Le 9 mai 1945, Jean-Charles Harvey prononçait, à l''Institut démocratique canadien, une conférence sur le thème de la peur. Aujourd''hui, ce pamphlet prend place comme un des textes annonciateurs du Québec moderne.
Review en Français • en Español • in English Ce texte est la transcription d’un discours donné juste après la fin de la Deuxième Guerre Mondiale. C’est un essai de qualité, si bien écrit, si invitant à l’action, à une mobilisation, même modeste. Je vais certainement revisiter ce texte afin de mieux m’imprégner de sa structure. — Este texto es la transcripción de un discurso dado justo después del fin de la Segunda Guerra Mundial. Es un ensayo de calidad, tan bien escrito, que invita a tomar action y a movilizarse, aun que sea de manera modesta. Es seguro que revistare este texto con el fin de impregnarme mejor de su estructura. — This text is a transcription of a speech given right after the end of World War II. It’s a quality essay, inviting the reader to take action and mobilize even in small ways, to the best of ones capacity. I will certainly revisit this text to learn from its structure.
“La peur de vivre soit remplacée par la joie de vivre” “La vie qui sera écoulée, toute unie, dans la laine des molles sécurités et des satisfactions purement végétatives ne vaut pas la peine d’être vécue.” “Chez d’autres on vous apprend comment penser; chez nous, on fait mieux : on vous apprend quoi penser.”
Je me souviens avoir été très touchée par ce texte à sa première lecture, au cégep, alors que je ne comprenais pas tout à fait la complexité de son contexte historique. Dans une écriture assurément plus accessible que le Refus Global, l'essai s'attaque aux mêmes enjeux.
Intéressant. Les émotions collectives me rendent toujours perplexes. Difficultés à embarquer. Par contre, obligé de dire que si vous remplacez le clergé par l'état dans ce texte, vous vous rendrez compte que c'est toujours d'actualités en 2022 au Québec.
La Peur est en fait un pamphlet d'opinion venant d'une conférence de Jean-Charles Harvey prononcée le 9 mai 1945 à l'Institut démocratique canadien. C'est un ouvrage très court, préfacé par Yves Lavertu et publié en 2000 aux éditions Boréal.
L'auteur y dénonce l'emprise du cléricalisme sur les élites de la société canadienne francaise. Il ne s'agit pas d'un réquisitoire contre la religion, mais contre l'abus de pouvoir qu'observait l'auteur. Duplessis était au pouvoir à Québec et King à ottawa..
p 56 extrait de la fin, un très beau passage
La culture, l'érudition, le raffinement, la science les arts même ne sont pas la civilisation: ils n'en sont que les accessoires. La civilisation est, par essence, une acquisition morale. On peut être un génie scientifique littéraire, industriel, et en même temps n'être qu'un sauvage. Mais on ne peut pas être un Saint-Francois d'Assise sans ête en même temps un grand civilisé.