Je vis dans une maison qui n'existe pas est un écho de la dissociation, un texte à trous comme peuvent l'être nos états mentaux. Qui décide de la folie des marginaux·ales ? Des monstres ? Dans une pièce peuplée de figures symboliques, Laurène Marx décrit ce que cela fait d'appartenir à d'autres avant de s'appartenir. C'est aussi l'histoire d'une enfance violentée sur laquelle il manque les mots.
Dans ce monologue, l'autrice porte la terreur et la solitude autant que l'élan de vivre et de se créer un espace où l'altérité est possible. Ce texte dit enfin la lutte contre l'enfermement dans une maladie, dans un genre ou dans un lieu, remplacé par une échappée qui contrecarre les dynamiques d'oppression et d'assignation.
« Il y a des gens qui n’ont de repos que la couleur de la nuit et la nuit dans le ciel il y a des paillettes comme sur les joues de mes sœurs et comme sur les joues de mes frères…et c’est pour ça qu’on s’est mis à aimer tellement la nuit parce que la nuit aussi comme nous doit se battre pour briller… »
C’était très beau et j’aimerais vraiment l’entendre sur scène ce long monologue.
4,5 ✨ superbe découverte, recueil de poésie trouvé en librairie par hasard, attirée par les thématique autour de la santé/maladie mentale, et autre. C’est touchant, brut, original, j’ai énormément aimé
c’est pas ce que je préfère en poésie, mais j’ai bien aimé la transposition de l’enfant et le voyage que ça a permis. la maltraitance qui est traitée via le regard innocent et niais (même si bien conscient) ça donne des images et des réflexions étonnantes qui créent justement la poésie du livre. pas un coup de cœur donc, mais une belle surprise.
et pour ce qui est des insertions de typo, je sais pas… les smileys peuvent se justifier pour imager le visage de l’enfant, ou pour son but de smiley simplement. comme on l’faisait dans nos journaux intimes en CP. Matheo m’a volé ma bille >:(. pareil pour les caractères gras ou les sauts de pages soudains : j’aime pas spécialement mais ça prend sens dans le livre.
C'est un livre court qui plonge dans une psyché complexe. Tous les moyens sont bons pour exploiter cette psyché: le texte est modifié typographiquement, ce qui est intéressant. C'est plutôt appréciable, mais ce livre fait un peu "bidule", et il faut être soi-même assez détruit pour pouvoir en tirer son sens. Vite lu. S'il vous tombe dans les mains, tentez, sinon, ce n'est pas bien grave.
Il y avait des moments très percutants, des phrases qui résonnent fort, mais d’autres méritent vraiment d’être déclamées. J’ai toujours du mal à noter les pièces de théâtre ou les monologues de ce genre à l’écrit, donc j’espère pouvoir voir une incarnation sur scène !
J'ai eu l'impression de lire la maison des feuilles version courte au début, mélangée à 1Q84 de Murakami, puis c'est devenu plus queer mais toujours aussi poétique !
Je n’aime pas particulièrement lire de la poésie mais ce texte-ci m’a touché dans certains de ses paragraphes sur l’enfermement, la folie et la transidentité.
was cute. c’est juste assez compliqué de lire du théâtre aussi contemporain, que perso j’ai pas l’habitude de voir. connaissant un peu Laurène Marx et ayant lu des critiques de sa pièce, je pense que j’adorerais au format théâtrale mais je n’ai pas adorais en lisant