les émotions, on sent réellement le mouvement et les pauses du corps en connivence avec celui de la pensée.

Parfois, on lit une phrase et on ne la comprend pas. On relit et toujours pas. Je pense que c’est ainsi que l’histoire se doit d’être, comme en nageant, on suit le fil de l’eau et parfois il y a des pauses. Et on sent les pauses dans l’écriture, la vitesse des mots ralentir, du ton et des propos aussi. Ainsi, le fil de l’histoire se rend à destination, toujours. Kat arrive toujours de l’autre côté de la piscine. Elle nous entraîne dans un petit moment anodin de sa vie, son défi personnel de nager 39 longueurs, et ainsi, on a la chance de se plonger dans son intimité et de mieux comprendre les tourments qui l’ont amenée à se séparer du père de sa fille.

Bref, ce court petit roman d’introspection m’aura bien plu, précisément pour cette justesse de l’écriture. Ainsi, je ne peux passer sous silence le travail extraordinaire de Madeleine Stratford, la traductrice, car elle a su garder de la version originale ce mouvement relié à la nage dans l’écriture. J’ai refermé le livre éprise d’une envie de me retrouver au bord d’une piscine en Grèce, encore une fois.
Profile Image for Pata Tús.
81 reviews61 followers
April 20, 2024
Tenía todo para no gustarme (el deseo, citas de barthes y lacan, el telón de fondo de preservar la institución de la familia frente al adulterio) y me ha encantado. Una propuesta bastante única, con una concepción personal de la novela lírica que no renuncia a la progresión de una trama y un conflicto, ni a la curiosidad y el entretenimiento, y todo con muy buen gusto. Perfecta para las que leímos Verano en vaqueros de adolescentes y luego estudiamos algo de letras en la universidad.
Profile Image for Maude.
771 reviews39 followers
July 17, 2016
Clairement je n'ai pas su garder mon souffle sous l'eau assez longtemps... je suis resté dans le pas creux... j'ai l'impression qu'à un autre moment ça aura pu faire de belles vagues. ok j'arrête c'est lame comme critique.
Profile Image for Peter McCambridge.
Author 19 books53 followers
February 3, 2017
Wow, I LOVED this. Beautifully written (and translated!) and I read it in one sitting. It's one thing to say the writing is rhythmical and reminds the reader of swimming and another to actually pull it off.
Profile Image for Elizabeth Lord.
78 reviews22 followers
July 18, 2017
Publié sur le webzine Les Méconnus

On entre dans Elle nage de Marianne Apostolides comme on se tremperait dans un lac lors de la première baignade de l’été : petit à petit et puis finalement, tout d’un coup. Le texte s’apprivoise comme l’eau un peu froide, mais s’avère décidément très agréable. Apostolides a délaissé le ton autobiographique de Voluptés, son premier roman aussi publié chez La Peuplade, pour emprunter une voix fictionnelle, celle de Kat. Au bord d’une piscine, en Grèce, elle regarde sa fille Melina flirter avec Achille, un jeune grec. Kat tente par le fait même de trouver ce qui a fait chavirer son propre couple. Elle se lance un défi, faire 39 longueurs, une longueur par année de vie, afin de repérer le moment fatidique où tout s’est rompu.

Kat revient à la source de sa rencontre avec son mari pour tenter de se rappeler ce qui les a fait s’unir en premier lieu. L’écriture est souple, fluide, se rythme sur les longueurs de la nage. La ponctuation imite les respirations, force le lecteur à prendre des pauses, à se repositionner, à corriger sa direction, tout comme le fait la nageuse. C’est là un tour de force qu’a réussi à mener Apostolides, tenir le lecteur en haleine, en alerte, dans ce texte parfois haletant, mais limpide puisqu’il suit le courant des pensées de la narratrice, et qu’il s’inscrit parfaitement dans l’exercice que devient le récit. Le lecteur se prend à compter les longueurs, à les voir défiler, à s’interroger sur la nature des mots choisis, sur le sens de ceux-ci.

Elle nage soulève beaucoup de réflexions sur le couple, sur l’amour et sur l’importance que l’on lui accorde dans la vie. Apostolides a mené à bien cette histoire en lui donnant une tournure tout à fait originale. Beaucoup plus qu’un exercice de style, l’équation parfaite entre le fond et la forme fait du récit un incontournable pour quiconque aime être désarçonné par ses lectures.


Extrait:

« Le nuage de doute vient de se dissiper : il y avait une faille dans la méthode – la question était mal définie. Elle ne cernera pas le moment, spécifique, car il n’y a pas de fin/objet, immuable. Les souvenirs qu’elle se rappelle – les scènes, interactions – prennent divers sens, selon l’angle adopté ; le point de vue que constitue son être/moi n’est ni solide ni stable : il change avec le temps, propulsé par le rythme indubitable de l’être. […] Et pourtant, se dit-elle, elle cherche la finitude/ totalité – la séduction de sens – la fin. Elle avance et recule, se cabre en approchant du but. »
Profile Image for Felix Martin.
555 reviews15 followers
July 4, 2024
Teniendo como hilo conductor nadar unos largos en unas piscinas naturales griegas junto a un apolíneo joven, la protagonista de esta novela (una mujer en sus madurez, separada y con una hija) recuerda, entre brazada y brazada su vida, sus amores de juventud, sus errores pasionales, su ruptura y, en el fondo, lo que ella cree es una vida hasta la fecha vivida a trompicones y más fracasada que exitosa.

Con un estilo un tanto farragoso, con muchos guiones y paréntesis y barras (/) que pretenden ser ingeniosos, pero que dificultan mucho la lectura y hacen que el ritmo vaya a trompicones, la historia avanza intentando trazar paralelismos entre la protagonista y su hija, entre un pasado (el de la madre) que es rememorado a la vez que se nada y un presente en el que la hija está siendo "ligada" por ese bello griego de nombre mítico como es Aquiles. Se escapan también ciertas referencias mitológicas que, para mi, han sido de lo más interesante de una narración que, por otro lado, me ha dejado bastante anodino y de la que esperaba algo más de ambientación griega. Una pena.
Profile Image for Agnès.
512 reviews30 followers
April 27, 2022
Je lis rarement des textes anglais traduits mais La Peuplade m'a permis de découvrir Marianne Apostolides, avec "Elle nage" avec la fine traduction de Madeleine Stratford.

Dans une prose poétique, ce roman coule au fil des longueurs que Kat effectue dans la piscine. 39 longueurs, comme autant d'années de vie. Kat plonge dans leau minérale et se replonge dans ses souvenirs.

Son enfance, ses relations difficiles avec ses parents, son mariage, la naissance de sa fille, la rupture dont elle cherche à déterminer la cause - tout défile entre ses mouvements de crawl et ses respirations.

Une belle invitation à l'introspection, avec l'héritage de la mythologie et de l'étymologie pour nous guider.
A découvrir!
Profile Image for Nestor.
17 reviews
May 26, 2025
Leer Nadar ha sido como sumergirme en una corriente profunda: suave al principio, pero con una fuerza subterránea que arrastra. Es un libro con un estilo increíble, que te hace querer moverte, nadar (no puedo ser el único que no piensa en otra cosa desde que lo leyó), a pensar desde el cuerpo.

Más que un relato lineal, se me ha hecho una experiencia. Te descoloca, te interroga. Mezcla cuerpo, deseo, maternidad, teoría, cansancio. Me ha encantado cómo la autora se entrega al texto sin buscar explicarlo todo, sin querer contentar al lector, el resultado de ello es un libro que se siente vivo.

Un libro que te empuja a reflexionar sobre tu vida, al mismo tiempo que la protagonista hace sus largos, que te empuja a cuestionar quien eres a través de sus ojos.
Profile Image for Lidi.
11 reviews1 follower
July 29, 2024
Igual me pilló en un mal momento. Igual la traducción (aunque impecable) le sienta mal a este libro. Pero al final, me resultó demasiado avaricioso y muy poco ejecutado.
Profile Image for Lou.
339 reviews4 followers
June 1, 2025
Un ejemplo de cómo contar una historia puede ser tan complejo como dar 34 vueltas a la piscina. Una excepcional forma de sintetizar una vida.
Displaying 1 - 13 of 13 reviews

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