Madame de Sévigné, célèbre sans avoir jamais rien publié, demeure sans doute l'écrivain français le plus cité et le mois connu.
Le mariage de sa fille, en 1670, avec le comte de Grignan, le départ de cette fille idolâtrée pour la Provence marquent le début d'une correspondance qui veut d'abord et surtout combler le vide de l'absence.
En marge du Grand Siècle et de ses oeuvres d'apparat, les Lettres de Madame de Sévigné sont un peu la conscience intime do son temps. En même temps, au fil des années s'approfundit un de nos plus grands écrivains du "moi", qu'il n'est pas injuste de placer entre Montaigne et Stendahl. De la mode à la Mort, de Dieu à l'argent, tout se glisse dans la lettre à travers le prisme d'un amour à la fois sombre et lunineux. La raison des classiques y côtoie une imagination souvent fantastique; la sagesse s'y mêle à la folie, le besoin de séduire à celui de se dire.
Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné aka Madame de Sévigné aka Marquise de Sévigné, was a French aristocrat, remembered for her letter-writing. Most of her letters, celebrated for their wit and vividness, were addressed to her daughter. She is revered in France as one of the great icons of French literature.
Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné alias Madame de Sévigné est une aristocrate française, connue pour ses lettres. La plupart de ses lettres, célèbres pour leur esprit et leur vivacité, étaient adressées à sa fille. Elle est vénérée en France comme l'une des grandes icônes de la littérature française.
I wonder what you would make of the world of today? Would you have patience with television and email, with pop stars and political scandals, with foodies and football fans?
You were such a perfect representative of your own time, and still so unique. You opened up the world of the French court and aristocracy to me when I was a young student, trying to make sense of historical documents on Versailles and Louis XIV, or of the all-importance of the playwright trio Molière, Racine and Corneille. You were best friends with La Rochefoucauld and Madame de la Fayette, and you moved with ease between your Paris home, now transformed into a museum, Musée Carnavalet, and your daughter's great castle in Provence, Château de Grignan. You were no writer, never published anything, but I learned to cherish classical French literature through your letters. Their style, their finesse, their fast change between motherly concerns and court gossip made me discover the world that had remained essentially foreign and closed to me while reading Le Cid, Phèdre, L'Avare and La Princesse de Clèves.
You made that world come alive, your opinions showed me how to approach the gods of la tragédie classique, made me see the connection between the behaviour of aristocrats in the shadow of Le Roi Soleil and our present day celebrity cult.
My copy of your letters is so full of marks and comments that it almost makes the impression of being handwritten. I can not tell you how grateful I am that your daughter lived so far away that you had to communicate mostly by letter. For while striving to make Paris life come alive for her in Grignan, you made 17th century life stay alive for me, and others, to enjoy.
There is one more thing I would like to point out, before I close this letter. In my opinion, you hold the title of best teaser or cliffhanger ever written. It is probably not very well-known, but I challenge anyone to find a better "spilling the beans"-letter than the one below, quoted in its entirety!
In gratitude,
Votre très 'umble servante,
Lisa
A contender for best ever gossip announcement:
"Je m'en vais vous mander la chose la plus étonnante, la plus surprenante, la plus merveilleuse, la plus miraculeuse, la plus triomphante, la plus étourdissante, la plus inouie, la plus singulière, la plus extraordinaire, la plus incroyable, la plus imprévue, la plus grande, la plus petite, la plus rare, la plus commune, la plus éclatante, la plus secrète jusqu'aujourd'hui, la plus brillante, la plus digne d'envie: enfin une chose dont on ne trouve qu'un exemple dans les siècles passés, encore cet exemple n'est-il pas juste; une chose que l'on ne peut pas croire à Paris (comment la pourrait-on croire à Lyon?); une chose qui fait crier miséricorde à tout le monde; une chose qui comble de joie Mme de Rohan et Mme d'Hauterive; une chose enfin qui se fera dimanche, et qui ne sera peut-être pas faite lundi. Je ne puis me résoudre à la dire; devinez-la: je vous la donne en trois. Jetez-vous votre langue aux chiens? Eh bien! il faut donc vous la dire: M. de Lauzun épouse dimanche au Louvre, devinez qui? Je vous le donne en quatre, je vous le donne en dix, je vous le donne en cent. Mme de Coulanges dit: Voilà qui est bien difficile à deviner; c'est Mme de la Vallière. Point du tout, Madame. - C'est donc Mlle de Retz? - Point du tout, vous êtes bien provinciale. - Vraiment nous sommes bien bêtes, dites-vous, c'est Mlle Colbert? - Encore moins. - C'est assurément Mlle de Créquy? - Vous n'y êtes pas. Il faut donc à la fin vous le dire: il épouse, dimanche, au Louvre, avec la permission du Roi, Mademoiselle, Mademoiselle de... Mademoiselle ... devinez le nom: il épouse Mademoiselle, ma foi! par ma foi! ma foi jurée! Mademoiselle, la Grande Mademoiselle, Mademoiselle, fille de feu Monsieur; Mademoiselle, petite-fille d'Henri IV, mademoiselle d'Eu, mademoiselle de Dombes, mademoiselle de Montpensier, mademoiselle d'Orléans; Mademoiselle, cousine germaine du Roi, Mademoiselle, destinée au trône; Mademoiselle, le seul parti de France qui fût digne de Monsieur. Voilà un beau sujet de discourir."
I bet that all royal families currently living and filling the tabloids are green with envy by now. Have they ever had an announcement like that?
"Il n'y a point d'endroit, point de lieu, ni dans la maison, ni dans l'église, ni dans le pays, ni dans le jardin, où je ne vous aie vue. Il n'y en a point qui ne me fasse souvenir de quelque chose de quelque manière que ce soit. Et de quelque façon que ce soit aussi, cela me perce le cœur."
«Je songe à tous les pas que vous faites et à tous ceux que je fais, et combien il s'en faut qu'en marchant toujours de cette sorte, nous puissions jamais nous rencontrer... J'ai le cœur et l'imagination tout remplis de vous; je n'y puis penser sans pleurer, et j'y pense toujours : de sorte que l'état où je suis n'est pas une chose soutenable; comme il est extrême, j'espère qu'il ne durera pas dans cette violence. Je vous cherche toujours, et je trouve que tout me manque, parce que vous me manquez. » (p.125)
J'attendais beaucoup plus de ce livre. Tout tourne finalement autour d'un petit milieu de gens favorisés gravitant autour des mondanités superficielles de la Cour. Privilèges, ragots, manigances... Le tout est finalement fort monotone et loin d'être aussi instructif historiquement que je l'espérais. C'est l'histoire dans ce qu'elle a de mesquin. Mme de Sévigné n'apparaît du reste pas comme un personnage attachant, loin de là. Quant à ses rapports avec sa fille, peut-être est-ce le style de l'époque qui veut cela, mais si ce qu'elle écrit reflète la réalité on comprend que Mme de Grignan soit allée vivre loin!
Entertaining and full of still surprisingly actual content, Madame de Sévigné's letters provide us with an unique insight in the busy life of the higher society in the French 17th century. It grew old (haha! pun intended?) quickly however, and after page 80 I've had enough. Most letters contain gossip, news about her family and foremost a big chunk of exaggerated emotions towards her daughter. There is actually a footnote that reminds us that this over-the-top style is normal. While it's fresh and interesting at first, it becomes a terrible slog. I'd rather go back to Montaigne then...
La plume d'une marquise qui éprouvait sans nul doute un amour incommensurable pour sa fille, Mme de Grignan, à qui elle dédit la majeure partie de sa correspondance. Elle écrit aussi à son cousin, à des proches. Elle raconte ce qu'il se passe à la cour de Louis XIV. Elle aimait Racine, Corneille et Molière. Elle lisait les Fables de La Fontaine. Au-delà du style qui est très beau, c'est aussi un document historique incroyable.
She knew so much interesting people, but she herself was so dull that she couldn't write anything important about them! (Or she was just scared of the censors.) Anyway, I'm totally disappointed.
Kwieciste, pełne nie tylko wdzięku, ale i wewnętrznej treści opisy życia osadzonego w jednej z najciekawszych epok historii Francji - czegóż chcieć więcej?
I was prepared to hate this book, an assignment for a French reading group. Amazingly, I am really engrossed but it, by Mme De Sévigné's obsession with her (married) daughter, by the witty and sometimes caustic repartée (of course we only see HER side..)
An interesting portrait of 17th century French court life. It IS a slog, because the print is small and I have to keep turning to the back to read the footnotes or the explanation of who the people are to whom or about whom she writes. *************** It was a huge slog to get through this, and I have to admit, I only read the first 200 pages and passim to the end. I spent more time reading ABOUT Mme de Sévigné and her place in French society and letters, and that was fascinating.