Une histoire, qui commence avec une bonne idée, c’est-à-dire la comparaison d’un homme vieillissant (bien que n’ayant que la quarantaine) avec un léopard de neige vieillissant. Les descriptions de leurs comportements de l’un et de l’autre à ces changements physiques et à la diminution des possibilités dans la vie m’ont intriguées au début. Mais l’histoire elle-même est très lente. Surtout les parties quand le personnage principal, Arsène Samantchine continue avec ses pleurnicheries, son apitoiement qui se détourne vers une sorte de revanche et cet amour perdu m’ont carrément ennuyée plus qu’une fois. Les parties du léopard de neige, Jaabars, étaient pour moi plus intéressantes et remarquables, mais elles commençaient malheureusement assez vite a être que des petits suppléments dans l’histoire d’Arsène. L’histoire développante autour de la chasse a ajouté un peu de tension à partir de la moitié de ce court texte, et la révolte des gens du village a montré quelques problèmes de ces sociétés reclus et anciennes, ce qui a donné un autre ton à ce récit. L’histoire du nouvel amour d’Arsène m’a aussi ennuyée que l’histoire de son amour avant. Je ne partage peut-être simplement pas l’idée de l’amour simple que Tchinguiz Aïtmatov semble avoir l’habitude de raconter. La fin, d’accord, était un peu surprenant. Mais en somme, j’étais juste contente de pouvoir terminer ce livre…
Un nouvel Aïtmatov qui vient d'être traduit. C'est l'histoire entremêlée de Jaabars, léopard de neiges dans les montagnes kirghizes et d'Arsène Samantchine, un journaliste déchu.