Frédérique Santinelli, professeure de littérature habituée à collaborer avec la police, reçoit un livre dédicacé dont l'histoire est une espèce de manuel d'instructions pour faire souffrir sa femme. D'abord dégoûtée par les horreurs que dépeint l'oeuvre, elle croit y déceler un code caché qui révélera bientôt le nom de Caroline Généreux, victime de violence conjugale disparue depuis plus de deux ans. Santinelli fait appel au lieutenant-détective Guillaume Volta et le duo se lance dans une enquête guidée par les informations dissimulées dans cet effrayant manuscrit.
«Steve Laflamme s'impose comme l'un des maîtres du roman policier québécois.» - Benoît Bouthillette -
Steve Laflamme est né à Saint-Félicien, au Lac-Saint-Jean. Il enseigne la littérature (policière, entre autres) au Cégep de Sainte-Foy et il écrit, toujours dans les tons de noir sur noir. Le Chercheur d'âme est son premier roman. Et il a bien l'intention qu'il y en ait d'autres.
J'avais espoir en lisant le quatrième de couverture, mais j'ai vite déchanté. Rien ne me plaît dans ce roman : ni l'intrigue, ni les personnages, ni l'écriture, ni les réflexions de l'auteur. J'avais hâte de finir ma lecture, j'oubliais les noms des personnages... à l'aide.
L'intrigue : Donc on a Richard Truc, criminologue et père de deux enfants. Comme il est davantage préoccupé par ses patients que par sa femme, celle-ci le laisse pour un autre homme. Richard est submergé par des pulsions de violence envers elle, mais il a la décence de ne pas la trucider devant leurs enfants. À la place, il disparaît dans la forêt (avec toutes ses armes à feu), où il rédige un recueil de vingt-trois nouvelles dans lesquelles il imagine tout autant de manières de torturer et de tuer sa femme. Ça et puis il inclut dans ce chef-d'oeuvre des informations codées concernant une femme portée disparue, Caroline, dont le sort est lié à l'un de ses patients, Jimmy (par qui Richard a eu lesdites informations). Il envoie le tout à une professeure de littérature (Frédérique) pour qu'elle décode le tout, et met son plan à exécution : il appâte dans la forêt les hommes responsables de la disparition de Caroline pour qu'ils s'entretetuent. Ok, donc wtf. Je ne trouve pas les agissements de Richard pertinents, intéressants ou vraisemblables. Je ne vois pas le fil conducteur. Le type est consumé de rage envers sa femme, et on aborde avec raison le sujet du féminicide et de la violence domestique, mais l'auteur dédie en fait la quasi-entièreté du livre à l'intrigue des imbéciles qui s'entretuent dans la forêt. Et à la fin, quand les enquêteurs confrontent Richard à ses écrits dégueulasses, eh bien l'auteur nuance et joue autour de la question, du genre ouais bon ce sont juste des écrits, c'est la solution que Richard Truc a trouvée pour ne pas passer à l'acte, dans le fond ce n'est pas si mal, non ? Il n'a même pas trucidé sa femme ! Il y a juste pensé ! Il a juste écrit vingt-trois nouvelles dans laquelle il la torturait, franchement on ne va pas l'accuser d'avoir écrit de la fiction lol !!!
Les personnages : L'enquêteur, là, Volta ? Une brique. Un morceau de carton. La seule chose que je retiens de lui, c'est qu'il est frustré parce que sa femme se démène avec les séquelles d'une violente attaque à l'acide et qu'elle ne peut plus coucher avec lui. À part ça ? Aucune personnalité; tous les passages qui pourraient nous donner une idée de son intériorité concernent la santé de sa femme et sa frustration devant l'état de leur intimité. Même dans l'intrigue, il ne fout rien, c'est Frédérique et ses autres collègues qui décryptent le fuckass livre de Richard Truc. Alors tout ce que Volta fait, c'est hocher la tête tandis que Frédérique lui parle de ses avancées de décryptage, puis interroger deux-trois personnes pour essayer de retracer Richard, sans plus. (Et même au niveau procédural je me demande si ça tient la route; est-ce qu'il y a officiellement une enquête ouverte parce que Frédérique a reçu un livre bizarre ? Ou bien Volta a l'autorisation de rouvrir l'enquête sur la disparition de Caroline ? Qui est sa/son supérieur/e et est-elle/il au courant de ce sur quoi travaille Volta ? Quant aux autres personnages, bof. Je note un certain effort de la part de l'auteur d'écrire un personnage féminin fort (Frédérique), mais là encore, côté personnalité, je ne suis pas convaincue. Hihi haha elle mange plein de sucreries quand elle est anxieuse. Elle possède une tasse sur laquelle on peut lire : "socialiser est surestimé" haha lol parce que c'est une prof de littérature ! Et puis sérieusement, Sonia ? La final boss du livre, tout le monde la craint, elle est plus froide et plus cruelle que tous les hommes du roman... Habituellement j'applaudirais, mais faire d'elle une proxénète lesbienne ? C'est tellement de mauvais goût, surtout que l'aperçu de son parcours se résume à être la préférée de son père, et d'avoir décidé qu'elle avait le droit de faire ce qu'elle voulait...
L'écriture : Zéro charmée. Déjà, côté structure, je ne suis pas friande des changements de point de vue fréquents, alors ça commence mal. Je ne savais juste pas quoi ressentir en lisant - il n'y a pas d'humour ou de mordant, mais rien non plus de suffisamment lyrique pour rendre les scènes mémorables. J'ai l'impression que l'auteur essaie de faire du style sans y parvenir. Exemple ce passage : "Ses nombreuses enjambées la menèrent jusqu'à un hommage à la souffrance. L'homme empalé ici avait perdu le sang d'une tribu en entier avant de succomber à ses blessures. Ou à la douleur." (p.328) Les métaphores sont bancales, et la dernière phrase ne coule pas avec le reste. Ou encore cette atroce métaphore filée en page 349 : [Il y parvint] à temps pour voir le feu raffoler des rideaux, goûter à la table basse et lécher, du bout des flammes, le tissu très inflammable du divan." allo, what the fuck. Genre l'auteur a lu à quelques reprises que le feu 'lèche' quelque chose et il s'est dit que ça faisait une géniale métaphore qu'il fallait impérativement alimenter (comme on alimente un feu ! tiens, moi aussi je suis capable). Après, on me dira que je suis trop pragmatique, mais je trouve ridicule ces figures de style où l'on personnifie des objets ou des phénomènes naturels. Ah oui, et les répétitions, on en parle ? Si je prenais une shot chaque fois que je lisais la ligne "Pas le visage, Cal...", alors que ledit Cal se remémore la violence qu'il a fait endurer à Caroline, je serais dans un coma éthylique avant la fin du roman. À un certain moment, l'effet n'est plus seulement raté, il est risible. Vous voulez rire ? Allez, je compte: neuf fois. Sur un roman de 410 pages, c'est environ une fois toutes les 45 pages.
Les thèmes/les réflexions : Si je suis aussi remontée contre l'auteur, c'est parce que je trouve en réalité que son propos est malhonnête. Le dude affirme dans son mot de la fin que ce roman est le fruit de conversations avec les femmes de son entourage, qu'il prend conscience de sa position de privilégié, bla bla bla. Sauf que dans son propre roman, il invalide les deux personnages féminins qui s'insurgent contre les hommes violents. Notamment en page 91, Frédérique tient un discours incroyablement #real et important sur la violence masculine, les incels, la masculinité toxique, etc., Et comment réagit Volta ? Il dit que bouhou, "on est à la dérive, [...] trop de mes semblables ne savent plus à quel modèle s'accrocher. À une autre époque, c'était la force qui marquait la virilité, qui assurait la survie, qui faisait de l'homme le pourvoyeur - le rendait utile. Plus rien de tout cela n'est encore d'actualité. Les femmes travaillent. L'homme n'a plus à chasser son gibier pour manger. Et pourtant, il n'a rien perdu de ce besoin de dépenser la testostérone qui court dans ses veines. [...] Les médias nous bombardent sans arrêt d'hommes débiles ou incapables. Quand on les montre habiles et en contrôle, c'est pour conduire des F-150 ou se taper sur la gueule." AAAAAAAH MAIS TA GUEULE !!! Genre les hommes ont TELLEMENT besoin de modèles à se raccrocher, sinon ils sont perdus :'(((( Ils ont passé des derniers millénaires à aliéner, violer, réduire à l'esclavage et brimer les droits des femmes, mais au fond ce sont eux les victimes de la société moderne :'( Si seulement la télévision cessait de diffuser Les Simpsons pour nous montrer de VRAIS BONS modèles d'hommes (Aragorn ? Sherlock Holmes ? Derek Morgan ? Jamie Fraser ?Ou bien il faut aussi prendre en compte les inventeurs, les empereurs, les hommes de science, les philosophes, bref tous les hommes ever qui ont laissé leur empreinte sur le monde pendant que les femmes étaient considérées comme des sous-merdes ?) Après, je me le demande, comment ça se fait que les femmes ne tabassent pas d'hommes sous prétexte qu'elles n'ont que Barbie et Amy Dunne comme modèles ? Putain que ça m'enrage de lire des trucs comme ça. Mais si au moins c'était intentionnel, que l'auteur mettait en scène un personnage de connard misogyne pour montrer comment ses arguments sont nuls, mais non ! Fin de la discussion, Volta se contente de dire que lui fait de son mieux et basta. Et donc, dude l'auteur prétend dans son mot de la fin qu'il a full dialogué avec les femmes et qu'il les comprend full, sauf que 1) il ne PEUT s'empêcher de mentionner que les hommes aussi peuvent être victimes de violence ! good. ben d'abord écrit un livre là-dessus et laisse les femmes tranquilles ? comme si l'on avait besoin de constamment voir des hommes s'immiscer dans les discussions de violence conjugale... 2) Ok, si la question des violences faites aux femmes te touche à ce point, monsieur l'auteur, pourquoi est-ce que Caroline est morte depuis le début, qu'elle est absolument absente de l'intrigue, et que LA victime qui est mise à l'avant-plan durant tout le récit est un homme (Jimmy) ? 3) pourquoi avoir choisi de mettre en scène Sonia, une proxénète lesbienne ultra méchante et cruelle, comme la final boss du roman ? pour nous montrer encore que les femmes aussi peuvent être méchantes ? Bonne réflexion, mon dude...
En attendant, si je revois un roman de Steve Laflamme sur la tablette de ma bibliothèque locale, je passe.
J'avais vraiment aimé Les Agneaux de l'Aube et mes attentes étaient grandes pour ce deuxième tome. Attentes qui ont été largement dépassées. Ce livre est écrit d'une main de maître. L'auteur a une plume siiii talentueuse! Tout est parfait, les punchs, le rythme, la profondeur des personnages!
La souffrance humaine, la violence, le désespoir, des scènes à glacer d'effroi! Tous les éléments sont réunis pour un thriller! Et que dire du travail de recherche phénoménal de l'auteur! Ce roman m'a enflammée dès les premières lignes et a su maintenir mon intérêt tout au long de ma lecture. Ce livre regorge de mystère, de déviance. Il se hisse tout au sommet de mes lectures! À LIRE 🥰😍👌
Je l'ai attendu longtemps ce livre! Dès que je l'ai vu dans le catalogue de ma bibliothèque, je l'ai réservé. Et l'attente en a valu la peine! Ce deuxième tome de la série de Frédérique Santinelli et de Guillaume Volta est vraiment très bon. Vivement la suite pour en connaître davantage sur le passé de Frédérique et vivre un autre excellent suspense!
L’enquête de ce tome-ci m’a beaucoup plus marqué que la première. Chaque détail, idée, conceptualisation a du prendre un temps fou à l’auteur. Pour ça, je m’incline, prce que sincèrement, le puzzle qui nous est offert dans ce roman est spectaculaire. Je ne pouvais pas m’arrêter de lire tellement j’ai été prise par les tournures et les révélations.
La raison pour laquelle je n’ai pas adoré, c’est tout ce qui tourne autour du passé de Santinelli… Je trouve que ça tourne en rond et qu’il n’y a pas grand chose de spectaculaire là. L’auteur en fait un grand mystère, mais en parallèle avec une enquête mouvementé, l’histoire de la professeure parait inintéressante. Bien qu’on aille plus d’informations sur son passé, je ne vois pas la raison pour laquelle elle serait poursuivie par la GRC et au point de lui faire perdre la mémoire… Il y aura un autre tome pour continuer son histoire à elle, ce que je trouve dommage, encore, commentaire que j’avais fait lors du premier tome, car dans un roman policier, j’aime bien avoir le début et la fin. Puis, comme j’ai dis plus haut, je trouve le passé de Santinelli exagéré et inutile au récit, bien que les thèmes présentés sont importants.
Donc, encore une fois, une enquête principale qui vaux le coup, mais un mystère secondaire qui rempli le livre de moments d’ennuis.
Encore un autre livre brillamment écrit par Steve Laflamme.
J'ai adoré retrouver le duo Santineli - Volta. J'aime profondément ces 2 personnages. Ils sont vrais, attachants, humains et parfois même, un peu haïssable (surtout Volta) mais la page suivante suffit a nous refaire tomber sous son charme.
Dans ce roman vous y trouverez du suspense, de l'action, des énigmes (que j'ai pris plaisirs a résoudre) et beaucoup de "Bin voyons donc, c'est pas vrai" (que j'ai allègrement prononcé tout au long de ma lecture. Vous y retrouverez aussi la teinte juste assez bien dosé d'humour noir que l'on connait a l'auteur.
Il n'y a qu'une seule chose que je n'ai pas aimé de ce roman et c'est d'être arrivé a la fin.
Dans Vingt-trois jours de haine se déroule la deuxième enquête de Frédérique Santinelli et j’aurais préféré lire la première au préalable, pour mieux saisir les personnages, leurs enjeux, leurs histoires. J’aurais eu besoin de mise en contexte à quelques reprises et ça m’aurait permis d’apprécier ma lecture dans sa globalité.
C’est décidément un roman addictif qui nous entraîne dans de denses (très denses) intrigues que Steve Laflamme a habilement tissées. On vogue entre le passé mystérieux de Frédérique et sa quête pour faire la lumière sur celui-ci, la quête de l’identité de l’auteur du manuscrit et la résolution des énigmes que celui-ci contient, des meurtres annoncés et de l’identité des victimes potentielles. Ajouté à cela, de la violence et des gens avec des paraphilies. Le lecteur a de quoi se retourner le cerveau pas à peu près!
D’ailleurs, dans un lieu où se déroulent des scènes importantes, plusieurs personnages sont désignés tantôt par leur prénom, tantôt par leur nom de famille et j’ai trouvé que ce n’était pas toujours facile de me rappeler de qui est qui. De plus, les parties sont longues (je parle ici du nombre de pages) avant les scènes en forêt, ce qui fait qu’on peut oublier où on a laissé l’action et qu’on ne se souvient pas nécessairement qui est qui. Heureusement, il y a un tableau qui résume les énigmes et leurs réponses ainsi que les protagonistes qui y sont liés, à la page 289.
Tout ça m’a donné l’impression que le roman était beaucoup plus volumineux et qu’on avait procédé à un élagage. Il me semblait que je manquais de contexte à certains moments. Ce n’est pas dramatique, ça aurait juste été un peu plus limpide.
Des références musicales, littéraires et mythologiques s’entrelacent à l’histoire pour la plus grande joie du lecteur avide de mystères qui ont de la substance.
Si tu aimes les suspenses aux intrigues ficelées et complexes, c’est un bon choix pour toi ! Je te recommande fortement de lire Les agneaux de l’aube, la première enquête de Santinelli et Volta, si tu veux pleinement prendre ton plaisir avec Vingt-trois jours de haine ! Je crois que je vais me la procurer avant d’entamer la suivante, que je souhaite pour bientôt.
Merci beaucoup au Groupe Librex, Libre Expression, pour la lecture.
Des enquêteurs policiers, ou journalistes, des privés ou des avocats, parfois même des coroners ou des quidams, la panoplie de personnages qui tentent de résoudre des crimes est infinie. Mais si on ajoutait une professeure de littérature à cette liste ? Voici ce qu’a réussi à faire, Steve Laflamme, un jeune auteur qui de livre en livre, prend une place de plus en plus importante dans le monde du polar québécois !
Après sa série avec Xavier Martel qui a convaincu les lecteurs et lectrices, la marche était haute pour ses deux nouveaux personnages, Frédérique Santinelli, la prof de littérature et Guillaume Volta, le lieutenant-détective de la Sureté du Québec. La première enquête « Les Agneaux de l’Aube » m’avait complètement séduit, par son écriture, l’atmosphère du roman, l’intensité du récit et les personnages complexes d’une grande profondeur psychologique.
Ce deuxième roman mettant en scène ce duo improbable, « 23 jours de haine » est aussi passionnant que le premier et je dirais, encore un peu meilleur par la maitrise exceptionnelle des codes du roman noir de l’auteur. Une histoire complexe, racontée sans détour, un style punché, des personnages bien typés, un regard chirurgical sur la violence et surtout, un récit qui vous accroche et qui ne vous laisse aucun répit !
Sans oublier des personnages principaux qui nous révèlent des éléments importants de leur passé et qui ajoutent ainsi à notre intérêt de lecture. Santinelli et Volta nous font découvrir toute leur profondeur, leur complexité et l’impact de leur passé sur leur vie actuelle. Voilà pourquoi je vous recommande de lire « Les agneaux de l’Aube » avant d’amorcer votre lecture de ce second roman. Les personnages de Laflamme évoluent et assister à cette évolution fait grandement partie de notre plaisir de lire. Même si les romans sont parfaitement autonomes !
L’histoire débute par un roman ! Quelle belle mise en abyme que nous présente ici, Steve Laflamme ! Frédérique Santinelli reçoit un roman dédicacé par un auteur mystère, caché derrière un pseudonyme. Premier indice, le nom de l’auteur OUssef LIppmann-POliquin; les trois premières syllabes faisant référence à l’OULIPO, le fameux groupe de recherche littéraire de Raymond Queneau.
Dès les premiers moments de lecture, Santinelli se rend compte que ce livre cache quelque chose de particulier. En plus d’une drôle d’atmosphère … Une dédicace étrange ! Un titre qui l’est encore plus : « Le calendrier de Tityos ».
Le résumé de la 4e de couverture de cet étrange livre nous annonce que le mari fera vivre à sa femme vingt-trois jours de supplice. Vingt-trois chapitres, chacun décrivant des tortures insoutenables et se terminant tous par la mort d’une femme.
Une chance pour notre cœur sensible que nous n’avons pas à lire cette prose démoniaque !
Au fur et à mesure de sa lecture, certains indices portent à croire que ce roman cache autre chose qu’un « délire littéraire ». Ces pistes poussent Santinelli vers un « cold case », la disparition de Caroline Généreux. L’enseignante de littérature est de plus en plus convaincue qu’elle doit faire appel à son ami policier.
Commence alors un jeu de piste littéraire, rempli d’indices disséminés dans le texte, de codes étranges et de mots qui en cachent d’autres. Une chasse aux mots, aux phrases et aux inférences, passionnante !
Pour ajouter au plaisir, l’auteur propose aux lecteurs et lectrices qui aiment participer à l’enquête de façon plus active, une façon originale de s’impliquer dans l’histoire. Laflamme met à notre disposition des codes QR permettant de consulter des notes de lecture de Frédérique, à certains moments de l’enquête. Un plaisir ajouté intéressant. Une idée originale !
À certains moments, on assiste également à des retours en arrière, où on nous décrit l’enlèvement de Caroline Généreux. Bien sûr, il y aura des liens entre cette disparition et le contenu énigmatique du livre des 23 tortures!
Enfin, l’autre aspect passionnant de ce roman, concerne bien évidemment, la découverte du passé de Santinelli et aussi la relation brisée entre Volta et sa conjointe, suite à la dernière enquête. Principalement, le passé de Santinelli est un élément captivant de ce personnage qui ajoute un mystère de plus à sa complexité. L’enseignante en littérature s’est vue amputée de toute sa mémoire d’avant 18 ans. Elle cherche désespérément à comprendre ce qui s’est passé et pourquoi on a décidé de lui faire oublier cette grande partie de sa vie. Et les forces policières font tout en leur pouvoir pour l’empêcher de retrouver cette mémoire enfouie quelque part dans son cerveau,
« 23 jours de haine » confirme la formidable évolution de Steve Laflamme comme écrivain de romans noirs et de thrillers. Son style est bien campé, sans fioritures inutiles, l’action ne manque pas et l’histoire est développée avec une très grande maitrise. En bref, Steve Laflamme est un auteur qui mérite largement sa place parmi les grands auteurs québécois. Et pour moi, amoureux des mots, de la littérature et des livres, un personnage comme Frédérique Santinelli a tout ce qu’il faut pour me séduire … et séduire un large lectorat ! Alors, après les romans psychologiques, les polars historiques ou les thrillers haletants, il faudrait peut-être créer une nouvelle catégorie, le polar littéraire !
Ma recommandation est claire, il faut lire ces « 23 jours de haine » ! Mais pour doubler votre plaisir et profiter au maximum de cette deuxième enquête du duo improbable, je vous conseille de commencer par « Les agneaux de l’Aube » et de suivre l’évolution des personnages. Plaisirs de lecture garantis pour les amateurs !!!
Bonne lecture !
23 jours de haine Steve Laflamme Éditions Libre Expression 2024 408 pages
Je n’ai pas embarqué du tout… j’avais même hâte de le finir. J’ai rarement eu ce feeling avec un livre. Récit complexe qui passe rapidement d’une trame à l’autre tout en ayant des longueurs en même temps. Quand je suis finalement arrivée à la fin, je ne m’en suis même pas rendue compte. Le livre se termine de manière abrupte. Tout de même, cet auteur a une belle plume. Ne vous arrêtez pas à mon seul retour, plusieurs l’ont adoré, c’est juste une question de goût.
3,5* Pas aussi captivant que le premier tome. Tant l’histoire principale que celle de Frédérique s’étirent trop. Malheureux car le premier tome était un coup de cœur.