Prenez un repas de famille pour les fêtes de fin d'année et trois enfants issus d’une même fratrie : Clémence, l'aînée parfaite, Simon, le seul garçon de la fratrie, Odile, la mère, figure d'autorité, qui aime l'ordre, persuadée d'avoir tour donné pour le bonheur de ses enfants, Aurélien, un père présent mais effacé, et enfin Juliette, la benjamine. Tout ce petit monde dans de « si jolies petites boîtes ». Des boîtes en écho aux cases dans lesquelles sont rangés bien sagement les enfants d’Odile et d’Aurélien, et qui les étouffent.
Dans ce roman l’auteure nous parle avec beaucoup de justesse des relations familiales complexes et de la place de chacun, celle qui s'impose ou celle que l'on prend en grandissant.
J'ai beaucoup aimé ma lecture car je me suis reconnue en certains points chez Juliette mais aussi chez Clémence, en tant qu’aînée, toujours à la recherche de la perfection pour ne pas décevoir des parents remplis d’attentes souvent très oppressantes. Mélanie Guyard nous dépeint une famille très "réelle" , avec ses failles mais aussi ses moments de partage. J'ai aimé voir cette fratrie mettre les choses à plat et voir chacun sortir de sa "case" . Et j’ai également notées au passage quelques phrases percutantes à se répéter comme un mantra : « il faut accepter que ce sont des personnes avant d’être nos enfants, et non pas l’inverse. Parce que ce n’est pas nous qui déciderons de ce qu’ils feront en définitive. Nous leur donnons juste les armes pour se battre contre le vaste monde. » (p. 277).