Wittgenstein n’a jamais dissimulé son antipathie pour la civilisation contemporaine. Mais, à la différence de beaucoup d’autres, il n’a jamais essayé d’en tirer une philosophie. Il est difficile de trouver un philosophe qui l’ait été davantage que lui dans ses relations avec une époque que, de son propre aveu, il n’aimait pas et dans laquelle, en tout cas, il ne se sentait pas chez lui. L’attitude de Wittgenstein à l’égard du monde contemporain a consisté à éviter la perte de temps et d’énergie que représente le pathos de la protestation, de la dénonciation et de la déploration, dans lequel donnent si volontiers les intellectuels d’aujourd’hui, et à s’accommoder avec le maximum de sobriété et d’efficacité des conditions qui lui étaient imposées pour la tâche qu’il estimait avoir à remplir. Ce recueil est le premier d’une série de six essais qui rassembleront par thèmes les travaux de Jacques Bouveresse, professeur au Collège de France, et l’un des premiers spécialistes de Wittgenstein en France. Professeur au Collège de France, Jacques Bouveresse a publié de nombreux ouvrages de philosophie du langage et de la connaissance mais aussi sur des écrivains comme Musil et Kraus.
Élève de l'École normale supérieure Ulm (1961-1966)
Agrégation de philosophie (1965)
Doctorat d'État en philosophie à l'Université Paris I) (1975)
Assistant, puis maître-assistant, à la Faculté des lettres et sciences humaines de Paris, puis à l'Université Paris I (1966-1971)
Attaché de recherche, puis chargé de recherches au CNRS (1971-1975)
Maître-assistant, puis maître de conférences, puis professeur à l'Université Paris I (1975-1979)
Professeur extraordinaire, puis ordinaire, au département de philosophie de l'université de Genève, chargé de l'enseignement de la philosophie analytique (1979-1983)
Professeur à l'Université Paris I et professeur associé à l'université de Genève (1983-1992)
Directeur de l'Unité de Recherches associée au CNRS, UA 1079 (Histoire et Philosophie des Sciences) (1985-1988)