Fin de l’été 1950, au large des côtes turques. L’île grecque de Saint Spyridon vit au ralenti. Petite, caillouteuse, rugueuse, dure au mal, elle souffre. Après les quatre années de guerre civile qui ont bouleversé le pays, la misère est partout, les gens ont faim.
Odile, photographe à Paris, y possède une maison. Elle a appris le grec, aime profondément l’endroit, photographie ses habitants avec passion. Ils ont développé une affection d’abord méfiante puis sincère pour I Gallida, la Française, comme ils la surnomment. Une jeune fille de l’île, Clio, l’aide au ménage. Se développe entre la Française et la jeune Grecque une amitié complice. Pénélope, la fille d’Odile, la vit douloureusement. Du même âge que Clio, elle lui voue une détestation violente. Arrivée à l’âge où tant de filles de l’île prennent le voile, Clio entre au monastère de l’île. L’higoumène y tient ses ouailles d’une main de fer. L’irruption d’un appareil photographique au sein du monastère bouleversera la vie des moniales dans un sens inattendu.
Pénélope disparaît. L’île est en émoi. À Paris, une exposition de photos qu’elle avait prises au monastère crée le scandale. A Saint Spyridon, Odile devient une réprouvée. On la conspue, on l’injurie. Où est Pénélope ? Qu’a fait la Française ?
Mystérieux et âpre comme l’île, le roman de Metin Arditi brasse ses thèmes favoris : l’art, l’exil, le mystère de la filiation, la foi et le rapport au corps. La tragédie est toujours grecque.
Metin Arditi is a French-speaking Swiss writer of Turkish origin. He left Turkey at the age of seven. After spending eleven years in a Swiss boarding school in Lausanne, he studied at the Swiss Federal Institute of Technology, where he earned a degree in physics and a postgraduate degree in nuclear engineering. He continued his studies at Stanford Business School, where he got an MBA. He lives in Geneva, where he is very involved in the cultural and artistic life of the city. From 2000 to 2013 he was Chairman of the Orchestre de la Suisse Romande (O.S.R.). He is a member of the Strategic Council of the Swiss Federal Institute of Technology, where over the years he taught physics (Assistant to Prof. Mercier), economics and management (as lecturer) and creative writing (as Visiting Professor). In 1988, he created the Arditi Foundation which awards fifteen annual prizes to graduates of the University of Geneva and the Swiss Federal Institute of Technology. The Arditi Foundation has purchased and offered to the University of Geneva a landmark theater, the Cinema Manhattan, now called Auditorium Fondation Arditi. He is the founder of " The Instruments of Peace Foundation ", which offers musical education to children of Palestine and Israel. He is a member of the Foundation Board of the Music Conservatory of Geneva. He chaired the Building Committee of the Martin Bodmer Museum in Cologny. In December 2012, Metin Arditi was appointed UNESCO Goodwill Ambassador. In June 2014, UNESCO appointed him Special Envoy. In September 2014, he created the Arditi Foundation for Intercultural Dialogue.
« Allez… Encore un ou deux… » Fit Le Phoenix « Profitez-en !! C’est pas tous les jours que j’aurais l’énergie et le temps de chroniquer 4 ou 5 Livres… » « David, le manuscrit, je te prie » C’était « L’île de la Française » de Metin Arditi.
« Oui, Dieu les avait oubliés. Ils vivaient dans la pauvreté, le deuil, et très souvent, le désespoir. Mais y avait-il au monde plus bel endroit ? »
Ca parle beaucoup de Christ, de Religion… Et des Grecs, ça oui les Grecs reviennent tout le temps sur le tapis…
« C’était Emilia, qui ne supportait pas la vue du sang et refusait de se mutiler. Ostracisé, n’ayant nulle part où aller, elle s’était pendue. Clio la regarda, liquéfié. Où avait-elle mis les pieds ? »
A-t-on vraiment besoin d’aller plus loin ?! … Sautons quelques pages… C’est l’éternel histoire de la domination et soumission chrétienne. Je veux juste savoir si l’héroïne arrive à s’en sortir… Mais je ne vous le dirais pas.
3 ⭐️ J’ai bien aimé l’histoire et les thèmes abordés - la photographie, la foi et la place du corps dans la religion. Mais l’ensemble me semble incomplet et l’histoire est trop superficielle. L’évolution des événements - notamment au monastère dans la deuxième partie - est trop rapide pour être réaliste. La narration manque de détails et les points de vues auraient pu être restreint à Odile et Clio pour plus d’unité et étendu. Bref l’ensemble manque de densité et d’émotion.