Un tome que j’ai trouvé intéressant et qui tourne principalement autour de Gakutan, un des eunuques du palais impérial. On découvre certains complots même au sein du rang des eunuques et certains sont prêts à tout pour gagner les grâces de l’impératrice douairière. Le jeune Empereur a bien des soucis à se faire, mais heureusement, il a de sacrés alliés dont notre héroïne.
Karin reste un personnage que j’ai du mal à situer. Pour l’instant, elle qui n’était devenue servante que pour se faire des amies se retrouve plongée dans les enjeux de la cour impériale et devient, en quelque sorte, la garde du corps du jeune Empereur. Si la jeune fille semble très innocente et tombe toujours dans des situations dangereuses sans les avoir sollicitées, elle sait très bien les affronter grâce aux enseignements de son père.
Dans l’ensemble, ce quatrième tome donne bien envie de connaître la suite.
Extrait : Nouveau tome pour cette série aux tons assez légers malgré les thèmes qui y sont abordés. La vie semble toujours assez compliquée pour Karin au sein de ce gigantesque palais, mais elle continue de redoubler d’efforts, notamment quand il s’agit de protéger l’empereur. Au fil de ses rencontres sa vision change également sur les possibilités qui s’offrent à elle pour atteindre son but. De nouveaux personnages font également leurs apparitions et grâce à Karin, l’empereur pourrait bien gagner ses premiers et réels soutiens à la cour.
Le tome reprend alors que l’empereur vient de terminer la danse pour la fête des labours, Karin l’ayant sauvé in extremis de l’assassin. C’est donc aussi le moment des règlements de compte, notamment du côté de sa grand-mère, la grande impératrice douairière qui est l’origine de sa tentative d’assassinat. J’avoue ne pas saisir le comportement de celle-ci, elle est déjà vieille, même si elle récupère le trône, ça ne sera pas pour longtemps, surtout dans un palais où tout le monde cherche à tuer l’autre. C’est ce que je ne saisirais jamais dans les conflits royaux, ils veulent tous être tout en haut, alors même qu’ils ont déjà la belle vie, les charges de rangs et décisions à prendre en moins. Karin quant à elle, est toujours retournée des derniers événements, même si elle a pu stopper l’assassin elle ignore qui se cachait derrière lui. Perdue dans ses pensées, elle perd des points en relations avec les autres autour d’elle, sans faire exprès. Par hasard, elle finira par tomber sur Gakutan, l’ancien eunuque au service de la vieille (qui l’a fait accuser de l’échec, comme toujours, on n’assume rien). Elle lui sauvera la vie, tout en ayant une petite conversation, avant qu’il ne s’enfuie. In fine, il finit par retomber sur l’empereur et tente le tout pour le tout. Cette dernière conversation le fera enfin pencher vers une nouvelle fidélité, où il se donnera corps et âmes. Il finira même par conseiller Karin, comprenant qu’elle aussi est du côté de l’empereur, il lui faut la faire réagir et grimper les échelons pour l’aider.
Gakutan n’a pas tort, même si Karin peut actuellement se faufiler un peu partout sans être remarquée, il y a des zones qui lui restent inaccessibles, notamment près des personnes importantes. Ainsi, même si elle y met du sien, elle ne peut protéger l’empereur en toute circonstance. Elle comprend donc qu’elle doit monter les échelons, même si elle ignore encore comment et qu’elle a peur des répercussions sur son côté « abordable » auprès des autres domestiques. Il ne faut pas oublier de qui elle est la fille, évidemment, le fait qu’elle passe déjà l’examen pour l’échelon au-dessus va donc faire grandement jaser. Les autres vont croire qu’elle utilise ses relations, alors que pas du tout. Elle ne sait pas non plus comment se déroule l’examen, Karin sait juste qu’il lui faut quelqu’un pour lui apprendre, mais encore une fois, personne ne souhaite l’aider à cause de ses origines… Franchement, vu l’origine des eunuques je pense qu’il n’y a pas de quoi se plaindre ! On parle tout de même d’enfants vendus, kidnappés et castrés sans leur avis ! Je ne comprends même pas comment on peut ensuite lécher les bottes de la personne à l’origine de tout ça (c’est sans doute une des raisons qui fait changer de camp Gakutan). Pour la pauvre Karin, elle n’a pas fini de subir des quiproquos et les mauvaises langues.
La belle remontée de la série se poursuit et confirme ainsi un peu plus que j’ai envie de la suivre potentiellement jusqu’à son terme si elle n’a pas de nouvel accident.
L’auteur semble avoir en effet trouvé son rythme et celui-ci me plaît. Complots et histoires personnelles se mêlent à merveille autour de cette héroïne singulière, même si elle a un peu oublié son objectif premier dans ce tome, parasitée qu’elle est par ce qui arrive aux hommes autour d’elle. Pas grave, elle participe volontiers à son tour pour les aider ! Karin a donc désormais pour but dans la vie de protéger et aider le jeune Empereur et elle le fait très bien, en coulisses.
Comme la couverture l’indique, c’est l’eunuque Gakutan qui va être au coeur de l’histoire de ce tome. Ayant échoué à accomplir les désirs de sa maîtresse, la Grande Impératrice, ses camarades le lui font payer, mais on découvre en lui, un homme qui a bien des ressources et c’est un nouveau portrait des plus singuliers qui s’offre à nous. J’ai beaucoup aimé la façon dont l’auteur joue avec les clichés avec lui : un homme beau, qui aime se maquiller et jouer de son charme, rappelant les favoris français, mais avec en plus une science politique affûtée, il n’en fallait pas plus pour donner un acolyte de choix à Karin, qui est bien trop gentille et naïve, elle. J’ai donc aimé le suivre ourdir son plan pour revenir sur le devant de la scène et servir la nouvelle personnalité qu’il a adoubée comme maître.
Cela occupe une bonne partie du tome avec des rebondissements, des plans, des sauvetages, du grimage. C’est fort divertissant. En plus, cela offre à Karin une nouvelle voie et c’est bon de la voir évoluer et pas juste cantonné à son rôle de servante de l’ombre de l’ombre. Il lui offre une opportunité de s’élever et de se rapprocher de l’Empereur, donc pour nous, de nouvelles dynamiques et nouvelles rencontres à venir. Cela débute d’ailleurs dès la fin de ce tome, où en demandant de l’aide pour l’examen qu’elle doit passer, elle croise le chemin d’une femme qui n’est pas inconnu à l’un de ses frères que l’on devait encore découvrir. Nul doute que ce sera l’occasion de nouvelles découvertes familiales dans le prochain tome que j’ai déjà hâte de lire.
Un schéma donc assez classique mais efficace se dessine de tome en tome, avec une héroïne prétexte pour rencontrer des figures intéressantes gravitant autour du jeune Empereur qui a bien besoin d’un entourage fiable pour lutter contre les complots de sa belle-mère. Karin ne sert certes pas à grand-chose mais elle met joliment en relief les autre et nous fait croiser des personnalités riche en couleur comme Gakutan et bientôt O Sei. 😉
Je continue enfin cette série avec son quatrième volume. Il fait suite au précédent et Gakutan est en mauvaise posture. C'est sans compter sur Karin qui est prompt à aider son prochain en fâcheuse situation. J'ai été ravie de voir le coupable de la punition de Gakutan châtié rapidement et d'une manière particulière. En tout cas, notre héroïne s'est fait un nouvel allié à la cour intérieure, qui m'a foi est plutôt doué en maquillage. Le bonus concernant ce talent est assez marrant. Cependant, le danger contre l'empereur rôde toujours et Gakutan donne un petit coup de pouce à Karin pour la suite. De plus, nous avons droit à l'arrivée d'un nouveau frère de notre petite servante. Il en reste encore pas mal à découvrir, car la liste est longue, mais au moins, on sait qu'ils ont tous la même mère. En conclusion, cette série est de plus en plus intéressante et divertissante. Au fur et à mesure, les personnages se mettent en place, j'ai hâte de savoir qui seront les prochains à montrer le bout de leur nez. Et comment l'histoire va évoluer. J'apprécie toujours autant le style graphique, les petites touches d'humour et l'univers de cette série. Hâte de lire la suite. https://la-bibliotheque-du-labyrinthe...
On commence à voir les dessous des complots, l’atmosphère est sous le ton de l’humour mais il contient tout de même un fond politique léger mais bien présent.