Après des décennies de fantasmes néolibéraux sur les vertus régulatrices du marché, les gouvernants reparlent aujourd'hui de " planification " face à l'urgence climatique. Au-delà des affichages, en quoi consisterait une authentique planification écologique ?
Ce livre propose de revenir sur l'histoire de cette notion au XXe siècle, entre économies de guerre et expériences socialistes, de revisiter les débats classiques ayant opposé les adeptes du " signal prix " et ceux du " calcul en nature ", mais aussi de montrer en quoi la situation actuelle est porteuse de possibilités de planification nouvelles. Le déploiement maîtrisé des outils numériques, des techniques comptables novatrices et l'approfondissement des institutions de la délibération collective peuvent donner lieu à un gouvernement de la production par les besoins.
Tant qu'ils resteront pris dans le carcan du "libre marché", les écogestes des consommateurs se révéleront impuissants. Ce sont les structures économiques qu'il s'agit de transformer pour réduire l'impact écologique des activités humaines.
Face à ce défi, cet ouvrage tente de poser les piliers d'un programme de planification écologique fondé sur la décroissance dans l'exploitation de la nature, sur la justice environnementale et sur la démocratie économique.
Ouvrage bien construit, pertinent, stimulant. Dommage que son articulation soit aussi compliquée (pour rien, souvent). J'imagine qu'il est écrit pour un public cible très précis.
In ihrem programmatischen Werk Comment bifurquer – Les principes de la planification écologique liefern Cédric Durand und Razmig Keucheyan eine intellektuell scharfe Antwort auf das Versagen neoliberaler Marktmechanismen angesichts der Klimakrise. Die Autoren begreifen ökologische Planung nicht als technokratisches Schlagwort, sondern als tiefgreifende gesellschaftliche und wirtschaftliche Transformation. Besonders überzeugend ist ihr Rückgriff auf die Wirtschafts- und Planungsgeschichte des 20. Jahrhunderts – von Kriegswirtschaften bis hin zu sozialistischen Experimenten –, um die alte Debatte zwischen Marktsteuerung, Preissignalen und dem „Rechnen in Naturalien“ neu zu beleben. Durand und Keucheyan argumentieren, dass digitale Werkzeuge, moderne Datensysteme und innovative Buchhaltungsformen heute Möglichkeiten eröffnen, Produktion demokratisch und an realen Bedürfnissen orientiert zu organisieren. Das Buch versteht sich dabei ausdrücklich als Gegenentwurf zur individualisierten Moral der kleinen „Ökogesten“. Statt symbolischer Konsumentscheidungen fordern die Autoren eine kollektive und demokratisch legitimierte Wirtschaftsplanung, die Umweltgerechtigkeit, Ressourcenschonung und soziale Gleichheit miteinander verbindet. Degrowth erscheint hier nicht als Verzichtsideologie, sondern als bewusste Neuordnung gesellschaftlicher Prioritäten innerhalb planetarer Grenzen. Zentral ist dabei die Idee der „Bifurkation“ – der historischen Richtungsentscheidung. Durand und Keucheyan machen deutlich, dass graduelle Anpassungen nicht mehr ausreichen. Die ökologische Krise zwingt moderne Gesellschaften dazu, zwischen unterschiedlichen Entwicklungspfaden zu wählen. Für die Autoren handelt es sich daher nicht mehr um eine Frage technischer Reparaturen innerhalb des bestehenden Systems, sondern um eine grundlegende Systemfrage: Soll die Verteilung von Ressourcen weiterhin weitgehend dem blinden Automatismus der Märkte überlassen bleiben, oder braucht es eine bewusste demokratische Steuerung wirtschaftlicher Prozesse? Gerade angesichts schwindender Zeitfenster gewinnt diese Richtungsentscheidung existenzielle Bedeutung. Die Autoren plädieren für einen Pfad, der den materiellen Naturverbrauch reduziert und gleichzeitig soziale Gerechtigkeit stärkt. Es ist dieser Mut zur klaren politischen und ökonomischen Orientierung, der das Buch zu einem wichtigen Kompass für die Debatte über die ökologische Transformation macht.
J'ai trouvé le propos très intéressant et porteur d'espoir, si je puis le formuler ainsi. C'est un bien rare ouvrage qui peint un vrai chemin politico-économique possible hors des choix individuels censés infléchir la marche capitaliste. Je l'ai cependant trouvé inégal dans son accessibilité. Les premiers et les derniers chapitres sont très lisibles, au point même des fois de paraître un peu trop simplifiés, alors que les chapitres plus techniques du milieu sont difficiles à suivre, à la fois en terme de compréhension et d'accroche (i.e., on s'ennuie un peu lol). Je recommenderais plus l'entretien de l'auteur sur le podcast Metabolism of Cities.
Surtout intéressée par la première et la dernière partie. Celle sur les entreprises me paraissait assez tordue et abstraite, celle sur les consommateurs très incompréhensible, peut-être pour cacher qu'elle n'était pas très décidée ou n'offrait pas beaucoup de solutions. C'est par ailleurs un exercice intéressant d'analyser le système productif de la Chine alors que son système politique est à rejeter. Peut-être que les auteurs auraient pu faire la même démarche que les lecteurs, mais vis-à-vis d'entreprises ou systèmes capitalistes. Là aussi tout n'est probablement pas à jeter, comme dans le marxisme.
Cet essai esquisse les contours d'une planification écologique reposant sur la réduction de l'exploitation des ressources naturelles et la justice environnementale.
Le début est intéressant mais la suite, giga pointue, m’a un peu paumé. J’étais la cible jusqu’à un certain point donc difficile de juger correctement l’ouvrage !