L’écriture romanesque n’empêcha pas Virginia Woolf d’écrire de nombreux articles ou brefs essais, comme autant de variations autour de ses grands thèmes. Cette édition réunit cinq de ces textes. Articles théoriques, conférence ou recherches stylistiques, Woolf y aborde, d’une plume superbe, des thèmes variés – du temps de la lecture au sens de la fiction moderne –, flâne dans Londres en hiver ou se prononce sur le travail des femmes.
' Les livres de notre enfance, que nous subtilisions à une étagère de la bibliothèque censée être hors de portée, ont quelque chose de chimérique et d’impressionnant, comme, dans la maison endormie, la vision clandestine de l’aube pointant sur les champs paisibles. '
(Adeline) Virginia Woolf was an English novelist and essayist regarded as one of the foremost modernist literary figures of the twentieth century.
During the interwar period, Woolf was a significant figure in London literary society and a member of the Bloomsbury Group. Her most famous works include the novels Mrs. Dalloway (1925), To the Lighthouse (1927), and Orlando (1928), and the book-length essay A Room of One's Own (1929) with its famous dictum, "a woman must have money and a room of her own if she is to write fiction."
Coup de cœur pour le dernier essai Des Professions pour les Femmes qui est un appel à l'indépendance économique et créative. Belle métaphore de tuer l'Ange de Foyer 💕
○ Des heures à lire : 4/5 ○ La fiction moderne : 2,5 /5 ○ Promenade nocturne : 4/5 ○ Par les rues , aventure londonienne : 3/5 ○ Des professions pour les femmes : 4/5
Des heures à lire est un recueil d’essais de Virginia Woolf.
On y trouve des textes lumineux sur la lecture et l’écriture, d’une grande finesse d’analyse et d’une liberté de ton qui frappent encore aujourd’hui. Woolf y interroge la place du lecteur, la forme du roman, le rapport intime que nous entretenons avec les livres — toujours avec cette intelligence souple et cette attention aux nuances qui lui sont propres.
Mais ce que je retiens surtout, c’est un court texte de quelques pages intitulé Promenade nocturne.
Woolf y décrit des promeneurs surpris par la nuit, le long des falaises, jusqu’à leur retour au village. Rien d’extraordinaire en apparence — et pourtant, tout est là. Ce texte m’a profondément touchée. Il parle de cette nuit que l’on redoute lorsqu’elle nous prend au dépourvu, dans des espaces reculés que l’on ne maîtrise plus. La peur diffuse, la perte des repères, l’imaginaire qui s’emballe.
Et pourtant, peu à peu, quelque chose bascule. À mesure que les sens s’habituent, la nuit cesse d’être menace. Elle devient espace. Un espace sans limites, presque affranchi des cadres sociaux. Dans l’obscurité, les contraintes de la civilisation apparaissent plus nettement — comme si la nuit révélait, par contraste, le poids des conventions.
En quelques pages, Woolf transforme une simple marche en expérience intérieure. Un texte bref, mais d’une puissance étonnante, qui continue à résonner longtemps après la lecture.
Ce receuil d'essais m'a beaucoup plu. Ça faisait très longtemps que je voulais lire la plume de Virginia Woolf et j'ai énormément aimé. Elle est fluide mais profode. Tellement de passages qui ont résonné en moi, même si le receuil a été écrit au XXe siècle.
le dernier essai >> ! aussi apprécié la promenade en hiver à travers les rues de londres, notamment parce que j'aime quand l'achat d'un livre au hasard me mène à le lire à la *bonne* saison, c'est un petit plaisir de la vie
P’tite entrée en matière dans l’univers de Virginia Woolf. Au début j’ai eu du mal avec les images qu’elle utilise, ça me touchait pas. En revanche j’ai adoré les deux derniers essais.
J’ai surtout apprécié les essais sur la littérature et les livres, sur la lecture en général. De beaux essais courts et facile à lire pour découvrir Woolf.
"Les livres d'occasion sont des livres qui vivent en liberté, des livres errants..."
J'ai aimé le premier (de 5) texte mais après ça, je trouvais qu'on s'éloignait du sujet de l'écriture et j'avais plus l'impression de lire des nouvelles que des essais.
Je crois ne pas être le public cible. Hormis le dernier essai et quelques parties des deux premiers, j’ai eu du mal à accrocher aux propos de l’autrice.