"Ce petit ouvrage fait partie du lot de manuscrits inédits Iégué par MaIek Bennabi et que ses héritiers ont décidé de mettre à la disposition du public par Ie truchement des Editions Samar. C’était à l’origine une étude destinée à une revue égyptienne mais pour on ne sait quelles raisons son auteur s’abstint finalement de la publier."
مالك بن نبي (1905-1973م) الموافق ل(1323 هـ-1393 هـ) من أعلام الفكر الإسلامي العربي في القرن العشرين يُعدّ المفكر الجزائرى مالك بن نبي أحد رُوّاد النهضة الفكرية الإسلامية في القرن العشرين ويُمكن اعتباره امتدَادًا لابن خلدون، ويعد من أكثر المفكرين المعاصرين الذين نبّهوا إلى ضرورة العناية بمشكلات الحضارة كانت جهود مالك بن نبي في بناء الفكر الإسلامي الحديث وفي دراسة المشكلات الحضارية عموما متميزة، سواء من حيث المواضيع التي تناولها أو من حيث المناهج التي اعتمدها في ذلك. وكان ابن نبي أول باحث يُحاول أن يُحدّد أبعاد المشكلة، ويحدد العناصر الأساسية في الإصلاح، ويبعد في البحث عن العوارض، وكان كذلك أول من أودع منهجًا مُحدّدا في بحث مشكلة المسلمين على أساس من علم النفس والاجتماع وسنة التاريخ"
"Le livre et le milieu humain" est le fruit de multiples conclusions que Bennabi en a tiré après le traitement que son livre "L'Afro-Asiatisme" a subi, par le monde entier en général, et le monde Arabo-musulman en particulier. A travers ma lecture, j'ai sentis la déception de Bennabi par laquelle il a donné le comment et le pourquoi, son ouvrage à était négligé dans plusieurs événements et les conséquences qui ont engendré cette négligence. Il était furieux parce qu'on a pas donner trop d'importance à son ouvrage qui était censé d’être d'une grande nécessité pour les pays colonisés et les pays afro-asiatiques. PS: je suis mal placé pour décrire un livre de type Socio culturel, mais quand même je me suis fais la peine de le lire et de le décrire ...Avec tout mon respect. BELKADI Fatiha.
Un très bon livre qui reflète très bien la pensée et la réaction de Malek Bennabi vis à vis l'influence du milieu humain sur le livre et sur l'auteur du livre...si vous n'avez pas lu "l'afro-asiatisme", qui est la cause directe d'avoir écrit ce livre, ça va vous donner une envie folle de l'attaquer pour découvrir les idées que Malek Bennabis voulais faire passer à travers le livre et que malheureusement ont été contrées par le colonialisme...
C'est mon premier livre de Malek Bennabi, et c'est pas exactement la meilleure introduction à ses oeuvres . Je pensais que ça allait parler du rôle du livre dans la société ou un sujet similaire comme son titre pourrait l'indiquer, mais ce n'est pas vraiment ça. Dans cet ouvrage, Malek Bennabi exprime sa deception par rapport au traitement et/ou négligence qu'a subi son livre, 'L'Afro-Asiatisme', notamment par les pays auxquels cet ouvrage était destiné, c'est à dire, les pays Africains et Asiatiques colonisés. Il élabore une analyse longue et détaillé sur les facteurs et circonstances qui font que son livre n'aie pas la réception et l'impact dont il souhaitait avoir. Mais le fait que je n'ai pas déjà lu l'oeuvre concernée m'empêche de comprendre la totalité de ce livre. Je devrais donc peut être le relire après avoir lu 'L'Afro-Asiatisme'.
- Le passage sur le complexe qui poussent des alliés objectifs (dans ce cas, les pays afro-asiatiques anti-colonialistes) de se saboter mutuellement par "ego" (ou "jalousie") {1}.
- Le passage dans le Post-face de N-E Boukrouh sur la question fondamentale que préoccupait Bennabi, i.e. "les conditions de la renaissance" {2}.
- Le passage qui fait référence à la situation chaotique actuelle du monde arabo-musulman {3}.
{1}- «D'ailleurs, si le livre de Bennabi n'a pas commencé encore sa vraie carrière, en tant que doctrine, il ne l'aura pas moins commencée, néanmoins, en tant que test révélateur appliqué par les circonstances aux liaisons intellectuelles de l'homme qui écrit dans un pays colonisé comme l'Algérie. Le livre de Bennabi aura démontré péremptoirement que ces liaisons sont faussées par divers complexes qu'il est difficile d'expliquer de la même manière à Alger et à New-Delhi, par example. On ne peut -en ce qui concerne les pays afro-asiatiques- que constater les contradictions qui apparaissent dans leur attitude si on tient compte, par ailleurs, que leurs délégations ont pris part naturellement aux résolutions culturelles qui ont été prises aux différents congrès afro-asiatiques. Il est curieux de constater qu'aucun commencement d'exécution n'a eu lieu en ce qui concerne, par exemple, le 'prix afro-asiatique de la Paix' depuis deux ans. Est-ce qu'il n'est pas apparu, dans certaines capitales afro-asiatiques, que le 'prix' doit être réservé jusqu'à ce que son bénéficiaire apparaissent par exemple à New Delhi ou à Pékin, afin que son premier titulaire ne soit pas un Algérien musulman. De toute façon, on aperçoit dans cette attitude des complexes assez curieux que le livre de Bennabi nous aura révélé»
{2}-« Si l'on devait définir l'intention qui sous-tend la pensée benabienne en une formule tenant en une ligne, la voici: Il a cherché les voies et moyens de réaliser la Renaissance musulmane. Tout ce qu'il a écrit et dis s'inscrit dans cette direction, y compris le contenu de ce petit livre préfacé par sa propre fille que vient de parcourir le lecteur. Il en participe et y apporte son écho. Dès ses premiers livres, Bennabi a exclu du domaine du possible que la renaissance du monde musulman puisse s’effectuer en vase-clos, c'est-à-dire s'opérer dans ses anciennes limites géographiques et en comptant que sur ses seules sources. Il ne le concevait pas non plus en rupture avec la marche de l'histoire. Il écrit dans son premier ouvrage, ‘les conditions de la Renaissance’ (1949) rédigé à l'intention du peuple algérien colonisé mais comme pour le prévenir qu'aucune renaissance ayant les contours d'une solution partielle n'est envisageable: ‘Le peuple algérien ne pourra ni comprendre et encore moins résoudre son problème tant qu'il n'aura pas élevé sa conception au niveau du drame humain universel, tant qu'il n'aura pas pénétrer le mystère qui enfante et englouti les civilisations…’ Il pose dans le même chapitre la question fondamentale qui ne le quittera pas jusqu'à son dernier souffle : ‘notre époque peut-elle enfanter une civilisation qui soit celle de l'humanité et non celle du peuple ou d'un bloc ?’ et y répond obliquement dans les toutes dernières lignes des ‘conditions de la Renaissance’ : ‘c’est en achevant sa propre renaissance, en s'acheminant elle-même vers le progrès moral et scientifique que l'Algérie pourra contribuer efficacement à l'édification de la cité humaine’. » {3}-«En effet, depuis la mort de Bennabi en 1973, les pays arabo-musulmans semble happés l'un après l'autre par un irrésistible processus de désintégration moral, politique et géographique : Afghanistan, Pakistan, Somalie, Liban, Irak , Soudan, territoires palestiniens et, depuis les révolutions arabes, Tunisie, Libye, Égypte, Yémen, Syrie, Mali, etc. Et le cyclone destructeur ne semble pas vouloir quitter les latitudes arabo-musulmanes, appelé et nourri par les musulmans eux-mêmes qui s'entretuent avec une férocité qu'ils n'ont jamais démontée face à l'ennemi extérieur durant leur manque histoire.»