Les mots de Judith Godrèche ont éclaté comme une bombe dans un milieu jusque-là figé dans le déni. Ils disent l’incrédulité face au silence et l’espoir que les victimes de violences sexuelles soient enfin écoutées. Mais nous savons que l’indignation est éphémère. Face au risque d’un retour à l’inertie et dans un contexte politique alarmant, les féministes doivent tenir et renforcer la dynamique par laquelle elles ont entrepris de refuser l’assignation des femmes à leurs corps-objets. Car c’est aujourd’hui une aspiration de fond à renverser l’ordre patriarcal du monde que nous portons.
Court texte qui doit être lu pour se rappeler les enjeux des luttes féministes et ne pas oublier que la lutte contre le patriarcat nous concerne tous·tes!
Un bon texte introductif pour ceux et celles qui commencent à s'intéresser au féminisme. Pour ma part, il m'en faut un peu plus, à ce moment là il faut passer au-delà du format court.
En moins de cinquante pages, l’ouvrage ne saurait prétendre à une analyse approfondie de son sujet. Il s’agit plutôt d’un texte très bref, qui peut faire office d’introduction générale, à condition que le lecteur accepte la rareté des exemples concrets proposés pour illustrer ce qui est présenté comme un système d’asservissement patriarcal au sein des sociétés modernes de type européen. La question du statut de la domination patriarcale à l’échelle internationale, quant à elle, n’est pas abordée, ce qui limite d’emblée la portée du propos. Du point de vue du lectorat masculin, l’argumentaire manque de précisions. Les transformations d’attitude attendues chez les hommes sont évoquées de manière essentiellement injonctive, sans être véritablement incarnées. L’autrice écrit ainsi : « Nous demandons aux hommes d’accepter d’assumer leurs responsabilités dans la perpétuation des logiques patriarcales. Nous leur demandons de remettre en cause les comportements virilistes qui, dans leur quotidien, sous-tendent tout le système. » Si l’intention est claire, elle demeure toutefois insuffisamment étayée. Les hommes que le texte entend précisément interpeller — voire convaincre — auraient sans doute besoin d’exemples plus tangibles, inscrits dans des situations sociales concrètes, afin de comprendre comment ces comportements se manifestent et, surtout, comment ils pourraient être effectivement remis en question. En l’absence de tels éclairages, le propos, malgré sa légitimité, tend à rester abstrait et risque de ne convaincre que des lecteurs déjà acquis à la thèse développée.
Heureusement je l'ai emprunté et je n'ai donc pas dépensé d'argent, parce que payer pour un pareil enfonçage de portes ouvertes ça serait un scandale. Je dois être trop féministe et avoir beaucoup trop lu (et aussi en dehors de la France) parce que nos têtes de gondoles en matière de féminisme me font beaucoup de peine tant leurs productions sont pauvres.
Patriarcat, la fin d'un monde is a wee essay that gives a brief overview of the current state of feminism in France. This is best meant for someone who has recently been called to action by the string of accusations made by French actresses, and who doesn't already have a grasp of the feminist movement's goals.
2,5/5 Texte trop court et superficiel pour moi, même s'il a le mérite d'ouvrir des pistes de réflexions intéressantes, autant pour un lectorat féminin que masculin.
C'était très chouette. C'est court mais ça reste très impactant parce qu'on ne s'embrasse pas de détails. Ça va droit au but et du coup c'est hyper intéressant. Les thématiques abordées sont assez larges, mais elles sont très bien amenées et ce n'est pas décousu.
Le féminisme n’a de choix que de se répéter encore et encore, de se justifier de son combat, d’expliquer aux hommes. Un livre avec lequel ces idées résonnent. Ne jamais cesser d’en parler, pour l’instant, reste notre meilleure solution.