Gérard Noiriel is a French historian. He is one of the pioneers of immigration history in France. He has also focused on the history of the working class, as well as on interdisciplinary and epistemological questions in history. In this regard, he contributed to the development of socio-historical studies and was involved in founding the journal Genèses. He is a director of studies at the École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS).
J’ai bien aimé le fait que la dernière phrase du livre s’intéresse à l’origine du nom « Bardella ». Pour l’anecdote, le nom vient de l’italien « selle », qui peut signifier à la fois la selle du cheval, ou les selles (caca). Voilà c’est marrant, le livre ne précise pas de quelle selle on parle.
Ce livre s’intéresse à la notion de « préférence nationale », un sentiment que l’on peut considérer comme naturel qui consiste à favoriser sur certains point le citoyen français par rapport aux immigrés (droit de vote, accès à certaines professions, etc.) La gauche avait après la révolution le monopole du nationalisme, à l’inverse des royalistes. Le thème du drapeau a été par suite perdu par la gauche au profit de la droite. Ce sentiment de préférence nationale c’est donc transformée en ressentiment et argument de vote des partis de droite et d’extrême-droite pour discriminer les immigrés. En vrac : -Dans son histoire, à chaque fois que la France a fait appel à nombre d’ouvriers étrangers pour faire vivre son économie, on en a jamais entendu parlé ni leur avons donnée jamais aucun crédit. Mais à chaque fois que le contexte économique se tend, c’est à ce moment qu’on se tourne vers eux pour les tenir responsable. -L’entre-deux guerre a été le théâtre du premier gouvernement que l’on pourrait considérer d’extrême-droite, juste avant celui de Vichy, avec nombre de mesures racistes allant jusqu’à la création de ghettos en France pour les ouvriers étrangers. -Une des solutions pour éviter ce sentiment et la droitisation de la société : mettre en valeur ce qui a été positif dans l’histoire afin de contre-carrer le conservatisme et faire perdre le monopole de l’émotion nationale à la droite. -L’auteur remarque que la société ce fragmenté en deux mouvement opposés et collectif : il n’y a jamais eu autant de lutte contre la loi immigration de 2023 par des assos, collectifs mais aussi jamais autant de soutient en faveur de celle-c.
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Réflexion intéressante sur la préférence nationale avec une solide perspective historique par Gérard Noiriel, spécialiste de l'histoire de l'immigration et de la classe ouvrière en France.
L'auteur remet ainsi en perspective la loi "Asile et immigration" votée le 19 décembre 2023, et en partie censurée par le conseil constitutionnel. Les sondages indiquaient que la population française était favorable à la loi à hauteur de 70%.
Noiriel regrette la popularité du terme de "racisme systémique" pour deux raisons : politiquement, il risque de braquer cette large part de la population ; scientifiquement, il s'agit de nationalisme plutôt que de racisme, bien que l'un puisse couvrir l'autre comme il le reconnaît aussi.
Noiriel rappelle également que la gauche n'a jamais gagné que lorsqu'elle parvient à combiner lutte socio-économique et droits humains. Il souligne d'ailleurs qu'il y a une tension dès la DDHC de 1789 entre humanisme et préférence nationale.