Imaginez le prince charmant des années 70, celui des romans-photos aux sourcils circonflexes, brushing « nuque longue » et assurance à toute épreuve dans son pattes d’éléphant. Plongez-le dans un monde post #metoo où les femmes sont parvenues enfin à reprendre le contrôle, et vous aurez La Fabrique du prince charmant, une suite d’histoires savoureuses et hilarantes où Ovidie et Sophie-Marie Larrouy racontent l’évolution des rapports entre les hommes et les femmes.
J'avoue que je pensais beaucoup plus rigoler en lisant ce roman-photo remanié à la sauce féministe, mais mis à part une ligne de dialogue qui m'a fait rire tout haut, j'ai à peine vaguement souri/ri jaune intérieurement...
Le langage m'a un peu gêné et je sais pas, le charme n'a pas opéré cette fois (alors que je suis assez en phase avec les écrits d'Ovidie habituellement).
Un roman-photo avec de bonnes intentions et trouvailles reprenant à sa sauce les plus grandes techniques de drague et remarques de ce nouveau type de mecs autoproclamés déconstruits mais pas fou fou pour ma part (en plus de l'argot djeuns que je n'ai pas toujours saisi et certaines références et anecdotes parfois très blanches-bourgeoises... Même si elles ont bien tenté une ouverture en citant "suprématie blanche" et "renoi" à un moment mais vu le contexte, c'est de l'anecdote et pas forcement crédible). Je recommande cependant, il y a quand même quelques pépites et ça parlera probablement plus à certaines et on l'espère certains aussi.
Je compte les punchlines vaguement drôles sur les doigts d’une main. Pour le reste, c’est d’un lourdingue abyssal. Vous voyez ce pré-ado blanc qui vient de découvrir le mot “wesh” ? Pas tant les mêmes enjeux mais définitivement la même énergie. Ça et une dose bien grasse de “How do you do fellow kids.” Je vais m’adresser aux ME : donnez leur chance aux ovnis, inconnu•es et autres voix montantes, pour l’amour du ciel. Je ne peux pas me positionner concernant Sophie-Marie Larrouy mais en ce qui concerne Ovidie, c’est finito pipo. J’imagine que ça l’était déjà, mais ma foi j’avais reçu ce bouquin à Noël et j’étais prête à lui donner sa chance après l’injure ressentie en ayant lu La chair est triste hélas. Un exercice de style et ce ton différent, humoristique, après tout pourquoi pas ? J’ai vraiment essayé. C’est un non. Tschüssy ✌️
Tout y est : de l’humour au discours, de la forme au fond, de l’anecdote amusante à l’exaspération définitive, du langage à l’image !
En partant d’un roman photo (symbole du romantisme cucul à la papa maman), Ovidie et Sophie-Marie Larrouy mettent en images le sexisme contemporain. C’est génial et hilarant.
Comme une illustration au protoxyde d’azote de La chair est triste hélas paru l’année passée.
J'ai beaucoup de difficultés à noter ce roman photo revisité. L'idée est très sympa, c'était assez drôle même si je ne pense pas avoir compris toutes les références et punchline. Mais c'était très cool à lire, assez étrange aussi de découvrir le roman photo avec celui-ci. Et retrouver le parler de SML dans ce cadre-là, c'était super.
J’aime bien le travail d’Ovidie avec Diglee, j’aime ses interventions en conférences féministes, et je pensais donc aimer cet album… mais en fait je suis passée à côté de chaque gag. Je n’ai pas compris ce que je lisais (et pourtant je ne suis plus une débutante en féminisme donc ce n’est pas une question de vocabulaire). Raté pour moi.
Trop marrant de voir un roman-photo comme ceux que je trouvais dans les tiroirs de mon père (ils étaient sexuels ceux-là), style années 80 avec des propos féministes modernes, c'est à la fois déstabilisant et hilarant. Le genre de photo aussi, qui ne colle pas avec les propos modernes, mais qui en même temps résonnent vraiment bien.
Mdrrrrrrrrr Mes mots préférés et mes pensées les plus profondes et sincères dans un délicieux roman photo à l’histoire incompréhensible, aux punchlines hilarantes.
Vive les femmes, vive le LOL, le monde ira mieux le jour où on arrêtera avec les jacuzzi Et les princes charmants
Attention, cocktail détonnant ! Sorte de recueil de BD au format roman-photo kitchissime (gomina et tout le tralala) et aux dialogues d'jeuns, arrosé d'une grosse dose de misandrie. C'est (un peu) méchant, c'est drôle, ça fait du bien.