Jump to ratings and reviews
Rate this book

Et chaque fois, mourir un peu #1

Blast : Et chaque fois, mourir un peu - Livre 1

Rate this book

Le nouveau roman très attendu de Karine Giebel.

Monter au front sans arme ni gilet pare-balles. Soigner les autres au péril de sa vie. Se sentir utile en ce monde.


De Sarajevo à Gaza, en passant par Grozny, la Colombie ou l'Afghanistan, Grégory se rend au chevet des sacrifiés sous l'égide de la Croix-Rouge internationale. Chaque victime sauvée est une victoire sur la folie des hommes. Chaque vie épargnée donne un sens à la sienne. Peu importe les cicatrices et les plaies invisibles que lui laisse chaque conflit.


Poussé par l'adrénaline, par un courage hors du commun et par l'envie de sauver ceux que le monde oublie, Grégory prend de plus en plus de risques.
Jusqu'au risque de trop. Jusqu'au drame...



Ne pas flancher, ne pas s'effondrer. Ne pas perdre la raison.
Choisir.
Sauver cette jeune fille, condamner cet adolescent. Soigner ce quadragénaire, laisser mourir cet enfant.
Choisir.
Endurer les suppliques d'une mère, d'un père.
Certains tombent à genoux devant lui, comme s'il était Dieu.
Choisir.
Tenter de sauver cette femme. Sacrifier sa petite fille qui n'a que peu de chances de survivre à ses blessures.
Choisir.
Et chaque fois, mourir un peu.




Karine Giebel, indétrônable créatrice d'émotions fortes et authentiques, donne vie dans ce treizième roman à Grégory, héros des temps modernes. Tous deux nous forcent à garder les yeux grands ouverts sur que ce l'homme est capable de faire subir à ses semblables et interrogent l'humain qui est en nous, dans ce texte magistral qui embrasse la violence du monde.


Karine Giebel est née en 1971. Elle est notamment l'auteure Meurtres pour rédemption(2006),Les Morsures de l'ombre(2007), prix Intramuros du festival de Cognac et prix SNCF du polar,Jusqu'à ce que la mort nous unisse(2009), prix des Lecteurs à Cognac et adapté sur France Télévisions,Juste une ombre(2012), prix Polar francophone du festival de Cognac et Prix marseillais du polar,Purgatoire des innocents(2013), prix des lecteurs du Var,Satan était un ange(2014) etDe force(2016).Toutes blessent, la dernière tue(2018) a été récompensé par le prix de l'Évêché, le prix Plume d'or du thriller francophone, le prix Évasion et le Book d'or thriller du prix Bookenstock. Son dernier roman,Glen Affric (2021), s'inscrit lui aussi dans la liste de ses succès. Les livres de Karine Giebel se sont vendus à plus de deux millions d'exemplaires à ce jour et sont traduits dans une douzaine de langues.

470 pages, Kindle Edition

Published March 28, 2024

24 people are currently reading
261 people want to read

About the author

Karine Giebel

55 books329 followers

Ratings & Reviews

What do you think?
Rate this book

Friends & Following

Create a free account to discover what your friends think of this book!

Community Reviews

5 stars
119 (32%)
4 stars
143 (39%)
3 stars
77 (21%)
2 stars
23 (6%)
1 star
3 (<1%)
Displaying 1 - 30 of 53 reviews
Profile Image for Aurore62128.
432 reviews22 followers
April 20, 2024
J'ai lu tous les romans de Karine Giebel et on peut dire que je suis fan, je les ai tous aimé.
J'avais tellement hate de lire le dernier et malheureusement ce fut une petite déception.
Alors, l'histoire de Grégory est interessante mais c'est trop long, trop redondant ... J'ai eu l'impression de lire le récit des missions à travers le monde, d'un infirmier de la croix rouge et ce durant 400 pages ... alors 100 pages OK, 400 ? non c'est trop long, à la longue je ne savais même plus dans quel pays il était.
J'ai plutot apprecié les chapitres en France avant et après la tragédie qui frappe Grégory mais à chaque nouveau départ s je me disais mais pourquoi ?
Je n'ai pas réussi à le comprendre car on voit ce que les missions lui font et c'est de pire en pire. Et la finalité on la connait, j'attendais juste que cela arrive alors la scène finale du livre 1 et ben on le sait qu'elle va arriver et ce des le début du roman ce n'est pas une surprise ...
Je lirai quand même le livre 2 car j'ai bon espoir que le tournure sera differente cette fois ci vu la fin du tome 1 et aussi parce que je suis curieuse de voire ce qui va arriver a Gregory mais aussi à Anton.
Profile Image for Aude Bouquine Lagandre.
725 reviews222 followers
April 15, 2024
« Et chaque fois, mourir un peu » est un titre parfait pour examiner au microscope les conséquences de la folie des hommes. Dans ce premier tome d’une duologie, Karine Giebel prend le pouls du monde en faisant un état des lieux des plus gros conflits ayant agité notre planète de 1992 à 2010. Grégory, marié et père de famille, travaille sous l’égide de la Croix Rouge Internationale et part régulièrement apporter son aide aux populations touchées de plein fouet par la guerre. Une seule devise : « Soigner, quelle que soit la nationalité, la religion. Soigner, quels que soient les crimes commis. » Et des crimes, il va en voir… Bosnie, Rwanda, Tchétchénie, Colombie, Sénégal, République du Liberia, Pakistan, République démocratique du Congo, Bande de Gaza, Afghanistan… Tous ces conflits que nous avons suivis de loin, derrière nos postes de télévision. Grégory traverse la folie des hommes parce que c’est sa vocation. Et sans vocation, il est impossible de survivre à toutes ces horreurs.

État des lieux du monde : désastreux. « Et chaque fois, mourir un peu » relève du roman noir, social et sociétal où Karine Giebel puise son inspiration dans les différentes ondes de choc qui ont traversé la planète. C’est d’ailleurs intéressant de constater qu’elle utilise le mot « Blast » pour définir ce tome 1 sachant que « Blast » désigne à la fois l’idée d’explosion, mais aussi celle d’une forte critique (notamment en politique). Au rythme de différents endroits sur le globe, la romancière déroule implacablement causes et conséquences d’affrontements qui creusent la tombe mentale de Grégory. Toujours plus loin dans les exactions, toujours plus fort dans l’oppression, toujours plus profond dans les séquelles laissées béantes et à vif.

Au fur et à mesure de ses pérégrinations, Grégory traverse des pays où chaque fois les atrocités constatées sont de plus en plus inhumaines. Même s’il est horrifiée par la précarité, le peu de matériel à sa disposition pour soigner, les difficultés à sauver dues aux équipements pauvres et minimalistes, il ne peut concevoir son existence sans ce travail et le besoin viscéral d’être utile malgré la peur et les risques. Ce métier, il l’a tatoué dans sa peau. « Il ressent un profond soulagement d’être à nouveau en mission. À nouveau utile en ce monde. Il se force à oublier qu’il est souvent impuissant face aux horreurs commises par l’être humain. » Malgré la culpabilité d’être si peu présent pour sa famille, la nécessité de venir en aide aux plus démunis le guide sur des voies toujours plus dangereuses et l’amène à prendre des risques souvent inconsidérés. Sa propre condition lui importe peu, c’est pour les autres qu’il s’acharne, pour les autres qu’il tente chaque jour de survivre même si, psychologiquement, il sombre dans un puits de plus en plus profond. « Et chaque fois, mourir un peu », met en lumière un homme profondément altruiste, dédié à une cause.

Dans notre époque où le moi, moi, moi prévaut, il est intéressant de noter le choix de Karine Giebel de mettre en avant le destin d’un homme qui ne pense jamais à lui. Obsédés que nous sommes par notre confort, l’image que nous renvoyons de nous-mêmes sur les réseaux, le besoin d’exprimer un avis sur tout alors que nous ne prenons aucun risque, j’ai aimé que la romancière nous mette face à d’autres choix de vie qui ont un sens, où le « moi je » est relégué au second plan. Je me suis souvenue qu’adolescente, j’envisageais une carrière dans le journalisme de guerre mue par une volonté de raconter ce qui se déroule au-delà de nos frontières. Comment peut-on fermer les yeux sur la misère du monde, pourquoi ignorer délibérément ces conflits qui font des millions de morts, dans quelle mesure cela vient-il gêner notre confort quotidien ? En un sens, j’ai eu la sensation que Karine Giebel voulait nous rendre attentifs à ce qui se joue sur la scène internationale. Si « Et chaque fois, mourir un peu » assassine progressivement Grégory, il ratatine aussi nos volontés de ne pas voir. « Partout dans le monde, la même violence, la même terreur, la même horreur. »

Rwanda, « Ici, en cent jours à peine, près d’un million de personnes ont perdu la vie dans des conditions atroces. Sans que le reste du monde lève le petit doigt. ».

Tchétchénie, « Oublier qu’il a parfois soigné des criminels de guerre. Mais comme chacun a droit à un avocat, chacun a le droit d’être secouru. »

Bosnie-Herzégovine, « Car sans doute n’y a-t-il pas de limite à la barbarie humaine. »

Fédération de Russie, « Toute la nuit, Grégory regarde ses mains. Ces mains qui ont sauvé tant de vies. Qui viennent de tuer un homme sans défense. Un enfant déguisé en soldat. »

Bosnie, « Et il ne peut s’empêcher de songer au million de morts du Rwanda qui n’ont pas eu le même retentissement médiatique que les trois mille de New York. Il ne peut s’empêcher de constater que la vie humaine n’a pas la même valeur partout. »

République du Liberia, « Grégory se demande si un jour, il s’habituera. Il espère que ce jour ne viendra pas. Que le torrent de révolte qui brûle ses veines ne se transformera jamais en un filet d’eau tiède. »

Pakistan, province du Cachemire, « La douleur menace sa raison. Combien de femmes martyrisées devra-t-il porter ? »

République démocratique du Congo, « Il sait que les plaies qu’il a soignées ne sont rien à côté de l’acide pur qui ronge cet adolescent de l’intérieur. Il sait qu’il vient de soigner un enfant soldat à qui on a ordonné de massacrer sa propre famille. »

Afghanistan, « L’Afghanistan est une poudrière. Un volcan qui crache des victimes sans relâche. »

Entre chaque mission, Grégory revient vers les siens. « Et chaque fois, mourir un peu », offre alors un autre regard : celui d’un homme qui sombre. Impossible de fermer les yeux sans se repasser le film de ce qui a été vu et vécu, utopique de penser reprendre sa vie là où il l’a laissée, irréaliste de faire comme si son esprit n’était pas resté « là-bas ». Au fil des pages, sa vie personnelle est frappée de terrifiantes secousses, carambolage d’évènements qui creusent un peu plus sa tombe, télescopage des images et gifles du destin. Les différents fardeaux deviennent de plus en plus lourds à porter. « Grégory continue de soigner sans relâche les blessures du monde. Pour essayer de panser ses propres plaies. » Syndrome post-traumatique avec flash-back et hypervigilance. Anxiété, troubles du sommeil, isolement social et difficultés relationnelles, colère permanente, et comportements à risque. Comme si la souffrance des autres avait déteint sur lui… Jusqu’à ce constat terriblement réaliste : « Ça ne finira jamais. La pourriture est à l’intérieur de l’humain, comme le ver dans le fruit. »

Karine Giebel livre ici un roman noir d’une force incroyable et d’une remarquable intensité. « Et chaque fois, mourir un peu » met en lumière ces héros ordinaires, travailleurs humanitaires dont le courage et l’engagement forcent le respect par leur tête-à-tête quotidien avec l’horreur et la barbarie. Malgré leur détermination et leur compassion, les séquelles psychologiques qu’ils subissent creusent des sillons violents et durables dans leur subconscient et s’installent durablement dans leurs existences. Tiraillés par l’injonction de soigner TOUTES les victimes, ils luttent sans merci contre eux-mêmes pour ne pas prendre parti et s’efforcent d’agir dans la solidarité la plus totale. Lorsque Karine Giebel s’attaque au roman noir de société, sa plume est exceptionnelle de force mêlant habilement réalisme et engagement. Je n’ose imaginer le travail de recherche fait lors de l’écriture de ce roman, car elle ne livre pas seulement les faits, mais pose le contexte (par exemple dans le conflit au Rwanda). La puissance émotionnelle qui se dégage de « Et chaque fois, mourir un peu » est magistrale et offre une réflexion poignante sur la nature humaine… à condition d’accepter d’enlever nos œillères.

Du grand Giebel !
Profile Image for Laura.
1,284 reviews42 followers
July 2, 2024
Livre audio : Intéressant d'un point de vue géopolitique, c'est un ouvrage extrêmement instructif sur les horreurs de la guerre : viols, mutilations, violences... Mais, pour moi ce n'est pas un polar, on peux le classer en roman noir mais pas en polar. De plus, la couverture n'a aucun rapport avec le contenu (veux-t-on souligner le côté bestial de l'homme ?).
Le livre était donc intéressant et même passionnant par certains aspects, mais il aurait pu être moitié moins long, ça aurait été tout aussi bien.
Profile Image for Lilia.
215 reviews1 follower
December 16, 2024
J'ai aimé l'aspect descriptif, immersif, affreux que décrit Giebel de la guerre et du quotidien des médecins/infirmiers de guerre. Mais comme toujours avec elle (on aime ou on n'aime pas) c'est trop. Pourquoi faire tous les conflits de la terre? Certes il n'y en a pas de plus importants que d'autres, une horreur est une horreur. Mais j'y ai trouvé des longueurs qui n'ont rien apporté de plus au personnage principal ni à moi en tant que lectrice. Cela reste malgré tout un bon Giebel, mais pas mon préféré. A voir avec le tome 2...
Profile Image for Anthony Girard.
260 reviews3 followers
July 23, 2024
J'ai adoré la lecture de ce roman. Contrairement à quelques personnes qui ont critiqué le roman, j'ai été absorbé par les passages où Grégory travaille dans les milieux où la guerre existe. Ces moments font voir tout le drame que ces gens subissent. Peut-être aussi que certains de mes élèves m'ont déjà décrit des moments d'horreur qu'ils ont vécus et cela me touche énormément.
Profile Image for Matatoune.
630 reviews30 followers
March 26, 2024
Avec Et chaque fois, mourir un peu, Karine Giebel explore les dégâts des violences psychologiques et physiques que rencontren les humanitaires de la Croix-Rouge internationale dont la charte est de soigner toutes les personnes qui le nécessitent. Comme un tour du monde des conflits les plus meurtriers depuis 1992, Grégory, vêtu uniquement de son gilet pare-balles avec le logo de la Croix-Rouge, a choisi de soigner ses patients sur tous les endroits où ils ont besoin de ses soins infirmiers. Karine Giebel signe une première partie époustouflante avec d’un côté la description cruelle du monde moderne et l’empathie et le respect pour ces hommes et femmes, héros des temps modernes !

Brins d’histoire
Juillet 1992 : Hôpital Lopiding créé par le Comité International de la Croix Rouge (CHR) pour les victimes de la guerre du Sud Soudan. A peu près 700 lits répartis dans dix salles communes. Plus grand hôpital de campagne du monde.
« Chaque jour, Grégory apprend »

Février 1994 : Hôpital Kosevo à Sarajevo. Toujours le Comité International de la Croix Rouge.

Et entre, il y a eu les Alpes-de-Haute-Provence avec Séverine, sa femme, et Charlène, sa petite fille de 6 ans.

Quelques mois plus tard, lorsqu’un serbe, Dragan, rongé par la douleur, lui lance « J’espère qu’un jour, vous saurez ce que ça fait de perdre sa femme et son enfant. » L’horreur anticipée glace les sangs !

Alors, lorsque la nouvelle se lit sur la page, comme sonnée par un uppercut, la lecture s’arrête et se bloque.

Pour faire semblant de s’en remettre, Grégory enchaîne les missions. D’abord, le Rwanda, la Tchétchénie, la Colombie et à chaque fois, la douleur et la souffrance ne se calment pas.

Au fil du temps, la charge va s’alléger. Sauf, que sauveur ne signifie pas Dieu ! Est-ce que Grégory devra payer le prix d’avoir cru pouvoir vivre à cent à l’heure pour oublier ses fantômes. Ou alors pour s’être pris pour Dieu ?
« Choisir.
Et chaque fois, mourir un peu. »

Pas uniquement un thriller !
Ce premier tome s’intitule Blast, du souffle de la mine qui dévaste tout. Ici, c’est la vie de Grégory qui risque, petit à petit, d’être de plus en plus anéantie. Jusqu’à cette fin, redoutée, où le lecteur est incité à prendre rendez-nous à l’automne, pour connaître la suite de son histoire.

Déjà Reine du thriller psychologique, ce premier tome est encore au-dessus de ses précédents. Tout est affûté et sculpté jusqu’au moindre détail pour que le lecteur s’immerge complètement dans l’évolution de l’implication de Gregory dans son travail au fil de ses différentes missions.

Le quotidien des humanitaires
Ainsi durant quinze ans, Karine Giebel raconte l’univers des humanitaires qui, sans aucune distinction politique ou sociale, soignent tout le monde et toutes sortes de blessures, du moins celles qui pourront permettre aux patients de survivre. Évidemment, au fil des pages, l’écrivaine nous pousse à nous interroger non seulement sur le pourquoi d’un tel engagement mais aussi sur la résistance des soignants devant tant d’horreurs rencontrées.

« On succombe à une quantité massive de poison, mais on peut y résister lorsqu’il est instillé à petites doses. On peut survivre un moment.«

La cruauté du monde
Le second aspect de ce roman est la description des violences lors des conflits de la fin du XXè siècle jusqu’à l’Afghanistan de 2010. La documentation est sérieuse et approfondie, d’ailleurs l’écrivaine le rappelle en fin de volume. Et, le style de Karine Giebel abandonne les rives du polar pour celles du reportage.

Pour conclure,
Presque cinq cents pages, où le style de Karine Giebel dissèque et analyse les violences perpétrées pour asservir à la volonté de quelques-uns l’intégrité du plus grand nombre. Évidemment, les femmes sont très exposées, comme l’analyse la partie concernant le Dr Denis Mukwege, en République démocratique du Congo, que Grégory choisit d’aider. Il faut toute l’empathie de l’écrivaine pour énoncer sans se répandre dans l’horreur !

Dans ce tome un de Et chaque fois, mourir un peu, Karine Giebel raconte, malgré toutes les violences exposées issues des conflits modernes, la force des humanitaires qui, jour après jour, soignent et guérissent autant les traumatismes physiques que psychologiques des patients qu’ils rencontrent. Durant quinze ans, l’engagement de l’infirmier Grégory est raconté entrecoupe des éléments de sa vie de famille. Armé de son seul gilet pare-balles, Grégory continue à passer à travers toutes les violences du monde. Jusqu’à quand ? La suite à l’automne de cette année.

Ce nouveau thriller psychologique est époustouflant d’humanité racontée face à l’inhumanité rencontrée !
https://vagabondageautourdesoi.com/20...
Profile Image for Vivi Doleig.
85 reviews4 followers
March 29, 2024
Trente pages, quelques paragraphes, et le titre du nouveau trésor de Karine Giebel prend tout son sens.

Grégory, ce héros des temps modernes qui parcourt le monde pour sauver la vie de tous ces gens, piégés par la guerre, par la peur, par la violence, par un régime politique inhumain, par un quotidien indigne, par la vie elle-même… c’est lui, ce père, ce mari, cet individu altruiste que l’on suit au fil des chapitres, qui nous transporte dans un univers effroyable ; son univers désormais, peuplé de rencontres, de sauvetages, de blessures, de morts, de cris, de regards, de prières, de supplications et… de cauchemars. Il ne cesse de se demander si ses cauchemars disparaîtront un jour. Si tous ces regards suppliants, il finira par les oublier. Si tous ces corps déchiquetés, il finira par en oublier les contours. Car lorsque Grégory doit choisir parmi tous ces malheureux, qui vivra et qui il devra laisser s’éteindre, à chaque fois, il meurt un peu.

Notre héros n’a que vingt-six ans et pourtant, il est déjà marié et père d’une petite fille de trois ans. Ils forment une famille aimante, unie et heureuse. Alors pourquoi Grégory poursuit-il ses excursions humanitaires si lointaines, si longues pour son enfant qui doit sans aucun doute compter le nombre de dodos qu’il reste avant que son papa ne rentre à la maison ? Pourquoi ne préfère-t’il pas rester auprès de son adorable famille qui lui est si chère ? Pourquoi préférer le contact des morts à celui des vivants ?

D’autant plus que, plus les années passent, plus ses missions laissent des traces. Il a parfois l’impression de tomber dans un gouffre sans fond, face à la barbarie humaine sans limite. « Partout dans le monde, la même violence, la même terreur, la même horreur. Mêmes cris, mêmes larmes. Mêmes rêves détruits, mêmes vies brisées. Partout sur le globe, la cruauté des hommes, leur imagination fertile mise au service de la souffrance et de la mort. »

Karine Giebel nous dépeint une fresque horrifique, de tout ce que l’humain sait faire de pire. Une fresque ultra-réaliste, choquante, à laquelle personne ne devrait s’habituer. Une fresque pourtant très loin d’un manichéisme simpliste. Au contraire, elle ouvre la porte à nos démons personnels, à ces situations extrêmes que l’on ose imaginer parfois, où l’on se demande comment l’on réagirait ; et soudain, cette situation est là. Le temps est venu de savoir si le démon qui veille en nous est capable de passer à l’acte ou s’il restera en sommeil à jamais.

Est-on véritablement un héros si nos bonnes actions ne sont pas totalement désintéressées ? Si Grégory ne parvient pas à rester auprès de sa famille et préfère partir en mission, c’est avant tout pour l’adrénaline, pour le goût du risque, pour l’odeur du danger. Comme ces pompiers ou ces militaires qui préfèrent l’annonce d’une catastrophe à gérer plutôt que l’ennui de l’attente devant la machine à café. L’indécence est partout. Même du côté des sauveurs.

Ce livre est un véritable coup de poing en plein cœur. Il touche toutes vos corde sensibles, il atteint votre âme, la moindre parcelle de votre corps est touchée. Si cet ouvrage ne vous bouleverse pas, je crains que vous ne soyez un psychopathe patenté.

Il ne me tarde qu’une chose à présent, lire la suite de ce tome 1, nommé blast. L’attente est déjà insoutenable…

Savourez ce nouveau chef-d’œuvre de Karine Giebel. Elle seule parvient à magnifier l’indicible avec autant de rudesse et de brutalité.
Profile Image for TitiX.
23 reviews1 follower
October 20, 2024
Premier livre de Karine Giebel que je peine à finir. Les situations y sont beaucoup trop répétitives pour moi. On salue tout de même le travail énorme de recherches fourni par l'autrice pour se rapprocher le plus près de la réalité. Une lecture éprouvante tant pas son thème que son écriture.
345 reviews11 followers
April 17, 2024
Je remercie chaleureusement NetGalleyFrance et les éditions Lizzie de m’avoir permis la découverte de ce nouveau roman percutant de Karine Giebel en version audio. C’est une expérience de lecture que je n’avais jamais vécue, préférant habituellement me plonger au cœur des mots, mais qui m’a beaucoup plu.
Avec Blast, premier volet d’une duologie intitulée Et Chaque fois mourir un peu, l’auteure annonce la couleur : c’est la violence de notre monde qui sera au cœur du roman, à laquelle est exposé quotidiennement Grégory, infirmier humanitaire au service Comité International de la Croix Rouge. L’homme sillonne la planète pour soigner, souvent au péril de sa vie, les victimes de guerre, mutilées, terrassées par la douleur. Il a quitté le confort de sa vie occidentale afin de sauver des civils dans des pays en guerre : de 1992 à 2010, on suit Grégory et Paul, son ami chirurgien, en mission au Kenya, en Bosnie, au Rwanda, en Tchétchénie, au Libéria, au Pakistan ou encore en Afghanistan. Leur route est souvent semée d’embûches pour aller porter secours aux victimes de mines antipersonnel, de séismes, de la barbarie sans limites des groupes armés. Pour Grégory, c’est une véritable vocation que de panser les blessures du monde, lui qui vit avec ses fantômes et ses propres plaies. Il a transformé sa souffrance en force pour se rendre utile et continuer à se sentir vivant, donner un sens à sa vie brisée par un drame personnel.
La voix ténébreuse de Thierry Blanc plonge le lecteur au cœur des conflits géopolitiques de notre monde depuis la fin du XXème siècle. J’ai apprécié sa mise en voix de ce texte difficile, modulée pour donner corps aux différents personnages, auquel on s’attache très vite. Certains passages sont particulièrement éprouvants, tant ils disent avec réalisme la barbarie humaine. C’est un roman remarquablement documenté : Karine Giebel s’est notamment appuyée sur les archives du CICR pour évoquer le plus fidèlement possible la réalité glaçante des pays dont elle relate les conflits armés. Elle rend ainsi hommage à toutes ces victimes civiles innocentes, mais aussi à celles et ceux qui les soignent, risquant leur propre vie pour leur venir en aide.
Nul doute que je lirai avec intérêt le second tome de ce roman !
Profile Image for Sonia Pupier Goetz.
854 reviews36 followers
July 3, 2024
❤️ Alerte au coup de cœur !❤️

Un thriller en plein cœur des missions humanitaires.

Le blast désigne les lésions anatomiques et le syndrome clinique provoqués par l’exposition de l’organisme aux effets d’une onde de choc résultant d’une explosion. Le ton est donné dès le titre, accrochez-vous.

Grégory est infirmier humanitaire. Travaillant pour la Croix Rouge, il part sur toutes les zones de guerre, ou presque, afin d’aider les civils qui ont besoins de soins. Sa femme et sa fille vivent difficilement chaque absence. Grégory se sent coupable de les abandonner mais c’est plus fort que lui. L’humanitaire, c’est sa passion, son trip. Yougoslavie, Rwanda, Afghanistan, à chaque fois, Grégory semble avoir connu le pire, mais à chaque fois, la barbarie et l’horreur grimpent d’un échelon supplémentaire.

Le lecteur est embourbé dans ce quotidien terrifiant et découvre les ravages psychologiques que subit Grégory. Les rares moments où il rentre chez lui ne donnent pas de répits. Les cauchemars, la culpabilité, le repli sur soi, les effets du stress post-traumatique sont omniprésents, jusqu’au prochain départ en mission et la montée d’adrénaline.

« Pourtant, même si Grégory tente de se persuader du contraire, il repartira en mission.
Il repartira, parce que les mines continuent leur travail de mort partout sur la planète. Parce que les fusils d’assaut continuent de blesser et de tuer les femmes et les enfants.
Il repartira, parce que les cris des victimes deviendront assourdissants. Parce qu’il est incapable de rester sourd aux appels de détresse hurlés à travers le monde.
Il repartira, ce n’est qu’une question de temps.
De temps et de courage.
De courage et de valeurs. »

Le travail des humanitaires est très bien décrit, on comprend leur rôle crucial en fournissant les soins d’urgence, ou encore la vaccination des populations vulnérables et des enfants. Grégory est également amené à former les personnels locaux pour qu’ils puissent répondre aux besoins et être autonomes. C’est tout ces volets que Karine explique à travers son récit. Le travail de recherche est considérable, c’est du grand Giebel. J’avais l’impression de lire un reportage de guerre tellement c’est pointu et analytique. Si vous avez envie d’en savoir plus sur la compréhension de certains conflits mondiaux, allez-y.

Grégory est obligé de faire face à des problématiques qu’il tente de surmonter tant bien que mal : les équipements et les ressources sont limités, l’environnement dans lequel il évolue est imprévisible et dangereux. A chaque mission, il laisse un morceau de lui, il a une marque supplémentaire.

La pression psychologique exercée est énorme. N’importe qui ne peut revenir indemne de ces missions. Grégory côtoie la mort à chaque instant, il risque sa propre vie pour tenter de sauver celle des autres. Sans abnégation. Une vie est une vie. Peu importe si la personne allongée sur sa civière est un civil ou un militaire. D’autant que dans sa vie privée, il est confronté à un drame qui le laissera exsangue. Il ne trouvera son salut que dans son travail.

Aucune trêve ne nous est accordée, je l’ai mentionné plus haut. Lorsque Grégory rentre chez lui, on vit avec effroi sa lutte pour reprendre pied avec la réalité, et lorsqu’il est en mission, on vit les horreurs de son quotidien, lorsqu’il est obligé de trier les patients, privilégiant ceux qui ont une chance de survie, laissant les blessés trop graves mourir. Chaque mort le hante, les fantômes s’accumulent dans son esprit.

« Chaque nuit est une lutte, une épreuve. Et les tourments s’invitent parfois le jour. Lorsqu’il conduit, il lui arrive de voir des cadavres sur le bord de la chaussée. Lorsqu’il marche en forêt, il lui arrive d’entendre les hurlements d’une femme, les pleurs d’un enfant. Lorsqu’il parcourt les rues du village, il lui arrive de se sentir suivi. Lorsqu’il rentre chez lui, il lui arrive d’avoir peur de trouver sa famille assassinée, sa maison incendiée. »

« Et chaque fois mourir un peu » est un roman choc, saisissant, qui bouleverse et laisse laisse des stigmates à jamais gravé dans notre cœur. Des chapitres en italique sont terrifiants, on ne sait pas qui parle, qui est coincé dans cette tombe, enterré vivant, c’est absolument terrible. Car une intrigue policière est bien sous-jacente.

Ce roman a un énorme impact psychologique, c’est indéniable. Un conseil : ne soyez pas déprimés lorsque vous vous plongerez entre ses pages, préparez-vous à un voyage sans retour. Karine, de sa plume percutante, nous transporte et nous fait vibrer. Elle nous immerge dans la tête de Grégory, c’est fort, c’est extraordinaire. La psychologie de Grégory est décortiquée, comme si on avait ouvert son cerveau et qu’on regardait dedans. Ce qu’il pense, comment il réagit, comment il se sent. C’est un personnage fort, comme l’auteure sait si bien en créer. J’ai ressenti beaucoup d’empathie et d’admiration pour Grégory, il est devenu comme un membre de ma famille. Les personnages secondaires sont tout aussi puissants. Anton, ce petit garçon vivant en Tchétchénie, m’a brisé le cœur. Il n’a pas dit un mot depuis la mort de sa sœur, devant ses yeux. Ses dessins deviennent sa façon de s’exprimer, peuplés non pas de fleurs colorées, mais de cadavres noirs et de bombes.

Je suis ressortie de cette lecture totalement vidée, pantelante, j’avais l’impression d’être passée dans une centrifugeuse à émotions. D’autant que ce que Karine raconte à travers les yeux de Grégory existe vraiment. L’homme est le pire prédateur qui soit.

Un roman fort mais jamais glauque, je tiens à le préciser. Cette lecture a été un gros coup de cœur, « Et chaque fois mourir un peu » restera dans ma mémoire comme l’une des plus belles lectures de ma vie de lectrice.

Ne passez surtout pas à côté. D’autant qu’un tome 2 est en préparation, pour notre plus grand plaisir ! La sortie est prévue pour septembre, il me semble. Inutile de vous dire que je vais ronger mon frein jusque là et sauter dessus dès sa sortie.

Je remercie Editis et les Editions Récamier pour cette lecture.

« Les seuls anges qu’il connaît sautent sur les mines et s’écrasent sur le sol, les ailes arrachées. »

#Etchaquefoismourirunpeu #KarineGiebel #Récamier
69 reviews1 follower
January 22, 2025
Je ne sais pas si Karine Giébel a pleuré écrivant ce livre. Eh bien, moi, j'ai pleuré en le lisant.
Profile Image for Alice Alexandre.
578 reviews4 followers
Read
April 9, 2024
Eh oui, j'avoue, je n'avais encore jamais lu Karine Giebel !

J'ai ouï dire que l'on ne retrouve pas le style de l'autrice dans ce roman, dans le sens où il s'éloigne de ce qu'elle a l'habitude d'écrire. Ne comptez évidemment pas sur moi pour confirmer ou réfuter… Ce que je peux vous dire, en tout cas, c'est qu'une fois fini, je me suis demandée comment j'allais attendre patiemment jusqu'à la parution de la suite ! J'ignore quel est le style habituel de l'autrice, cependant, une chose est sûre, elle sait créer le suspense...

J'ai décidé de publier mon retour sur ce roman aujourd'hui, alors que j'ai déjà publié un post sur Petit Pays de Gaël Faye en début d'après-midi, parce que ces deux livres portent sur un même thème : la guerre. Si celui de l'auteur franco-rwandais se présente sous la forme de souvenirs d'enfance, ici on suit le quotidien de Grégory, infirmier de la Croix-Rouge. On a donc une autre version, celle d'un adulte, qui de surcroît côtoie de son plein gré l'ignominie avec le fol espoir de l'enrayer.

La lecture démarre tout doucement, puis, après une cinquantaine de pages, l'horreur nous saisit à la gorge. L'autrice nous lâche, sans filet, dans la hideur du monde moderne. Un monde où les armes deviennent les mots des lâches qui s'affirment à travers les maux qu'ils infligent, dans le seul but d'asseoir leur suprématie, au nom d'un dieu vindicatif ou pour faire valoir des droits auto-attribués sur un territoire. Pour mieux nous glacer le sang, l'écriture est directe, sans fioritures, les phrases courtes, sonnant comme des balles que le lecteur se prend en plein coeur. C'est bref et concis, mais extrêmement visuel. D'ailleurs, à un moment donné, j'ai dû faire une pause dans ma lecture à tel point je me suis sentie nauséeuse, le coeur sur le bord des lèvres.

Sans faire dans le détail, le récit est néanmoins déchirant. On va de pays en pays, et les atrocités dont sont capables les hommes vont crescendo. Il n'y a aucune limite pour la barbarie. Et alors qu'on pourrait croire que cette histoire n'est qu'une succession d'histoires, Karine Giebel parvient à isser une toile où se mêlent interventions sur le terrain, avec une brève mais claire exposition des motifs des conflits, et vie privée, avec son lot de soucis, exacerbés par les fantômes des milliers de morts contre lesquelles Grégory doit lutter pour rester à la surface de l'eau. Mais les flots de ce que l'on tait peut nous noyer à n'importe quel moment car, reprenant les mots de l'autrice, « tant qu'on n'a pas vu, on ne sait pas ».

Je ne saurais vous dire s'il s'agit vraiment d'un thriller mais je peux toutefois vous dire que ce roman ne vous laissera aucun répit. L'intrigue est magistrale et imprévisible, pleine de surprises à l'image de l'oeil du loup que l'on retrouve sur la couverture. Aviez-vous remarqué ce détail extraordinaire ?

https://www.instagram.com/aliceintheo...
Profile Image for Angélita Manchado.
747 reviews7 followers
April 6, 2024
Et chaque fois mourir un peu Livre 1 Blast de Karine Giebel, présentation
Une bombe explose et trois blast surviennent.

Juillet 1992, au Kenya, Grégory est sur place depuis 2 mois. Il affronte les blessés.

Avis Et chaque fois mourir un peu Livre 1 Blast de Karine Giebel
Le dernier Karine Giebel est sorti et on court pour le lire. Dans ce dernier roman et premier Livre de sa série, la romancière s’attache à nous raconter la vie d’un infirmier volontaire, pour la Croix Rouge Internationale, dont les missions se déroulent partout dans le monde, pour venir en aide à tous ceux qui subissent la guerre. Mais avec Karine Giebel, il n’y a pas que ça.

Et chaque fois mourir un peu.

En effet, Grégory ne peut pas rester longtemps chez lui. Il tourne vite en rond, il est sujet aux cauchemars, aux voix qu’il a entendus et se rappelle tout ce qu’il a vu avec une acuité exacte. Et ce n’est pas l’amour que lui porte Séverine et Charlène qui le font abdiquer. Il a essayé mais très vite, il était comme un lion en cage. Toutes les régions du monde où il y a la guerre, où les bombes éclatent, où la terre tremble provoquant de puissants séismes. Toutes les régions du monde où des humains en tuent d’autres et de la plus horrible des façons. Ce sont des hommes, des femmes, des enfants. Les femmes subissent les viols, des mutilations atroces. Les enfants voient également le pire et à des très jeunes âges. Ce sont des populations qui perdent tous leurs biens, mais aussi des êtres chers, ils sont déplacés. La Croix Rouge fait son travail, soigne, apporte de médicaments et le nécessaire pour tenter de survivre. Dans ce chaos, Grégory, infirmier, et très souvent en mission avec son ami, Paul, chirurgien, doit prendre des décisions, qui sauver et qui ne peut pas sauver. Un dilemme affreux pour cet homme dont son métier d’infirmier est un sacerdoce. Malgré ces prises de décision, il arrivera à en sauver certains, nouera des contacts et suivra quelqu’uns de ceux qu’il a pu sauver.

Mais un drame se produit et le plonge encore plus dans la douleur. Et chaque fois mourir un peu. Ce sera très long, très difficile, le travail le sauvera et également la rencontre d’une femme et de son fils. Une nouvelle mission pour lui, les sauver. Mais Anton en a trop vu. Il a en lui une souffrance et une colère qui sont prêtes à exploser à chaque instant. Une culpabilité trop importante qui lui donne envie de mourir. Et malgré tous les efforts de Grégory, le lecteur a l’impression que rien ne peut le sauver. Pour sauver quelques personnes, Grégory va aller en l’encontre de toutes les règles de sécurité de la Croix Rouge Internationale.

Dans ce roman, quelques chapitres en italique où un homme (Grégory ?) est enfermé dans ce qui semble être un cercueil. Il a froid, peur, veut mourir et il parle à celle qu’il aime. De temps en temps, ce cercueil est ouvert, on lui donne à manger et à boire. Mais il sait qu’il ne va pas durer longtemps.

Après le magnifique et bouleversant Glen Affric, qui reste encore dans tous les coeurs et les mémoires, il est difficile de juger ce roman. Le registre est amplement différent avec une tension moins importante, pour ma part. Quoi qu’il en soit, comme tous les romans de Karine Giebel, il se dévore du début à la fin, sans lâcher prise. Des drames à chaque page, et par deux fois, j’ai eu l’impression qu’un drame encore plus important arrivait. Dans tous ces drames, deux-trois blagues de Paul, l’ami de Grégory, prêtent à sourire. Je suis Karine Giebel sur les réseaux et elle avait indiqué qu’il lui avait fallu du temps pour lâcher prise après Glen Affric. Je pense qu’avec celui-ci, cela sera pareil car le thème est très fort, d’actualité et il plonge au plus profond de chaque être. Un roman très psychologique qui montre ce qui peut détruire chaque être humain. Certains arrivent éventuellement à s’en sortir, mais ce n’est pas sans risques pour la santé mentale. D’autres sont détruits encore plus et leur seul espoir serait de mettre fin à leurs jours. Très prenant, mais pas un coup de coeur.

On retrouvera très vite Karine Giebel pour le livre 2 de Et chaque fois mourir un peu puisqu’elle nous donne rendez-vous à l’automne 2024. De 1992 à 2010, soit 18 ans, le lecteur a suivi l’évolution de Grégory, en proie aux angoisses, à la colère, aux tourments.
425 reviews9 followers
December 16, 2024
Infirmier à la Croix-Rouge internationale, Grégory a délibérement choisi de vivre sa vie en enfer. Il parcourt les quatre coins du monde au chevet des blessés de guerre : Bosnie, Tchétchénie, Gaza, Afghanistan, il est de tous les conflits, armé de son seul courage hors du commun et prêt à tous les sacrifices pour sauver ne serait-ce qu’une vie. Karine Giebel nous livre le destin à peine romancé d’un humanitaire, lancé dans une course contre la mort effrénée : la réalité nous l’ignorons mais elle vient à nous à travers ces pages. Préparez vous à une lecture insupportable mais nécessaire pour comprendre le monde d’aujourd’hui.

Grégory accueille, soigne, sauve ou laisse malgré lui mourir les victimes de la barbarie humaine. Grégory est trieur : il a la lourde charge de choisir les personnes qui bénéficieront de soins médicaux. Assumer ses choix, douter, se questionner, se remettre en cause en permanence en tant qu’infirmier mais aussi père et mari, fait partie de sa mission. Pour chaque patient, une volonté incomparable l’anime, mais vouloir panser toutes les blessures du monde a un prix. Ce qu’il voit quotidiennement le hante : enfants démembrés par les mines antipersonnels, viols et mutilations pratiqués sur les personnes de sexe féminin quelque soit leur âge afin d’éviter la reproduction des ethnies, massacres innommables dans le but de décimer des populations entières. Peu importe le pays, la haine est permanente.

Blast. définition : nom masculin d’origine anglo-américaine qui désigne les lésions organiques causées par l’onde de choc d’une explosion.

Abnégation, force et courage caractérisent Grégory, mais ses blessures psychologiques le fragilisent. Héros ou saint, l’infirmier a une famille restée en France. Lorsqu’un coup du sort s’abat sur les siens, Grégory devient une lumière vacillante au coeur des ténèbres… la suite dans Trauma, Blast II.

J’ai lu ce livre en apnée, dévorée par les horreurs décrites et la pression autour de ce personnage central à qui rien n’est épargné. Peu de livres ont cette intensité, je pense écrire régulièrement cette phrase pour caractériser les romans de Karine Giebel. Cette fois encore, plus encore, ce récit est magnétique, profondément humain et terriblement réaliste. Je suis sans voix, je capitule le coeur battant encore trop vite de cette tension psychologique, je ne trouve plus les mots: LISEZ-LE.
Profile Image for CharlyyGentlePhoenix.
780 reviews4 followers
March 30, 2024
Et chaque fois, mourir un peu, tome 1 : Blast* de Karine Giebel (Française née en 71) – 504 pages – Editions Récamier – 28 Mars 2024

*Blast = à Magic (jeu de cartes) un « blast » désigne un carte (fréquemment rouge) qui inflige des dégâts directs et non-combat à l’adversaire ou a ses créatures. (Je dis ça parce que je n’ai jamais entendu ce mot hors de ce concept).

On commence avec une mise en bouche sur les retombés des effets des bombes ; ces corps, qu’on enterre sans même être sûr qu’ils n’ont plus la vie ! « j’ai si froid mon amour » souvent ça s’essouffle, mais pour l’instant, le style déchire. NB² C’est pas tant que le style se soit essoufflé mais juste l’histoire où il n’y avait rien à raconter de novateur. Si c’et Kent Anderson là je dis oui mais bon…

« La guerre, la vraie, dans toute son horreur »
« Chaque jour, Grégory apprend. La violence de son espèce. Ces hommes décharnés qui ressemblent à des squelettes. »
« Qu’a-t-on subi soi-même pour avoir oublié l’empathie, la compassion ? La pitié. »

Charlène (sa fille) et Sévérine (sa femme) le chambrent « Tu dois te faire draguer par les infirmières kenyanes, toi ! lance-t-elle avec un œil malicieux »
Chaque minute ? Non, Chaque seconde près des siens comptent.
Gregory a la chance d’avoir une femme assez drôle et facétieuse.

« L’horreur de la guerre est telle que Gregory a besoin de sa « méchante cigarette » comme béquille, évidement je pense que quand ta vie est menacée à tout moment, on relativise le danger de la cigarette… Voilà aussi pourquoi les fous fument tous dans les hôpitaux. Ils souffrent tellement qu’ils font un jour à la fois. »
Charles Vella

« Très vite le sol devient rouge. Une mare de sang envahit l’hôpital. Ne pas flancher, ne pas s’effondrer. Ne pas perdre la raison. »
Le voilà en train de jouer malgré lui à dieu, qui choisiras il le sauver ? De qui écourtera il les supplications ?
« Choisir. Et chaque fois, mourir un peu. » Car ces choix ne sont pas faits pour les humains.

Gregory est-il un bon père ? Qu’est-ce qu’il « fout » ici plutôt qu’être auprès de sa famille se demande-il avec accablement ?

Voilà, les bases sont posées ! A vous d’aller chercher à en connaitre la suite ; ).

Phoenix
++
Profile Image for Litote.
650 reviews10 followers
April 11, 2024
Lorsque le nouveau Karine Giebel apparaît sur les rayons des libraires, il m'arrive un phénomène étrange. Je suis à la fois attirée comme jamais par ce nouveau titre et j'éprouve en même temps une certaine appréhension qui frise la répulsion. Il faut dire que l'autrice m'a habituée à souffrir en lisant ses romans. Toujours les thèmes sont forts et puissants, ils viennent toucher le point sensible en chacun d'entre nous, pile poil là où ça fait mal. Alors pourquoi dois-je m'infliger cela ? Qu'est-ce qui fait que je ne peux résister à cette lecture ? Sûrement cette universalité, cet éclairage sans concessions des zones les plus sombres de l'humanité. Croyez- moi, une fois encore je me suis laissé captiver par son nouveau scénario. Parce que même si suivre le parcours accidenté de Grégory, un infirmier humanitaire a été une lente traversée de l'horreur, j'en ressors grandie. Chaque destination, chaque guerre ou conflit dispersé aux quatre coins du monde nous percute de plein fouet. Les lieux choisis font froid dans le dos : Sarajevo, Kigali, Srebrenica, Monrovia, Gaza, Khandahar... Karine à l'art et la manière de mettre un embrasement général sous la loupe, un focus sur deux ou trois personnages marquants qui viennent s'inscrire à jamais dans le cerveau de notre « héros ». Les plus vulnérables sont souvent les femmes et les enfants, les vieillards aussi peu importe où nous nous trouvons sur la planète, il y a toujours une zone de guerre. Et même quand le conflit est terminé, il reste encore les mines antipersonnel pour semer la mort et le malheur. Parallèlement à la grande Histoire, il y a la vie privée de note humanitaire qui n'est pas dénuée de souffrance et ressemble parfois à un chemin de croix. Vous l’aurez compris un livre pas facile mais tellement enrichissant, émouvant qu'on ne risque pas d'oublier. J'ai beaucoup aimé la rencontre avec Denis Mukwege qui apporte beaucoup d'espoir. Je ne peux que le recommander aux plus forts d'entre nous, il ne nous reste qu'à patienter pour découvrir la suite dans le Livre 2 cet automne. Bonne lecture.

http://latelierdelitote.canalblog.com...
Profile Image for Reno Thriller Addict.
93 reviews1 follower
April 5, 2024
Comme à peu près tous les livres de Karine Giebel, on est ici sur un énorme coup de cœur.
On a à faire avec un excellent mélange de genre, entre le thriller médical, le thriller historique et le thriller psychologique. Je ne suis pas du tout d’accord avec bon nombre d’avis que j’ai vu passer et qui ne retrouvent pas la plume de l’auteure dans ce livre. Pour ma part, je trouve qu’on est au contraire sur une version magnifiée du style habituel de l’auteur.
De 1992 à nos jours, l’auteure va vous faire explorer les traumatismes physiques et psychologiques des zones de guerre.

“Ça ne finira jamais. La pourriture est à l’intérieur de l’humain, comme le ver dans le fruit.”
Je ne pourrais pas mieux résumer la trame de fond de ce livre que part cette citation. Tout est dit, l’histoire est dramatique, bouleversante et malgré la lourdeur du sujet abordé, Karine Giebel arrive à nous placer des passages de pur thriller si habilement que ça semblerait presque facile.
Les premiers chapitres sont ponctués de phrases courtes, c’est très percutant. Le style se veut autoritaire comme pour bien nous faire comprendre l'importance de chaque mot.
Les premières pages passent à une vitesse folle, jusqu’à la page 47.
47 pages avant qu'on ne se prenne en pleine face l'élément déclencheur avec autant de violence que le protagoniste. Tout l’art de Karine Giebel et son expertise dans l’écriture des thrillers psychologiques vont se déchaîner à partir de cet instant du livre.

[...]

Pour finir, je dirais que ce livre est certainement le livre le plus marquant qu'il m'ait été emmené de lire sur le syndrome post-traumatique et qu’il est un des meilleurs de l’auteure. Avec ce livre, Karine Giebel nous plonge dans les profondeurs de la condition humaine à travers le prisme des conflits modernes tout en rendant hommage aux humanitaires.

Mon seul regret ? Devoir attendre la suite !

La chronique complète est à retrouver sur mon blog :
https://thrilleraddict.com/2024/04/05...
Profile Image for Alexandra D..
606 reviews7 followers
April 26, 2024
https://livresforfun.overblog.com/202...

Voici donc venu le dernier Karine Giebel, un de ces autrices dont j'attends avec une grande impatience chacun des nouveaux romans, et après quelques péripéties postales, et une lecture express, voici mon verdict. 

Nous faisons la connaissance de Grégory, véritable héros des temps modernes, dévoués aux autres et à la sauvegarde la vie humaine. Infirmier pour le CICR, il parcourt la planète, de terrains de guerres en catastrophes climatiques, avec pour seul objectif, sauver des vies.... Mais au delà du courage, et du syndrome du héros, il se trouve confronté, de pays en pays, à ce que l'être humain peut commettre de pire... Une atteinte à l'homme est à l'âme qui aura des conséquences sur tous... 

Au moment de refermer la dernière page, difficile d'exprimer ce que j'ai ressenti tant ce roman bouleverse les sens. J'ai été traversée tout au long de ma lecture par une vague d'émotions indescriptibles, qui reprennent la totalité du spectre de ce que peut ressentir une personne: joie, peine, haine, dégoût, horreur, espoir,... 

On affronte une véritable montagne russe, avec des passages par moments tellement difficiles à lire, qu'ils en viennent à faire douter de l'humanité qui nous entoure. Bien sur, seul un ermite ne peut pas savoir que toutes ses horreurs et crimes de guerre, perpétrés au nom d'idéaux incompréhensibles, mais là, ils prennent vie, dans nos imaginaires.

Car Karine Giebel, ne déroge pas à la règle. Sa plume, sa puissance évocatrice et son phrasé nous accroche dès le début, et nous entraine inexorablement vers un final que l'on devine et redoute, mais qui rend l'attente jusqu'au mois de novembre difficile. 

Elle dénonce avec vigueur, les ravages faits aux êtres, directement ou non, que ce soit les atteintes physiques, comme les atteintes psychologiques, plus insidieuses car souvent peu visibles ou détectables. Mais au-delà de la simple dénonciation, c'est aussi une ode à ceux qui sont là, présents, et qui se battent pour que l'horreur cesse. Ils trouvent ici une voix, qui vient apporter un filet d'espoir dans un océan de drame. 

Encore une fois, elle frappe fort et dur, pour offrir un roman brillant, dont j'attends désormais le deuxième tome au plus vite. 
Profile Image for Clarabel.
3,844 reviews59 followers
May 31, 2024
J'avais hésité avant de me lancer dans cette lecture, l'ensemble des avis n'arrivait pas à me convaincre. J'ai donc suivi mon instinct, celui qui me dicte que c'est du Karine Giébel... Et résultat, je ressors de cette lecture tout bonnement épatée.
L'adaptation audio est remarquable. La voix de Thierry Blanc est d'une grande justesse. Elle se pose, là. Pose les faits. Pose les émotions. Pose la crudité et la détresse. J'étais scotchée. Lorsque l'éditeur évoque "une expérience d'écoute durant laquelle le temps est suspendu", je suis totalement d'accord !
L'histoire est a priori différente des ambiance sombres et flippantes des thrillers de K. Giébel. On suit le parcours professionnel d'un infirmier de la Croix Rouge. On enchaîne ses missions à travers le monde et la répétition de l'horreur. Grégory est un homme brisé mais poussé à toujours repartir pour venir en aide aux victimes des conflits armés.
C'est une plongée lente et dérangeante dans son univers particulièrement détraqué. On le découvre en effet dans sa sphère privée, ses relations familiales, ses échecs, ses espoirs, son impuissance à trouver un équilibre entre son boulot et le bonheur de ses proches. Et toujours on le voit s'entourer d'âmes perdues ou aussi désespérées que lui. Comme un appel à protéger l'impossible.
C'est difficile à expliquer tellement c'est une lecture qui vous parle au fond de vous. Et qui vous fait ressentir des tas d'émotions contradictoires. Tout du long, j'étais aux aguets. Inquiète, révoltée, perturbée. J'attendais toujours que ça dérape. Vous savez, le point de bascule.
Et d'un autre côté, je me gavais de cette lecture en retenant mon souffle. Je voulais comprendre, attendre. Je ne sais pas. J'encaissais le catalogue des barbaries en soupirant fort dans ma tête. J'étais écœurée. Et j'avais peur. Mais je ne pouvais pas m'arrêter.
Jusqu'au point final. Bam. Glaçant. Incongru. Inhumain. Grrrr, c'est pour quand la suite ?
Profile Image for Bookineuse.
15 reviews
April 18, 2024
j'ai lu Glen Afflic (coup de cœur🧡), ce que tu as fait de moi, le purgatoire des innocents, toutes blessent la dernière tue et ... je ne pouvais pas passer à coté de ce livre vu toutes les émotions qu'elle me fait passer à chaque fois...
Je suis d'accord avec les avis que j'ai à moitié lu, c'est différent de ce qu'elle nous offre d'habitude !
J'aimerais rappeler que ce qui diffère de d'habitude, c'est qu'il va y avoir une suite et forcément l'histoire demande peut-être plus de longueur que juste quand c'est un one shot. On le saura quand on aura lu la suite, je pense.
J'ai bien aimé le thème, suivre Grégory, infirmier à la croix rouge.
Il aime son métier, il aime sa famille, mais c'est plus fort que lui, il est obligé de retourner soigner des gens à l'autre bout du monde, toujours en prenant plus de risques... Sans oublier que les malades, les attaques, la pauvreté... Ça marque, il faut faire attention.... en plus il les soucis de vie de famille qui s'y mêle..
Oui, c'est un peu long, il y a 2 moments, celui ou il est avec sa famille et à l'inverse celui ou il est sur le terrain, ou il fait ce qu'il aime. J'attends la suite pour voir si c'était long sans raison ou pour bien poser les bases, les persos, qu'on comprenne que s'il se passe ça plus tard, c'est peut-être à cause de ce qu'il y a eu avant, j'ai des petites pistes pour la suite, mais c'est encore un peu flou.
C'était intéressant, c'était dur sans faire peur ni être hard, c'est assez accessible, je trouve et c'est un beau sujet bien abordé.
Profile Image for Yolanda.
85 reviews
May 1, 2024
Je termine cette lecture avec le cœur lourd.
Comment expliquer que je n'ai pas pu apprécier ce livre alors que l'un des ouvrages de l'autrice est l'un de mes préférés? J'ai d'ailleurs offert à plusieurs reprises et recommandé à maintes reprises son remarquable Juste une ombre.

Je m'attendais à autre chose... Un polar avec plus de rebondissements...  

L'auteure aborde le sujet de la folie humaine, de la capacité d'un être humain d'aller à l'extrême afin d'exorciser cette douleur si fortement ressentie par le personnage nommé Grégory. Et le fond de l'histoire se développe durant les plus grands conflits connus depuis les années 90.

J'ai tout de même été absolument impressionnée par la richesse des recherches effectuées par l'auteure. 
C'est une quantité d'informations collectées.
On replonge dans ces conflits avec une telle précision, ce qui, à mon avis, souligne l'état extrêmement fragile de Grégory. Cette lecture secoue, bouleverse nos émotions les plus profondes... Car oui, le sujet est dur, tout comme le contexte.

Certes, je n'ai pas apprécié ma lecture autant que je l'espérais, mais je ne cesserai pas de lire Karine Giebel. 

J'ai relevé une phrase qui a fortement résonné en moi : "Se faire mal c'est la dernière solution pour éprouver des sentiments et des émotions lorsqu'on se sent vide à l'intérieur.
Se faire mal c'est se prouver qu'on est vivant" 
Profile Image for Manon.
1,014 reviews8 followers
April 9, 2024
Quelle claque ! Quelle remise en question !
C'est le premier Karine Giebel que je lis, et je pensais lire un polar, ou un thriller. En fait, pas du tout. Nous sommes ici sur un roman noir, violent, avec des scènes parfois insoutenables.
Ce livre est très difficile à lire. Déjà parce qu'il fait écho à actualité. Gregory part en mission humanitaire depuis 1992, il va donc intervenir sur un certains nombre de conflits. Du génocide au Rwanda, au Kosovo, au conflit israelo-palestinien, toujours la même horreur, toujours les mêmes scènes, les même drames.
Il est difficile de part ses descriptions, rien ne nous est épargné. Âmes sensibles, s'abstenir, vraiment.
Et il est difficile parce que nous suivons aussi la fatigue psychologique de Gregory. Comment avoir une vie "normale" après tout ce qu'il a vu ?
Ce roman m'a bouleversé, parce que même si je pense à toutes les victimes, je pense surtout aux enfants. Ça me tord les tripes, et ce sentiment ne m'a pas quitté tout le long du roman.
C'est un roman très bien écrit, (d'ailleurs merci à @netgalleyfrance pour la découverte) et l'autrice arrive parfaitement à poser les mots sur les sentiments du personnage principal.
Profile Image for Mathilde Hours.
181 reviews2 followers
September 6, 2024
Accrochez-vous. Enfin, accrochez votre estomac.
Voilà une liste malheureusement non-exhaustive de tous les conflits contemporains. Une énumération de violences et de barbaries commises par des hommes.

Gregory, infirmier au CICR (Comité International de la Croix Rouge), part en mission dans toutes les zones de guerres du monde. Il en revient un peu plus usé à chaque fois.

Les atrocités décrites à la chaîne font que ce livre ne s'adresse pas à tout le monde...
Du point de vue littéraire, le personnage de Grégory, le héros de l'histoire, n'arrive pas à devenir attachant. Entouré de fantômes, il se réfugie dans son travail et en rencontre donc toujours plus.

Comment croire encore à la bonté de l'homme après ce livre et toutes ces horreurs ? Grâce à ces quelques hommes et femmes qui consacrent leur vie à soigner tous ceux qui en ont besoin, et aux sourires des enfants qui peuvent renaître et jouer entre les bombes.
Mais il va falloir du temps pour se remettre de cette lecture.
41 reviews
August 16, 2025
C’est l’histoire de Grégory qui consacre sa vie à soigner les autres dans les pays les plus dangereux et pauvres de ce monde.
Grégory perd tout une première fois mais trouve du sens en continuant à aider les autres.
Jusqu’au jour où…
J’adore l’autrice Karine Giebel et j’ai déjà lu 3 ou 4 livres d’elle. Celui-ci est complètement différent et cela m’a un peu déroutée au début. J’ai mis du temps à accrocher au livre et j’ai trouvé la première partie un peu longue et répétitive.
Et puis j’ai finalement trouvé intéressant toute la partie sur la vie et les sentiments de Gregory.
La perte de sa femme et sa fille. La rencontre avec Zina et l’adoption d’Anton, ce fils brisé par la folie des hommes.
Son amitié indéfectible avec Paul.
Et son caractère un peu rebelle et tête brûlée.
J’ai trouvé que même en restant sombre ce livre était moins noir et sans espoir que les autres livres de K. Giebel.
La fin est angoissante et j’ai finalement hâte de lire la suite.
This entire review has been hidden because of spoilers.
10 reviews
August 16, 2025
Comment tu as pu nous faire ça Karine ?
J’ai besoin du tome 2 en intraveineuse svp.
Absolument transcendant. C’est un livre que j’ai lu en 48h tellement l’histoire m’a accrochées : des récits de vies particulièrement à poignants, une réalité éclairée. J’ai adoré.
Je pense que lon ne pense pas souvent a toutes les répercussions des guerres sur les civils et ce livre a été une révélation pour moi par rapport a la cruauté des êtres humains. Je déteste encore plus les gens.
Les hommes notamment parce qu’on sait que si les femmes étaient au pouvoir il y aurait beaucoup moins de guerre ( lisez le coût de la virilité lol)
Cette histoire ne se finit pas réellement et nous met l’eau à la bouche concernant le tome 2.
Accrochez vous ce bouquin est émotionnellement super dur.
Bref encore une fois donnez à Karine la star, la fake qu’elle mérite svp.
Je dois me procurer le tome 2 rapidement.
Profile Image for Sandra Lbx.
58 reviews1 follower
March 17, 2024
J ai dévoré ce livre en une journée sur la route du retour.

Je me sens vraiment chanceuse d avoir pu avoir ce livre avant sa sortie (au salon Polar Lens), alors je ne divulgerais pas de spolier.

Nous suivons l histoire de Grégory, infirmier de guerre qui tente tant bien que mal de ne pas emmener de fantôme avec lui pendant ses rares périodes de pause hors des conflits.

Le style de l auteur est toujours incroyable et fluide. Ce livre est le tome 1, le tome 2 est prévu pour l automne 2024.

J ai trouvé quelques longueurs par moment et ai eu l impression de lire un documentaire / témoignage. Les ficelles de l intrigue se mettent en place. Je pense trouvé mes réponses dans le tome 2.
79 reviews2 followers
April 8, 2024
J'ai découvert Karine Giebel il y a 2 ans maintenant, en écoutant Glen Affric. Ce livre avait été un tel uppercut ! Un coup de cœur monumental. Depuis, j'ai écouté tous les livres audios disponibles et lu quelques autres, mais je trouve que ses livres se prêtent parfaitement à une écoute audio. L'écoute de ce nouvel opus a de nouveau été parfaite. Ce livre prend au cœur, aux tripes, on n'en sort pas indemne. On sent qu'il est très documenté derrière l'émotion qu'il procure. Gregory va m'accompagner en pensées pendant encore un moment. Merci à l'autrice de nous régaler de la sorte. Écouté grâce à netgalley
Profile Image for Leschroniquesdemyreadbooks.
545 reviews4 followers
May 8, 2024
Depuis le temps que je voulais lire le nouveau livre de l'auteure, encore un énorme coup de cœur, plus j'avançais dans l'histoire plus j'étais à fond dans l'histoire si prenante, émouvante, addictive mais à la fin quel cliffhanger!!!! Vivement la suite.

On y retrouve Grégory qui travaille pour la Croix-Rouge internationale, il se bat pour sauver les gens, sauf qu'il va prendre pas mal de risques même trop jusqu'au jour où tout va basculer.

Vous aimez les combats de la Croix-Rouge pour sauver l'humanité, les thrillers, le policier, la plume de l'auteure si addictive, je ne peux que vous recommander ce livre.
Profile Image for Isabelle.
1,266 reviews16 followers
November 14, 2024
J'ai envie de dire bravo à l'auteure : ce livre si m'a apporté l'impression que nous arrivons à dépasser l'orée du bois,b à dépasserb les frontières qui nous amènent enfin au cœur de cette extraordinaire écrivaine qui nous livre à chaque fois un peu davantage d'elle-même point le ressentez-vous ainsi également, vous qui avez lu ses précédents livres ?
autrement dit, vous qui n'avez pas encore lu ce livre aussi, attendez-vous un dépassement de tout ce qu'elle a pu écrire auparavant. Et je dois dire qu'il est fort agréable de constater l'évolution qui nous offre d'autres palettes, d'autres couleurs à l'écriture de Madame Karine giebel.
Displaying 1 - 30 of 53 reviews

Can't find what you're looking for?

Get help and learn more about the design.