À Saint-Jérôme, un projet d’écoquartier menace la forêt du Lac Jérôme ; à Notre-Dame-de-l’Île- Perrot, un lotissement est en cours de construction dans le secteur du boisé Saint-Alexis ; sur les flancs du Mont Saint Bruno, des citoyens défendent le Boisé des Hirondelles contre un développement immobilier depuis bientôt 15 ans. Alors que le déclin de la biodiversité s’accélère et que les experts réunis lors de la COP15 tirent le signal d’alarme, le grignotage des milieux naturels se poursuit pourtant à un rythme effréné dans la province. Biologiste et ancien employé du ministère de l’Environnement, Martin PM a décidé d’enquêter sur les modalités d’autorisation de ces chantiers qui empiètent petit à petit sur la nature québécoise, peu importe la rareté et la valeur des écosystèmes qu’ils détruisent. Aux côtés des citoyens et citoyennes qui militent contre le déboisement de leurs coins de verdure, il se heurte aux lenteurs et aux paradoxes des institutions supposées protéger nos milieux naturels, et démontre qu’elles sont toujours inféodées à la sacro-sainte croissance.
Livre documentaire sous forme graphique, super informatif basé sur des évènements concrets ayant eu lieu dans plusieurs villes du Québec. Frustrant par moment de voir toute la bureaucratie existante quand vient le moment d’agir pour protéger la nature; le ministère de l’environnement est loin d’être Greenpeace.
Little moments that got me: « On ne peut pas vivre sur un modèle de croissance infinie, alors qu’on a des ressources finies. » « Si la forêt était une banque, on l’aurait déjà sauvée »
Une BD-documentaire très importante! On sent toutes les heures de recherches mises pour édifier ce portrait de la gestion de la biodiversité au Québec. J'ai eu un pincement au coeur en me rappelant, quand j'étais petite, que mes parents avait construits la maison familiale sur un terrain abritant du ginseng, dans le coin de St-André-d'Argenteuil il y a plusieurs années. Merdouille, j'espère que les plants qui vivotaient dans le bois sur notre terrain sont encore pas pires.
C’est très très technique, comme livre, mais ça a justement l’avantage de nous faire naviguer des concepts de biologie, mais surtout de droit, de gestion de l’environnement et de réglementation municipale de manière digeste.
Parce qu’au bout du compte c’est super important, comment on gère le territoire. C’était intéressant (quoique décourageant par bouts) de voir où on en est dans notre rapport à ça, d’un point de vue humain et législatif.
On se perd un peu à certains moments dans les nombreux acronymes qui représentent des organismes et des lois, mais je pense que c’était sans doute pour nous permettre d’apprécier la complexité de faire valoir le gros bon sens dans certaines situations réelles rencontrées au Québec dans les dernières années.
Merci pour cet effort de vulgarisation scientifique plus qu’utile!
Le livre pourrait être intéressant, mais le travail me semble incomplet et dresse un portrait partiel de la situation. Le travail de recherche à propos des mesures de protection des milieux naturels et des divers moyens de contournement semble exhaustif. Toutefois, les causes de la pression du développement immobilier résidentiel sont à peine effleurées.
En effet, il y est vaguement évoqué que le droit de propriété et la croissance économique continue sont des facteurs qui font pencher la balance des décisions juridiques en faveur des développeurs immobiliers, mais cette explication demeure plutôt vague en regard des impacts détaillés qui sont évoqués. C’est oublier que le développement immobilier répond à une demande pour des logements et une situation de crise sans précédent.
J’aurais aimé que l’auteur se penche sur cette question. Qu’il questionne les citoyens militants qui habitent près des milieux naturels précaires sur les impacts négatifs qu’entraînent leurs propres modes de vie. Que la densification des milieux construits existants soit analysée en tant que solution pour réduire la pression. Bref, la vision manichéenne des fonctionnaires (parfois) incompétents et des promoteurs (toujours) avides de profits démesurés devrait être considérée comme dépassée. J’attends plus d’un tel travail de recherche.
Voici une BD qui présente toutes les contradictions de notre système de protection de la biodiversité. C’est choquant, troublant, complexe. En somme, le gouvernement souhaite protéger les espèces menacées, mais ne protège pas leurs habitats et rate donc la cible. Martin PM l’illusion bien, grâce à trois exemples régionaux de développement immobilier résidentiel.
Le format BD rend le tout très sympathique. Par contre, c’est un sujet si complexe que certains aspects auraient pu être plus longuement expliqués. Cela dit, je comprends le manque d’espace et la volonté de vulgariser le tout. C’est somme toute un bel ouvrage pour commencer à s’intéresser au sujet. Les nombreuses références et annexes à la fin permettent d’aller plus loin.
Le sujet était vraiment intéressant (et surtout très d'actualité), mais certains passages étaient difficiles à comprendre pour une non-initiée. Je me questionne vraiment sur le choix de médium ou d'illustrateur du livre: les dessins sont souvent brouillons, ils n'aident pas à la compréhension et portaient plus à confusion qu'autre chose. Genre pourquoi les plantes sur les têtes? Pourquoi le choix de remplir les couleurs en barbouillant plutôt qu'en remplissant?
J'ai bien aimé le propos de cet ouvrage, qui nous parle de l'urgence de protéger l'environnement et de freiner la croissance alors qu'il y a tant de lacunes dans les structures mises en place pour véritablement protéger. Maisj j'ai moins aimé son format, j'aurais cru qu'en bédé, ç'aurait été davantage vulgarisé. Je ne trouve pas que les illustrations apportent beaucoup, sauf une petite touche d'humour pour apaiser l'écoanxiété.
La BD quelle magnifique façon d'aborder un sujet aussi complexe que la préservation des milieux naturels: j'ai adoré. Si c'est parfois frustrant de constater cette réalité, la qualité des illustrations et des explications nous donne envie de connaître la - triste - suite de ces événements.
Cette BD journalistique décrit bien la logique derrière la destruction des boisés et milieux humides dans le sud du Québec, au nom du «développement» économique. Éclairant mais très frustrant comme topo de la situation.
Belle vulgarisation sur la difficulté de protéger nos milieux naturels. Très contente de posséder cette BD dans ma bibliothèque pour pouvoir m’y référer!