Plus d’un siècle après sa mort, la malédiction de Van Gogh continue de hanter le monde de l’art… Au point de pousser certains au meurtre ?
Un puissant homme d’affaire est retrouvé sauvagement assassiné chez lui, l’oreille arrachée. Un tableau lui a également été dérobé : une œuvre inestimable qu’auraient peinte Vincent Van Gogh et Paul Gauguin, alors qu’ils vivaient ensemble à Arles en 1888. Leur cohabitation s’était terminée violemment et Van Gogh, resté seul, s’était tranché l’oreille. Se pourrait-il que ces événements soient liés ? Le commandant Vicaux, de la Brigade criminelle de Paris, est saisi de l’affaire. Avec Anne, sa compagne historienne de l’art, ils se retrouvent bientôt pris dans un jeu de piste tortueux au dénouement inattendu.
À cinquante ans, Éric Mercier décide de changer de vie et passe un doctorat en histoire de l’art pour devenir commissaire d’exposition. Il use également de son érudition, couplée à un formidable sens du suspense, pour écrire des romans policiers sur le monde de l’art : Dans la peau de Buffet, Prix du premier roman de Draveil, Fauves ou Panique à Drouot, salué par Le Point et Gérard Collard. Le Secret de Van Gogh est l’une de ses plus grandes réussites.
Une histoire mêlant enquête policière et histoire de l'art, c'était tout simplement fascinant et surprenant! Je suis définitivement passionnée par Van Gogh.
J'ai découvert #LesecretdeVanGogh grâce à #NetGalleyFrance et aux Éditions de la Martinière, que je remercie.
Le commandant Frédéric Vicaux et son adjointe Laetitia Roux, de la brigade criminelle de Paris, se lancent dans une nouvelle enquête alliant intrigue policière et artistique. Lorsqu'un retraité et retrouvé assassiné dans son appartement, le commandant ne se doute pas qu'il va encore ouvrir une brèche dans le petit monde de l'art pictural. Sauf que le mort a une oreille coupée, comme un célèbre peintre... Voici une nouvelle à partager avec sa compagne Anna, spécialiste en Histoire de l’Art.
Il s'agit d'un nouveau tome de la saga autour de Frédéric Vicaux, les personnages sont donc déjà bien installés. Sauf pour les personnes n'ayant pas lu les tomes précédents, dont je fais partie. Et pour une fois, cela ne m'a pas du tout gênée de prendre l'histoire en cours de route. Chaque référence aux épisodes précédents sont succinctement expliqués (avec référence du titre en question en bas de page).
Puisque j'aime beaucoup l'Histoire de l'Art, la couverture et le titre m'ont forcément interpellée. Même si ce fut bref, j'ai bien aimé me replonger dans l'épisode de "colocation" entre Van Gogh et Gaugin et leur école du Midi avortée. Je n'ai cependant presque rien appris sur les deux artistes (si vous cherchez un livre traitant de cette période particulière, je vous conseille plutôt "La maison jaune" de Martin Gayford). En revanche, j'ai apprécié les précisions d'Histoire de l'art qui concluent agréablement le roman.
Le style très factuel d'Éric Mercier correspond parfaitement au caractère et au métier de l'enquêteur principal, Frédéric. Dommage que l'écriture ne soit pas plus déliée lorsque le point de vue de l'experte en Art est exposé. J'ai eu un peu de mal à m'impliquer dans l'histoire lorsque Frédéric raconte à la première personne le déroulé de l'enquête, mêlé à sa vie personnelle, comme s'il présentait son rapport de police. Et les chapitres à la troisième personne consacrés au point de vue d'Anna ne m'ont donc pas plus impliquée... Éric Mercier maîtrise bien ce style factuel, se voulant très réaliste, mais finalement peu naturel et cela a tendance à me laisser à distance. De plus, j'ai décelé quelques incohérences dans l'enquête, dans l'intrigue et dans les discours des personnes interrogées. Il me semble que cela décrédibilise l'intrigue policière, en plus des trop nombreuses fausses pistes et les impasses un peu trop flagrantes, qui alourdissent le rythme...