Pays basque nord, janvier 2009. La tempête Klaus vient de s’abattre sur la façade atlantique. Les rumeurs autour de la disparition d’un militant basque, Jokin Sasko, enflent. Iban Urtiz, reporter, comprend que cette affaire n’est pas un cas isolé. La jeune Eztia, sœur du disparu, lui ouvre les portes d’un monde de mensonges et de trahisons où enlèvements, tortures et séquestrations sont devenus les armes de l’ombre. Tandis que deux tueurs tentent d’étouffer la vérité, la vie d’Iban bascule dans une guerre sans pitié qui ne dit pas son nom.
Il a publié une dizaine de romans, dont Dans le ventre des mères, Les visages écrasés (Trophée 813 du roman français 2011 ; Grand Prix du roman noir 2012 du Festival International du film policier de Beaune) et La Guerre des Vanités (Prix Mystère de la critique 2011), traduits dans de nombreux pays (Espagne, Russie, Italie, Brésil…), et écrit des pièces radiophoniques pour France Culture.
Docteur en sciences de l’information et de la communication, chercheur à France Télécom R&D de 2000 à 2007, il est également l’auteur de trois essais, La Démocratie assistée par ordinateur, Pendant qu’ils comptent les morts (coécrit avec Brigitte Font le Bret et Bernard Floris) et La vie marchandise (coécrit avec Bernard Floris). Ses romans évoquent la crise contemporaine et ses conséquences sociales.
Son prochain roman, "L'homme qui a vu l'homme", sortira aux éditions Ombres Noires le 15 janvier 2014.
Mon avis : Je remercie tout d'abord les éditions ombres noires et Babelio pour ce partenariat qui m'a fait découvrir un excellent roman avec lequel j'ai passé un agréable moment de lecture et la plume d'un très bon auteur que je ne connaissais absolument pas. L’homme qui a vu l’homme est inspiré de faits réels qui se sont déroulés au pays basque en 2009. Du coté de l'histoire : Iban, journaliste à Lurrama, est cantonné à la rubrique des chiens écrasés jusqu'à ce jour de janvier 2009 où il est mandaté avec son collègue Marko Elizabe pour couvrir une conférence de presse. En effet, la famille du militant Jokin Sasco vient de déposer plainte pour disparition inquiétante auprès du Parquet de Bayonne. Sasco est un ancien etarra incarcéré pendant dix ans pour avoir appartenu à un groupe terroriste et pour sa participation active à des actions violentes. Sa disparition coïncide avec plusieurs affaires d'enlèvements et de tortures sur des gamins de la kale borroka, qui n'ont suscité jusqu’alors aucune attention de la part des polices et journalistes. Jokin était-il un porte-valise ou avait-il trahi sa cause? Ce roman est le récit d'une quête de la vérité, toute la vérité sur l'affaire Sasco. Celle de la sœur de la victime, qui se heurte au harcèlement des policiers et au nombreux silences de son frère Peio. Celle des hommes spécialisés dans les basses besognes qui cherchent à effacer leurs traces et découvrir avec certitude qui sait quoi. Et surtout celle d'Iban et de Elizabe décidés à faire toute la lumière sur les enlèvements de ces militants. Du coté de l'écriture: Un polar superbement écrit qui relate sans faire dans le sensationnel des faits avérés exacts façon documentaire mais romancé à souhait pour emmener le lecteur dans l'univers et les bas fonds de cette guerre entre ETA et polices française et espagnole. Ce livre est d'un réalisme saisissant qui nous transporte en même temps que ces personnages dans la quête de cette vérité, on ne lâche pas le livre avant la fin même si au final on ne découvre pas vraiment la vérité. Un roman qui prend aux tripes et qui nous fait vraiment réfléchir sur les informations que l'on nous transmet dans la presse sur le démantèlement des réseaux terroristes ou les arrestations faites. Quelles tortures ou manquement aux droits constitutionnels se cachent derrière tout ceci ? Je ne connaissais pas l'écriture de Marin Ledun et vraiment j'ai adoré, je vais me pencher plus sur les ouvrages qu'il a déjà publié . En conclusion : L’homme qui a vu l’homme est un roman envoûtant et souvent même choquant qui transporte le lecteur à vive allure dans cette histoire très noire. Je le recommande vivement aux personnes désireuses de connaître un peu plus les machinations de ces guerres entre police, justice et ETA et à tous les amateurs de bons polars.
Captivant, une vraie claque. L'écriture saccadée correspond très bien à l'histoire, racontée comme bout de souffle.
J'ai décroché un peu au milieu, mais uniquement à cause de l'utilisation d'une ficelle qui est un "trigger" pour moi (d'où le fait que je ne mets que 4 étoiles), .
En résumé : un thriller efficace écrit d'une main de maître.