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La terre maternelle

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Un roman du néo-terroir qui est à la fois un conte traditionnel et une autofiction contemporaine soupoudrés de réalisme magique. Alors qu'elle doit quitter son Témiscouata natal pour aller étudier en ville, Anne est portée par une quête identitaire et un immense besoin de rattachement à ce territoire de son enfance. Avant la séparation, elle décide d'aller à la rencontre des récits et légendes rurales, des fantômes et personnages de sa terre natale, tout en s'intéressant aux branches oubliées de son arbre généalogique.

204 pages, Kindle Edition

Published March 14, 2024

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About the author

Anne-Marie Turcotte

2 books4 followers

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1 (1%)
Displaying 1 - 17 of 17 reviews
Profile Image for Anthony Lacroix.
Author 6 books144 followers
Read
March 27, 2024
Ce livre m’a fait réaliser(confirmer) 4 choses :
1: Je pense avoir un écoeurement aigu de l’autofiction (je me dis depuis quelques livres « pourquoi je lis ça, ça m’intéresse pas son premier amour/ ses premièrs jouets/ sa mère qui fait des tartes, etc.») Ça témoigne moins de la littérature québécoise actuelle que de ma relation à celle-ci.
2: Je suis surement puriste de la langue, mais s’il y a un glossaire (dont je doute un peu de l’utilité en général dans une oeuvre de fiction de langue française, mais bon, le point n’est pas là) je m’attends à ce qu’il inclut aussi les mots mal écrits ou écrits au son ( soupoudrés/ saupoudrés) sur la quatrième est un bon exemple. De plus, les erreurs de syntaxes sont assez majeures pour (3) quelqu’un qui défend la langue française/canadienne française/québécoise (c’est selon) face à l’envahisseur anglophone (peut-on être raciste envers une langue?) à s’en faire rouler les yeux.
4: Quand le Diable arrive pour ajouter du rebondissement à l’histoire, je trouve ça d’une facilité sans nom qui me donne le goût de garrocher le livre au bout de mes bras (voir ma critique de Plessis).

Neo-terroir je veux ben, mais on est loin de l’école de l’école de la Tchén’ssâ.

À pis ce passage - sorti de son contexte mais pas tant que ça**- reflète une façon de penser fucking dangereuse pour la société et l’image des gens en régions:
« Je n’ai jamais eu la force d’appeler pour prendre rendez-vous à la clinique d’avortement. C’est une chose de tuer des fourmis qui ont fait leur nid trop près de ma balançoire, c’en est une autre de mettre fin à la vie qui émerge de son propre corps. » (p.193)

** le contexte c’est que le personnage vient d’une lignée de femmes enseignantes qui ont perpétué la race et la langue (le français bien sûr oubliez ça la culture autochtone ou bien tout rapport minoritaire hors du cisgenre blanc) par de grands enfantements et que si elle se fait avorter et bien elle met fin à cette ligné et, i guess, la perpétuité de la langue canadienne-française, française, québécoise (on sait pu trop).
Profile Image for Christine Picard.
Author 2 books95 followers
April 28, 2024
J’avoue être un peu tannée de l’auto fiction qui inonde le marché actuel, je suis sans doute saturée, mais j’ai vraiment beaucoup aimé cette lecture. Vraiment.

J’aime tout de ce roman. TOUT. Véritable chant d’amour au territoire et à ceux (et surtout celles) qui l’ont investis.

L’écriture qui inclut délibérément des expressions régionales, les lieux décrits, la nostalgie d’une enfance « en région » (entre parenthèses non pas pour juger, mais bien pour marquer que c’est profondément différent de grandir au fond d’un rang au Témiscouata qu’en milieu urbain), bref, cette nostalgie qui transpire dans chacune des pages, les histoires racontées, le ton, la petite leçon d’histoire racontée à travers des personnages colorés, le folklore… TOUTE! ✌🏻 Grand grand plaisir de lecture.
Profile Image for Fanny.
86 reviews7 followers
April 2, 2024
La terre maternelle de cette autrice est aussi ma terre maternelle, mais jamais on ne me l’a racontée aussi bien qu’elle. 😊

En effet, la région en avant plan de ce roman est celle du village de Dégelis♥️, le village où je suis née et que j’ai quitté il y a déjà plus de 24 ans.

Anne-Marie Turcotte témoigne avec passion sa filiation à ce patrimoine Témiscouatain en nous racontant, entres autres, des légendes remplies de finesse et de sensibilité.

Elle jongle brillamment entre les temps d’avant et sa quête identitaire qui coïncide avec ses études à Rimouski.

Amour, histoire, magnificence des paysages, nostalgie, féminisme, culture québécoise et importance de la langue française sont aussi au rendez-vous, rendez-vous qui est, tenez-vous le pour dit, à ne pas manquer.

En somme, un roman débordant d’exotisme, qui revêt, à mon humble avis, l’étoffe pour voyager au-delà de nos frontières.
74 reviews
May 12, 2025
Féminisme de surface
Mais m’a fait du bien d’explorer mon coin de pays
Merci pour ce gentil cadeau flavie
Profile Image for clay.
22 reviews
November 7, 2025
Un regard sur la vie à la campagne, une œuvre sur la nostalgie et le sentiment d’appartenance à sa région. J’ai apprécié la découverte de cet univers néoterroiriste, malgré les références parfois maladroites à la modernité. (Pinterest dans une longue description de paysage, je suis pas encore rendue là) Les liens avec la littérature québécoise du terroir étaient également pertinents.

J’ai surtout été déçue du sentiment de supériorité de la personnage principale, qui dénigre abondamment la féminité, la définissant comme superflue et futile. Lorsqu’elle croise une fille se maquillant dans la salle de bain, lors de son premier jour de cégep, deux pages blâment la superficialité de celle qu’elle appelle « Miss Makeup », en mettant l’accent sur la différence de la narratrice qui elle n’a pas besoin de tout ça, parce qu’elle veut que les gens la voit telle qu’elle est. Ark. Pas nécessaire.
Les traces autofictives ont renforcées le malaise que j’éprouvais durant ces passages. Je n’ai pas vu la pertinence de cette attitude hautaine et dégoûtée, où les filles féminines étaient toutes considérées stupides et superficielles. Pourquoi ne pas simplement décrire la personnage de manière plus masculine sans constamment rabaisser les filles féminines? Elle a peut-être porté des souliers à son bal, ça ne lui donne pas plus de valeur qu’une autre. Ces passages semblent disparaître lorsque la narratrice commence l’université, mais elle ne montre pas de réelle réflexion à ce sujet ou d’apprentissage concret.

Plus loin, le « devoir maternel » prend beaucoup de place. Les femmes sont fortes parce qu’elles enfantent.

« Je n’ai jamais eu la force d’appeler pour prendre rendez-vous à la clinique d’avortement. C’est une chose de tuer des fourmis qui ont fait leur nid trop près de ma balançoire, c’en est une autre de mettre fin à la vie qui émerge de son propre corps. »
« Si je pouvais, je le lancerais haut dans les airs comme un boomerang. Il m’attendrait dans les nuages et il reviendrait dans trois, cinq ou dix ans. Le temps que je termine mes études, que je me trouve une job que j’aime et un amoureux qui restera. »

Son choix de garder l’enfant est valide. Le fait que sa décision soit ancrée dans un sentiment de devoir aussi. Par contre, la petite comparaison avec les fourmis, on aurait pu s’en passer.
Certains écarts comme celui-ci ont terni le message, qui me semblait être l’importance du rôle des femmes dans la conservation de la culture au Québec.

BREF: Les passages sur la nature, le quotidien, les légendes, la nostalgie et le sentiment d’appartenance étaient intéressants. Certains commentaires de la narratrice m’ont dérangé, jusqu’à ternir ma vision favorable de l’œuvre. Après ça, peut-être que mon mascara a teinté mon jugement et ma capacité d’analyse. Faudrait demander à la narratrice.
Profile Image for Pascale Roy.
372 reviews17 followers
April 1, 2024
On dirait un livre écrit pour moi. Ça me rappelle mes racines dans le Bas-du-Fleuve. Dans le « KRTB ». Je retrouve ma terre maternelle dans ces pages qui racontent la fin de l’adolescence d’Anne et son entrée dans l’âge adulte. C’est principalement une autofiction, mais pas que…

Anne, pendant ses études, retourne tous les week-ends chez ses parents, se sentant déracinée dans la grande ville. Elle a besoin de se faire raconter ses ancêtres et ces histoires qui témoignent de la vie d’antan. Elle a besoin de parcourir son territoire. Oh! Que je la comprends!

J’y ai retrouvé des expressions, des habitudes, des anecdotes, des légendes et histoires de ma propre enfance.

S’entremêlent également légendes et contes à la Fred Pellerin, qu’Anne évoque d’ailleurs à quelques reprises. C’est divertissant et charmant! Et les références culturelles: Les Colocs, CIMT, les Roméo-poutines, etc.

Elle revendique la langue française, tout en illustrant la couleur régionale de notre langue. On lit des anglicismes, ce qui peut choquer à prime abord, mais il faut comprendre d’où ils viennent. La langue est vivante. J’entends mes propres parents parler: astheure, en dessour, snicks, froc d’hiver… C’est à mon sens chaleureux.

Moi qui ai quitté mon village natal depuis plus de 25 ans, j’ai plongé avec délectation dans ce roman. Je n’ai qu’une envie: aller manger un Roméo-poutine sur le bord du lac Témiscouata.
Profile Image for Cam.
14 reviews
May 6, 2024
Avec La terre maternelle, on tombe en amour avec la région qui nous ouvre ses bras par le biais du personnage d'Anne qui est d'ailleurs attachante!

On comprend bien assez tôt l'importance de sa terre et de sa chère langue française à ses yeux.

J'ai aimé découvrir Anne, sa famille, ses ami.e.s, ses rencontres et tout ce qui l'entoure. Entre rires et découvertes on se sent pris aussi par la nostalgie de quitter les siens pour ses études, de devoir quitter sa campagne adorée et pour ma part je me suis un peu retrouvée dans ce personnage.

Au fil des pages beaucoup de souvenirs et d'anecdotes propres à mon village où j'ai grandi ont émergé et qu'est ce que c'était plaisant de ce rappeler de ce temps!

La terre maternelle c'est une lecture drôle et légère qui se lit d'un coup et dont on ne se lasse pas. C'est un beau roman du néo-terroir qui mêle réalisme et fiction. Tous les ingrédients sont réunis pour apprécier ce bijou qui vous accompagnera à merveille dans un parc, dans votre jardin, dans les transports ou même au coin du feu.
Profile Image for Francis-Adrien Morneault.
Author 1 book7 followers
April 18, 2025
J'ai adoré plonger dans le monde d'Anne-Marie Turcotte et je suis fort impressionné par ce touchant roman du néoterroir. L'autrice est une pionière en offrant une perspective féminine d'un genre qui en a besoin. De plus, par ses références à la culture des années 2000, le livre me replonge avec nostalgie dans ma propre enfance et adolescence dans un petit village du Nouveau-Brunswick. Il y a de très beaux passages poétiques et ce livre est excellent dans l'ensemble - je le recommande chaleureusement!
Profile Image for Florence Salois-Lemaire.
9 reviews
May 21, 2025
Gros coup de coeur pour ce livre qui nous plonge dans la nostalgie pour la richesse de notre culture québécoise. Il nous rend fière de notre langue et de nos ancêtres qui se sont battues pour la garder en vie.

Ne venant pas du Bas-saint-Laurent, La terre maternelle m’a fait découvrir une région ainsi que ces légendes qui m’étaient bien peu connues. J’ai vraiment apprécié tous ces contes et tout les personnages qui s’y rattachaient.
Profile Image for Claudine Grenier (prof_au_secondaire).
166 reviews18 followers
August 24, 2024
J'ai beaucoup aimé ce roman qui mélange les genres : fantastique, du terroir, on ne sait trop. Parfois on parle avec le diable, d'autres fois c'est avec Noëlla, la commère du village. Mais c'est surtout une magnifique ode à la langue française, aux femmes qui ont peuplé les colonies et qui ont assuré cette transmission de la langue par l'éducation à leurs enfants.
36 reviews1 follower
May 28, 2025
Ce livre n'est pas pour moi, désolé. Il y a de belles intuitions, mais j'ai eu de la difficulté à entrer dans le mouvement de l'histoire. J'ai accroché sur des références contextuelles trop précises genre jeux Nintendo qui ne me disent rien.
Profile Image for Christopher Dicaire.
254 reviews13 followers
March 15, 2024
Féminisme, écologie, néoterroir témiscalois. Découvrir les forêts du Bas-St-Laurent, ça diffère de la région gardienne du fleuve et des phares!
Bel ouvrage bien écrit ✨
Profile Image for Trésor de Velours.
159 reviews3 followers
October 28, 2024
Un roman en forme de courtepointe qui lie entre eux le destin des pionnières du Témiscouata et celui de la jeune protagoniste tout au long de sa vie. J'ai trouvé particulièrement réjouissante cette idée de mettre en valeur la filiation entre les deux époques, de telle sorte qu'on en arrive à penser que les actions que l'on porte aujourd'hui ressemblent à celles réalisées par les gens qui nous ont précédés.

Même si quelques tournures paraissent parfois cliché, je demeure enthousiaste après cette lecture qui plonge à la fois dans l'autofiction, le conte et le roman historique.
9 reviews
December 22, 2025
superbe livre. Bien écrit, on se croirait à La Minerve... Belle réflexion sur les femmes qui nous ont précède, sur la revanche des berceaux.
Displaying 1 - 17 of 17 reviews

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