Qui a le droit de se réclamer du féminisme ? Qui est légitime à faire partie du mouvement ? Depuis près de cinquante ans, des militantes de la cause des femmes excluent les trans’ et vont jusqu’à nier leur existence. Le cas des trans’ n’est pas isolé : il prend place dans la longue liste de celles qui, au nom de l’universalisme ou de la nature, se sont trouvées marginalisées. Lesbiennes, femmes noires, femmes portant le foulard, travailleuses du sexe… beaucoup ont, un jour ou l’autre, été amené·es à poser la question : ne suis-je pas un·e féministe ?
Bonne révision Dommage de pas aborder les questions homme trans vs non mixité, qui peut importe la réponse pose un débat Aussi question de la non binarité dans le cadre de la transition sociale pas abordée
Je ne comprends pas trop l'exercice de l'ouvrage pour être honnête (surtout dans la collection Libelle), c'est 41 pages de résumé ratissé TRÈS large d'une certaine histoire féministe (pas mal exclusivement française et étasunienne) et d'un grand nombre d'enjeux (surtout centré autour de la place des personnes marginalisées dans cette histoire). Pas assez pour être une introduction intéressante et trop court pour aller vraiment en détail, j'ai l'impression que les militant·es savent déjà un peu tout ce qui est expliqué dans le livre.
Je suis juste content de lire une appropriation trans d'une partie du travail de Nicole-Claude Mathieu et d'Andrea Dworkin (sans écarter la critique), je passais mon temps à me plaindre que le matérialisme et la pensée queer se complète plus qu'elle ne s'oppose (et de constater tristement qu'un groupe rejetait toujours toute la théorie de l'autre groupe à cause de ça) et cet ouvrage semble bien confirmer ça.
** (2 étoiles) pour un livre, ça signifie c'était un livre correct ("It was okay") pas que c'est un mauvais livre. 41 pages pour un sujet pointu ça marche, mais aussi large, j'ai l'impression de juste survoler le sujet.
Une excellente synthèse et introduction à la question, avec un bel état de l'art en études de genre.
J'avais découvert avec grand plaisir Emmanuel Beaubatie dans l'ouvrage collectif Matérialismes trans (que je dois d'ailleurs terminer…) C'est donc avec enthousiasme que j'ai fait l'acquisition de cet essai.
C'est un ouvrage bien ficelé, qui donne les clés de compréhension nécessaires pour lier question féministe dans son ensemble et lutte pour les droits des personnes trans, et plus largement LGBTI.
Une entrée en matière ambitieuse mais toujours pédagogue qui permettra à quiconque veut bien s'informer sur la « question trans » sans malhonnêteté intellectuelle d'en comprendre l'histoire sociopolitique, notamment lorsque des torchons/daubes transphobes sans nom sont publiées. Et pour celleux qui s'estiment déjà calé·e·s sur la question, on peut toujours en apprendre plus :)
Il me tarde de lire son ouvrage paru à la Découverte !
pas trop certaine de comprendre l'exercice. je dirais pas que c'était mauvais, mais l'intérêt du livre est drastiquement limité par le nombre de page insuffisant pour bien explorer, cerner les enjeux dont il est question, notamment puisqu'il est victime de trop grandes généralités. à qui ça s'adresse, en fait? j'ai l'impression que d'un côté, les personnes militantes attirées par ce livre sont déjà au courant de cette histoire, et d'un autre côté les autres qui cherchent à en apprendre davantage auront de la difficulté à en tirer quoi que ce soit puisque c'est trop survolé par exemple : « parce qu'ils et elles sont en quelque sorte des transfuges de sexe, les trans' sont les seules personnes à avoir vu le monde des deux côtés de la frontière du genre » (p. 37), ça manque drôlement de nuance, et ça tend même à tomber sans son propre piège. ne vient-on pas justement de dire que les pensées queer et trans' déconstruisent ces « deux côtés »? on considère donc ici qu'il n'existe que les trans' femmes et hommes? où se situe la non-binarité dans cet argument? autre exemple : « chez les femmes, le fait de n'être ni pute ni lesbienne permet de gagner des points, en tout cas aux yeux de celles qui ne le sont pas » (p. 42), mais qui sont « les femmes »? on parle de qui? on vient tout juste de parler de queerness et de transidentité... à partir de ce stade, j'étais surprise de lire de telles formulations. ici, on parle des femmes cis, ou aussi des femmes trans? si on parle de femmes cis, il faudrait le dire (par contre, ce serait problématique de ne parler que de femmes cis lorsqu'on dit « les femmes » lol), mais si on parle aussi de femmes trans, c'est faux sinon : « l'hétérosexualité n'est pas la seule condition de la légitimité sexuelle. la sexualité se doit aussi d'être monogame, stable, non tarifiée et, de préférence, procréative » (p. 43). on est d'accord, mais ça sort d'où? c'est dit comme une affirmation sans argumentaire, sans source. il faudrait moindrement expliquer... victime de vouloir s'adresser à tout le monde et être trop général et j'aurais pu trouver d'autres exemples. en bref, si le livre a la qualité d'être digeste et fluide et même si je peux voir l'intention derrière un tel essai, il aurait fallu qu'emmanuel beaubatie prenne plus son temps pour bien expliquer les enjeux traités, sinon on tombe dans trop de généralités et des raccourcis argumentatifs qui nuisent en fait à l'argumentaire
4,5 🌟 very smol but mighty 💗🏳️⚧️ Un poil de maladresse sur la non-binarité à mon sens avec des formules type "celles et ceux qui ne se reconnaissent pas comme hommes ou femmes". En même temps la non-binarité est extrêmement complexe et vaste donc je peux comprendre qu'il soit complexe de définir une identité de genre qui en même temps peut ne pas en être une, et qui n'a pas de cadre autre que le fait que ce n'est pas une identité nécessairement fixe, ni nécessairement non-masculine ou non-féminine. En gros elle se définit theoriquement presque plus par ce qu'elle n'est pas que par ce qu'elle est donc il faut être un peu gymnaste mentalement lol. Toujours est-il qu'il ne faut pas tenter de binariser la non-binarité pliz
assez facile d'accès, ça m'a rappelé son cours, je trouve toutefois que la partie théories féministes (qui articulent genre et sexualités) prend trop de place (même si elle est très très bien faites) avant qu'il réponde à la question posée en guise de titre mais en même temps ça fait une bonne intro aux théories féministes
Bonne synthèse sur la thématique de l’intégration des trans et d’autres minorités dans le combat féministe. Lecture un peu abrupt pour les néophytes (nombreuses références faites tout à long du livre).